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« En Bref » Mars – Avril 2026

« En Bref » – Mars – Avril 2026

ÉDITO
⭐ Fréquentation, la reprise continue ⭐ De de nouvelles salles ⭐
⭐ De nouvelles équipes municipales ⭐
C’est le beau fixe depuis la rentrée cinématographique, comme en témoignent les chiffres publiés cette 15e semaine. Bien sûr demeure une interrogation, si le nombre des entrées est donc au beau fixe, leur répartition reste encore trop concentrée. Cette reprise est principalement le résultat de films porteurs, concentrés dans quelques salles. Comparant les résultats cumulés à la fin de la 15ème semaine de 2025 et de 2026 nous arrivons au résultat suivant : en 2025,  39 112 066 à rapprocher du résultat de 2026 : 47 569 899 soit un écart positif de 22 %. Mais il ne faut pas perdre de vue que les résultats de la petite et de la moyenne exploitation sont essentiels pour assurer la présence du cinéma au niveau des 36 000 communes de la métropole, qui viennent de voir leurs élus renouvelés ou modifiés. Nous saluons ici tous les élus en charge du Cinéma.
Citons à cette occasion l’introduction du « Dossier à suivre » du Courrier des Maires :  « Quand la culture redevient politique »

« Austérité, élitisme, ingérence…Comment soutenir les artistes et garantir un accès à la culture à tous les publics, à l’heure où les caisses se vident, et où les velléités de certains de fixer, les programmations culturelles se font de plus en plus forte ? Le défi se pose avec d’autant plus d’acuité que le procès en élitisme refait surface d’ici ou là. Nombreux sont les collectivités à avoir montré le chemin, refusant de baisser la garde et continuant d’investir, humainement, comme financièrement, afin d’arrimer tous les publics et sauvegarder un accès le plus démocratiser et possible aux arts sur leur territoire.»
Le patrimoine cinématographique des salles de cinéma,
comme tout bâtiment, connaît des changements. Ce que nous lisons, comme beaucoup d’entre vous, dans le Film Français. C’est le cas par exemple de la commune de Plourin-lès-Morlaix, proche, comme nom son indique de la ville de Morlaix, qui vient de rénover son multiplexe. Autre exemple, le Controis en Sologne vient de se doter d’un cinéma nouveau, bonne nouvelle pour les habitants. Sedan va se voir doté également d’une salle de cinéma qui portera le nom de l’Apollo, en remplacement du Turenne. À Valenciennes l’Arsenal est complètement rénové. Le Creusot va ouvrir une salle de cinéma voisine de celle lancée à Montceau-les-Mines. Cogérant d’une salle à Aire sur l’Adour, les directeurs viennent d’ouvrir un complexe de trois salles, Le Grand Bain dans une ancienne piscine désaffectée, en remplacement du Galaxie. Templeuve en Pévèle voit se réunir deux monos écrans(l’Olympia et le Modern) en un seul nouveau lieu, de cette réunion est née une troisième salle, cette petite famille se nomme Ciné Pévèle. À Lourdes le cinéma, le Pax, fermé, a procédé à sa réouverture pour une exploitation renouvelée. À Clermont-Ferrand, après une année de travaux, Le Rio vient de rouvrir, sa mono-salle transformée. Bien sûr, tout au long de l’année nous nous faisons déjà l’écho de tout cela dans ces colonnes ou sur notre site.
Alors pourquoi ces exemples dans ce numéro ?
Tout simplement parce que les élections municipales viennent de s’achever, et que de nouvelles équipes vont prendre le relais, parfois dans la continuité des gouvernances précédemment en place, parfois avec des acteurs nouveaux. 
Une simple remarque à leur attention : prenez soin de vos cinémas.
C’est le loisir culturel le plus pratiqué, un lieu d’animation de la commune, parfois même le dernier, et de fait, cette expérience collective reste précieuse. Bon nombre de citoyens s’engagent dans le maintien des salles (et plus largement aussi pour le cinéma, avec les ciné-clubs ou les accueils des circuits itinérants par exemple). Beaucoup partagent cette passion du 7e art sur les réseaux, et plus simplement, et le plus important, on se déplace en salle. Grâce à cela on «arpente»les territoires, on s’approprie des lieux, des environnements. L’action des Collectivités accompagne ce mouvement, jamais démenti en France malgré les difficultés de ces dernières années, et dont l’on semble sortir. Nous avons la chance en France de pouvoir compter sur bon nombre de ceux, qui au-delà d’être des statistiques d’entrées, constituent le socle et le soutien de cette action.
Nous n’avions pas eu l’occasion de relayer la composition du Cabinet de la nouvelle Ministre de la Culture Mme Catherine Pégard, profitons de la parution d’En Bref pour nous mettre à jour.
Sur le site du ministère vous retrouverez sa biographie et plus de détails sur l’organisation de ce ministère.
Vous pouvez aussi connaître la composition précise des membres de son cabinet.
Le site du Ministère de la Culture informe qu’une exposition « Malraux, la tentation du cinéma » se tient à l’occasion du 50e anniversaire de sa disparition, à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg.  Vous y trouverez aussi un entretien avec le Commissaire général de l’exposition, Benoît Wirrmann, responsable du service Culture et médiation à la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, dont voici un extrait : « Quel regard cette exposition propose-t-elle aux visiteurs ? Il s’agit de revoir la vie et l’œuvre d’André Malraux,  à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa disparition, à travers le prisme du cinéma. Celui-ci constitue  un fil conducteur de son parcours. Dès sa jeunesse,  Malraux manifeste une tentation pour cet art. Au moment de la publication de La condition humaine en  1933, il envisage une adaptation cinématographique  avec le réalisateur russe Sergueï Eisenstein. Cet intérêt se concrétise ensuite en Espagne, avec le tournage  de Malraux a alors 36 ans. Cet at trait pour le cinéma se prolonge dans son action ministérielle. Dans les dernières années de sa vie, Malraux  s’oriente vers l’audiovisuel, en se tournant davantage vers la télévision. Sans s’inscrire strictement dans le cinéma, il constitue pour Malraux, un prolongement de la promotion de l’art à travers l’image animée. » 
En savoir plus sur l’exposition
Le CNC vient de publier les chiffres clés de son Observatoire de l’Égalité Femmes Hommes. Nous reprenons ici les principales statistiques qui sont développées tout au long du rapport.
Ce dernier -comme beaucoup d’autres travaux du CNC- est à retrouver ici.
31,6 % de films réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les films d’initiative française agréés en 2025. 25,9 % des films d’initiative française agréés en 2025 sont strictement réalisés par des femmes. 28,3 % de films de fiction réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les films de fiction d’initiative française agréés en 2025 (49 films), contre 31,3 % des films d’animation (cinq films, un record) et 46,2 % des documentaires (18 films). 41,8 % de premiers films réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les premiers films d’initiative française agréés en 2025 (six films). 3,2 M€ de devis moyen pour les films d’initiative française agréés en 2025 strictement réalisés par des femmes, soit -43,8 % par rapport à ceux strictement réalisés par des hommes. 33,9 % de films réalisés ou coréalisés par des femmes parmi les films d’initiative française agréés distribués dans les salles en 2025, soit 74 films.
L’observatoire précise ensuite quel est son plan de travail pour les études a venir :
– L’emploi des femmes dans la production de films de fiction en 2025 ;– L’emploi des femmes dans les sociétés deproduction audiovisuelle de fiction en 2025 ;– Les films d’initiative française réalisés par des femmes en 2025 ;– Les œuvres audiovisuelles aidées en 2025 réalisées et écrites par des femmes.
C’est par un post Instagram de Mélanie Toubeau @lamanieducinema que nous avons appris la création de CinéStats 50/50. Merci à elle !Voici aussi un rappel de ce qu’est le Collectif50/50, la présentation de ce nouvel outil, avec les adresses de leurs sites, afin que vous puissiez comme nous désormais les suivre sur les réseaux.L’association Le Deuxième Regard, créée en 2013, se transforme en 2018 suite à l’affaire Weinstein pour devenir : le collectif 50/50Créé par des professionnelles du cinéma et de l’audiovisuel,le Collectif 50/50 fait sa première action au Festival de Cannes en organisant la rencontre sur le tapis rouge, de 82 personnalités internationales du monde du cinéma.  Menées par Cate Blanchett et Agnès Varda, elles gravissent ensemble l s marches du Palais des Festival, pour dénoncer le plafond de verre : 82, c’est le nombre de réalisatrices retenues en compétition pour la Palme d’or par le Festival depuis sa première édition en 1946, contre 1 688 hommes !
Le site CinéStats
Des nouvelles du cinéma
« Jean-Claude Dusse conclut…dans le marais »
»C’est avec humour que la Mairie de Paris annonçait il y a peu un future inauguration de rue, avec humour, en toute logique puisqu’il s’agit bien sûr de la rue Michel Blanc. « C’est dans le quartier où il a vécu de longues années, le Marais (Paris Centre), qu’il aura prochainement sa rue – la portion de la rue du Parc-Royal, de la rue de Turenne à la rue Madame-de-Sévigné –, à seulement quelques minutes de la rue des Lombards, où sa troupe avait créé le premier théâtre du Splendid ! » peut-on lire sur le site de la Ville. Cette inauguration a eu lieu mi-avril.
Création de la page wikipedia d’Odile Astié, cascadeuse française : Avis aux plus informés d’entre vous pour aller l’alimenter !
C’est une internaute, qui par son compte Instagram – @obscuriosity – raconte sa découverte au cimetière de Montrouge de la tombe d’Odile Astié, et sa profession, grâce aux inscriptions qui y figurent, car on indique sur sa sépulture qu’Odile Astié est la première cascadeuse de France. Tentant des recherches sur internet notre internaute a trouvé dommage qu’il n’existe pas de page Wikipédia consacrée à Odile Astié, et a donc décidé d’en créer une. Elle encourage ceux qui le pourront de l’enrichir. C’est une très bonne initiative, alors aux plus informés d’entre vous d’agir !
La page Wikipedia
Un partenariat entre l’institut lumière et la plateforme SOONER
SOONER, la nouvelle plateforme indé dédiée au cinéma et aux séries, est fière d’annoncer son partenariat avec l’Institut Lumière, institution culturelle de renommée internationale regroupant une cinémathèque, un musée, des salles de cinéma, une galerie, une librairie… implantée à Lyon rue du Premier-Film, sur le lieu de naissance du Cinématographe. A travers ses différentes activités, l’Institut Lumière a pour objectif la diffusion et la conservation du patrimoine cinématographique. Une vocation qui va de pair avec l’ambition de SOONER : devenir incontournable pour tous les amoureux de cinéma en démontrant une exigence éditoriale sans cesse renouvelée grâce à un catalogue de plus de 15 000 œuvres. Ce partenariat se concrétisera tout au long de l’année avec des programmations conjointes entre l’Institut et SOONER, une présence lors du festival Lumière avec entre autres, une projection dédiée, la reprise des labels Lumière Classics et Histoire permanente des femmes cinéastes sur SOONER.
Retrouvez le communiqué sur le site de l’Institut Lumière
Festival « Caravane des cinémas d’Afrique » – du 21 au 26 avril 2026
Lancé en 1991 par le cinéma associatif d’art et essai « Mourguet » (Sainte Foix les Lyon), ce Festival Caravane met à l’honneur les cinématographies africaines dans 27 salles de la région Auvergne Rhône-Alpes.
Programmé jusque-là en biennal, le rendez-vous passe en format annuel. Il présente 29 films, du court métrage au documentaire, de 16 pays. Accompagné de rencontres avec des réalisateurs des comédiens et des journalistes, offrant au public des clés de lecture, des échanges autour des œuvres, stage de danse, concerts, repas, exposition de photos… De nombreux événements sont organisés en parallèle.

Retrouvez le programme complet
Beau programme comme toujours, sont déjà annoncé les rétrospectives et les hommages : Jacques Tati – Diane Keaton – Dag Johan Haugerud – Nanni Moretti – Youssef Chahine.
Un rappel : le FEMA organise le concours de la jeune critique« Pour la 9e année, dans la continuité des nombreuses actions menées en direction des lycéens  et étudiants, le Festival La Rochelle Cinéma organisait un concours de la Jeune Critique (écrite, audio, vidéo), en partenariat avec le Syndicat Français de la Critique de Cinéma, l’Hôtel Saint-Nicolas de La Rochelle, LaCinetek, Sofilm,Blink Blank et La Septième Obsession. Vous avez moins de 30 ans ? Vous aimez le cinéma de Jacques Tati ? Vous êtes fan de Nanni Moretti ? Envoyez nous une critique écrite (300 à 600 mots), audio (moins de 2 min) ou vidéo (moins de 2 min) avant le lundi 25.05.202 à 23:00 sur l’un des films programmés cette année au Fema dans l’une de ces 2 sections »

Site du FEMA
Rencontres du cinéma indépendant 17 au 19 juin à Paris – à l’Entrepôt Paris 14ème – et en proche banlieue. Le rendez-vous, qui connaît un succès grandissant, proposera : table-ronde, rencontre avec les pouvoirs publics, master class, ateliers, séminaire distribution, etc…


L’Astrolabe de Figeac nous fait part de son festival de théâtre certes, mais accompagné d’un film par jour en lien avec la programmation !

toutes les infos

« En Bref » – Janvier – Février 2026

EDITO : Enfin !
Première semaine de 2026, une année qui commence bien, avec 4 720 980 entrées.On pourrait espérer en 2026 se rapprocher du chiffre phare de 2019, soit 213,3 millions d’entrées, et que les exploitants connaissent enfin une situation financière satisfaisante. Mais les chiffres globaux masquent une réalité quelque peu différente car les écarts de fréquentation sont très importants selon les films. Si l’on prend les résultats des 4 premières semaines, tels que publiés dans Le Film Français sur la fréquentation des 40 premiers films, constate des écarts importants entre les 3 films arrivés en tête et les 37 suivants :1ere semaine 2026Avatar : de feu et de cendres : 1 606 753La femme de ménage : 913 182Zootopie² : 837 305soit un total de : 3 357 240 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de 4 720 9802e semaine 2026Avatar : de feu et de cendres : 728 931La femme de ménage : 683 666Zootopie² : 318 457soit un total de : 1 731 054 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de 2 791 4143e semaine 2026La femme de ménage : 541 061Avatar : de feu et de cendres : 513 412L’affaire Bojarski : 363 800 soit un total de : 1 418 273 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de : 2 690 4844e semaine 2026La femme de ménage : 373 410Avatar : de feu et de cendres : 336 843Le mage du Kremlin : 298 911 soit un total de : 1 009 164 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de : 2 433 575
Ces chiffres montrent bien le déséquilibre du marché du cinéma, qui rend essentiel l’accès aux films porteurs, aujourd’hui peu accessibles aux petites salles. D’autres éléments seront à prendre en considération sur les années 2026 et 2027, qui sont des années électorales importantes avec les municipales et la présidentielles. Il est à craindre que la fréquentation soit quelque peu perturbée par ces perspectives. Enfin, les communes soutiennent les salles de cinémas qui animent leurs territoires. Qu’en sera-t-il après les municipales si des changements sont importants au niveau des équipes municipales et des maires nouveaux ? Car les informations recueillies par les fédérations d’élus montrent qu’un nombre important d’entre eux n’envisagent pas de demander le renouvellement de leur mandat. Souhaitons qu’il n’y ait pas parmi eux des Maires cinéphiles ! A l’image de ceux, qui, en 1989, ont créé Villes et Cinémas (devenu Territoires et Cinéma), afin de maintenir en activité les salles menacées, et de construire de nouvelles salles. Car l’échelon municipal est le mieux placé pour maintenir et soutenir le réseau des salles de cinéma.
C’est pourquoi nous approuvons entièrement la tribune que l’AFCAE vient de publier ce 23 février.
 L’union de tous est nécessaire pour que le maillage des salles sur notre territoire ne régresse pas, et même se développe, et plus globalement pour que le soutien à la cinéphilie fasse toujours naturellement partie intégrante des politiques culturelles.
La fréquentation des Cinéphiles
Le redémarrage de la fréquentation en 2026 a été précédée en 2025 par une amélioration tant dans les salles art et essai qu’à la Cinémathèque Française.  Le bilan des deux organisations :
– Un communiqué de l’AFCAE dont vous trouverez ci-apres l’introduction, et l’intégralité sur leur site :  »  Les films Art et Essai programmés en 2025 ont enregistré un total de 44,9 millions d’entrées, soit l’équivalent de 28,6% de la fréquentation totale (156,79 millions d’entrées). Les salles classées Art et Essai, quant à elles, représentent une part de marché de 38,5%, correspondant à un total de 60,3 millions d’entrées. Malgré la baisse des entrées observée au niveau du marché global en 2025, la part de marché des films recommandés Art et Essai (28,6%) est supérieure à celle de 2024 (25%), de 2023 (27,8%), de 2022 (21,7%) ainsi qu’à la moyenne de 2015-2019 (22,9%). Plus exactement, il s’agit de la part de marché la plus élevée enregistrée par les films Art et Essai depuis 2005 (34,8 %), à l’exception de l’exercice atypique de 2020 (34 %). Le cumul des entrées enregistré par les films Art et Essai en 2025 (44,9 millions) est en très léger recul par rapport à celui de 2024 (-0,9 %), beaucoup moins significatif toutefois que celui constaté sur l’ensemble du marché (-13,6 %) « .

«La fréquentation de la cinémathèque française en 2025Fréquentation en hausse en hausse :  la Cinémathèque française confirme son attractivité.
 » En 2025, la Cinémathèque française a accueilli près de 465 000 visiteurs, spectateurs et lecteurs, soit 5% de plus par rapport à 2024, et ce, malgré la fermeture temporaire des salles en décembre. Au total, plus de 116 000 jeunes de moins de 26 ans sont venus à la Cinémathèque française, représentant 25 % de la fréquentation globale. Les salles de cinéma ont attiré 215 000 spectateurs en 2025, avec un taux de remplissage exceptionnel de 60%, maintenant ainsi la même dynamique qu’en 2024 (malgré un mois de fermeture) et marquant, pour ces deux années, la meilleure fréquentation des salles depuis les années 2018 et 2019. L’exposition Wes Anderson a accueilli 125 000 visiteurs, dont 31 % de moins de 26 ans, et connaît actuellement un grand succès au Design Museum de Londres, où elle est présentée jusqu’au 26 juillet 2026. Les portes de My Name Is Orson Welles se sont refermées le 18 janvier au soir. L’exposition a accueilli 35 000 visiteurs, dépassant nos objectifs de fréquentation. Elle sera présentée au Museo Nazionale del Cinema – Mole Antonelliana de Turin du 31 mars au 5 octobre 2026. Rendez-vous le 8 avril pour l’ouverture de l’exposition Marilyn Monroe.  Le site de la Cinémathèque française a enregistré plus de 4 millions de visiteurs, établissant un nouveau record, soit le double de la fréquentation d’il y a cinq ans. La plateforme VOD gratuite HENRI, quant à elle, totalise 383 129 visites cette année, ce qui conforte son attractivité « .
Appel des 4 000″Face à l’I.A : protéger les artistes maintenant ! »
A l’heure de l’expansion de  l’Intelligence  Artificielle, devenue tantôt le remède, tantôt le mal, 4000 actrices et acteurs tentent de mobiliser l’opinion et les parlementaires face aux abus de l’utilisation de l’I.A.Le 26 février prochain, l’Olympia accueillera la 51e cérémonie des César. Ce rendez-vous incontournable sera l’occasion de célébrer une année riche sur le plan artistique et de rire aux bons mots de Benjamin Lavernhe, maître de cérémonie de cette édition.Mais il est un sujet à propos duquel nous aussi, actrices et acteurs, n’avons pas envie de plaisanter. Car, l’esprit tourné vers l’avenir du cinéma, nous faisons face à une mutation profonde de notre métier depuis l’arrivée de l’Intelligence Artificielle. Cet outil, extraordinairement précieux pour certains métiers, est aussi une hydre dévorante pour les artistes que nous sommes.Pas une semaine ne passe sans qu’un artiste n’alerte sur la concurrence brutale que l’IA fait subir à son travail. Encore récemment, un comédien s’est vu proposer un contrat d’utilisation de son image par l’IA pour la création du nouveau spot publicitaire d’un grand groupe français en remplacement pur et simple de deux jours de tournage. Un pacte faustien… rémunéré 250 euros ! Le clonage de voix sans autorisation de comédiennes et de comédiens devient légion. Encore récemment des plaintes ont été déposées. Le travail d’une actrice ou d’un acteur se résumant alors à ses seuls attributs personnels : une voix, un visage.Ce pillage en règle n’est pas du fantasme, c’est ici et maintenant. C’est insupportable et cela se passe sous nos yeux. Et ce sont parfois des centaines d’artistes, moins établis, qui n’ont souvent pas les moyens de refuser un contrat, qui cèdent leurs droits pour l’IA, malgré les risques pour leur image et leur avenir. Au-delà de l’emploi, c’est la nature de la création que nous voulons qui est en jeu.Si le public et les professionnels sont inquiets et unanimes, la seule réponse possible est aujourd’hui du côté des politiques. Il est urgent de créer un cadre juridique pour que l’IA puisse coexister avec le travail des artistes et le respect des droits d’auteur et droits voisins. De récentes initiatives législatives montrent une prise de conscience des parlementaires. Nous appelons l’ensemble de la classe politique à se saisir rapidement de l’enjeu du respect des droits des artistes face à cette innovation dérégulée.Le cinéma français a toujours su s’emparer des révolutions technologiques pour nourrir la création dans le respect du rôle de l’artiste Nous, actrices et acteurs, demandons aujourd’hui et en urgence une réglementation ambitieuse permettant à la France de prendre ce virage numérique sans rien sacrifier ni de son patrimoine culturel ni des artistes-interprètes qui l’incarnent. »
Retrouvez cette tribune, et les signataires, sur le site de l’ADAMI
 Les listes participatives auront-elles toujours
le vent en poupe aux élections municipales 2026 ?
C’est une question des « Dossiers à suivre » du Courrier des Maires et des Élus Locaux de Février-Mars. Cet article rappelle tout d’abord que lors du dernier scrutin des élections municipales 2020, près de 700 listes citoyennes et participatives ont été déposées. Près de 90 % d’entre elles n’avaient pas de référence à un parti politique. Ces listes souhaitaient « faciliter la participation citoyenne aux municipales », et moins de 10 % avaient réussi à se faire élire. Selon les informations recueillies 540 listes se seraient déjà manifestées en France pour les prochaines municipales. Cela peut sembler peu par rapport à l’ensemble des communes de France, mais il est évidemment très difficile de constituer une liste, mais également de disposer des moyens dont sont dotés les partis politiques. L’article précise que la présence de ces listes n’est pas récente, puisque les groupes d’action municipales existaient depuis les années 60-70.Il serait bien sûr intéressant de savoir combien d’animateur de salle de cinéma, de ciné-clubs, de professionnels du cinéma, de militants bénévoles ou permanents de la vie associative figurent sur ces listes.
L’éducation populaire au bord de la rupture
C’est le titre du « Baromètre HEXOPEE 2025-2026 » du syndicat employeur des associations. Il nous a donc paru important de vous en faire part :« Les associations de l’Éducation populaire en alerte rouge – Une crise qui s’aggrave et menace l’avenir du secteur Hexopée », organisation professionnelle de l’Education populaire, publie aujourd’hui son baromètre annuel 2025-2026, réalisé en partenariat avec Recherches & Solidarités. Cette 6ᵉ édition, issue d’une enquête menée entre le 17 novembre 2025 et le 7 janvier 2026 auprès de 1393 adhérents employeurs, confirme et aggrave les tendances alarmantes observées dans la dernière édition.
Les structures des branches ECLAT, du sport, du tourisme social & familial et de l’habitat & logement accompagné font face à des difficultés financières, humaines et structurelles sans précédent, mettant en péril leur mission d’intérêt général et la cohésion sociale.
lire le communiqué de presse
Des nouvelles du cinéma
Coprésidence du BLOCStéphane Demoustier reste Co-Président du BLOC – Bureau de liaison des organisations du cinéma, il est rejoint par Fabrice Préel-Cléach en remplacement de Xavier Rigaud.

Fédération des entreprises de spectacles – FESACNadia Mathem remplace  Jean Yves Mirski à la vice-présidence de cette organisation suite au départ en retraite de ce dernier.

Nouvelle direction de l’European Film PromotionIIrina Ignatiew-Lemke deviendra directrice de l’European Film Promotion au 01er août prochain le l’EFP regroupe les instituts de promotion de 37 pays.
ACRIFThomas Petit est le nouveau délégué général de l’ACRIF – Asso. des cinémas de recherche d’Ile-de-France- (70 salles indépendantes). Il travaillait dans la distribution internationale et les festivals avant de devenir exploitant.

Observatoire européen de l’audiovisuel
En 2026 c’est la Norvège qui succède à l’Autriche à la présidence. Mari Velsand, Directrice générale de l’Autorité norvégienne des médias assurera cette présidence, présidence qui chaque année se renouvele en janvier. Rappelons que la Directrice exécutive de l’Observatoire est Pauline Durand-Vialle (précédemment déléguée générale adjointe de la SRF, puis directrice générale de la Fédération européenne des réalisateurs de l’audiovisuel – Fera).

C.N.CVenue du Ministère de la Culture et de Radio France, Sophie Zeller rejoint le CNC. Elle aura pour poste celui de Directrice des politiques territoriales du CNC. Sophie Zeller aura la responsabilité de concevoir et mettre en œuvre les politiques du CNC en faveur de l’accompagnement des auteurs, de la formation des professionnels du cinéma notamment.
Et encore…
Sunny SideLa Rochelle retrouvera Sunny Side of the Doc les 22 et 24 juin.
Cette nouvelle session sera organisée en partenariat avec Documentary Campus.
Lire le communiqué

Deux initiatives de la CST
– Création d’un groupe de travail dédié au patrimoine ; 
– Nouvelles sessions pour la formation accessibilité et inclusion dans les salles.
Tournage à Paris le retourAprès une chute due aux Jeux de Paris 2024, 2025 a retrouvé un nombre de tournages comparables à ceux d’avant les jeux. C’est à dire 6570 jours de tournage qui marquent même une hausse de 15% par rapport à 2024. Les tournages sont de longs métrages, des séries, signalons également la mise en place d’une charte contre les Violences et Harcèlements Sexistes et Sexuels – VHSS.
PRIX ALICE GUY 2026
6717 votants ont désigné les 5 finalistes sur les 150 films présélectionnés. Le nombre des votants est supérieur de 31,5% à la sélection de 2025. Puis, un jury paritaire de professionnels de culture et de cinéma se sont réunis ce mardi 24 février 2026 dans les locaux de la Scam, ils ont décerné le neuvième Prix Alice Guy à  » La petite dernière » d’Hafsia Herzi « .   
         En savoir plus
PRINTEMPS DU CINÉMA
La session de 2025 avait enregistré 2,2 millions de spectateurs qu’en sera-t-il en 2026 ?
Mais n’oubliez pas : toutes les séances sont au tarif unique de 5 € !
Toutes les infos sur le site dédié
Le Marius de l’audiodescription décerné au film « DOSSIER 137 »
de Dominik Moll
Le Président du CNC a annoncé que le Centre pilotera désormais le Portail de l’Audiodescription. Il est également revenu sur le fait que peu de séances de ce type soient proposées au public, alors que disponibles pour les exploitants. Box Office Pro informait début février d’un décret paru le 24/12/25 modifiant le cahier des charges des systèmes de billetterie des cinémas, systèmes identifiant le détail de chaque séance. Une donnée supplémentaire est désormais obligatoire : l’indication de l’accessibilité de chaque séance aux personnes sourdes, malentendantes, aveugles ou malvoyantes. D’ici quelques mois, les informations sur ces
séances seront centralisées et rendues disponibles automatiquement dans les différents modules de recherche du public.
plus d’informations sur le portail de l’audiodescription
Le Marius est aussi sur facebook et sur  Instagram
FEMA La Rochelle 2026
Le Festival se tiendra du 26 juin au 04 juillet 2026, et a d’ores et déjà annoncé un hommage à Jacques Tati, en six films : Jour de fête 1949 ; Les Vacances de monsieur Hulot 1953 ; Mon oncle 1958 ; Playtime 1967 ; Trafic 1971 ; Parade 1974.

Comité de concertation distributeurs-exploitants

Le comité propose avec cette seconde proposition une avancée notable dans les bonnes pratiques de diffusion des films en salles.

Dans un contexte où des tensions se sont fait jour au sein de la filière et où la fréquentation reste fragile, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a mis en place, au printemps dernier, un comité de concertation entre exploitants et distributeurs.
Après une première recommandation portant sur l’organisation massive d’avant-premières et les sorties anticipées de films, le CNC publie une deuxième recommandation visant à définir les bonnes pratiques des distributeurs et des exploitants relatives à la diffusion des films en salles.

Notre newsletter n°15 – décembre 2025

Ma classe au cinéma

Le 25 novembre, les ministres de la Culture et de l’Education nationale ont annoncé « une série de mesures destinées à refonder l’éducation au cinéma et à l’image dans notre pays ».
Cette annonce fait qui suite à la publication du rapport Geffray « Offrir à chaque élève une éducation au cinéma et à l’image de qualité » s’articule en quatre axes :
– inscrire l’éducation au cinéma et à l’image dans la scolarité de tous les élèves,
– donner un nouvel élan au dispositif « Ma classe au cinéma »,
– renforcer la formation des acteurs de l’éducation à l’image ,
– diversifier les dispositifs d’éducation à l’image.

l’éducation aux images, en pratique et en politique

Dans son numéro du 3 décembre 2025 le magazine « BoxOffice Pro » propose entre autre un article (page 8 et 9) concernant l’éducation à l’image qui était au cœur des débats lors des rencontres de l’Archipel des Lucioles » du 25 au 27 novembre dernier.
A Territoires et Cinéma l’éducation aux images fait aussi partie de notre A.D.N.

Une préhistoire du cinéma : Émile Reynaud

La plateforme HENRI, qui est une initiative de la Cinémathèque française, continue d’explorer, sur un rythme hebdomadaire, les raretés de ses collections films et de l’histoire du cinéma en proposant gratuitement des films rares issus de ses collections ou de celles de ses partenaires (cinéastes, festivals, archives, ayants droit, …).
Cette semaine elle nous fait découvrir Émile Reynaud en le présentant ainsi :
« Pionnier du cinéma et inventeur des premières images animées, Émile Reynaud a laissé peu de traces des « pantomimes lumineuses » créées pour son théâtre optique. Plus de 500 000 spectateurs ont pourtant afflué lors des sept années de représentations, entre 1892 et 1900, au musée Grévin. Des sept pantomimes réalisées par Émile Reynaud, il ne reste aujourd’hui que deux bandes : Pauvre Pierrot (1892) et Autour d’une cabine (1893), l’une au Conservatoire national des arts et métiers, l’autre à la Cinémathèque française. »

Découvrez cette courte merveille en cliquant sur l’image ou sur le bouton .