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Notre newsletter n° 16 – Janvier 2026

Repenser les publics et le rôle politique des cinémas
Dans cet article du magazine Boxoffice Pro, en date du 7 janvier 2026, Chloé Delaporte* invite les professionnels du cinéma à repenser la notion de publics, trop souvent réduite à des catégories marketing ou à des données de fréquentation. Elle montre que les publics ne sont ni homogènes ni stables, mais qu’ils se construisent à travers des pratiques, des usages et des contextes sociaux.À l’ère des plateformes et de la diversification des modes de consommation, Delaporte souligne que les comportements de visionnage se fragmentent et que les logiques d’offre influencent fortement la manière dont les publics sont définis. Elle critique une approche strictement quantitative (entrées, parts de marché) et plaide pour une compréhension qualitative des publics, attentive aux parcours culturels, aux motivations et aux inégalités d’accès.L’article insiste également sur le rôle des institutions, des distributeurs et des exploitants dans la fabrication des publics : programmer, communiquer et nommer un public, c’est déjà le façonner. Repenser les publics devient alors un enjeu stratégique et culturel central pour l’avenir du cinéma, afin de mieux articuler diversité de l’offre, renouvellement des spectateurs et politiques culturelles.
*Chloé Delaporte est une chercheuse et professeure française spécialiste de la socio-économie du cinéma et de l’audiovisuel. Elle est Professeure des universités au Département Cinéma, Audiovisuel, Nouveaux Médias de l’Université Montpellier Paul-Valéry où elle enseigne et dirige des recherches sur les industries cinématographiques, les usages audiovisuels et les publics.
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Quand Lumière invente le cinéma, il invente la salle de cinéma
Invité au colloque de l’AFCAE, Thierry Frémaux délégué général du Festival de Cannes, directeur de l’Institut Lumière et réalisateur de deux films sur les frères Lumière revient sur les évolutions majeures de la salle de cinéma qui fête ce 28 décembre ses 130 ans, dans un contexte délicat qui n’empêche pas l’optimisme d’un futur lumineux.
130 ans après l’invention du cinéma par les frères Lumière, où en sommes-nous avec la salle ?Si nous avons célébré les frères Lumière à de nombreuses reprises en insistant, à chaque fois, sur le fait qu’ils étaient des cinéastes, et que le cinéma comme Art commence avec eux – et non après –, nous avons peu évoqué la deuxième invention Lumière, la salle de cinéma. Aujourd’hui, en cette année des 130 ans, nous en parlons davantage. Moins pour elle-même, en effet fragilisée par une fréquentation en baisse, un manque de films et bien d’autres facteurs, que le caractère philosophique de l’idée Lumière sur la salle. C’est-à-dire, ce que signifie être dans un cinéma aujourd’hui, dans un monde où les films se consomment de bien d’autres manières – et en plus grande quantité – qu’en salle.

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Territoires et Cinéma remercie BoxOffice pour son autorisation à diffusion
Les salles de cinéma d’Art et Essai ont 70 ans !
Cette émission diffusée sur France Inter dans « On aura tout vu » est à écouter et à ré écouter. Sans les exploitants de Cinéma d’Art et Essai il y a beaucoup de films que nous ne verrions pas. C’est pourtant grâce à elles et à eux qu’une séance de cinéma peut devenir inoubliable.
Les exploitants sont à l’affiche. Ils partirent à cinq en 1955, ils sont désormais 1250 adhérents à l’ AFCAE, l’Association Française des Cinémas d’Art et Essai.
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Que représentent les associations culturelles en France ?
Dans quels domaines œuvrent-elles ? De quelles ressources disposent-elles ? À l’heure où les libertés associatives sont fragilisées, l’Observatoire des Politiques Culturelles -OPC-  publie une infographie pour faire le point sur la place que ces structures occupent dans le panorama des associations françaises et sur leur mode de fonctionnement.

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Comité de concertation distributeurs-exploitants
Le comité propose avec cette seconde proposition une avancée notable dans les bonnes pratiques de diffusion des films en salles.
Dans un contexte où des tensions se sont fait jour au sein de la filière et où la fréquentation reste fragile, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a mis en place, au printemps dernier, un comité de concertation entre exploitants et distributeurs.
Après une première recommandation portant sur l’organisation massive d’avant-premières et les sorties anticipées de films, le CNC publie une deuxième recommandation visant à définir les bonnes pratiques des distributeurs et des exploitants relatives à la diffusion des films en salles.
Retrouvez l’ensemble de ces recommandations sur le site du CNC
« On ne fait pas que proposer des films »…
« On ne fait pas que proposer des films » : comment les cinémas indépendants réussissent à vendre autant de places ?
L’année 2025 a été compliquée pour les salles de cinéma, avec une baisse générale de 13 % de la fréquentation. Dans cette morosité ambiante, les petits cinémas indépendants et communaux surfent sur un succès grandissant grâce à un savant mélange dans leur programmation.
À quelques minutes de la séance, les spectateurs doivent faire la queue. Ce cinéma est pourtant situé en zone rurale, au Buisson-Cadouin, en Dordogne. « Il est très bien par rapport à la taille de la ville. On est très content de l’avoir. Ça nous évite d’aller à Bergerac ou à Périgueux ». Ce spectateur est venu voir le film Avatar au cinéma Lux Louis Delluc, ouvert il y a 28 ans par la mairie.
Cette petite structure rurale qui fait partie des cinémas indépendants de Nouvelle-Aquitaine, enregistre entre 30 000 et 40 000 entrées par an. Un record et un dynamisme qui ferait pâlir les grands cinémas de ville, dont les chiffres sont en berne depuis des années.
Lire la suite sur le site de France 3 Nouvelle Aquitaine
L’étranger d’Albert Camus,
De l’absurdité à la passion de l’indifférence
par Michel Baron
« Quel est donc cet incalculable sentiment qui prive l’esprit du sommeil nécessaire à la vie ?Un monde qu’on peut expliquer même avec de mauvaises raisons est un monde familier. Mais, au contraire, dans un univers soudain privé d’illusions et de lumières, l’homme se sent un étranger. Cet exil est sans recours puisqu’il est privé des souvenirs d’une partie perdue ou de l’espoir d’une terre promise. Ce divorce entre l’homme de sa vie, l’acteur de son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité ».Albert Camus – ( Le mythe de Sisyphe. 1942. )
Ce passage résume parfaitement la pensée camusienne : la vie se termine mal et tout projet s’inscrit dans l’absurdité puisque la finalité humaine est limitée par sa disparition. Faut-il inscrire ce destin dans une pensée religieuse où la mort serait une ouverture vers une éternité sous le sceau du divin dans les monothéismes ou une renaissance permanente dans les religions orientales avec la très rare issue d’être délivré par l’accès au Nirvâna ? Camus, incroyant, fait appel à l’Antiquité : l’homme ne peut que transcender sa destinée en se référant au mythe de Sisyphe et accepter de rouler sa pierre vers le sommet, en sachant qu’il va échouer et en ne sachant pas pourquoi il est condamné par les dieux à une telle punition. Une seconde voie, de type stoïcien, s’ouvre également au sujet : s’abstraire du monde en y devenant étranger, tant sur le plan de l’action que de l’affect.
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L’étranger d’Albert Camus : du livre au film, du film au livre…

L’étranger d’Albert Camus :
De l’absurdité à la passion de l’indifférence

par Michel Baron

« Quel est donc cet incalculable sentiment qui prive l’esprit du sommeil nécessaire à la vie ?
Un monde qu’on peut expliquer même avec de mauvaises raisons est un monde familier. Mais, au contraire, dans un univers soudain privé d’illusions et de lumières, l’homme se sent un étranger. Cet exil est sans recours puisqu’il est privé des souvenirs d’une partie perdue ou de l’espoir d’une terre promise. Ce divorce entre l’homme de sa vie, l’acteur de son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité ».
Albert Camus – ( Le mythe de Sisyphe. 1942. )

Ce passage résume parfaitement la pensée camusienne : la vie se termine mal et tout projet s’inscrit dans l’absurdité puisque la finalité humaine est limitée par sa disparition. Faut-il inscrire ce destin dans une pensée religieuse où la mort serait une ouverture vers une éternité sous le sceau du divin dans les monothéismes ou une renaissance permanente dans les religions orientales avec la très rare issue d’être délivré par l’accès au Nirvâna ? Camus, incroyant, fait appel à l’Antiquité : l’homme ne peut que transcender sa destinée en se référant au mythe de Sisyphe et accepter de rouler sa pierre vers le sommet, en sachant qu’il va échouer et en ne sachant pas pourquoi il est condamné par les dieux à une telle punition. Une seconde voie, de type stoïcien, s’ouvre également au sujet : s’abstraire du monde en y devenant étranger, tant sur le plan de l’action que de l’affect.

Le parcours de la vie devient, essentiellement pour la majorité des hommes, une quête pour lui trouver un sens dans la mesure où nous devenons conscients de repousser les limites de conscience de soi-même si cela exige une confrontation difficile avec nous-mêmes, ou bien de devenir étranger aux autres et à soi-même dans une ataraxie à la limite entre normal et pathologique ( 1 ).
Le personnage que Camus met en scène dans son roman publié en 1942, Meursault ( meurt sot ?!) va fasciner le monde de la psychologie et de la philosophie, d’autant que les assauts d’un monde violent ne font que croître et que la tentation de l’indifférence est constante.

Le cinéma lui-même va s’emparer du livre d’Albert Camus. François Ozon (Et il ose ! ) n’a pas froid aux yeux en reprenant le livre-phare d’Albert Camus après une première version cinématographique du même thème
( 2 ).
Avec succès, en noir et blanc, il suit jusqu’au crime et au jugement ce personnage mutique, anti-thèse d’un Camus tourmenté et passionné décrivant, finalement, ce qu’il ne sera jamais, exposé aux coups du destin, avide de reconnaissance. Peut-on vivre dans l’indifférence ?

I- Du romantisme a la psychose

La caractéristique première de l’indifférent est la solitude, ignorant des regards, à commencer par le sien, et voguant dans le vide, passif, flottant dans une existence sans goût ni couleurs. Il s’en arrange parce qu’il s’y range, couleur muraille, mais marchant au bord d’un précipice qu’il ne veut pas voir, mais qui le menace en permanence. L’indifférence est l’organisatrice qui s’ignore de rencontres, de relations qui visent à la neutralité, ni empathiques ni rejetantes. Au contraire de l’amour qui ne voit que ce qu’il veut voir, l’indifférence ne veut rien voir. Si l’indifférence choisit, elle choisit de ne pas choisir ! Pourtant, elle peut-être un camouflage d’une haine profonde, haine de soi dans la mélancolie, haine de l’autre dans l’insensibilité à ses tourments. L’indifférence est une passion qui habite, dépasse et possède celui qui en est le prisonnier. Dans le meilleur des cas, le sujet aboutit à ce que Camus appelait dans l’Étranger « la tendre indifférence du monde ».

Mais le « Petit Robert » la présente comme une légère apathie où ne s’éprouvent ni crainte ni désir. L’absence de sentiments ou d’émotions, le détachement au monde aux autres et parfois à soi-même crée un silence assourdissant qui raisonne dans un désert psychique. La psychanalyste Martine Menès interroge l’indifférence comme « un barrage contre une mort annoncée-comme elle l’est toujours, de naissance-dans une angoisse asphyxiante ? Faire le mort pour tromper la mort ? Une fuite espérant assécher le désir dévorant porteur de tous les dangers ? » ( 3 ). Lalande, dans son « Vocabulaire de la philosophie » décrira l’indifférence comme un état mental qui ne contient ni plaisir, ni douleur, ni même un mélange de l’un et de l’autre, une sorte d’état « Au delà du principe de plaisir » de Freud. Donc de l’attirance vers thanatos…

L’affect passe par le corps et l’on voit parfois l’indifférence se prolonger dans une insensibilité corporelle : le sujet voit sans regarder, entendre sans écouter, manger sans déguster, vivre la sexualité comme des exercices lourds d’ennui. Dans toute l’histoire des idées, l’indifférence est mal vue : elle est souvent assimilée à la froideur affective. La Bible elle même la condamne en rejetant les « tièdes » ( Apocalypse I-VII 15,16 ) et en les vomissant.. La littérature s’y intéressera : par exemple Alberto Moravia dans son ouvrage « Les indifférents » ( 4 ), où le rapport à l’autre est toujours calculé, sans désir, dans un simulacre permanent. Marcel Proust produira lui-même un roman intitulé « L’indifférent » ( 5 ) où le personnage central est séduisant, « gentil mais insignifiant » en apparence, ce qui traduit le sentiment de ceux qui les rencontrent et qui y trouvent des personnages sans désir apparent, sans intention repérable, sans conflit, se satisfaisant d’une vie morne au regard des autres. Freud ne manquera pas d’y lire des traces de sa « pulsion de mort » dans ce penchant pour l’inanimé. Vivant ou mort c’est pareil, car l’indifférence est une déclinaison de l’absence à soi dans une sorte de mort anticipée où le slogan principal est la formule « ça m’est égal ». Meursault est étranger à la vie car il pense que l’existence est en quelque sorte inutile. Quelque chose se joue là d’une existence fantomale…

Il convient de nuancer l’idée que l’indifférence est forcément un signe de psychose : l’indifférent ne veut rien savoir de ce qui le mène à cet endroit figé de sa vie. Il ne veut rien savoir non plus de l’autre qui n’est pas forcément rejeté, mais ignoré « dans une attitude d’aimable indifférence », comme le décrivait Freud à propos de « l’homme aux loups » ( 6 ). La disparition des proches se vit dans l’indifférence également ou même dans une sorte d’euphorie : Virginia Woolf fut prise d’un rire imprévue lors du décès de sa mère tant aimée et elle dira : « Je craignais de ne pas avoir assez de sentiments ». Pas assez ou trop ? Hannah Arendt parlera de la banalité du mal quand elle sera présente au procès d’Eichmann en avril 1961 ( 7 ) en mettant au premier plan, en philosophe, l’indifférence comme conséquence du crime. Eichmann apparaît comme un homme trop normal et cette « normalité » est ce qu’il y a de plus effrayant : un individu banal peut commettre des horreurs sans avoir la capacité de se rendre compte de la gravité de ses actes. L’indifférence en matière politique consiste à n’être ni pour, ni contre, mais s’abstenir, donc devenir complice du pire par une incapacité de choisir entre faire et résister et mettre en avant des clichés idéologiques, toujours sans suite naturellement. Nous pourrions employer là, le concept de « As if », comme si, devenant tout entier dans l’imitation, le faux semblant. Les indifférents sont étrangers à leurs sentiments, pas plus que l’angoisse ne les atteint. Il s’agit de personnes « trop » normales, lisses, sans troubles ni symptômes, sans plaintes non plus, polis et sans chaleur. La seule faille qui les font repérables est leur absence totale d’affects si ce n’est, parfois, d’adopter un modèle standart pour en adopter les mêmes intérêts. Mais ceux-ci sont immédiatement oubliés si le « sélectionné » vient à disparaître et sont remplacés par d’autres. Derrière les « as if » se révèle une inaffectivité de type psychotique, « cette inertie affective » comme l’appelait Antonin Artaud. Les indifférents sont étrangers à tout affect, étrangers à eux-mêmes, étrangers à demeure. Rien de ce qui satisfait l’autre n’est désiré car le désir flotte, loin de ses repères, dans la désorganisation. L’indifférence est le paradigme et son effet sur l’autre est totalement méconnu par celui qui l’agit. Loin des yeux, l’autre n’existe pas, ce qui l’amène indifférent à l’impression de n’être jamais à la bonne place.
Derrière la passivité un affect se devine cependant : l’angoisse qui insiste tellement sur l’idée de la mort. L’anesthésie affective est une manière d’endormir la mort. La mélancolie peut parfois intervenir puisque la douleur insiste et ne se laisse pas éteindre et, dès lors, « l’indifférence serait comme la convalescence illimitée de la mélancolie » ( 8 ). L’indifférence est souvent un rempart mortifère derrière lequel se meut le désir, tout en demeurant farouchement dans une solitude amoureuse : l’absence de lien libidinal avec un autre corps ne fait pas symptôme pour eux. Ils vivent une froideur désirante et sont indifférents au bien et au mal : la haine et l’amour peuvent facilement se métamorphoser en intérêt intellectuel, en désir du savoir…

II- Et si l’indifférence pourrait-être une position éthique ?

Cette attitude d’indifférence peut devenir parfois une attitude éthique spontanée, une orientation philosophique ou spirituelle. Elle se traduit par une indifférence mesurée, paisible, sans calcul, qui s’est construite sur l’inexistence constatée d’un Principe et sur le vide de l’objet. Cette « Liberté d’indifférence » étant déjà prônée par les stoïciens, qui éloigne de « L’esclavage des passions » et conduit à l’« apatheia », l’absence de passion. Le stoïcisme prône d’ailleurs une forme d’impassibilité, un détachement serein, une acceptation des événements, de tout ce qui ne dépend pas d’une volonté personnelle. Epictète conseillait, au 3em siècle avant notre ère, d’accueillir ce qui nous arrive, bon ou mauvais, comme cela arrive, pas comme nous le souhaiterions. Epicure nommera cette position « plaisir statique », que Freud n’était pas sans renvoyer à la pulsion de mort. Pour les philosophes de l’Antiquité, c’était le pouvoir de dire oui au réel comme le dit Epictète, dans son Manuel : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements sur les choses ». . Nul ne cherche à être un saint, il le devient ! Il conviendrait donc de devenir indifférent, sauf à l’altérité et à l’accueil de la différence, objets ultimes qui motivent, orientent, le désir . Cela passe nécessairement par un retour sur soi-même et la distance au « monde flottant », comme le traduit le poète chinois Po Chu-Yi ( 772-846) : « A l’aise à l’intérieur, sans la moindre pensée allègre, j’oublie où je suis, le coeur avec le vide confondu ». ( 9 ).

Comment rester indifférent quand Albert Camus nous fait voyager de Bab El Oued aux montagnes chinoises en nous arrêtant pour une courte discussion avec les stoïciens !

Notes
1 – Canguilhem Georges : Le normal et le pathologique. Paris PUF. 1972.
2 – La version cinématographique de l’étranger sera faite par Luchino Visconti en 1967.
3 – Menès Martine : La passion de l’indifférence. Paris. Ed. Nouvelles du Champ Lacanien.2022. (Page 9).
4 – Moravia Alberto : Les indifférents. Paris. Ed. Flammarion. 1991.
5 – Proust Marcel : L’indifférent. Paris. Ed. Gallimard. 1978.
6 – Freud Sigmund : Cinq psychanalyses. Paris PUF. 1979. ( Page 328 ).
7 – Arendt Hannah : Eichmann à Jérusalem : rapport sur la banalité du mal. Paris. Ed. Gallimard. 1991.
8 – Menès Martine : idem ( Page 30 ).
9- Ouvrage collectif : De l’art poétique de vivre en hiver/ le poêle et le poète. Paris.
Ed. Moundarren. 2025. ( Page 22 ).

Bibliographie

  • Alba- Albanel Véronique : Le Christ d’Albert Camus. Paris. Ed. Désclée de Brouwer. 2025.
  • Berg- Bergeret J. : La personnalité normale et pathologique. Paris. Ed. Dunod 1974.
  • Berg- Bergeret J. : Abrégé de psychologie pathologie. Paris. Ed. Masson. 1974.
  • Piaget J. : La psychologie de l’intelligence. Paris. Ed. Dunod. 1967.
  • Sénèque : De la brièveté de la vie. Paris. Ed. Rivages poche. 1988.
  • Sénèque : De la tranquillité de l’âme. Paris. Ed. Rivages poche. 1988.

Comité de concertation distributeurs-exploitants

Le comité propose avec cette seconde proposition une avancée notable dans les bonnes pratiques de diffusion des films en salles.

Dans un contexte où des tensions se sont fait jour au sein de la filière et où la fréquentation reste fragile, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a mis en place, au printemps dernier, un comité de concertation entre exploitants et distributeurs.
Après une première recommandation portant sur l’organisation massive d’avant-premières et les sorties anticipées de films, le CNC publie une deuxième recommandation visant à définir les bonnes pratiques des distributeurs et des exploitants relatives à la diffusion des films en salles.

Prix Alice Guy

Comment voter ?

Rien de plus simple. Tous les films éligibles figurent dans la liste fournie en cliquant sur “Je vote”. Il vous suffit de cocher 3 films au minimum et 5 au maximum pour enregistrer votre sélection. Tout le monde peut voter… mais chacun.e ne peut voter qu’une seule fois. Vous validerez votre choix avec votre adresse email.
L’urne virtuelle se refermera le 31 janvier 2026 à minuit.

Et après ?

Le 1er février, les cinq finalistes, c’est-à-dire les 5 films qui auront reçu le plus voix (1 vote = 1 voix), seront annoncés. Fin février, ils seront soumis à la délibération d’un jury paritaire composé de six professionnels du cinéma.
Une soirée de remise du Prix Alice Guy sera ensuite organisée au Max Linder Panorama pour honorer l’événement, la mémoire et le travail d’Alice Guy, première réalisatrice au monde. Et comme chaque année, la soirée à laquelle participeront la cinéaste lauréate, son équipe et le jury, est ouverte à tou.te.s.

« Quand Lumière invente le cinéma, il invente la salle de cinéma » – T. Frémaux

Invité au colloque de l’AFCAE, Thierry Frémaux délégué général du Festival de Cannes, directeur de l’Institut Lumière et réalisateur de deux films sur les frères Lumière revient sur les évolutions majeures de la salle de cinéma qui fête ce 28 décembre ses 130 ans, dans un contexte délicat qui n’empêche pas l’optimisme d’un futur lumineux.

130 ans après l’invention du cinéma par les frères Lumière, où en sommes-nous avec la salle ?
Si nous avons célébré les frères Lumière à de nombreuses reprises en insistant, à chaque fois, sur le fait qu’ils étaient des cinéastes, et que le cinéma comme Art commence avec eux – et non après –, nous avons peu évoqué la deuxième invention Lumière, la salle de cinéma. Aujourd’hui, en cette année des 130 ans, nous en parlons davantage. Moins pour elle-même, en effet fragilisée par une fréquentation en baisse, un manque de films et bien d’autres facteurs, que le caractère philosophique de l’idée Lumière sur la salle. C’est-à-dire, ce que signifie être dans un cinéma aujourd’hui, dans un monde où les films se consomment de bien d’autres manières – et en plus grande quantité – qu’en salle. 

Territoires et Cinéma remercie BoxOffice pour son autorisation à diffusion