Newsletter Mars 2026 – PDF

newsletter mars 2026

La fête du court métrage

Qu’est ce que la fête du court métrage ?
Manifestation annuelle, La Fête du court métrage est née de la volonté de mieux faire connaître le court métrage au plus grand nombre.

Pendant une semaine, cinéphiles ou néophytes, jeunes publics, familles et passionnés, explorent la magie du court, partout en France et à l’international, à l’occasion de cette grande fête gratuite et ouverte à toutes et tous.

À chacun sa fête !
Chaque année, La Fête du court métrage élabore une programmation officielle – avec le soutien de L’Agence du court métrage – pensée pour valoriser le meilleur du court, s’adresser à tous les âges et publics et mettre en avant les grand.e.s réalisateur.rice.s de demain.

La Fête du court métrage ne fait pas d’appel à film, elle fonctionne avec des visionnements en festivals et des échanges avec les distributeurs de courts.

Cette programmation est rendue accessible gratuitement à tout lieu ou personne souhaitant diffuser des programmes de films courts durant la période de l’évènement.

Plus d’informations sur le site dédié

Conventions État–CNC–Régions 2026–2029 : Un nouveau pacte territorial

Un nouveau pacte territorial signé par 32 organisations
du cinéma Institutionnel.

En vue des prochaines conventions État-CNC-Régions, les associations de professionnels, nationales et régionales, affirment un certain nombre de principes.
Alors que sont en cours les négociations pour les conventions de coopération cinématographique et audiovisuelle entre l’État, le CNC et les Régions pour la période 2026-2029, 32 organisations professionnelles signent une note intitulée « Pour une stratégie partagée et durable en matière cinématographique, audiovisuelle et territoriale » : « Dans un contexte de baisses généralisées des fonds d’aide, mais aussi d’atteintes à la liberté de création qui appellent un renforcement rapide des engagements pour préserver le processus de décentralisation audiovisuelle et cinématographique mené depuis plus de trente ans, la présente note vise à engager une participation structurée des acteurs professionnels à l’élaboration politique, stratégique et opérationnelle des politiques publiques territoriales du cinéma et de l’audiovisuel. »


sources : BoxOfficePro

RÉCIDIVE 36 – Une année de cinéma dans l’histoire

RÉCIDIVE 36

Du 23 au 29 mars 2026, au cinéma Les Carmes à Orleans, « le festival Récidive – une année de cinéma dans l’histoire » proposera sa 5e édition. Après 1940, 1968, 1989 et 1962, Récidive poursuit son voyage cinématographique dans l’histoire pour faire une halte en 1936.

Le 4 juin 1936, Jean Zay, député d’Orléans, devient, à 32 ans, l’un des plus jeunes ministres de la IIIe République en entrant au ministère de l’Éducation nationale et des Beaux-Arts. C’est évidemment une date qui a compté dans notre choix de l’année 1936 comme millésime de cette nouvelle édition du festival Récidive.

Rappelez-vous ! Il y a six années, et une demie supplémentaire qui a permis à la manifestation de passer de l’automne au printemps, nous étions réunis, si nombreux – plus de trente mille billets vendus –, de manière si fervente, autour de la sélection du premier festival de Cannes, fondé, inventé, mis au point par Jean Zay et son équipe aux Beaux-Arts, qui devait ouvrir en grande pompe le 1 er septembre 1939. La guerre qui commence alors a raison de ce « festival antifasciste », mais pas de la mémoire de Jean Zay et de l’une de ses actions phares puisque 80 ans plus tard Orléans et le cinéma des Carmes accueillaient sa reprise à l’identique, son reeanctment.

Depuis, le festival Récidive a pris le relai et propose plus de 50 films : une large sélection d’œuvres vues cette année-là, des documentaires de et sur ce moment, des avant-premières, des rencontres, des conférences, des tables-rondes, des leçons de cinéma et le Prix Jean Zay, remis par sa fille, Hélène Mouchard-Zay, autre hommage à la figure tutélaire du festival Récidive. Après Amos Gitai, président du jury du « festival Cannes 1939 », Bertrand Tavernier, Costa-Gavras, Marin Karmitz, Margarethe von Trotta, Claire Simon, c’est la cinéaste Dominique Cabrera qui le reçoit cette année, une femme artiste engagée, tant par le documentaire que par la fiction, dans la défense d’un cinéma généreux, actuel, ouvert, qui revisite l’histoire et le présent pour nous faire voir le monde autrement.

1936, c’est le Front Populaire, les mouvements sociaux, les accords de Matignon, la semaine de 40 heures et les congés payés. Pour la première fois, trois femmes participent au gouvernement. C’est aussi le début de la Guerre d’Espagne, le cœur de la grande dépression aux Etats-Unis, la révolte panarabique dans la Palestine mandataire, l’invasion de l’Ethiopie par les troupes de Mussolini et les Jeux Olympiques de Berlin organisé par Hitler, qui annoncent de plus sombres événements.

1936 est aussi une grande année de cinéma. De Jean Renoir à Sacha Guitry en passant par Julien Duvivier, Christian-Jaque et Marcel Carné pour les cinéastes français ; de Charles Chaplin à Douglas Sirk, en passant par Kenji Mizoguchi, Mikio Naruse, Frank Capra, Boris Barnet, Alfred Hitchcock ou George Cukor pour les cinéastes internationaux, l’année nous propose des œuvres fortes, parfois légères et amusantes, et qui, souvent, pressentent les soubresauts à venir, mais toujours racontent leur époque.

Une trentaine d’invité.e.s, chercheur.se.s, critiques, spécialistes, étudiant.e.s, mais aussi réalisateur.ices, toutes et tous cinéphiles passionné.e.s, accompagneront les films, les présenteront, débattront, afin de célébrer cette belle année 1936 dont ce sera le 90 ème anniversaire !

Antoine de Baecque et Michel Ferry

🌞le printemps arrive 🌞

Comment les salles de proximité résistent et séduisent le public ?

Écouter (42 min)

Cinéma : comment les salles de proximité résistent et séduisent encore le public ?

Le Dossier du Jour sur ici Nord s’est glissé dans les coulisses des salles de cinéma. Avec Laurent Coët, directeur et programmateur dans la région, l’émission a exploré la programmation des films, le rôle des cinémas de proximité et l’attachement du public à l’expérience en salle.

Clarence Fabri a reçu Laurent Coët, directeur et programmateur de plusieurs salles dans la région, dont le Régency à Saint-Pol-sur-Ternoise. Ensemble, ils ont levé le voile sur le fonctionnement d’un cinéma, le choix des films, la fixation des horaires et les enjeux économiques. Les auditeurs ont partagé leurs habitudes, leurs coups de cœur et leur attachement aux salles de proximité.

Le cinéma, un pilier culturel toujours vivant
Annoncé fragile après la crise sanitaire, le cinéma se porte mieux. Laurent Coët le constate sur le terrain : la fréquentation repart, portée par un lien affectif fort entre les Français et les salles obscures. Le cinéma fait partie de l’ADN culturel, avec des souvenirs marquants dès l’enfance. Cette singularité française se traduit par un réseau unique, notamment grâce aux nombreuses salles mono-écran réparties sur tout le territoire.

Programmer un cinéma, un métier de funambule
Derrière l’écran, le travail du programmateur repose sur un équilibre délicat. Choisir les films, fixer les horaires, gérer l’accueil du public, la communication et les ressources humaines : le directeur de cinéma est un véritable chef d’orchestre. Chaque semaine est différente, en fonction de la durée des films et des attentes du public. Un blockbuster de trois heures n’occupe pas une salle comme un film familial plus court.

Entre passion, économie et prise de risques
Programmer un cinéma, c’est aussi faire des choix. Chaque semaine, une quinzaine de films sortent en France. Impossible de tous les projeter, surtout avec une seule salle. Le programmateur doit répondre à la demande du public, assurer l’équilibre économique et défendre des œuvres plus confidentielles. Certains films démarrent doucement mais trouvent leur public grâce au bouche-à-oreille, un indicateur clé dans la durée d’exploitation.

Le prix du billet et la réalité économique
Le coût du cinéma revient souvent dans les discussions. Laurent Coët rappelle que les salles reversent environ 50 % des recettes aux distributeurs. À cela s’ajoutent les charges liées à l’énergie et au fonctionnement des équipements. Pourtant, le prix moyen réel d’une place en France s’établit autour de 7,40 €, grâce aux abonnements, tarifs réduits et offres spécifiques. Une réalité parfois éloignée de la perception du public.

Les cinémas de proximité, lieux de lien social
Face aux grands complexes, les salles de proximité jouent un rôle essentiel. Elles favorisent la mixité sociale, l’échange et le débat autour des films. Les témoignages d’auditeurs l’ont illustré : certains y vont en famille, d’autres seuls, pour se détendre, voyager ou se cultiver. Ces cinémas incarnent un espace de confiance, souvent associé aux premiers souvenirs, aux premières émotions et à une expérience collective irremplaçable.