Cinéma indépendant : ça tourne ou ça coupe ?

Malgré la présence de la sélection Acid (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) au festival de Cannes, le cinéma indépendant a peur de se faire manger par les grosses productions françaises.
Dans son émission « le Nouveau Rendez-Vous » du 15 mai 2019 sur France Inter Laurent Goumarre reçoit Michel Leclerc, cinéaste ; François Barge-Prieur, journaliste et critique ; Caroline Bonmarchand, productrice et Véronique Le Bris, journaliste et fondatrice du prix Alice Guy

« …Et par ailleurs, le cinéma, c’est aussi un art » – une tribune de la S.R.F. (Société des réalisateurs de films)

Tribune de la Société des réalisateurs de films (SRF)
On se souvient de la célèbre formule d’André Malraux : « le cinéma est un art ; et par ailleurs c’est aussi une industrie ». Pendant des décennies, cette conception duale (art et industrie) a fondé toutes les politiques françaises de soutien au secteur, faisant du cinéma français le contre-modèle le plus puissant au cinéma américain.
Cette politique s’est avant tout incarnée dans l’action du CNC, et son système de taxation des billets de cinéma qui permet, sans demander un sou de plus aux contribuables, de rééquilibrer sans cesse les deux pôles, tout en s’adaptant aux nouveaux usages.

Sommaires des revues Mai 2019

Les cahiers du cinéma :

Paris brûle-t-il ? par Stéphane Delorme
Cannes 2019 :
Douleur et gloire de Pedro Almodóvar
À cœur ouvert par Jean-Sébastien Chauvin
L’écran qui accompagne entretien avec Pedro Almodóvar – par Marién Neveu-Agero & Jean-Philippe Tessé
Du corps à la couleur entretien avec José Luis Alcaine – par Jean-Philippe Tessé
Musique secrète entretien avec Alberto Iglesias – par Jean-Philippe Tessé
Parasite de Bong Joon-ho
Dans la prison de verre par Stéphane du Mesnildot
Sibyl de Justine Triet
Anatomie de l’actrice par Stéphane du Mesnildot
Une nécessité de fiction entretien avec Justine Triet – par Jean-Philippe Tessé
Promesses cannoises : toutes les sélections du festival
Un an après, où est passé Le Livre d’image ? par Joachim Lepastier
Cahier critique
Les Météorites de Romain Laguna – par Paola Raiman
Quand nous étions sorcières de Nietzchka Keene – par Sophie Charlin
Passion de Ryusuke Hamaguchi – par Vincent Malausa
Notes sur d’autres films Le Chant de la forêt (João Salaviza & Renée Nader Messora) – L’Esprit des lieux (Stéphane Manchematin & Serge Steyer) – Fugue (Agnieszka Smoczynska) – Jessica Forever (Caroline Poggi & Jonathan Vinel) – Meurs, monstre, meurs (Alejandro Fadel) – Petra (Jaime Rosales) – Nous finirons ensemble (Guillaume Canet) – Permanent Green Light (Dennis Cooper & Zac Farley) – The Reports on Sarah and Saleem (Muayad Alayan)
Journal
Reportage À Grenoble, au bout de chaque rue un cinéma
Métiers Colère en fin de chaine – le live blanc de la post-production cinéma
Reprise Mini block-Buster (Les Lois de l’hospitalité de Buster Keaton)
Patrimoine Le bal du patrimoine (Toute la mémoire du monde à la Cinémathèque)
DVD Danielle Darrieux, forteresse cachée (Battement de cœur et Premier Rendez-vous d’Henri Decoin)
Disparition Stanley Donen, la danse éternelle, Bibi Andresson, Seymour Cassel, Marlen Khoutsiev, Larry Cohen, Dominique Noguez
Jean-Pierre Beauviala, l’inventeur
Festivals : Brive, d’un visage l’autre
7ème Lune prend son envol
Cinéma du réel : l’idée et le geste
Nouvelles du monde
Disparitions
Analyse de séquence
Un jour à New York de Stanley Donen et Gene Kelly
Exil à Main Street par Stéphane Delorme
Cinéma retrouvé : Virginie Thévenet L’effrontée par Hugues Perrot et Paola Raiman
La nuit porte conseil entretien avec Virginie Thevenet – par Hugues Perrot et Paola Raiman
Trois femmes de Robert Altman
Je suis trois femmes par Pacôme Thiellement
Hommage : Agnès Varda
À Daguerre comme à la guerre entretien avec Rosalie Varda, Cecilia Rose et Julia Fabry – par Carolina Lucibello & Louis Séguin
Agnès V. par Jane B. entretien avec Jane Birkin – par Louis Séguin
Romantique mais pas trop entretien avec Joanna Bruzdowicz – par Paola Raiman
Le pont des arts entretien inédit avec Agnès Varda – par Stéphane Delorme
Varda du coq à l’âne Du coq à l’âne – Le désir de structure – Beau regard – À la main – Memento Mori – Le nu – Le bonheur – De la pierre… – … à l’écorce – Art brut – Jeux de mots – Elle et les autres – Avec ou sans toit – La voix de Varda
The End
Partage de l’intime

 

POSITF

Michel Deville,  les jeux de l’amour et du hasard

Entretien avec Clint Eastwood par Pierre Berthomieu et John Wranovics.

Critique du film Douleur et Gloire
de Pedro Almodóvar par Ariane Allard.

Entretien avec Juliette Binoche par Yann Tobin.
Voix Off : J’ai raté Woodstock pour pouvoir tourner le film, Martin Scorsese.

Chantier de réflexion :
Trois notes impromptues sur la réalité virtuelle de Adrien Gombeaud

Cinéma retrouvé :
Tombeau de Jean Vigo d’Alain Masson

SOFILM

 

Andreï Zviaguintsev

Hors-cadre. En quelques films (Léviathan, Faute d’amour), il a fâché pas mal de monde avec des scènes de beuveries mémorables. Mais au fond, c’est quoi le problème des Russes avec l’alcool ?

Rome: Salò de hipsters

Reportage. En 20 ans, le quartier de Pigneto à Rome, immortalisé par Pasolini dans son premier film Accattone, a bien changé, jusqu’à devenir un symbole de la gentrification à l’italienne. Mais les résistances citoyennes et artistiques s’organisent…

Jean Dujardin

Entretien. Pour rester en liberté, celui qui est passé d’un personnage de surfeur à l’Oscar du meilleur acteur expérimente d’autres cinémas : l’obsession et le retour à l’animal dans Le Daim de Quentin Dupieux, l’affaire Dreyfus vue par Roman Polanski (J’accuse), avant un retour – enfin – à l’agent OSS 117 adoré. Entre chaque partition, la tentation de prendre la contre-allée pour de nouveau s’appartenir.

À quoi rêvent les acteurs?

Dossier. Comme personne ne le leur demande, on a voulu savoir ce qu’ils joueraient dans leurs rêves les plus fous.
+ Table ronde : y a-t-il encore un cinéma d’acteur en France ? Réponse avec Vincent Maraval, Axelle Roppert, Pierre Salvadori et Claire Blondel
+ Reportage : infiltré dans l’Actor’s Studio français et au cours Simon avec les graines de stars.

Antonio Banderas

Entretien. Héraut de la Movida avant de devenir la star latino d’Hollywood que l’on connaît, Banderas incarne dans Douleur et Gloire, sans l’imiter, son buddy de toujours : Pedro Almodóvar. Un rôle qui appelle un premier bilan, où il est question de la camaraderie de Brad Pitt et d’une Salma Hayek changée en piñata.

Ladj Ly

Portrait. Invité surprise de la sélection officielle du Festival de Cannes 2019 avec son premier long métrage de fiction, Les Misérables, le nom de Ladj Ly est aujourd’hui sur toutes les lèvres. Mais qui est vraiment l’homme à la caméra de Clichy-Montfermeil ?

Crash

Légende. En 1996, J.G. Ballard se rendait à Cannes avec l’équipe de Crash, adaptation de son étrange livre de 1973 par David Cronenberg. Pour vivre sa consécration par le monde du cinéma ? Plutôt pour y expérimenter le dérapage et mordre l’asphalte le temps d’un des plus grands scandales du festival.

The Divine Comedy

Extra. À ses débuts, il a glissé des dialogues de À bout de souffle dans sa pop orchestrale, puis rebelote avec la voix d’Audrey Hepburn. L’Irlandais Neil Hannon, alias The Divine Comedy, a évidemment un avis singulier sur le cinéma.

La lettre « En Bref » Mars-Avril 2019

Editorial :

« Cinéma et égalité des territoires »
concerne évidemment le public

Comme chaque année sortent les statistiques sur la fréquentation cinématographique. Nous avons souvent publié dans « En Bref » des statistiques sur l’implantation des salles, et montré ainsi les écarts importants entre les départements et les villes. Aujourd’hui les chiffres qui paraissent sur la fréquentation des cinémas par la population, reflètent bien évidemment ces mêmes écarts importants concernant la fréquentation.
Ces chiffres montrent que sur 61 millions de spectateurs âgés de 5 ans et plus, 20 millions ne vont jamais au cinéma. Quant aux autres, ils se répartissent en 3 catégories.

« La Géographie du cinéma » du CNC indique :
« Les spectateurs assidus vont au moins une fois par semaine au cinéma, les spectateurs réguliers y vont au moins une fois par mois (et moins d’une fois par semaine) et les occasionnels au moins une fois par an (et moins d’une fois par mois). Les habitués du cinéma regroupent les assidus et les réguliers. »
Les assidus et les réguliers représentent presque 13 millions de spectateurs et génèrent 134 millions d’entrées, soit en moyenne 10 séances par an. Quant aux occasionnels pour 28 millions de spectateurs ils génèrent les 66 millions d’entrées restantes, soit une moyenne de 4,2 séances par an.

Ces chiffres montrent, comme nous ne cessons de le répéter qu’il y a une marge importante de spectateurs à fidéliser et à reconquérir.

Si les occasionnels rejoignaient les réguliers, nous aurions alors un public global de 41 millions de spectateurs. Et comme la moyenne des réguliers est de 10 séances par an, la fréquentation annuelle passerait de 200 millions à 410 millions. Sans aller jusqu’à ces chiffres largement utopiques, remarquons malgré tout qu’une séance de plus par spectateur et par an apporterait au cinéma 41 millions d’entrées supplémentaires. Quant aux nouveaux spectateurs à conquérir, comme ils sont au nombre de 20 millions, l’ouverture de nouvelles salles, comme la création de circuits itinérants, aboutiraient à un développement du public qu’il est impossible d’estimer.

Vous pouvez lire l’intégralité de la lettre ici

Si vous souhaitez recevoir cette lettre sur votre boite mail merci d’en faire la demande dans la rubrique « commentaires »

HISTOIRE DU CINÉMA : L’AFRHC

Le cinéma a une Histoire et ses Historiens !

Nous vous présentons ce mois-ci l’Association Française de Recherche sur l’Histoire du Cinéma.

https://afrhc.fr/

l’AFRHC rassemble la plupart des spécialistes français de l’histoire du cinéma, ainsi qu’un certain nombre de chercheurs étrangers. Elle a non seulement pour objectif de réunir les historiens qui travaillent sur le cinéma, et de se constituer en lieu d’échange permanent pour débattre et faire connaître les nouvelles recherches en la matière, mais elle s’adresse aussi à tous ceux qui sont intéressés par l’histoire du cinéma.

 

Entre autres activité, elle organise des séminaires dont vous trouverez la présentation du prochain :

 

Séminaire permanent de l’AFRHC

« Nouvelles recherches sur l’histoire du cinéma »

 

Séance du vendredi 10 mai 2019

Institut national d’histoire de l’art (INHA)

2 rue Vivienne ou 6 rue des Petits Champs, Paris 2e

Salle Fabri de Pereisc (rdc) – 18h-20h

 

 

Christophe Gauthier

« La mise en crise du cinéma français :

Contribution à une histoire de la critique cinématographique »

(années 1930-1940)

 

Les rééditions récentes, complètes ou partielles, des écrits de Lucien Rebatet ont porté les feux sur l’idéologie politique et l’antisémitisme d’un individu. Il convient désormais d’examiner le discours sur le cinéma des années 1935-1944 dans son ensemble afin d’évaluer la part de la contamination xénophobe et antisémite de la critique cinématographique en France, d’en examiner les usages politiques aussi bien que ce qui se joue de manière interne à l’histoire du cinéma (…)

« Les grands squelettes » de Philippe Ramos

L’image a été saisissante. Melvil Poupaud relevé de sa chute s’interroge assis sur un banc. Cela m’a ramené à ce que Michel Audiard disait : « je suis fasciné par ces gens qu’on voit dans les squares, assis sur des bancs, qui regardent leurs chaussures, pendant des heures comme ça. Ces gens-là je m’assois à côté d’eux et j’essaie de leur parler. (…) si ils me racontent leur vie…vous comprenez qu’eu type qui reste comme ça, prostré des heures, il a des problèmes dans la tête, c’est pas un hasard ». A côté de combien de personnes Philippe Ramos a réussi à s’asseoir, à combien a-t-il réussi à parler ? Le film est saisissant pour cette justesse. Au fur et à mesure que le film se déroulait, je pensais en parallèle à ce roman Edouard Dujardin « Les lauriers sont coupés » qui plonge le lecteur dans les pensées profondes, dévoilées, ordinaires, et blessées du personnage principal au cours de ses déambulations d’un soir, entre rencontres amicales, vie parisienne, tourmentes amoureuses. C’est ce que « Les grands squelettes » nous donne à vivre. Evidemment comment ne pas se référer à « La Jetée » car voix off et images fixes composent ce film, mais ici parfois mouvantes, mais ici pour des sujets amoureux, et nous au cœur de leurs fragilités.

Un moment hors du temps, un poème intime.

Céline Recchia

Comme chacun d’entre nous, à la sortie d’un film, vous avez un avis. En quelques lignes -ou beaucoup plus- mettez le en mots et envoyez le nous. Sur notre site la rubrique « L’ombre d’un doute » est destinée à le recevoir.
C’est simple : vous écrivez, vous nous l’envoyez (en indiquant vos prénom et nom) via la messagerie de notre page Facebook ou à l’adresse 7.art@orange.fr et nous le publions. Bien sur nous nous réservons le droit de ne pas publier si nous le jugeons insultant, odieux, dégradant… mais nous vous le dirions !