CNC : les aides sélectives touchées par une baisse uniforme de 5,29 %

Lire ci-dessous le communiqué de l’ACID (Association du cinéma indépendant pour sa diffusion)

Le 6 décembre dernier, le Conseil d’administration du CNC a décidé d’une baisse de 5,29 % appliquée de manière uniforme à l’ensemble des aides au cinéma, afin de réaliser une économie de 15 millions d’euros pour équilibrer son budget pour 2020

Une telle décision est exceptionnelle dans l’histoire du CNC. Elle a été précédée d’une concertation avec les organisations professionnelles. Plusieurs d’entre elles, notamment certaines représentant les cinéastes, les producteurs, les distributeurs et les exploitants indépendants, ont défendu l’idée que les aides sélectives (aides aux auteurs, aides sélectives à la production, notamment l’avance sur recettes, aides à la distribution indépendante, classement des salles art et essai, aides aux associations culturelles,…) soient préservées, dans une certaine mesure, par rapport aux aides dites « automatiques ».

En effet, les aides sélectives sont à la fois un véritable levier politique et culturel pour le CNC, mais aussi un outil précieux de correction des effets du marché. Faute de consensus entre le CNC et l’ensemble des organisations professionnelles, il a fait le choix in fine d’une baisse uniforme pour toutes les aides.

Nous regrettons cette décision qui, de fait, fragilise la filière indépendante et des politiques qui ont fait leurs preuves jusqu’ici. Nous regrettons également que certains choix volontaristes récents en faveur d’une politique culturelle sélective soient ainsi entamés.

Le CNC a annoncé une nouvelle concertation en 2020 pour une remise à plat de l’ensemble de ses aides au cinéma. Nous espérons que ce sera une réelle opportunité pour maintenir et développer une politique culturelle ambitieuse en faveur du cinéma en France.

Pour l’ACID, Idir SERGHINE et Régis SAUDER

Pour l’AFCAE, François AYME

Pour le GNCR, Gautier LABRUSSE

Pour le SCARE, Christine BEAUCHEMIN-FLOT et Stéphane LIBS

Pour le SDI, Etienne OLLAGNIER et Jane ROGER

Pour le SPI, Marie MASMONTEIL

Pour la SRF, Catherine CORSINI, Bertrand BONELLO et Aude LEA RAPIN

Contacts :

Fabienne HANCLOT (ACID) : dg@lacid.org

Renaud LAVILLE (AFCAE) : renaud.laville@art-et-essai.org

Jérôme BRODIER (GNCR) : gncr@gncr.fr

Béatrice BOURSIER (SCARE) : beatrice.boursier@scare.fr

Emmanuelle DORY (SDI) : emmanuelle.dory@sdicine.fr

Olivier ZEGNA RATA (SPI) : info@lespi.org

Julie LETHIPHU (SRF) : contact@la-srf.fr

Publié le jeudi 19 décembre 2019

L’ARP prend position

 

Déclaration de soutien à Adèle Haenel

 

Les membres de L’ARP ont été profondément choqués par les révélations d’Adèle Haenel concernant Christophe Ruggia, réalisateur qui s’était engagé dans certains de nos combats. L’ARP soutient Adèle Haenel dans cette démarche courageuse.

L’ARP soutien le combat pour le droit des femmes, particulièrement contre toute forme de violence sexuelle ou sexiste. Nous souhaitons accélérer la réflexion entamée par le Ministère de la Culture, le CNC et le Collectif 50/50, afin que des actes de ce type ne puissent plus se reproduire.

L’ARP invite toutes les organisations professionnelles à se réunir pour une réflexion sur une déontologie commune de nos professions.

 

L’ARP prend un engagement contre toute forme de violence sexuelle

 

L’ARP a décidé de prendre un engagement fort afin de soutenir le combat pour le droit des victimes – notamment d’agressions sexuelles.

Le Conseil d’administration de L’ARP, a voté la mise en place de nouvelles procédures de suspension pour tout membre mis en examen par la justice, et d’exclusion pour tout membre condamné – notamment pour des infractions de nature sexuelle. Ce changement de statut sera proposé aux membres et définitivement voté lors de la prochaine Assemblée générale.

La Lettre « En Bref » Novembre-Décembre 2019

Edito :

ET TOUJOURS « CINEMA

ET EGALITE DES TERRITOIRES »

Nous aborderons en 2020 une nouvelle phase dans le déroulement de cette action. Après avoir étudié la présence (et l’absence) des salles de cinéma dans les communes, nous avons pu constater les disparités que nous avons publiées dans nos précédents numéros. La conclusion de cette étude est, d’une part qu’au-delà de 10000 habitants toutes les communes sont équipées d’au moins une salle de cinéma. En revanche la situation est différente pour les communes entre 5000 et 10000 habitants, puisque seules 370 d’entre-elles sont équipées alors que l’on compte environ 2000 communes dans cette tranche de population. Certes chaque situation doit être examinée, car toutes les communes présentent des situations très différentes : présence d’un multiplexe, proximité d’une salle dans une autre commune limitrophe, etc… Il n’en est pas moins vrai qu’avec une population comparable certains Département ont peu de communes équipées. Comme nous l’avons déjà indiqué, 37 d’entre eux ne comptent que 12 ou moins de 12 communes dans ce cas, alors que d’autres une quarantaine. Les taux de fréquentation en découlent, variant en 2018 de 1,10 à 4,06, hors Paris bien sûr.

Nous reproduisons la carte actualisée issue de «La Géographie du cinéma 2018» parue en septembre dernier, et consultable sur le site du CNC« Indice de fréquentation : rapport entre le nombre d’entrées et la population d’une zone géographique donnée. »

 

Si vous souhaitez lire La lettre « En Bref » de Novembre-Décembre c’est ici.

J’accuse

Quelle bonne surprise que ce film historique qui surprend d’emblée par sa narration, son rythme et son point de vue. Le capitaine Alfred Dreyfus, accusé de trahison avec l’ennemi, jugé coupable et déporté, incarné par Louis Garrel, n’apparait que très peu. Le point de vue est celui de Picquart, un officier de l’armée qui, après avoir chargé Dreyfus, se rend compte de façon fortuite de son innocence. Ce dernier n’aura dès lors de cesse de faire éclater la vérité, honneur de l’armée oblige. Si le casting est très convaincant – Emmanuelle Seigner en maîtresse compatissante entraînée dans la tourmente, Matthieu Amalric en graphologue infatué, reconnaissons que Jean Dujardin, presque de tous les plans du film, incarne avec brio ce militaire un peu sec et franc-tireur qui se retrouve en danger, à vouloir faire triompher la vérité. Ajoutons à cela une mise en scène de Roman Polanski qui évite l’emphase et qui créé une atmosphère suffocante, avec un sens du détail qui demeure sa marque de fabrique. Sa reconstitution d’un Paris sombre, feutré et enfumé est au cordeau. N’étant pas un spécialiste de L’affaire Dreyfus, il me semble néanmoins que ce film didactique, même s’il doit prendre des raccourcis avec l’Histoire , parvient à capturer un état d’esprit où l’intolérance prédominait dans la société française. Le happy end final est également teinté d’amertume. Une fois réhabilité, Dreyfus continuera à être victime d’injustices quant à son avancement dans l’armée. « J’accuse » est une œuvre classique et rigoureuse qui, au-delà des polémiques, mérite amplement le détour. Michel Senna

Jean Dujardin et Louis Garrel dans J’accuse de Roman Polanski

Le Prix Louis-Delluc 2019 décerné à Jeanne de Bruno Dumont

Présenté au Festival de Cannes 2019 où il a reçu une Mention spéciale dans la section Un Certain Regard, Jeanne de Bruno Dumont a reçu ce lundi 10 décembre le Prix Louis-Delluc 2019. « Bruno Dumont a su mettre en images un magnifique texte de (Charles) Péguy. Il était déjà un grand cinéaste. Il entre cette fois-ci dans la famille du Delluc », a déclaré Gilles Jacob, le président du jury, en annonçant la nouvelle au Fouquet’s.

Jeanne était en lice face à sept films, parmi lesquels Grâce à Dieu de François Ozon, Synonymes de Nadav Lapid ou encore L’Adieu à la nuit d’André Téchiné. « Je suis très touché. Me voir ainsi associé à Louis Delluc est un honneur. Je suis un enfant du cinéma français et de ce cinéma-là, celui de mes maîtres, particulièrement », a confié Bruno Dumont joint par téléphone depuis l’Allemagne, où il est en tournage.

Sommaire Des Revues Décembre 2019

LES CAHIERS DU CINEMA

Décembre 2019 – n°761

Couv-761-cahiers du c decembre 2019

Éditorial
Les années 10 par Stéphane Delorme

Les années 2010
Le Top 10 2010-2019 des Cahiers
Le Top 10 2010-2019 des cinéastes 38 listes par des cinéastes qui nous ont accompagnés durant la décennie

Esthétique
Une décennie en morceaux par Stéphane Delorme
Outre-noir par Laura Tuillier
Galaxie Holy Motors
La libération de la durée par Cyril Béghin
Le cinéma contre les séries ? (ou l’inverse ?) par Jean-Philippe Tessé
Hollywood, le grand effondrement par Jean-Sébastien Chauvin

Politique
Prémonitions par Cyril Béghin
Le temps des clowns par Stéphane Delorme
2010-2019 en frise
#MeToo, multiplicités par Camille Bui
Cinémas arabes, le grand renversement par Vincent Malausa
Génération Fukushima par Stéphane du Mesnildot

Générations
Le ciel peut attendre par Florence Maillard
Jeunes cinéastes, avec et sans œuvre par Joachim Lepastier
Avoir 20 ans dans les années 10 par Paola Raiman

Cahier critique
It Must Be Heaven d’Elia Suleiman – par Florence Maillard
L’œil blessé entretien avec Elia Suleiman – par Joachim Lepastier
Notre dame de Valérie Donzelli – par Joachim Lepastier
Le tourbillon de la vie entretien avec Valérie Donzelli – par Laura Tuillier
La Vie invisible d’Eurídice Gusmão de Karim Aïnouz – par Camille Bui
La ruse du mélodrame entretien avec Karim Aïnouz – par Ariel Schweitzer
Le Lac aux oies sauvages de Diao Yinan – par Stéphane du Mesnildot
Au cœur du monde de Gabriel Martins & Maurilio Martins – par Ariel Schweitzer
The Lighthouse de Robert Eggers – par Vincent Malausa
Marriage Story de Noah Baumbach – par Jean-Philippe Tessé

Notes sur d’autres films Après la nuit (Marius Olteanu) – Brooklyn Affairs (Edward Norton) – Les Envoûtés (Pascal Bonitzer) – Jésus (Hiroshi Okuyama) – Jeune Juliette (Anne Émond) – Lillian (Andreas Horvarth) – Lola vers la mer (Laurent Micheli) – Le meilleur reste à venir (Matthieu Delaporte & Alexandre de La Patellière) – Pahokee, une jeunesse américaine (Ivete Lucas & Patrick Bresnan) – Seules les bêtes (Dominik Moll) – La Sincérité (Charles Guérin Surville) – Une vie cachée (Terrence Malick) – La Vérité (Hirokazu Kore-eda) – Le Voyage du Prince (Jean-François Laguionie et Xavier Picard)

Journal
Programmation Programmer en Chine : rencontre avec Marco Müller
Exposition Poétique du vampire
Découverte Connaissez-vous Helke Misselwitz ?
Internet Un rond-point sur l’exemple : filmer les gilets jaunes
Livre Sono Sion, passion et jaillissement (L’Exercice du chaos de Constant Voisin)
Livre Hartung Cinéma (Hartung Nouvelle Vague de Pauline Mari)
Inédit Revoir la Madone (Millenium Actress de Satoshi Kon)
DVD/Blu-ray La bonne foi (Elmer Gantry le charlatan de Richard Brooks)
Notes DVD Cape et poignard de Fritz Lang / Faubourg Montmartre de Raymond Bernard
Festival 10 ans à La Roche-sur-Yon
Festival Cinemed, mer patrie
Festival Arras, temps fort
Nouvelles du monde
Disparitions Robert Evans, Gustav Deutsch
Cinéma retrouvé
Le cinéma soudanais
Un rêve sans fin par Vincent Malausa
À ciel ouvert propos de Suhaib Gasmelbari, réalisateur de Talking About Trees

Documents
Mireille Perrier
Les cadeaux de la vie – souvenirs et documents

POSITIF 706 | Décembre 2019

actualité Terrence Malick

 

couv positif decembre 2019
8 Une vie cachée
L’enfant de St Radegund
Stanislas Bouvier

11 Un film d’Allemagne
Philippe Fraisse

14 Entretien avec August Diehl
Un homme qui dit non,
simplement
Yann Tobin

17 Entretien avec Valerie
Pachner
Accueillir les accidents de
parcours
Franck Garbarz
Edward Norton

20 Brooklyn Affairs
Le cloporte et le géant
Franck Garbarz

23 Entretien avec Edward
Norton
Dénouer des fils emmêlés :
l’histoire secrète de New
York
John Wranovics
Martin Scorsese

28 The Irishman
Peintre en bâtiment
Eithne O’Neill

30 Dans le calme de la nuit
Marc Cerisuelo
Steven Soderbergh
32 The Laundromat : L’Affaire
des Panama Papers
Entretien avec Steven
Soderbergh
Ouvrir les esprits par le rire
Michel Ciment
et Hubert Niogret
les films

40 It Must Be Heaven
d’Elia Suleiman
Stéphane Goudet

42 Gloria Mundi
de Robert Guédiguian
Vincent Thabourey

44 Le Voyage du prince
de Jean-François Laguionie
et Xavier Picard
Bernard Génin

45 La Vie invisible d’Eurídice
Gusmão
de Karim Aïnouz
Dominique Martinez

46 Proxima
d’Alice Winocour
Ariane Allard
de A à Z notes sur les films

48 À couteaux tirés
Au bout du monde
Au cœur du monde
Le Bel Été
Braquer Poitiers
Ceux qui nous restent
Chanson douce
Chichinette, ma vie
d’espionne
Doctor Sleep
Les Éblouis
Les Enfants d’Isadora
Les Envoûtés
Et puis nous danserons
La Famille Addams
Indianara
L’Instant infini
Knives and Skin
Le meilleur reste à venir
Lillian
Made in Bangladesh
Maléfique : le pouvoir du mal
Midway
Notre Dame
Pahokee, une Jeunesse
américaine
Queens
La Reine des neiges II
Rendre la justice
Retour à Zombieland
Serendipity
Seules les bêtes
Sympathie pour le Diable
Temporada
Tenzo
Terminator
Un été à Changsha
Vivre et chanter
Le Voyage du pèlerin

présences du cinéma

voix off

60 El paseo de Buster Keaton
Une promenade de Buster
Keaton
Federico García Lorca
bloc-notes

62 Octobre en cinéma
De Vienne à Hollywood,
ou de Cannes à Orléans ?
Jean-Loup Bourget
chantier de réflexion
*
66 L’Ouest, le vrai
Frédéric Mercier
expositions

72 L’Œil extatique.
Sergueï Eisenstein, cinéaste à la croisée des arts
Eisenstein, le retour en majesté
Jean-Loup Bourget

74 Chaplin au XXIe siècle
Deux expositions  Adrien Gombeaud

76 Vampires, de Dracula
à Buffy
Sang pour sens  Philippe Rouyer
notes festivalières

77 24e Festival du cinéma Allemand 2019
Éric Derobert Lumière 2019
11e Grand Lyon Film Festival
Lorenzo Codelli Cinémed 2019
41e Festival du cinéma
méditerranéen de Montpellier
Alain Masson
Viennale 2019
57e Festival international du film de Vienne
Louise Dumas

notes de lecture

80 J’ai oublié
L’Attrait de l’illusion
Le Dernier Hiver du Cid
Le Voyeur et l’Halluciné.
Au cinéma avec l’op art
Madame de…
Questions de cinéma :
entretiens et conversations
(1989-2001)

sélection dvd

83 Missouri Breaks
La Fille sur la balançoire
La Salamandre
Way Down East
Paris au mois d’août
Le Cavalier électrique
• Havana
L’Argent
le cinéma retrouvé

86 Quand passent les cigognes de Mikhaïl Kalatozov
Un dégel flamboyant Michel Cieutat

dossier Luchino Visconti: admiration et méditation

90 Sur Ossessione et La terre tremble
Propos de Luchino Visconti
93 Le rouge et l’or ou la décadence
selon Visconti Pascal Binétruy
96 Filmer la mort
Philippe Fraisse
100 Pas de miracle à Milan
Louise Dumas
102 La noble glaise de l’acteur viscontien
Christian Viviani
106 Les « nouvelles » de Luchino Visconti
Stefania Parigi
110 Visconti / Pasolini : lignes de partage
Laurence Schifano
115 Notes de lecture & dvd

SOFILM n°76 – TILDA SWINTON

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Parasite
Edward Norton
La Grande bouffe
Jeanne Balibar

22. Jeanne Balibar
Hors cadre. Théâtre, cinéma, danse, chanson… Peut-on tout faire quand on s’appelle Jeanne Balibar ? Et comment fait-elle ? La réponse, en partie : grâce à son rapport à la banlieue parisienne.

26. Fabrice Du Welz
Entretien. Le Belge s’est toujours trouvé plus à sa place du côté des grands réalisateurs mavericks. Quitte, parfois, à y laisser des plumes. Ce n’est pas son dernier film, Adoration, qui viendra démentir ce ressenti. Leçon de cinéma en auto-combustion dispensée par un des derniers vrais romantiques.

32. Parasite en Corée
Reportage. Partout où il est passé, Parasite a été un carton populaire, restant des semaines à l’affiche. Mais sur ce coup, Bong Joon-ho a été prophète en son pays : chez lui, le film relève quasiment du phénomène de société. Reportage sur place aux origines de l’épidémie.

38. Elia Suleiman
Entretien. C’est un cinéaste qui cherche son paradis comme dans son dernier film, It Must Be Heaven. Pour cela Elia Suleiman a opté pour plusieurs méthodes : se construire un personnage singulier en empruntant au cinéma d’auteur burlesque de Tati et Buster Keaton ; raconter son territoire intime à travers l’incertitude d’être né palestinien.

42. Joker: marches à l’ombre
Infiltré. Rien ne prédestinait cet escalier sombre et incommode du Bronx à devenir un phénomène touristique dopé par les réseaux sociaux. Sauf que voilà – c’est sur cet escalier que le Joker, s’est mis à danser comme un fou. Depuis, sur ces marches, c’est New York qui perd les pédales.

46. Tilda Swinton
Couverture. Icône queer, reine de la mode, activiste et performeuse… Tilda Swinton a repoussé loin les limites de l’incarnation au cinéma en jouant tous les genres, tous les âges et peut-être même bientôt toutes les espèces. Par goût du travestissement ? Par admiration pour ses idoles ? Du fond de son canapé dans les Highlands en Ecosse, elle se lance dans une grande conversation sans chichis.

68. Edward Norton
Entretien. Il a été la promesse d’un autre Nouvel Hollywood. Sur son CV, plusieurs films à haute valeur culte ajoutée. Puis, il a multiplié les pas de côté en s’offrant une autre carrière dans l’eldorado de la tech et des start-ups. Aujourd’hui, c’est en tant que réalisateur et acteur du très noir Brooklyn Affairs que l’homme refait surface. Sans bruit et sans fureur.

72. La Grande Bouffe
Légende. Savoureux scandale du Festival de Cannes cuvée 1973, La Grande Bouffe, reste le film le plus radical de l’Italien Marco Ferreri. Ceux qui ont vécu cette explosion de bonne chère, de sexe et de gargouillements en tout genre racontent les secrets de cuisson de ce très étrange banquet.

80. Robert Eggers
Entretien. Il a commencé fort avec The Witch. Aujourd’hui Robert Eggers, 36 ans, élargit le tir avec The Lighthouse, à mi-chemin entre l’horreur et le théâtre. Pourquoi, comment ? Celui qui dit aussi faire des films pour apprivoiser ses cauchemars raconte.

84. Hideo Kojima
Extra. Dans le monde du jeu vidéo, on le présente souvent comme le Steven Spielberg de sa catégorie, à la tête la série des Metal Gear Solid, vendue à plus de 50 millions d’exemplaires. Il revient avec Death Stranding, et son casting de blockbuster : Mads Mikkelsen, Norman Reedus, Léa Seydoux, Guillermo Del Toro… L’occasion de retracer son parcours, et de parler cinéma une bonne fois pour toutes.