Archives pour la catégorie Coup de cœur…

A Figeac : quand le théâtre fait son cinéma !

Dans le cadre du Festival de Théâtre de Figeac, qui se tiendra du 19 au 27 juillet prochain, l’Astrolabe et le cinéma Charles Boyer proposeront un film par jour en lien avec la programmation de spectacle.

Le jardin fait son cinéma

Du 22 avril au 1 novembre 2026 –
Le jardin fait son cinéma

Le jardin est un espace de mémoire, de temporalité, de mise en scène et d’émotion. À la fois réel et symbolique, il propose une scène où la nature est domestiquée, ordonnée, cultivée, mais jamais totalement contrôlée. Le cinéma, art du temps, du regard et du récit, trouve dans le jardin un partenaire plastique et poétique d’une rare intensité. Le thème du prochain Festival International des Jardins de Chaumont-sur-Loire, Le jardin fait son cinéma, invite à explorer les correspondances formelles, narratives et symboliques entre ces deux arts.

Depuis les origines du cinéma, le jardin est un lieu de tournage. Filmer dans un tel “décor” n’est jamais neutre. Il porte en lui une charge affective, un potentiel dramaturgique incroyable. De la séquence bucolique à la scène d’effroi, du lieu d’enfance au territoire fantastique, il peut être refuge ou piège, utopie ou initiation, paradis ou allégorie.

Le cinéma partage avec l’art du jardin une même attention aux perspectives, aux lignes et aux circulations. Tous deux organisent l’espace pour guider le regard. Le jardin est scénographié pour être parcouru, la succession des plans d’un film pour être lue. Dans les deux cas, le mouvement engendre une narration implicite. Le jardin peut alors être imaginé comme un dispositif cinématographique, une scène mouvante où lumière, rythme, matière s’articulent dans le temps.

De nombreux cinéastes ont fait du jardin bien plus qu’un décor. Il n’est que de penser au Jardin des Finzi-Contini (1970) de Vittorio De Sica, au Jardin secret d’Agnieszka Holland (1993), au film de Miyazaki, Mon voisin Totoro (1988).

Autre bonne raison de rapprocher l’art du jardin du cinéma : la question du temps. Le jardin pousse et se transforme, soumis aux saisons et aux aléas du climat. Le cinéma, quant à lui, joue avec un temps pluriel : il le dilate, le condense, le fragmente, le remonte. Filmer au jardin, c’est donc inscrire dans l’image une temporalité mouvante, évolutive ; c’est capter la lente évolution du monde vivant. Derek Jarman, dans The Garden (1990), a fait du jardin un motif central, de même que Peter Greenaway dans Meurtre dans un jardin anglais (1982).

Au-delà de l’évocation de tous ces films, Le jardin fait son cinéma invite à penser le jardin comme un dispositif narratif, qui articule des séquences (parterres, allées, massifs, bosquets…), construit des transitions (clôtures, seuils, ouvertures), module des intensités (ombres et lumières, vides et pleins). Le paysagiste, à l’instar du cinéaste, compose une œuvre séquentielle, polyphonique, où le promeneur devient spectateur actif. Gilles Clément parle du jardin comme d’une “écriture en mouvement”, comme d’un “scénario vivant”. Pour Bernard Lassus, le paysage se déroule comme un film ou une bande d’images.

Chantal Colleu-Dumond
Directrice du Festival International des Jardins

À Chisà, en Corse, le cinéma fait battre le cœur du village

De dix spectateurs à plus de trente chaque mois, l’association Corta Maghjina a transformé ce village de l’intérieur en véritable lieu de vie culturelle. Derrière cette dynamique, Marithé Micaelli poursuit, discrètement, son combat contre l’isolement rural.


« Dossier 137 » César des Lycéens 2026

Aux prix prestigieux qui font la légende des César s’ajoute depuis 2019 un César des Lycéens, remis à l’un des films nommés dans la catégorie « Meilleur Film ».
La cérémonie de remise du César et la rencontre-débat avec le lauréat et son équipe aura lieu le 18 mars 2026, à la Sorbonne à Paris

Hafsia Herzi, Prix Alice Guy 2026

                Les six membres du jury du Prix Alice Guy 2026 se sont réunis ce mardi 24 février 2026 dans les locaux de la Scam, et ils ont décerné le neuvième Prix Alice Guy à…  La petite dernière d’Hafsia Herzi                 « C’est mon amie Aline Rolland, qui dirigeait le cinéma Le Caméo à Nancy, qui m’a fait connaître Alice Guy. Elle m’a offert la BD dédicacée de Catel & Bocquet que j’ai lue avec intérêt, se souvient avec bonheur Hafsia Herzi. J’ai ensuite découvert le Prix Alice Guy que je trouve très beau par l’hommage qu’il rend à cette grande pionnière. C’est important de mettre en lumière et dans un même mouvement, les réalisatrices d’aujourd’hui et Alice Guy, tant il reste compliqué de financer notre cinéma et, comme elle, de se faire respecter », conclut la cinéaste Hafsia Herzi, en se disant enchantée de cette récompense. 
La Petite Dernière est son troisième long métrage. Il était en compétition officielle au Festival de Cannes 2025 d’où il est reparti récompensé du Prix d’interprétation féminine remis à son actrice principale Nadia Melliti et de la Queer Palm. Il a reçu depuis le Prix Louis Delluc et est nommé dans sept catégories aux César 2026.                                                                                                                                             ©Mathilde Marc­
Le jury Prix Alice Guy 2026 était composé de : 
Thierry Klifa, réalisateurNathalie Azoulai, autriceLouis Derungs, acteurDamien Megherbi, producteurLaetitia Dosch, actriceLina Soualem, réalisatrice, Prix Alice Guy 2025 (absente de la photo). 
Et après ? Le Prix Alice Guy 2026 sera officiellement remis à la réalisatrice et à son équipe lors d’une cérémonie organisée au Max Linder Panorama, à Paris. 
La petite dernière y sera projeté au terme d’une soirée qui commencera par honorer le travail d’Alice Guy, la première femme cinéaste au monde.
Et comme chaque année, la soirée, à laquelle participeront la lauréate, son équipe et le jury, est ouverte à tou.te.s.
Les prochains rendez-vous Alice Guy
A Chicago, le 5 mars 2026­
L’Alliance Française de Chicago invite Véronique Le Bris à présenter sa biographie Alice Guy, la plus audacieuse des pionniers du cinéma, dans le cadre du Festival de la Francophonie 2026. A l’Alliance Française de Chicago,6:30 pm. ­En savoir plus
A Brétigny s/ Orge, le 8 mars 2026­
Pour la journée internationale dédiée aux droits des femmes, Ciné 220 organise une séance autour du documentaire américain Be natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché de Pamela B. Green. La projection sera suivie d’un débat. 
Au Ciné 220, à 18h45­
A Bobigny, le 11 mars 2026­
Situé en plein centre-ville, au pied de la ligne 5 du métro, le tout nouveau cinéma Alice Guy ouvre au tarif très attractif de 4€ la séance. 
Six salles – 865 fauteuils – accueillent une programmation culturelle large qui ira de la danse aux rencontres.©Herault Arnod Architectures­En savoir plus

« quand le théâtre raconte le cinéma »

La Comédie de Saint-Étienne propose ce spectacle de théâtre qui retrace la naissance du cinéma, de ses premières inventions à ses grandes figures. D’Alice Guy à Georges Méliès, le public découvre ainsi les origines du 7e art.

Une scénographie inventive au service du théâtre et du cinéma

La scénographie repose sur un dispositif modulable et visuel. Le plateau se transforme en atelier de fabrication d’images. Toiles peintes, accessoires lumineux et jeux d’ombres composent un univers évocateur.
Les interprètes manipulent les éléments à vue. Le public observe les procédés du cinéma ancien. Ombres chinoises, illusions et reconstitutions de films apparaissent sous ses yeux. Le piano accompagne cette traversée artistique.

Prix Alice Guy 2026 – le jury, les finalistes

Pour départager les finalistes choisis par les 6 717 internautes qui ont voté, il fallait un jury à la hauteur. 
Qui sont celles et ceux qui composent le jury paritaire du Prix Alice Guy 2026 ? 
Louis Derungs, acteur­

Son histoire est folle, son parcours impressionnant. Etudiant à Polytechnique en Suisse, Louis Derungs est traversé par un arc électrique près d’une voie ferrée. Brûlé sur plus de 50% du corps, il est amputé des deux bras.Il enchaîne alors les exploits sportifs et les diplômes, fonde une famille et invente une solution digitale contre la douleur chronique.Il se raconte dans deux livres 15000 volts et 15000 volts dix ans après. Il inspire et interprète Après la fin, la première fiction de Frédéric Lopez, récompensé de quatre prix à Luchon Festival 2026 dont le prix d’interprétation masculine.­
Lina Soualem, réalisatrice­

Fille d’un couple de comédiens, Lina Soualem étudie les relations internationales avant de découvrir, en travaillant pour un festival argentin, le documentaire, « un genre de cinéma que je ne connaissais pas » dit-elle. Elle se lance pourtant quand ses grands parents paternels se séparent. Leur Algérie, premier film intime, connaît un vrai succès d’estime.Avec Bye bye Tibériade, elle revient sur la lignée de femmes palestiniennes dont elle est issue sa mère, Hiam Abbas. Le film a fait le tour du monde et représenté la Palestine à l’Oscar. Il a reçu le Prix Alice Guy 2025
Damien Megherbi, producteur­

Un temps journaliste, Damien Megherbi se forme en suivant la fabrication des courts métrages de Justin Pechberty avec qui il fonde la société de production et de distribution, Les Valseurs. Leur credo : mêler exigence, subversion, accessibilité et popularité dans la fiction, l’animation et le documentaire.Ce qui leur vaut une multitude de sélections et de prix dans les grands rendez-vous du cinéma mondial. Vilaine filleCiudad Sin Sueño, Le Mystérieux regard du flamant rose, Soundtrack to a Coup d’Etat… sont à leur catalogue aux côtés de la série animée Samuel signée Emilie Tronche, diffusée sur Arte et qui compte près de 50 millions de vues !­
Laetitia Dosch, actrice­

Formée en France puis en Suisse, Laetitia Dosch prouve vite qu’elle est aussi à l’aise sur scène que sur un plateau de cinéma.Révélée par le théâtre classique avant de se mettre elle-même en scène, elle s’affirme devant la caméra de Justine Triet dans La Bataille de Solférino et impose son jeu intense dans Jeune femme de Léonor Serraille puis dans Passion simple de Danielle Arbid, adapté d’Annie Ernaux.Souvent dirigée par des réalisatrices, elle revendique ses engagements envers les femmes et les animaux dans Le Procès du chien qu’elle réalise en 2024. Elle est une des héroïnes de La Maison des femmes de Mélisa Godet.­
Thierry Klifa, réalisateur­

Journaliste au magazine Studio de 1991 à 2002, Thierry Klifa passe derrière la caméra en mettant en scène Danielle Darrieux dans le court métrage Emilie est partie, puis dans le long Une vie à t’attendre. Amoureux des grandes actrices françaises à qui il écrit des rôles complexes, il a dirigé Catherine Deneuve, Nathalie Baye, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Géraldine Pailhas, Diane Kruger, Miou-Miou…Avec La femme la plus riche du monde porté par le duo Isabelle Huppert/Laurent Lafitte et inspiré de l’affaire Banier-Bettencourt, il signe un des plus beaux succès du box-office français de 2025.­
Nathalie Azoulai, autrice­

Normalienne, agrégée de lettres modernes, Nathalie Azoulai  débute dans l’édition et publie en 2002 Mère AgitéePrix Médicis en 2015 et finaliste du Goncourt pour Titus n’aimait pas Bérénice, elle a souvent convoqué sa cinéphilie dans ses romans tels Les Spectateurs ou Clic Clac.Autrice d’un essai sur la série Mad Men, scénariste de Parcours meurtrier d’une mère ordinaire : l’affaire Courjault réalisé par Jean-Xavier de Lestrade, elle a co-écrit Ozu et nous, un échange de lettres sur le cinéaste japonais.En 2025, elle a publié Toutes les vies de Théo puis Petit éloge de nos sœurs. Elle est présidente du jury du Prix Femina
Ils se réuniront le mardi 24 février 2026 dans les locaux de la Scam, partenaire du Prix Alice Guy, pour choisir la lauréate 2026 parmi les réalisatrices des cinq films finalistes que vous avez élus.
 Parmi les 105 films éligibles pour le Prix Alice Guy 2026, vous avez choisi : 
Muganga – celui qui soigne réalisé par Marie-Hélène RouxPartir un jour réalisé par Amélie BonninL’Attachement réalisé par Carine TardieuDes Preuves d’amour réalisé par Alice DouardLa Petite dernière réalisé par Hafsia HerziEt après ? Une soirée de remise du Prix Alice Guy sera organisée au Max Linder Panorama pour honorer l’événement ainsi que la mémoire et le travail d’Alice Guy, la première réalisatrice au monde. 
Et comme chaque année, la soirée, à laquelle participeront la cinéaste lauréate avec son équipe et le jury, est ouverte à tou.te.s.

Prix Alice Guy

Comment voter ?

Rien de plus simple. Tous les films éligibles figurent dans la liste fournie en cliquant sur “Je vote”. Il vous suffit de cocher 3 films au minimum et 5 au maximum pour enregistrer votre sélection. Tout le monde peut voter… mais chacun.e ne peut voter qu’une seule fois. Vous validerez votre choix avec votre adresse email.
L’urne virtuelle se refermera le 31 janvier 2026 à minuit.

Et après ?

Le 1er février, les cinq finalistes, c’est-à-dire les 5 films qui auront reçu le plus voix (1 vote = 1 voix), seront annoncés. Fin février, ils seront soumis à la délibération d’un jury paritaire composé de six professionnels du cinéma.
Une soirée de remise du Prix Alice Guy sera ensuite organisée au Max Linder Panorama pour honorer l’événement, la mémoire et le travail d’Alice Guy, première réalisatrice au monde. Et comme chaque année, la soirée à laquelle participeront la cinéaste lauréate, son équipe et le jury, est ouverte à tou.te.s.