Novembre 2019 – n°760

Couv-760-nov19- les cahiers du cinema

Éditorial
Dernières sommations par Stéphane Delorme

Événement
Les Misérables de Ladj Ly
L’enfant-lion par Stéphane Delorme
Légendes de Montfermeil entretien avec Ladj Ly – par Stéphane Delorme & Jean-Philippe Tessé
Tenu, tendu entretien avec Alexis Manenti – par Cyril Béghin
Ladj Ly, état des lieux par Cyril Béghin

Gloria Mundi de Robert Guédiguian
La mauvaise société par Jean-Sébastien Chauvin
Entre l’intelligence et l’émotion entretien avec Robert Guédiguian – par Jean-Sébastien Chauvin & Stéphane Delorme

Terminal Sud de Rabah Ameur-Zaïmeche
Le pays par Jean-Philippe Tessé
Un film de France entretien avec Rabah Ameur-Zaïmeche – par Jean-Philippe Tessé

Films du mois
The Irishman de Martin Scorsese
L’âme en peine par Florence Maillard
Pyjama party par Stéphane Delorme

Proxima d’Alice Winocour
Proximité par Paola Raiman
Les pieds sur terre entretien avec Alice Winocour – par Stéphane Delorme & Paola Raiman

Knives and Skin de Jennifer Reeder
Rêves de jeunes filles par Jean-Sébastien Chauvin
Des majorettes et des fantômes entretien avec Jennifer Reeder – par Stéphane du Mesnildot

Cahier critique
J’accuse de Roman Polanski – par Joachim Lepastier
Le Bel Été de Pierre Creton – par Antoine du Jeu
Une colonie de Geneviève Dulude-de Celles – par Camille Bui
J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin – par Florence Maillard
Temporada d’André Novais Oliveira – par Ariel Schweitzer
Tenzo de Katsuya Tomita – par Stéphane du Mesnildot

Notes sur d’autres films La Belle Époque (Nicolas Bedos) – Chanson douce (Lucie Borleteau) – Les Enfants d’Isadora (Damien Manivel) – Gemini Man (Ang Lee) – In Fabric (Peter Strickland) – Koko-di Koko-da (Johannes Nyholm) – Le Mans 66 (James Mangold) – Little Joe (Jessica Hausner) – Oleg (Juris Kursietis) – L’Orphelinat (Shahrbanoo Sadat) – Terminator : Dark Fate (Tim Miller) – Vivre et chanter (Johnny Ma)

Journal
Salle La Clef : l’occupation qui tient
Découverte Connaissez-vous José Varela ?
Découverte Robert Fulton, Léonard de la Bolex
Programmation Cannes 39 : Cannes, année zéro
Programmation Au Festival des 3 Continents, au fil du « Livre noir »
Hommage Luis Ospina, libre
Exposition Parcours Godard, derrière le rideau
Série Now Apocalypse, petite apocalypse
Série Les Sauvages, série Z
Série Mytho, même pas vrai
Rétrospective/DVD L’enfer de Pabst
Notes DVD Domino de Brian De Palma / Black Journal de Mauro Bolognini / La femme qui faillit être lynchée d’Allan Dwan & La Belle Rousse du Wyoming de Lee Sholem / Film de Samuel Becket & Alan Schneider
Festival Busan en petites formes
Festival À Groix, nul film n’est une île
Nouvelles du monde
Disparitions Marie-José Nat, Robert Forster

Cinéma retrouvé
Western
Aventuriers francophones dans le western entretien avec Gilles Havard – par Stéphane Delorme

SOFILM n°75 

couv-nov-2019-sofilm

Shah Rukh Khan
Richard Linklater
Weyes Blood
Ramzy Bedia
Peaky Blinders

20. James Mangold
Hors cadre. Ce mois-ci, il passe la seconde avec Le Mans 66, un film en forme de métaphore de son rapport de force face aux studios mais aussi évidemment une déclaration empreinte de fascination pour les grosses cylindrées. Vroum !

26. Peaky Blinders
Reportage. Comment la série phénomène est-elle parvenue à faire d’une cité industrielle une terre de fantasmes ? Steven Knight, un gamin du coin, s’est lancé dans une drôle d’aventure où l’intime se mélange à la fiction. Depuis, à Birmingham, tout le monde veut se balader en costume de tweeds et bérets, tatouages dehors et bagouzes aux doigts.

32. Ramzy Bédia
Entretien. S’il n’était pas monté sur scène un jour, il serait « chauffeur Uber ». Depuis, Ramzy Bedia a un mojo : « Suivre toujours les fous ». Le dernier en date ? Rabah Ameur-Zaïmeche. Rencontre avec un homme qui ne mange pas sur un tournage s’il n’a pas fait rire quelqu’un avant.

38. Roland Emmerich
Entretien. Dans son dernier film, Midway, il reconstitue une bataille mythique de la Seconde Guerre mondiale au moment où Hollywood réclame toujours plus de super-héros. Faut-il sauver les soldats du blockbuster ? Le cinéaste d’origine allemande fait le point.

42. Shah Rukh Khan
Couverture. Il est la plus grande star de cinéma au monde. Pendant plus de vingt ans, Shah Rukh Khan a incarné le héros romantique de Bollywood et révolutionné le cinéma indien. Dans son sillage, des centaines de millions de fans. Mais voilà, depuis quelques années, SRK, 54 ans, ne fait plus autant recette. Rencontre sur ses terres indiennes avec un acteur à travers lequel on peut comprendre beaucoup de choses : l’histoire d’un pays, celle de son industrie, mais aussi celle d’un roi qui ne veut pas abdiquer.

64. En tournée avec Les Misérables
Hors cadre. Candidat de la France aux Oscars, Ladj Ly et ses Misérables profitent de la longue tournée d’avant-premières avant la sortie officielle pour « ouvrir » le film à tous les publics et débattre de bavures policières, de banlieue et de lutte des classes. Reportage à Toulouse.

70. Richard Linklater
Entretien. De sa trilogie des Before avec Ethan Hawke et Julie Delpy à Rock Academy, Linklater a une grande ambition : rejoindre en son œuvre la grande tradition américaine. Et si une certaine essence d’Hollywood se logeait loin de la Californie, chez lui, au Texas ? Rencontre avec un « Monsieur Cinéma » en tongs.

78. Scorsese New-York
Hors cadre. C’est encore à New York que Martin Scorsese a choisi de tourner son dernier opus, The Irishman. Et qu’importe si le récit se déroule à Philadelphie. Visite fantôme des lieux mythiques de sa filmographie.

88. Weyes Blood
Extra. De son obsession pour James Cameron à son amour de John Waters, le cinéma habite la jeune artiste californienne qui réalise elle-même ses clips au point de vouloir « être dans son propre film ».
Robert Kramer
Semeur de troubles par Paola Raiman

Entretien
Richard Linklater
Les temps du film entretien avec Richard Linklater – par Joachim Lepastier

The End
Le premier cinéaste

 

POSITIF 705 | Novembre 2019

couv 2019-nov-positif

Dossier

50 ans d’audace et d’invention
Critique du film J’ai perdu mon corps de Jérémy Clapin et entretien avec le réalisateur

Critique du film Les Misrables de Ladj Ly et entretien avec le réalisateur

Un retour sur la 76e édition de la Mostra de Venise

Voix Off : rencontres avec Pabst.

Chantier de réflexion : « Intérieur, dit aussi Le Viol » Patrice Chéreau, Edgar Degas, Gabrielle (2005)

Hommages à Richard Williams, Piero Tosi, Jean-Pierre Mocky, Robert Frank et Donn Alan Pennebaker.

 

 

Début du chantier pour le cinéma de Migennes

Lire  à ce sujet l’article de « L’yonne Républicaine »

Les travaux du futur cinéma Le Prisme [ont commencé le] mardi 15 octobre 2019. Il ne comptera pas une salle mais deux et sera géré par Ciné-Migennes.

Le générique d’ouverture n’est plus très loin. Ce mardi 15 octobre, les premiers coups de pioche devraient être donnés rue Pierre-et-Marie-Curie, annonçant le lancement de la construction du cinéma Le Prisme, à Migennes.
Propriété de la Ville, la structure sera gérée, comme prévu, par l’association Ciné-Migennes.
En revanche, une nouveauté majeure est apparue par rapport aux premières esquisses, le Prisme ne sera pas une salle mono-écran. Mais il sera doté de deux salles : une salle de 166 sièges, et une autre de 68.
Or, à l’origine, le projet migennois portait bien sur la construction d’un équipement comprenant, à la fois, une salle de cinéma et une salle culturelle.
Ce soudain changement de décor est lié à l’avis rendu par le Centre national du Cinéma (CNC), qui a « contraint la mairie à construire deux salles de cinéma au lieu d’une seule. »

Un enjeu financier de taille : Revenant sur ce revirement, le maire François Boucher (LR) précise le contexte : « La règle du CNC, depuis très peu, est de ne plus soutenir les cinémas mono-écran. Nous avons donc dû nous adapter. Même si c’est toujours compliqué de faire ce genre de modifications en cours de projet… D’ailleurs, si nous n’avions pas, au départ, envisagé de construire une salle de cinéma plus une salle culturelle, nous aurions été dans la difficulté. »
Obtenir un avis favorable du CNC représente, il est vrai, un enjeu financier de taille : « Leur absence de soutien aurait été très préjudiciable pour l’exploitation. Sans eux, l’exploitant n’a pas d’aide pour l’investissement. » Pour l’association Ciné-Migennes, l’aide du CNC représentait « près de 30 % dans leur projet de démarrage ».

Avec ce passage à deux salles, le montant global de la construction s’alourdit de 50.000 euros pour atteindre un coût total estimé à « 1,922 million d’euros » (TTC). Toutefois les partenaires initiaux – comme la Région et l’État – devraient bien subventionner ce projet en dépit de l’évolution de sa nature. Porté par la Ville, le cinéma migennois pourrait au final, via plusieurs biais, « être subventionné à hauteur de 75 % ». L’ouverture du Prisme est désormais annoncée pour mai 2020.

 

Et le site box office apporte les précisions suivantes :

Les premiers coups de pelle ont été donnés dans la commune de l’Yonne le 15 octobre. Le futur établissement comprendra 2 salles et ouvrira en mai 2020.
Il s’était fait désirer depuis de nombreuses années ; il commence enfin à se concrétiser. Depuis le 15 octobre, véhicules et personnels s’affairent sur le chantier du cinéma à Migennes. Les travaux de terrassement se poursuivent malgré une météo changeante. Au total, la construction va durer sept mois pour un budget d’environ 1,9 million d’euros. Réalisé par le cabinet Grima Loussouarn, le Prisme abritera deux salles et 234 fauteuils et ouvrira en mai 2020.

Propriété de la mairie, le cinéma sera géré par l’association Ciné-Migennes, à l’origine du projet. En 2011, elle se forme pour lancer une étude de faisabilité qui justifie la construction d’un mono-écran auquel pourra être ajouté une deuxième salle. Le dossier est présenté en 2015 à la municipalité qui accepte d’emblée un site de deux écrans : une salle de cinéma et une culturelle. En juin 2019, une rencontre avec le CNC, qui valorise les projets de 2/3 écrans en centre-ville, entraîne la transformation du projet. Les deux salles seront dédiées au cinéma.

L’association Ciné-Migennes entend passer par un groupement de programamation. Elle maîtrise certains rouages puisqu’elle participe au cinéma panoramic itinérant qui propose séances classiques et ciné-débats toutes les trois semaines dans la commune à l’Escale. Dans le futur Prisme, « nous passerons 30 à 40 % d’art et essai et développerons une vraie politique pour le jeune public via une collaboration avec l’association des cinémas indépendants de Bourgogne notamment », explique Stéphane Anglade, président de l’association.

Par ailleurs, l’établissement souhaite travailler en complémentarité avec le mono-écran Agnès Varda, ouvert en septembre 2017 à Joigny (10 km) et exploité par Oliver Defossé (CinéOde). Le site de Migennes, qui ambitionne 26 000 spectateurs en rythme de croisière, devra également composer avec les 8 salles du CGR d’Auxerre à 20 km.

Le cinéma de Sainte-Foy-la-Grande s’agrandit

Après plus d’un an de travaux, l’établissement basé en Gironde ouvre deux écrans supplémentaires ce mercredi 6 novembre. La salle historique va de son côté être modernisée pour une réouverture attendue en mars 2020.

Retrouvez ci-dessous l’intégralité de l’article proposé par le site « box office »

Changement de dimension pour La Brèche, mono-écran implanté au cœur de Sainte-Foy-la-Grande. Près de quarante ans après son inauguration, le site bénéficie d’une rénovation d’envergure démarrée en septembre 2018. La première phase dédiée à l’extension s’achève ce mercredi 6 novembre avec l’ouverture de deux salles (140 et 80 places) supplémentaires. La seconde a débuté le 14 octobre avec la fermeture de la salle historique (400 fauteuils), qui va subir un lifting de printemps et une réduction pratiquement de moitié de sa capacité. « Cette salle était trop grande et inadéquat pour une commune comme Sainte-Foy-la-Grande, explique Youen Bernard, président d’Artec qui a obtenu la DSP en juin 2018. Passer à trois écrans et 500 places en mars 2020 rend l’offre cinématographique plus adaptée à son marché. » Masquée par une grande salle polyvalente, l’entrée du cinéma va être repensée pour s’orienter vers le centre-ville.

Une extension à l’étude depuis 2001
À son ouverture au début des années 1980, La Brèche était la propriété de la Ville, qui a délégué la gestion tantôt au privé, tantôt à une association de spectateurs. En 2001, le directeur d’alors, Jean-Michel Mezuret, initie une étude de marché sur la faisabilité d’une extension. Le site est ensuite repris par la communauté de communes du pays Foyen (CCPF), qui souhaite en faire davantage un lieu intercommunal dans une zone délaissée en cinémas. Alors que se concrétise le projet d’agrandissement (pour un montant avoisinant les 2,6 millions d’euros), la CCPF lance il y a trois ans un appel à candidature pour la DSP du cinéma ; laquelle est décrochée par Artec, société gérant 15 établissements en Gironde et dont les locaux se trouvent dans la récente Villa Monciné à Saint-André-de-Cubzac. « Ce département étant notre cœur de cible, c’était évident pour nous de postuler dans notre objectif de développement. Par ailleurs, notre décision a été motivée par le fait d’exploiter un multi-écrans, gage d’une meilleure rentabilité. »

Un objectif de 100 000 entrées
Artec souhaite inscrire La Brèche dans la continuité de sa ligne développée dans le département : mixité de la programmation, ateliers d’éducation à l’image, événements hors cinéma. L’exploitant entend également contribuer à la dynamique intercommunale via des collaborations avec des associations et acteurs de la région. Pour l’inauguration ce mercredi soir, avec entre autres avec la projection en avant-première d’Une belle équipe de Mohamed Hamidi (daté au 15/01 chez Gaumont), quelque 2 000 personnes sont attendues. « Ces derniers temps, La Brèche totalisait 25 à 30 000 tickets annuels, précise Youen Bernard. L’étude indique que l’équilibre économique serait atteint avec 70 000 entrées. Une fois que le cinéma sera entièrement opérationnel, nous visons les 100 000 spectateurs. »

Festival des 3 continents : Nantes 19 au 26/11/2019

Le F3C : le goût de la découverte et de la rencontre.
Chaque année depuis 1979, à la fin du mois de novembre à Nantes, le Festival des 3 Continents propose des films de fictions et des documentaires d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie.
Cette spécialisation géographique, pionnière en son temps, ne résume pas l’identité du Festival, elle est une des formes de ce qui l’anime et le distingue : la passion et la curiosité, le goût de la découverte et des rencontres, l’amour des films du Sud et la volonté de les servir.
Le Festival des 3 Continents a été et restera un lieu de découvertes et de rencontres, un lieu d’échange et de passion.