Archives pour la catégorie Notre lettre « En Bref »

En Bref : Mai – Juin 2026

EDITO
De plus en plus de spectateurs
Après une longue période décourageante pour tout le cinéma français, producteurs distributeurs et exploitants, mais aussi les cinéphiles, qui dans le passé déjà avaient connu des périodes où la fréquentation semblait péricliter à jamais, il semble bien que nous sommes entrés maintenant dans une période de retour à un taux de fréquentation encourageant. La reprise de la fréquentation se chiffre chaque semaine :     
21ème semaine 2025 : 52 196754 / en 2026 : 67 546829 (+ 30 %) ;
22ème semaine 2025 : 55 197933 / en 2026 : 69 301900 (+26 %) ; 23ème semaine 2025 : 57 595433 / en 2026 : 71 651595 (+ 24 %) ;
24ème semaine 2025 : 59 475792 / en 2026 : 73 434074 (+23 %).

La reprise de la fréquentation n’est pas le seul élément positif de la période que nous venons de traverser. Dans le tourbillon du monde de la culture en France, deux nouvelles importantes et intéressantes concernent plus spécialement la culture cinématographique. En effet, les deux principales Cinémathèques, celle de Paris et celle de Toulouse ont engagé un programme de renouveau.
Image : site de Paris et prévisualisation de l’entrée du public à Marseille  ©Cinémathèque Française
La cinémathèque française
Après la crise sanitaire, la Cinémathèque Française a rapidement retrouvé son niveau de fréquentation des années fastes, elle avait dépassé le cap des 400 000 visiteurs dans les deux années du suivi le COVID.Un chantier prévu pour les améliorations aura une conséquence un peu délicate : la fermeture du 13 juillet au 15 septembre 2026, à l’exception des autres activités, exposition temporaire, musée, bibliothèque, librairie et restaurant qui demeureront ouvertes jusqu’au jusqu’à fin juillet 2026, date de la fermeture de l’établissement pour les vacances annuelles.La rentrée démarrera par une exposition Jean-Paul Belmondo du 7 octobre au 31 janvier. Le Commissariat de l’exposition a été confié à Clémentine Deroudille en collaboration avec la famille de Jean-Paul Belmondo.  Mais bien entendu le grand chantier de 2027 est l’ouverture de l’antenne de Marseille, qui est donc prévu pour le printemps. L’antenne comprendra trois salles de cinéma, deux classées art et essai, l’autre dédiée à la programmation de la Cinémathèque Française, et l’on y trouvera également un restaurant, une résidence étudiante et des espaces de médiation culturelle. Naturellement l’antenne marseillaise propose aussi des ateliers éducatifs à l’image. La première directrice de l’antenne sera Sabine Putorti, qui co-dirige actuellement le groupe répertoire de l’AFCAE. Elle a été retenue parmi 30 candidatures. La première exposition après l’ouverture sera consacrée à Marseille « CinéMarseille : portraits d’une ville » Elle portera sur le rôle que la ville a joué dans le cinéma français et international, de Marcel Pagnol à « Taxi ». Il faut maintenant aux Marseillais se saisir de ce site, à l’image de ce qu’est devenu la Cinémathèque française.
La cinémathèque de Toulouse
Comme vous le savez, elle a été créée par Raymond Borde. Territoires et Cinéma a d’ailleurs participé plusieurs années de suite à la réalisation des rencontres de Toulouse. Ce sont les 30 salariés de la Cinémathèque qui auront évidemment pour mission de créer le cadre du renouvellement souhaité. Sur les trois dernières années, la cinémathèque a également développé des activités vers les jeunes et les scolaires. Par ailleurs il a été créé un espace café. C’est un projet de développement dont la réalisation a fait l’objet d’une étude sur de nombreuses années.
Voici où nous en étions lorsque, au Festival de Cannes, le Directeur de la Cinémathèque de Toulouse a annoncé le lancement d’une plateforme appelée « Cinexplora ». Présentée lors d’une table-ronde qui avait pour sujet : « Toulouse, Un nouvel élan pour le cinéma autour de la Cinémathèque »,Cinexplora devrait valoriser plus de 500 documents d’archives issus des collections de la Cinémathèque toulousaine, notamment au travers de parcours thématiques, et d’une cartographie interactive, mais aussi via des contenus éditorialisés. Elle sera aussi étendue sur le terrain, avec la web-application « Balade de cinéma » pour une expérience hors les murs. Au départ elle ne sera accessible qu’en français, C’est seulement au cours des années à venir que la plateforme sera traduite, en anglais, en espagnol et enfin en occitan.
Signalons enfin qu’une collaboration entre la Cinémathèque de Toulouse et Pathé a été annoncée par le Directeur de la Cinémathèque toulousaine, Franck Loiret et Laure de Boissard, Directrice Générale de Pathé Cinéma.
Un avenir prometteur pour les Toulousains !
Retour sur la tribune du président du CNC dans le journal Le Monde
Le cinéma vient de passer une période agitée et orageuse.
Deux exemples en témoignent : la tribune du CNC et des questions de parlementaires.
Le premier, la déclaration du président du CNC Gaëtan Bruel qui a publié dans le journal Le Monde une tribune : « Certains veulent démanteler le modèle même qui a fait de la France un champion mondial de la création audiovisuelle. Le modèle de financement du cinéma français n’était contesté que par les géants américains. Salué et copié dans le monde entier, il est aujourd’hui remis en cause par des voix françaises qui risquent de saborder ce qui nous donnait une longueur d’avance. »
Voici les idées-forces de son texte :
– « Premièrement, protéger notre outil créatif et industriel, mis a l’épreuve par une crise mondiale d’une violence inédite. »
– « Deuxième défi : accélérer a l’export »
– « Le troisième défi est le miroir du deuxième : accueillir davantage de tournages étrangers »
– « Quatrième grand défi : préserver un tissu de salles de cinéma qui constitue l’une des grandes réussites françaises. »
Territoires et Cinéma vous en propose une synthèse.
Les questions parlementaires
L’intervention particulièrement surprenante de la société Megarama condamnant l’action des salles municipales, ou soutenues par des fonds publics, a provoqué de nombreuses réactions.
Une question très argumentée a été celle présentée a l’assemblée nationale par Madame Sandrine Lalanne, députée Ensemble pour la République 5eme circonscription du Val-de-Marne :
« Mme Sandrine Lalanne appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’urgence de la situation actuelle du secteur cinématographique, notamment en ce qui concerne l’accès des cinémas indépendants aux films en sortie nationale.Depuis plusieurs mois, de nombreux cinémas indépendants sur l’ensemble du territoire français, souvent engagés dans des missions de service public culturel, subissent un  français – une part de marché sans équivalent en Europe. S’il y a bien un pays où les films nationaux rencontrent leur public, c’est la France. Leur diversité est le ressort même de notre performance. Elle est plus que jamais non pas la cause, mais le remède aux difficultés actuelles. »Plusieurs sénateurs ont également questionné sur ce problème. la question la plus récente – publiée au JO quasiment le jour de la fabrication de ce bulletin, et donc bien sur en attente d’une réponse au moment de sa parution – est celle de monsieur Sébastien Fagnen sénateur de la manche, membre du groupe Socialiste, Écologiste et Républicain :
« M. Sébastien Fagnen attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur les difficultés croissantes rencontrées par les cinémas de proximité pour accéder aux œuvres cinématographiques dès leur sortie nationale, dans un contexte marqué à la fois par des pratiques potentiellement anti-concurrentielles et par un affaiblissement plus global des politiques de soutien à la culture.
Nous savons que le député Sylvain Berrios avait précédemment abordé le même questionnement, et le Ministre de l’éducation a annoncé en réponse que la Ministre de la culture recevrait les parlementaire demandeurs à ce sujet.
Question de Mme Lalanne
Question de M. Fagnen
Des nouvelles du cinéma
#WeLoveFema
Le Festival du film de La Rochelle lance une campagne de soutien et une plateforme communautaire : un aspect économique et « un espace communautaire dédie a la découverte, au partage et a la transmission autour du cinéma. » :« Via sa campagne de mécénat et sa plateforme #WeLoveFema, le festival lance un appel à toutes celles et tous ceux qui reconnaissent le rôle essentiel du Fema dans la vie culturelle, artistique et citoyenne et appelle les festivaliers à ne plus rester spectateurs mais à devenir acteurs de cette dynamique et travailler à la valorisation des œuvres : par la création de critiques de cinéma comme par un don au festival. » 

Plan interministériel pour la liberté de création
« Les atteintes a la liberté de création touchent toutes les disciplines artistiques.pour y répondre, le ministère de la culture publie un plan interministériel visant a soutenir les acteurs culturels, en lien avec les collectivités, a mieux documenter ces atteintes et a adapter l’action publique.
 » Les acteurs culturels sont confrontés à différentes pressions et entraves, qui contreviennent à la liberté de création, protégée par la loi relative à la liberté de création, à l’architecture et au patrimoine du 7 juillet 2016. Dans ce contexte, les ministres de la Culture, de la Justice et de l’Intérieur ont souhaité mettre en place un plan interministériel pour la liberté de création. Il en réaffirme la primauté, approfondit la mobilisation et la coordination des différents services de l’État, notamment les préfectures, et renforce la réponse pénale apportée aux atteintes à cette liberté. Il repose sur des mesures concrètes et opérationnelles dont la création d’un comité de coordination interministérielle de la liberté de création ainsi que la diffusion de deux circulaires interministérielles, destinées respectivement aux préfets et aux magistrats du parquet.
Ce plan complète le guide juridique et pratique sur la liberté de création publié en 2025

A noter que le CESE – Conseil Économique Social et Environnemental avait publié en mars 2026 l’avis « Contrer les entraves aux libertés de la création et de la diffusion artistiques ». Le CESE se félicite du «diagnostic d’urgence partagé » et que certaines de ses préconisations aient été retenues dans le plan interministériel 
Festival caméras des champs : 2026 année blanche
Pour une phase de transition permettant à un nouveau directeur ou une nouvelle directrice de succéder de Luc Delmas, à la tête de la manifestation depuis sa création en 1999, le festival connaît en 2026 une année blanche. Une décision prise par le comité de pilotage de la manifestation, en accord avec les principaux partenaires.Fondé donc en 1999 et porté par le foyer rural, la commune et le Parc naturel régional de Lorraine, l’objectif du Festival est de montrer la ruralité dans sa diversité en prenant comme support le film documentaire. Les équipes sont composées de quelque 60 bénévoles qui animent le Festival à Ville-sur-Yron, mais aussi dans une demi-douzaine d’autres communes du Parc naturel Régional de Lorraine et/ou de la communauté de communes Orne – Lorraine – Confluences.
Sur son site le festival en donne les raisons
Reprise de la fréquentation !
À travers le monde « la reprise de la fréquentation a été plus lente qu’anticipée »
« Les salles de cinéma : quelles tendances à l’international ? »  Une  étude présentée par le CNC à l’occasion du Festival de Cannes que nous vous engageons à consulter :
Pour mieux comprendre cette nouvelle réalité, cette étude s’appuie sur une analyse approfondie de 14 marchés clés :
 – Caractéristiques de l’exploitation ;- Évolution de la fréquentation des salles et raisons de cette évolution (public, nouveaux usages, complémentarité ou concurrence des plateformes et réseaux sociaux…) ;- Offre cinématographique, richesse et diversité ;- Place du cinéma national et art et essai ;- Stratégies des exploitants pour dynamiser la fréquentation ;- Politiques publiques en faveur du cinéma et notamment du secteur de l’exploitation et les contraintes réglementaires.
Partenariat You Tube / France TV / LaScam / MK2
– Un partenariat avec France Télévision : une opportunité « face à l’exposition croissante des Français aux fausses information » dixit la PDG de Fr. Télévision Delphine Ernotte, «y compris des plus éloignés des médias traditionnels». Seront concernés les contenus des éditions d’information, magazines d’actualité et d’investigation. Des efforts engagés également, via l’outil Likeness ID de YouTube pour déceler les vidéos créées avec l’I.A. et utilisant sans consentement les images et les identités.
– Un partenariat renouvelé avec la SCAM – Société civile des auteurs multimédia : un communiqué de l’organisation informe du renouvellement « pour cinq ans de l’accord encadrant la rémunération des autrices et auteurs représenté par la scam pour l’exploitation de leurs œuvres sur la plateforme. »
Un article du Film Français précise le résultat du partenariat avec MK2, atteignant les 500 000 spectateurs depuis son lancement en 2024 dans le cadre de MK2 Alt, séances à destination du public des créations en ligne « Ce passage en salle leur permet d’offrir une expérience complémentaire à leurs communautés. Le succès de ces œuvres au cinéma et sur YouTube montre que cette nouvelle passerelle culturelle répond à une véritable attente » déclare J. Ryst Directrice de YouTube France.

« En Bref » – Mars – Avril 2026

ÉDITO
⭐ Fréquentation, la reprise continue ⭐ De de nouvelles salles ⭐
⭐ De nouvelles équipes municipales ⭐
C’est le beau fixe depuis la rentrée cinématographique, comme en témoignent les chiffres publiés cette 15e semaine. Bien sûr demeure une interrogation, si le nombre des entrées est donc au beau fixe, leur répartition reste encore trop concentrée. Cette reprise est principalement le résultat de films porteurs, concentrés dans quelques salles. Comparant les résultats cumulés à la fin de la 15ème semaine de 2025 et de 2026 nous arrivons au résultat suivant : en 2025,  39 112 066 à rapprocher du résultat de 2026 : 47 569 899 soit un écart positif de 22 %. Mais il ne faut pas perdre de vue que les résultats de la petite et de la moyenne exploitation sont essentiels pour assurer la présence du cinéma au niveau des 36 000 communes de la métropole, qui viennent de voir leurs élus renouvelés ou modifiés. Nous saluons ici tous les élus en charge du Cinéma.
Citons à cette occasion l’introduction du « Dossier à suivre » du Courrier des Maires :  « Quand la culture redevient politique »

« Austérité, élitisme, ingérence…Comment soutenir les artistes et garantir un accès à la culture à tous les publics, à l’heure où les caisses se vident, et où les velléités de certains de fixer, les programmations culturelles se font de plus en plus forte ? Le défi se pose avec d’autant plus d’acuité que le procès en élitisme refait surface d’ici ou là. Nombreux sont les collectivités à avoir montré le chemin, refusant de baisser la garde et continuant d’investir, humainement, comme financièrement, afin d’arrimer tous les publics et sauvegarder un accès le plus démocratiser et possible aux arts sur leur territoire.»
Le patrimoine cinématographique des salles de cinéma,
comme tout bâtiment, connaît des changements. Ce que nous lisons, comme beaucoup d’entre vous, dans le Film Français. C’est le cas par exemple de la commune de Plourin-lès-Morlaix, proche, comme nom son indique de la ville de Morlaix, qui vient de rénover son multiplexe. Autre exemple, le Controis en Sologne vient de se doter d’un cinéma nouveau, bonne nouvelle pour les habitants. Sedan va se voir doté également d’une salle de cinéma qui portera le nom de l’Apollo, en remplacement du Turenne. À Valenciennes l’Arsenal est complètement rénové. Le Creusot va ouvrir une salle de cinéma voisine de celle lancée à Montceau-les-Mines. Cogérant d’une salle à Aire sur l’Adour, les directeurs viennent d’ouvrir un complexe de trois salles, Le Grand Bain dans une ancienne piscine désaffectée, en remplacement du Galaxie. Templeuve en Pévèle voit se réunir deux monos écrans(l’Olympia et le Modern) en un seul nouveau lieu, de cette réunion est née une troisième salle, cette petite famille se nomme Ciné Pévèle. À Lourdes le cinéma, le Pax, fermé, a procédé à sa réouverture pour une exploitation renouvelée. À Clermont-Ferrand, après une année de travaux, Le Rio vient de rouvrir, sa mono-salle transformée. Bien sûr, tout au long de l’année nous nous faisons déjà l’écho de tout cela dans ces colonnes ou sur notre site.
Alors pourquoi ces exemples dans ce numéro ?
Tout simplement parce que les élections municipales viennent de s’achever, et que de nouvelles équipes vont prendre le relais, parfois dans la continuité des gouvernances précédemment en place, parfois avec des acteurs nouveaux. 
Une simple remarque à leur attention : prenez soin de vos cinémas.
C’est le loisir culturel le plus pratiqué, un lieu d’animation de la commune, parfois même le dernier, et de fait, cette expérience collective reste précieuse. Bon nombre de citoyens s’engagent dans le maintien des salles (et plus largement aussi pour le cinéma, avec les ciné-clubs ou les accueils des circuits itinérants par exemple). Beaucoup partagent cette passion du 7e art sur les réseaux, et plus simplement, et le plus important, on se déplace en salle. Grâce à cela on «arpente»les territoires, on s’approprie des lieux, des environnements. L’action des Collectivités accompagne ce mouvement, jamais démenti en France malgré les difficultés de ces dernières années, et dont l’on semble sortir. Nous avons la chance en France de pouvoir compter sur bon nombre de ceux, qui au-delà d’être des statistiques d’entrées, constituent le socle et le soutien de cette action.
Nous n’avions pas eu l’occasion de relayer la composition du Cabinet de la nouvelle Ministre de la Culture Mme Catherine Pégard, profitons de la parution d’En Bref pour nous mettre à jour.
Sur le site du ministère vous retrouverez sa biographie et plus de détails sur l’organisation de ce ministère.
Vous pouvez aussi connaître la composition précise des membres de son cabinet.
Le site du Ministère de la Culture informe qu’une exposition « Malraux, la tentation du cinéma » se tient à l’occasion du 50e anniversaire de sa disparition, à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.  Vous y trouverez aussi un entretien avec le Commissaire général de l’exposition, Benoît Wirrmann, responsable du service Culture et médiation à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, dont voici un extrait : « Quel regard cette exposition propose-t-elle aux visiteurs ? Il s’agit de revoir la vie et l’œuvre d’André Malraux,  à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition, à travers le prisme du cinéma. Celui-ci constitue  un fil conducteur de son parcours. Dès sa jeunesse,  Malraux manifeste une tentation pour cet art. Au moment de la publication de La condition humaine en  1933, il envisage une adaptation cinématographique  avec le réalisateur russe Sergueï Eisenstein. Cet intérêt se concrétise ensuite en Espagne, avec le tournage  de Malraux a alors 36 ans. Cet at trait pour le cinéma se prolonge dans son action ministérielle. Dans les dernières années de sa vie, Malraux  s’oriente vers l’audiovisuel, en se tournant davantage vers la télévision. Sans s’inscrire strictement dans le cinéma, il constitue pour Malraux, un prolongement de la promotion de l’art à travers l’image animée. » 
En savoir plus sur l’exposition
Le CNC vient de publier les chiffres clés de son Observatoire de l’Égalité Femmes Hommes. Nous reprenons ici les principales statistiques qui sont développées tout au long du rapport.
Ce dernier -comme beaucoup d’autres travaux du CNC- est à retrouver ici.
31,6 % de films réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les films d’initiative française agréés en 2025. 25,9 % des films d’initiative française agréés en 2025 sont strictement réalisés par des femmes. 28,3 % de films de fiction réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les films de fiction d’initiative française agréés en 2025 (49 films), contre 31,3 % des films d’animation (cinq films, un record) et 46,2 % des documentaires (18 films). 41,8 % de premiers films réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les premiers films d’initiative française agréés en 2025 (six films). 3,2 M€ de devis moyen pour les films d’initiative française agréés en 2025 strictement réalisés par des femmes, soit -43,8 % par rapport à ceux strictement réalisés par des hommes. 33,9 % de films réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les films d’initiative française agréés distribués dans les salles en 2025, soit 74 films.
L’observatoire précise ensuite quel est son plan de travail pour les études a venir :
– L’emploi des femmes dans la production de films de fiction en 2025 ;– L’emploi des femmes dans les sociétés deproduction audiovisuelle de fiction en 2025 ;– Les films d’initiative française réalisés par des femmes en 2025 ;– Les œuvres audiovisuelles aidées en 2025 réalisées et écrites par des femmes.
C’est par un post Instagram de Mélanie Toubeau @lamanieducinema que nous avons appris la création de CinéStats 50/50. Merci à elle !Voici aussi un rappel de ce qu’est le Collectif50/50, la présentation de ce nouvel outil, avec les adresses de leurs sites, afin que vous puissiez comme nous désormais les suivre sur les réseaux.L’association Le Deuxième Regard, créée en 2013, se transforme en 2018 suite à l’affaire Weinstein pour devenir : le collectif 50/50Créé par des professionnelles du cinéma et de l’audiovisuel,le Collectif 50/50 fait sa première action au Festival de Cannes en organisant la rencontre sur le tapis rouge, de 82 personnalités internationales du monde du cinéma.  Menées par Cate Blanchett et Agnès Varda, elles gravissent ensemble l s marches du Palais des Festival, pour dénoncer le plafond de verre : 82, c’est le nombre de réalisatrices retenues en compétition pour la Palme d’or par le Festival depuis sa première édition en 1946, contre 1 688 hommes !
Le site CinéStats
Des nouvelles du cinéma
« Jean-Claude Dusse conclut…dans le marais »
»C’est avec humour que la Mairie de Paris annonçait il y a peu un future inauguration de rue, avec humour, en toute logique puisqu’il s’agit bien sûr de la rue Michel Blanc. « C’est dans le quartier où il a vécu de longues années, le Marais (Paris Centre), qu’il aura prochainement sa rue – la portion de la rue du Parc-Royal, de la rue de Turenne à la rue Madame-de-Sévigné –, à seulement quelques minutes de la rue des Lombards, où sa troupe avait créé le premier théâtre du Splendid ! » peut-on lire sur le site de la Ville. Cette inauguration a eu lieu mi-avril.
Création de la page wikipedia d’Odile Astié, cascadeuse française : Avis aux plus informés d’entre vous pour aller l’alimenter !
C’est une internaute, qui par son compte Instagram – @obscuriosity – raconte sa découverte au cimetière de Montrouge de la tombe d’Odile Astié, et sa profession, grâce aux inscriptions qui y figurent, car on indique sur sa sépulture qu’Odile Astié est la première cascadeuse de France. Tentant des recherches sur internet notre internaute a trouvé dommage qu’il n’existe pas de page Wikipédia consacrée à Odile Astié, et a donc décidé d’en créer une. Elle encourage ceux qui le pourront de l’enrichir. C’est une très bonne initiative, alors aux plus informés d’entre vous d’agir !
La page Wikipedia
Un partenariat entre l’institut lumière et la plateforme SOONER
SOONER, la nouvelle plateforme indé dédiée au cinéma et aux séries, est fière d’annoncer son partenariat avec l’Institut Lumière, institution culturelle de renommée internationale regroupant une cinémathèque, un musée, des salles de cinéma, une galerie, une librairie… implantée à Lyon rue du Premier-Film, sur le lieu de naissance du Cinématographe. A travers ses différentes activités, l’Institut Lumière a pour objectif la diffusion et la conservation du patrimoine cinématographique. Une vocation qui va de pair avec l’ambition de SOONER : devenir incontournable pour tous les amoureux de cinéma en démontrant une exigence éditoriale sans cesse renouvelée grâce à un catalogue de plus de 15 000 œuvres. Ce partenariat se concrétisera tout au long de l’année avec des programmations conjointes entre l’Institut et SOONER, une présence lors du festival Lumière avec entre autres, une projection dédiée, la reprise des labels Lumière Classics et Histoire permanente des femmes cinéastes sur SOONER.
Retrouvez le communiqué sur le site de l’Institut Lumière
Festival « Caravane des cinémas d’Afrique » – du 21 au 26 avril 2026
Lancé en 1991 par le cinéma associatif d’art et essai « Mourguet » (Sainte Foix les Lyon), ce Festival Caravane met à l’honneur les cinématographies africaines dans 27 salles de la région Auvergne Rhône-Alpes.
Programmé jusque-là en biennal, le rendez-vous passe en format annuel. Il présente 29 films, du court métrage au documentaire, de 16 pays. Accompagné de rencontres avec des réalisateurs des comédiens et des journalistes, offrant au public des clés de lecture, des échanges autour des œuvres, stage de danse, concerts, repas, exposition de photos… De nombreux événements sont organisés en parallèle.

Retrouvez le programme complet
Beau programme comme toujours, sont déjà annoncé les rétrospectives et les hommages : Jacques Tati – Diane Keaton – Dag Johan Haugerud – Nanni Moretti – Youssef Chahine.
Un rappel : le FEMA organise le concours de la jeune critique« Pour la 9e année, dans la continuité des nombreuses actions menées en direction des lycéens  et étudiants, le Festival La Rochelle Cinéma organisait un concours de la Jeune Critique (écrite, audio, vidéo), en partenariat avec le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, l’Hôtel Saint-Nicolas de La Rochelle, LaCinetek, Sofilm,Blink Blank et La Septième Obsession. Vous avez moins de 30 ans ? Vous aimez le cinéma de Jacques Tati ? Vous êtes fan de Nanni Moretti ? Envoyez nous une critique écrite (300 à 600 mots), audio (moins de 2 min) ou vidéo (moins de 2 min) avant le lundi 25.05.202 à 23:00 sur l’un des films programmés cette année au Fema dans l’une de ces 2 sections »

Site du FEMA
Rencontres du cinéma indépendant 17 au 19 juin à Paris – à l’Entrepôt Paris 14ème – et en proche banlieue. Le rendez-vous, qui connaît un succès grandissant, proposera : table-ronde, rencontre avec les pouvoirs publics, master class, ateliers, séminaire distribution, etc…


L’Astrolabe de Figeac nous fait part de son festival de théâtre certes, mais accompagné d’un film par jour en lien avec la programmation !

toutes les infos

« En Bref » Janvier – Février 2026

En Bref : Novembre – Décembre 2025

EDITO : Le cinéma dans la tempête ?
On peut le croire si l’on rapproche trois évènements : tout d’abord la fusion annoncée pour fin 2028 entre Canal+ et UGC par une entrée dans le capital d’UGC, le rachat de Warner Bros par deux offres concurrentes : celle de Netflix et celle de la Paramount. S’ajoute à cela une offensive de quelques députés contre le CNC, et cette offensive va jusqu’à proposer sa suppression au moyen d’un amendement au projet de loi de finance.
Bien entendu cette série de données auraient des conséquences considérables que nous ne pouvons pas étudier dans le cadre de notre publication. C’est bien entendu le rachat de la Warner qui présente le plus de risque pour les salles de cinéma. Ce qu’a souligné l’UNIC – Union internationale des cinémas.
Dans un communiqué, Laura Houlgate, sa PDG, « a expliqué les profondes inquiétudes de l’organisation concernant l’accord proposé : si elle était autorisée à se concrétiser cette transaction présenterait un double risque. La disparition d’un studio entraînerait inévitablement une réduction du nombre de film proposé aux spectateurs dans les cinémas, ce qui provoquera une baisse des revenus, d’importantes fermetures de salle et des pertes d’emplois significatives dans ce secteur. Par ces paroles, comme par ces actes Netflix, à maintes fois démontrer son manque de confiance envers les salles de cinéma et de leur mode économique. La sortie qu’une poignée de films salle, généralement dans but de décrocher des prix, et ce pour une durée très courte privant, ainsi les exploitants de salle d’une exclusivité équitable. » Qu’ajouter de plus, sinon souhaiter une vigilance des Pouvoirs Publics pour s’apprêter à prendre des mesures permettant de sauvegarder le modèle français d’organisation du cinéma.
Lire le communiqué de l’UNIC
Observatoire de l’égalité Femmes – Hommes (édition 2025)
Comme nous l’avons déjà fait les autres années, nous vous présentons ici les points à retenir du travail de l’observatoire en 2025. Vous en trouverez également le sommaire. Sont consultables sur le site du CNC : la totalité du document bien sûr, ainsi que des bilans 2024, parus en novembre 2025.
A retenir :Une féminisation progressive de la filière, lente et discontinueUn effet rattrapage marqué dans les prestations techniques et l’animation, secteurs traditionnellement plus masculins. Toujours la même répartition genrée des métiers, même si les métiers techniques s’ouvrent de plus en plus aux femmes, et moins d’actrices à partir de 50 ans Des écarts salariaux persistants au sein d’une même famille de métiers, les femmes restant sous-représentées dans les professions les plus rémunératrices (par ex., directeur de la photographie ou réalisateur)
Des avancées notables côté production audiovisuelleUne part record de femmes à l’écriture et à la réalisation des œuvres aidées en 2024, portée par la politique volontariste des diffuseurs publics. Faible écart de rémunération entre acteurs et actrices, et en faveur ici des femmes (contrairement au cinéma)
Un bonus parité qui ne fait plus effet cote cinémaRecul de la proportion de films éligibles pour la première fois depuis sa mise en place. Moindre présence des femmes aux postes clés sur les FIF agréés en 2024, au plus bas depuis 2019. Inversion de tendance à la réalisation depuis 2 ans, avec une part de films réalisés par des femmes en repli.
Pour près de 70 % des projets, audiovisuels comme cinéma, des postes clés confies en large majorité a des hommes. 5 % des projets audiovisuels et près de 10 % des FIF agréés** où tous les postes clés sont occupés par des hommes. Un poste de réalisateur décisif : des projets plus paritaires lorsque le réalisateur est une réalisatrice. En cinéma, et dans une moindre mesure en fiction audiovisuelle, des réalisatrices qui se font rares sur les oeuvres à gros budgets.
* Large majorité : plus de 60 % des postes clés** FIF : sans tenir compte du poste de cheffe costumière, généralement occupé par une femme
Retrouvez l’étude complète du CNC
Diagnostic environnemental de la distribution
Rappelons qu’afin d’accompagner la filière dans sa transition écologique et énergétique, Plan Action ! a été lancé en 2021, plan de politique publique de transition écologique et énergétique des secteurs du cinéma, de l’audiovisuel et des industries techniques.
Dans ce cadre le CNC a publié le 11 décembre dernier le « Diagnostic environnemental de la distribution en salles en France », dont l’intégralité est disponible sur le site du CNC 
Chronologie des Médias : audition à l’Assemblée Nationale
La commission des affaires culturelles de l’assemblée auditionne sur la chronologie des medias et sa remise en cause par certains acteurs du secteur. Vous pourrez voir en ligne la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale du 03 décembre dernier, présentée ainsi sur le site de l’Assemblée : « la commission auditionne sur la chronologie des médias et sa remise en cause par certains acteurs du secteur,sous la forme d’une table ronde avec M.O Henrard, directeur général délégué du Centre National du Cinéma, M C Tardieu, secrétaire général de france télévisions, Richard Patry, président de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) et du Bureau de Liaison des Industries Cinématographiques (BLIC), M.S Demoustier, co-président du Bureau de Liaison des Organisations du Cinéma (BLOC), et M.M Missonnier, membre. » et precise que « cette table ronde n’a pas fait l’objet d’un compte rendu écrit mais elle est accessible sur le portail vidéo du site de l’Assemblée Nationale.
A vos agendas…
Printemps du cinéma : du dimanche 22 au mardi 24 mars 2026

Fêtes du cinéma 2026 : du dimanche 28 juin au mercredi 1 juillet 2026
Actualité dans la distribution
Nomination : Le Film Français a annoncé la nomination de Magalie Armand qui devient le nouvelle Déléguée Générale du Syndicat des Distributeurs Indépendants – SDI. Elle entrera en fonction début 2026. Certains l’auront connu notamment au CNC au département « Coproduction, coopération et Cinémas du monde » ou précédemment chez Unifrance.
Difficultés :  La distribution connaît bien des difficultés, car après d’autres structures dont il a relaté les difficultés cette année, le journal a récemment annoncé le placement en liquidation judiciaire des sociétés de distribution « Capricci Films » et « La Vingt-Cinquième Heure »
Un place Philippe de Broca à Paris
C’est par le biais d’une publication de CinéComédies sur les réseaux sociaux que nous avons appris l’inauguration de la place Philippe de Broca dans le 12ème arrondissement de Paris. Merci à eux !A cette occasion Jean-Paul Rappeneau lui a rendu un hommage que vous pourrez retrouver sur la chaîne YouTube de CineComedies
Festival Cinecomedies
CineComedies organise un festival bien connu désormais, à Lens-Liévin (avec résidences d’écritures, compétition de courts métrages, etc… et bons nombre de partenariats°

« En Bref » Novembre – Décembre 2025

« En Bref » Septembre – Octobre 2025

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EDITO
Hier, Aujourd’hui, Demain
Ce numéro paraît alors que le cinéma n’a pas retrouvé une fréquentation normale. Pour les plus anciens d’entre nous, cela évoque la période où nous avons été constitués. Il faut rappeler que Territoires et Cinéma a été créé sous le titre Villes et Cinémas, à une époque où les Pouvoirs Publics et les Collectivités Territoriales jouaient à un rôle très important dans le soutien des salles existantes, soutien qui avait été permis par l’adoption d’une loi.
Dans le même temps, les villes ont assuré une présence des salles sur le territoire en construisant et en exploitant des salles, tout cela dans un contexte général où le développement de la télévision modifiait le comportement du public.

Le contexte actuel est différent, mais il y a toutefois quelques analogies. Depuis 2019 la fréquentation connaît une baisse significative. Devant cette situation, les réactions des exploitants sont de deux natures. Tout d’abord développer les conditions de l’accueil du public avec l’amélioration du confort, des spectateurs et le perfectionnement des conditions de la projection, et ensuite la diversification des activités dans lesquelles le film n’est plus le seul élément capable d’attirer le public, d’autant que le public a changé quelque peu, comme en témoigne le rapport du CNC sur les pratiques cinématographiques des Français en 2025, que nous vous avons communiqué dans la newsletter de septembre 2025, et que nous présentons davantage dans ce numéro.

C’est dans ce contexte que nous devons nous interroger sur le rôle que jouera désormais Territoires et Cinéma, non pas pour une action totalement nouvelle puisque nous avons déjà commencé d’agir avec nos partenaires avec le projet « Cinéma et égalité des territoires » déjà largement présenté dans ce bulletin.
Nul doute que les élections municipales permettront de populariser notre action.
En péril, les aSsOciationS manifestent
Territoires et Cinéma est aussi une association, et a approuvé et soutenu la manifestation du 11 octobre dernier. La Gazette des Communes a d’ailleurs publié un article intitulé « SUBVENTIONS : ALERTE ROUGE POUR LES ASSOCIATIONS » qui précise que « leur mobilisation du 11 octobre a mis en lumière un modèle au bord de la rupture. » Les conséquences risquent d’être dramatiques pour les plus vulnérables. Nous approuvons la déclaration dont vous trouverez ci-dessous la conclusion :« Entre restrictions budgétaires, complexité administrative, remise en cause de leur capacité d’interpellation, augmentation des besoins et fragilisation des bénévoles comme des salariés, une majorité de nos associations est à bout de souffle. (…) Cette fragilisation n’est pas seulement un problème pour le secteur associatif : elle concerne toute la société. Sans associations, c’est une part essentielle de notre démocratie et de notre capacité collective à inventer l’avenir qui disparaît. Maltraiter, ignorer voire discréditer les associations, c’est porter atteinte à la vie quotidienne des 67 millions de Françaises et de Français, et au soutien à des millions de personnes vulnérables en France et dans le monde.  Ce sont les associations qui, au quotidien, accompagnent et agissent auprès des personnes âgées, handicapées et des plus jeunes, facilitent l’accès au sport et à la culture pour toutes et tous, nourrissent ou logent les personnes en situation de grande précarité, font vivre la solidarité entre les peuples, accompagnent vers l’emploi, animent les centres de loisirs et les colonies de vacances …».
LE MOUVEMENT ASSOCIATIF a mis en ligne un site dédié  sur lequel vous trouverez un retour sur la manifestation
Les pratiques cinématographiques des Français
« Pour la 10e année consécutive, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) réalise une étude sur les pratiques cinématographiques des Français. Elle permet de répondre à de multiples questions : Comment les spectateurs choisissent ils d’aller voir un film ? Quels sont les moyens de promotion qui les influencent le plus ? Comment les spectateurs se rendent ils au cinéma ? Combien de temps mettent ils pour y aller ? Y vont-ils seuls ou à plusieurs ? D’où viennent-ils ? Réservent ils leurs places de cinéma à l’avance ? Est-ce qu’ils apprécient les services proposés par leurs salles de cinéma ? Quelles sont leurs autres pratiques culturelles ? ». Vous avez reçu les liens via notre newsletter de septembre afin d’accéder au contenu de l’étude, mais on peut presque dire que « traditionnellement » nous reproduisons le schéma des chiffres clés. Nous ne dérogerons pas à la règle pour 2025 !
Études et rencontres
La situation de la fréquentation génère une série d’études et de rencontres. Nous vous en présentons trois ci-après. Tout d’abord le rapport confié à M. Edouard Geffray :« Offrir une éducation au cinéma et à l’image de qualité », que nous avons déjà évoqué dans notre newsletter de septembre 2025 (les textes intégraux sont disponibles via sur notre site). L’auteur étant devenu Ministre de l’Education Nationale, ce texte prend donc une valeur particulière. Cette fois-ci nous vous présentons les 19 mesures du rapport :1 – adosser l’éducation au cinéma et à l’image aux programmes d’enseignement, notamment au collège, pour étendre autant que possible la fréquentation des œuvres cinématographiques ;
2 – préserver autant que possible les formations du dispositif Ma classe au cinéma des nouvelles règles de formation hors temps scolaire, tout en limitant au maximum son impact sur les enseignements ;
3 – créer un diplôme interuniversitaire d’éducation au cinéma, à destination non seulement des professeurs mais de l’ensemble des partenaires intéressés ;
4 – diversifier les modalités pratiques de formation pour Ma classe au cinéma et renforcer les liens des coordinations territoriales en la matière ;
5 – encourager et accompagner la mutualisation des formations et le partage des ressources au niveau territorial ;
6 –  en lien avec l’adossement aux programmes, donner de premières clés d’éducation à l’image en formation initiale ;
7 – sécuriser financièrement les coordinations territoriales ;
8 –  sécuriser le financement de la billetterie en priorisant une partie de la part collective du pass culture sur les offres culturelles à tarif négocié ou adapté à l’échelon national ou territorial ;
9 –  la question sensible des transports : soutenir le développement des circuits itinérants ;
10 –  valoriser la marque « Ma classe au cinéma » en créant un « label » affiché à l’entrée de chaque école ou établissement participant et faisant état des partenaires (collectivités locales, salle de cinéma concernée, etc.) ;
11 – créer un statut de « professeur ami du cinéma » pour les professeurs impliqués dans le dispositif ;
12 – fidéliser les élèves : et si Ma classe au cinéma vivait au-delà de la classe ? ;
13 – encourager les dispositifs scolaires complémentaires de Ma classe au cinéma ;

14 – assurer effectivement l’association des collectivités territoriales au pilotage local de Ma classe au cinéma ;
15 – donner, là où c’est possible, plus de marges de choix aux professeurs engagés dans le dispositif ;

16 – autoriser et favoriser la création de conservatoires municipaux et départementaux de cinéma ;
17 – en vis-à-vis, consolider et augmenter le nombre de classes à horaires aménagées cinéma ;
18 –  renforcer la formation des futurs scénaristes et professionnels du cinéma ;
19 –  vers un lieu national de collection, éducation et coopération associant professionnels du secteur, recherche et pouvoirs publics.
Une autre publication soulève une contestation, et que nous évoquons ici sans publier d’extraits. Il s’agit d’une étude livrée par le cabinet Hexacom à la demande du Syndicat des Cinémas de Proximité. Cette étude est une « Analyse comparative de l’évolution de la fréquentation des cinémas de proximité et des établissements de la grande exploitation dans les grandes agglomérations françaises sur la période récente ». Elle a été contestée par le Syndicat Uniciné, ce dernier remettant en cause la méthodologie, il : « appelle à une méthodologie reconnue par tous, (…)
Dans ce contexte, Uniciné réitère sa confiance dans le CNC et le comité de concertation Exploitants-Distributeurs afin de travailler de manière sereine et constructive sur ces sujets complexes. ». Hexacom a depuis communiqué qu’il s’agissait « d’un choix de cadrage assumé », et a répondu point par point. Vous trouverez le détail de cette actualité via les articles du Film Français et de Box Office Pro. Affaire à suivre, mais le contexte des salles de cinéma étant relativement fragilisé dans la période, nous avons souhaité évoquer avec vous cette situation, la capacité d’analyse étant en elle-même un enjeu de stabilité.
Un troisième élément dont nous souhaitons vous informer et auquel vous pourrez participer : le colloque organisé par l’AFCAE à l’occasion de son 70ème anniversaire. : La cinéphilie d’hier à demain, du 3 au 5 décembre 2025, avec le soutien du CNC, et accompagné par le Ministère de la Culture, l’ENS, le Collège de France et La Fémis
Pré-programme : Mercredi 3 décembre au CNC – Auditorium : La cinéphilie dans les politiques publiques de la culture ;Matinée : La cinéphilie, politique publique ;Après-midi : La salle de cinéma, socle de la cinéphilie ; Où en est la cinéphilie des cinémathèques ?
Jeudi 4 décembre à l’ENS Ulm – Salle Dussane : De l’histoire de l’AFCAE à la transmission de la cinéphilie ;Matinée : Dans les archives de l’AFCAE ; Aux origines de l’Art et Essai en France ;Après-midi : La transmission de la cinéphilie, de la classe aux salles ; Les nouveaux défis des ciné-clubs
Vendredi 5 décembre au Collège de France – Amphithéâtre Maurice Halbwachs : Évolutions de la cinéphilie ;Matinée  L’évolution de la cinéphilie au regard des transformations sociétales
Après-midi : Critique et cinéphilie à l’heure de la révolution numérique ; Qu’est-ce que la cinéphilie de demain ?
L’AFCAE informe que : « Les horaires et les intervenant·es vous seront communiqués prochainement »
Inscription depuis le site de l’AFCAE
Des nouvelles du cinéma
Nantes : festival des 3 continents 2025 – du 21 au 29 novembre

« Du 21 au 29 novembre 2025, le Festival des 3 Continents vous propose une sélection de films contemporains et rend hommage à deux grandes figures du cinéma mondial : le Taïwanais Ang Lee (Brokeback Mountain et L’Odyssée de Pi) et l’Égyptien Youssef Chahine à l’occasion du centenaire de sa naissance. Le programme ajoute aussi une nouvelle page à son exploration du cinéma sri-lankais et, pour conjurer nos maux, aux puissances de l’amour sous toutes ses formes, fil rouge de cette édition que nous voulons obstinément ouverte et partagée. »
Nous vous invitons à découvrir le très beau programme 2025 !
Bureau de la CST – Commission supérieure technique de l’image et du son

Président : André LABBOUZ ; Vice-Présidente : Claudine NOUGARET, Productrice, réalisatrice et ingénieure son ; Vice-Président : Jean-Baptiste HENNION, Directeur général JB Ciné ; Secrétaire : Ken LEGARGEANT,  Exploitant de salles de cinéma et producteur ; Trésorier : Jean-Marie DURA, Senior Consultant, M&A & Cinema Specialist .
Les Consultant.e.s :  Audrey BIRRIEN, Cheffe de projet, spécialisée dans la numérisation et la restauration de films et vidéos ;  Chloé CAMBOURNAC, Cheffe décoratrice ; Hélène DE ROUX, Formatrice fondatrice de Ciné-Système, réalisatrice et Sales & Marketing Support pour Zeiss Group ; Gérard KRAWCZYK, Réalisateur et Scénariste ; Ludovic NAAR, Directeur de Production et Post-Production ; Françoise NOYON, Directrice de la photographie ; Bertrand SEITZ, Chef décorateur ; Président d’honneur : Angelo COSIMANO.
Nous félicitons particulièrement Ken Legargeant, exploitant qui est notre Secrétaire Général de Territoires et Cinéma !
Des accords dans la profession

– Accord TF1-Netflix : par cet accord les abonnés de Netflix en France accéderont en direct aux chaînes du groupe :il s’agit des chaînes TF1, LCI, TMC, TFX et de TF1 Séries Films – ainsi qu’aux exclusivités de la plateforme TF1 Qu’en sera-t-il si le projet de holding de l’audiovisuel public abouti ?- La plupart des commentateurs s’interrogent sur le contrôle futur de Canal + sur UGC prévu à partir de 2028.
– Auteurs, scénaristes, producteurs viennent de signer ce 15 octobre un accord interprofessionnel sur leurs pratiques contractuelles. C’est l’aboutissement d’une négociation engagée en 2019. Il est destiné à permettre d’encadrer la rémunération et la reconnaissance du travail des signataires. Il a été conçu également pour prévenir des abus constatés par le passé. Mais ce texte ne fait pas l’unanimité auprès des professionnels concernés…à suivre.
Assemblée Nationale PLF 2026, le credit d’impot cinema maintenu 
Déposé par un député Ensemble pour la République, M. Jean-René Cazeneuve, cet amendement prévoyait une réduction de ce crédit d’impôt. La profession a alerté sur le risque de l’adoption de cet amendement, lourd de conséquence en matière d’attractivité et qui conduirait même à la délocalisation des tournages, le tout avec un impact direct sur les retombées locales et sur les métiers de la filière. La profession a souligné l’effet contradictoire de la mesure avec le plan d’investissement France 2030 (studios, numérique, formation), dont on peut trouver le détail de l’appel à projet et des lauréats sur le site du CNC. Le député a retiré son amendement. Le groupe Rassemblement National qui l’a repris n’a pas obtenu gain de cause. Cette disposition fiscale restera donc toujours en vigueur.
Pas de chronologie des medias pour les trains
Pour répondre à une série de demande de Canal + concernant la diffusion de film dans les TGV, le Tribunal Judiciaire de Paris a validé début octobre la diffusion des films dans les TGV comme un complément du service de transports hors du champ d’application de la chronologie des médias.
Plan cinéma de Marseille

Lancé en 2021 par le Président de la République, le projet « Cinéma de Marseille en grand » vient de démarrer. Ce départ a été marqué par la visite des 1500 m2 encore bruts de la première antenne régionale de la Cinémathèque Française. Le projet global « Cinéma de Marseille en grand » comporte également l’installation d’une école nationale du cinéma prévue pour 2030. La Cinémathèque Française bénéficiera de la proximité avec un projet de « village entreprenant » qui doit accueillir 3000 étudiants en 2027. Ce projet, qualifié parfois de pharaonique, a reçu le soutien des Collectivités Territoriales, et le Président de la Cinémathèque Française a souligné que « 100 % des collectivités qui étaient avec nous en 2021 sont toujours à nos côtés ».
Lire en Bref sur Calaméo

« EN BREF » – septembre – octobre 2025

En Bref : Mai – Juin 2025