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Strasbourg : l’Odyssée, classé parmi les plus beaux cinémas du monde



L’Odyssée à Strasbourg a été classé 29e plus belle salle de cinéma du monde par le magazine anglais Time Out. Une jolie distinction pour cet établissement culturel qui fête cette année ses 108 ans.  
D’immenses rideaux pourpres, des dorures, des moulures et des murs d’un bleu délicat, l’Odyssée est un véritable joyau. Construite sur le modèle du théâtre italien, cette salle décroche la 29e place sur 50 dans le classement des plus beaux cinémas du monde publié par le célèbre magazine culturel britannique Time Out.

« C’est une des six plus anciennes salles de cinéma du monde toujours en activité dans son cadre d’origine. Elle a été construite en 1913 et la première séance a eu lieu le 3 janvier 1914. »  Pour Faruk Gunaltay, le directeur-programmateur de la salle, l’Odyssée n’a aucun secret. Il connaît parfaitement l’histoire de ce lieu qui n’a pas toujours porté ce nom.

La suite de cet article sur le site Franceinfo:

deces de vanik berberian

Par le communiqué de l’AMRF nous apprenons le décès de son ancien Président Vanik Berberian.

En octobre 2016, Territoires et Cinéma et de nombreux partenaires associatifs,  ainsi que la FNCC, avions co-organisé avec l’AMRF  une rencontre  « Cinéma rural, culture en territoires, de nouveaux scenarios ». Nous nous étions rendus à Trévoux à l’invitation de Marie-Jeanne Beguet élue du territoire et membre du Bureau de l’AMRF.

Vanik était présent et savait défendre la cause culturelle pour le milieu rural. Nous le croisions également en Avignon où ses interventions savaient provoquer les prises de conscience.

Rappelons ici que Gargilesse-Dampierre, son village, avait été en 2014 le décor de l’excellent film « Maestro » de Léa Fazer, unanimement salué par la critique.

Nous nous associons pleinement à l’hommage qui lui est rendu. Vanik Berberian était effectivement une personnalité attachante. C’était également un défenseur inlassable des citoyens ruraux.

Sur la photo, prise lors du colloque, Vanik Berberian au centre

L’art n’est pas un bonus

L’art n’est pas un bonus ! Maintenez l’enseignement artistique au lycée. Tribune initiée par des enseignant-e-s de Cinéma et soutenue par des professionnels, des parents d’élèves et des anciens élèves.
De Jacques Audiard à Cédric Klapisch, près de 300 personnalités du cinéma et de la culture, enseignants et parents d’élèves dénoncent la politique budgétaire restrictive qui risque de faire disparaître les enseignements optionnels artistiques. (tribune adressée à Madame la Ministre de la Culture et à Monsieur le Ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.)
Lire cette tribune parue sur le site du journal Libération le 15/02/21

Vous aussi soutenez cette tribune et signez la
sur le site change.org

École et cinéma et Collège au cinéma : bilan 2019/2020

Passeurs d’images, qui coordonne depuis fin 2019 les dispositifs nationaux École et Collège au cinéma, vient d’en publier le bilan détaillé pour l’année scolaire 2019/202.
Si la crise sanitaire a eu un impact dès la fin du 2e trimestre sur les séances et le nombre d’entrées (1 482 692 pour École et 689 099 pour Collège, soit des baisses respectives de 38% et 37,8 %), d’autres données sont en hausse. Les dispositifs ont en effet concerné 13 586 écoles (+15,4 %) et 1 071 017 d’élèves (+ 6,5 %) et 3 558 collèges (+2,8 %) pour 462 430 collégiens (+3,8 %). Le nombre de cinémas pour École (1 380, dans 98 départements) est à peu près stable, tandis que Collège, qui a gagné trois départements (pour 98 territoires au total) est présent dans 1 295 établissements, soit +6,7 %.
(source Boxoffice pro)

Cliquer sur l’image pour lire le bilan

Questionnaire Janvier 2021 au réseau de Territoires et CinémA

Chères Amies, chers Amis,

Alors que s’achève une année terrible pour le cinéma, il est évidemment difficile de présenter les formules classiques en période de vœux à tous les cinéphiles, élus, exploitants, responsables associatifs et responsables des services des Collectivités Territoriales.

Pour nous en tenir à l’exploitation, on constate que toutes les salles ont été fermées durant 162 jours, mais il faut souligner aussi que durant les périodes d’ouverture un certain nombre de salles ont eu une activité réduite.

Par ailleurs il faut rappeler que janvier et février 2020, période de pleine ouverture, avaient connu une baisse de 20 % de la fréquentation par rapport aux mois de janvier et février 2019.

Tout cela conduit à un résultat de 65,1 millions d’entrées en 2020 contre 213,7 millions en 2019. Certes les conditions d’exploitation ayant été sans commune mesure avec les années précédentes, toute comparaison est très aléatoire.

Pour s’en tenir au seul domaine des équipements culturels, des bilans comparables existent aussi pour les théâtres, les musées, les salles de concert, ainsi que les discothèques.

Le retour à la normale sera sans conteste difficile. Pour être mieux présent dans cette action nous avons décidé de revoir notre organisation dont les modes sont à repenser afin de la rendre mieux à même de faire face à la situation créée par les confinements successifs, et aux conséquences qu’ils ne manqueront pas d’avoir dans l’avenir.

C’est à cette fin que vous trouverez un questionnaire qui nous permettra de mieux connaître votre situation avec cette longue période d’arrêt de vos activités sur décision des Pouvoirs Publics.

Merci de votre réponse, en espérant une année 2021 moins confinée que 2020, recevez malgré un avenir incertain tous nos meilleurs voeux.

ACID – Nouveau Conseil d’Administration

Heureusement dans cette triste période les différentes organisations poursuivent leur vie démocratique. L’ACID a informé de la nouvelle composition de ses instances :
https://www.lacid.org/fr/l-association/ca-bureau

A noter aussi : les inscriptions des films pour l’ACID Cannes 2021 sont ouvertes jusqu’au 18 mars. Les conditions sur le site :
https://www.lacid.org/fr/soumettre-un-film/soumettre-un-film-pour-cannes

ACID 2021

MEMBRES DU BUREAU

Hélène MILANO, Co-présidente
Idir SERGHINE, Co-président
Clément SCHNEIDER, Co-président
Laure VERMEERSCH, Trésorière
Aurélia BARBET, Secrétaire

ADMINISTRATEURS

Olivier BABINET
Stéphane BATUT
Delphine DELOGET
Diego GOVERNATORI
Nora MARTIROSYAN
Naruna KAPLAN DE MACEDO
Ombline LEY
Vladimir PERIŠIĆ
Jean-Robert VIALLET

LA RÉGION Bourgogne-Franche-Comté VIENT AU SECOURS DES CINÉMAS

La Bourgogne-Franche-Comté débloque 750 000€ pour les cinémas de la région

Des aides de 1 500 à 30 000 €
Lors de la commission permanente du 18 décembre 2020, la Région a adopté un dispositif de soutien exceptionnel pour l’ensemble des exploitants de cinéma de Bourgogne-Franche-Comté : privés, publics ou associatifs, indépendants ou appartenant à un réseau. Le montant des aides, complémentaires des dispositions du CNC, est compris entre 1 500 € et 30 000 €, selon la taille de l’établissement et la nature de ses difficultés économiques.

Intervenir pour que les salles obscures entrevoient la lumière au bout du tunnel… La Région Bourgogne-Franche-Comté vient d’adopter un dispositif de soutien exceptionnel aux 85 cinémas fixes et 5 circuits itinérants qui maillent son territoire. Avec un double objectif : sauvegarder ces établissements culturels et encourager les animations qui favoriseront le retour du public à la réouverture des salles. On fait le point avec le président de l’association Cinémas indépendants de Bourgogne-Franche-Comté, Régis Faure, exploitant à Digoin et Gueugnon (71).  

Régis Faure, les cinémas qui espéraient rouvrir le 15 décembre restent fermés pour raisons sanitaires, au moins, jusqu’en janvier 2021. Dans quel état d’esprit êtes-vous aujourd’hui ?
« Avec nos équipes, nous avions effectivement préparé depuis plusieurs semaines la réouverture. Lorsqu’on a appris la mauvaise nouvelle, nous étions en colère, avec un fort sentiment d’injustice. Maintenant, la colère est un peu passée ; on reprend le combat. En 2020, nous avons été fermés 5 mois sur 12 pour des raisons administratives. En plus, les vacances de Noël, c’est traditionnellement la période où la fréquentation des salles est la plus haute. Alors on  essaie de se projeter dans l’avenir afin de sauvegarder nos entreprises et de se préparer à reconquérir les spectateurs. »

Début décembre, vous avez rencontré la présidente Marie-Guite Dufay. Qu’attendiez-vous de la Région Bourgogne-Franche-Comté ?
« Nous lui avons exposé nos difficultés et fait des propositions pour que la Région puisse nous accompagner. Nous étions notamment favorables à un bonus régional qui viendrait majorer la « prime Art & Essai » versée annuellement par le Centre national du cinéma (CNC) en fonction de la qualité de la programmation et du travail mené auprès des publics. C’est une bonification incitative pour l’organisation d’animations afin que les cinémas vivent et soient plus que des lieux de diffusion. Avec les deux autres volets mis en place par la Région (voir ci-dessous), on s’y retrouve complètement. C’est une réponse à l’urgence et un encouragement à inscrire nos salles dans l’avenir. »

Craignez-vous que ces longues périodes de fermeture ne détournent durablement les spectateurs des salles de cinéma ?
« L’essor des plateformes de streaming nous inquiète. Les formules d’abonnement rendent le public captif et encouragent une pratique solitaire du cinéma. Mais nous sommes persuadés que les gens vont avoir envie de revenir dans nos salles, de partager des émotions, comme ils l’ont fait en octobre. »

Ce dispositif d’urgence compte trois volets d’intervention :

la compensation des pertes d’exploitation sur la période septembre-décembre 2020, à hauteur de 25 % de l’acompte du fonds de compensation du CNC. Pour les 15 cinémas en régie municipale, qui ne bénéficient pas de ce fonds national, une aide forfaitaire de 2 000 € est prévue.
la bonification de 50 % du montant de l’aide « Art & Essai » du CNC (les deux-tiers des cinémas de Bourgogne-Franche-Comté sont concernés).
le soutien à la trésorerie des cinémas qui doivent faire face à d’importantes charges de loyers ou de remboursement de prêt : aide forfaitaire de 2 000 €.
Au total, la Région réserve une enveloppe budgétaire de 750 000 € pour les cinémas de Bourgogne-Franche-Comté qui devront faire leur demande de soutien entre début janvier et le 31 mars 2021.

Les exploitants de cinémas commentent leur réouverture pour le 15 décembre

Article publié sur le site « franceinfo » 
par Jacky Bornet – France Télévisions  Rédaction Culture

Comment les directeurs de salles de cinéma réagissent aux modalités de leur réouverture ? Trois exploitants indépendants répondent entre soulagement et contraintes.

Distributeurs et exploitants se réjouissent unanimement de la réouverture des salles de cinéma le 15 décembre. Une période clé, comme pour les commerces, en cette période de fêtes. Trois directeurs et directrices de salles indépendantes nous commentent les mesures mises en place, et donnent le sentiment de la profession en cette période de crise, en plein rush pour savoir quels films ils vont proposer au public.

Les contraintes de l’horodating et de la jauge

Pour Nathalie Levasseur, exploitante de la salle Pandora à Achères (Yvelines), « c’est le ticket de caisse faisant foi de dérogation au couvre-feu à partir de 21h qui est important« . Cette mesure, promue par la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, a été revue à la baisse le lendemain, avec l’annonce d’une fin des séances à 21h, corolaire au couvre-feu,. La mesure entraîne le début de la dernière projection autour de 18h-19h30 et non 20h-20h30, la plus rentable de la journée, comme suggéré dans la déclaration d’Emmanuel Macron, la veille.

Le son de cloche est un peu similaire chez Samuel Merle, programmateur des 7 Parnassiens, des 5 Caumartin et du Lincoln, à Paris. A la différence près, que répondant à nos questions après les mises au point du Premier ministre et de la ministre de la Culture, « il a été clairement précisé par Jean Castex que la dernière séance devait s’arrêter à 21h », déclare Samuel Merle. « On a été un peu déçus à cette annonce. Mais sur un film de 1h30, ça nous permet de faire une projection à 19h30. C’est mieux que rien« , estime-t-il.

Time flies | Le temps passe vite, création de Patrick Lefevre, 19/10/2017 (PATRICK LEFEVRE / BELGA MAG)

Pour Guillaume Louradour, qui exploite les deux salles Le Figuier Blanc (aussi salle de spectacle) et le Jean Gabin d’Argenteuil (Val-d’Oise), « finalement, ça ne va changer grand-chose par rapport au premier couvre-feu, sinon gagner une petite demi-heure, puisqu’on faisait terminer les dernières séances autour de 20h15-30. Mais ce n’est pas ce qu’on espérait. D’autant que les autres commerces pourront ouvrir aussi jusqu’à 21h. L’horodating reste une vraie déception, car si on a une bonne fréquentation l’après-midi, il touche les jeunes actifs, plus libres le soir, qui constituent le gros des entrées. »

« La jauge de 50% de capacité des salles est aussi importante, ajoute Samuel Merle. Quand vous avez 150-200 places, c’est supportable, mais pour des petites salles art et essai à 60-80 places, là, avec 22 personnes dans la salle, ce n’est plus rentable. Et ce qui arrive souvent, c’est qu’on doit refuser l’entrée aux retardataires, parce qu’on est déjà complet. Il faudrait que cette jauge soit supprimée, ça fait beaucoup de tort, alors que les distances physiques et le port du masque sont respectés, les spectateurs se corrigeant même entre eux« .

Compenser « une reprise coupée de ses ailes en octobre »

Selon Guillaume Louradour « la profession avait souhaité qu’il n’y est pas de nouveaux films pendant la première semaine d’exploitation, pour que cela profite aux films suspendus par le reconfinement, mais ce n’est pas ce qui a été choisi. Il y a donc une offre pléthorique de nouveaux films en décembre, plus tous les films arrêtés en cours d’exploitation en octobre. D’autant que ce sont des grands films populaires comme ADN de Maïwenn, Adieu les cons d’Albert Dupontel, Miss de Ruben Alves. Parmi les exclusivités, le blockbuster Wonder Woman 1984 est un gros morceau, ou le très beau film d’animation Le Peuple loup. On programmera aussi Mandibules, le nouveau Quentin Dupieux, toujours dans son univers très particulier, mais aussi un très beau documentaire, 143 rue du désert, tous deux étant plus confidentiels. »

Si les responsables de salles franciliennes d’art et essai ne sont « pas concernés par l’absence des blockbusters américains« , elles constatent la fidélité de leur public. Les spectateurs « revenaient en masse et de plus en plus chaque semaine, à partir du déconfinement, notamment en septembre. Et puis, ça a été le couvre-feu, et enfin la fermeture brutale avec le deuxième confinement, comme si on avait coupé les ailes de cette reprise prometteuse« , confie Nathalie Levasseur.

Pour la programmation de ses trois salles du Pandora d’Achères, elle prévoit aussi de réexposer ADN de Maïwenn qui n’a connu que deux jours d’exploitation et « qui était bien parti« . Idem pour Adieu les cons de Albert Dupontel qui avait rassemblé un million de spectateurs sur sa semaine d’exposition, « succès incroyable en cette période« . Son troisième choix se pose sur le formidable Une vie secrète, à propos du franquisme, des espagnols Jon Garaño, Aitor Arregi, José Mari Goenaga, sorti deux jours avant le deuxième confinement.

« A l’heure de la réouverture, le problème va être l’embouteillage des sorties. Il y a beaucoup de films attendus et notamment français, et ça va être une période très rock n’roll. Mais au final, cette crise nous a rapprochés entre exploitants, gros et petits, car on était tous devant la même problématique », estime Samuel Merle. « Pour les films nouveaux, je vais projeter Slalom aux 7 Parnassiens, mais garder la programmation des 5 Caumartin en l’état avec notamment Last Words de Jonathan Nossiter, du même distributeur et sur lequel je m’étais engagé. »

Nathalie Levasseur insiste par ailleurs sur la reprise des séances scolaires auxquelles elle tient. Raison pour laquelle elle reprendra le splendide film d’animation Josep d’Aurel,sur les camps de concentration de réfugiés de la Guerre d’Espagne en France à partir de 1936, Dans le même registre de l’animation, elle attend Le Peuple loup de Tomm Moore et Ross Stewart, qu’elle a trouvé « merveilleux« , ce que confirme Samuel Merle qui l’exposera également le 16 décembre.

« Mais surtout le 23, il y a deux grosses sorties françaises avec Bac Nord, un polar musclé avec Gilles Lellouche, et Le Discours, la comédie de Laurent Tirard. Il y a aussi Wendy qui est une variation sur Peter Pan, de Benh Zitling qui avait réalisé Les Bêtes du sud sauvage. Il y a une telle richesse que ça rappelle une semaine classique », estime Guillaume Louradour.

« Il a fallu fermer nos salles, alors que nous avions de très bons films et que le public revenait, je suis donc assez confiant en cette reprise », conclut Samuel Merle.

Les salles de cinéma menacées ?

« Depuis le premier confinement, on s’est sentis menacés, parce que nous avions entrepris de lourds travaux de rénovation aux 7 Parnassiens, mais on a eu un soutien exceptionnel de la Mairie de Paris qui nous a vraiment soutenus sur ce projet. L’aide du CNC (Centre national de la cinématographie) concernant le chômage partiel est également important. Mais ce qui est le plus inquiétant, c’est plus la petite musique jouée par les jeunes qui remettent directement le cinéma en cause, je l’entends souvent de leur part. Du fait que des films importants se retrouvent sur les plateformes américaines, alors pourquoi aller en salle ? A mes yeux, la principale inquiétude vient de là« , estime Samuel Merle.

« Par ailleurs, vu l’absence de blockbusters américains, les grands distributeurs, UGC, Gaumont, CGR, se sont reportés sur les films d’auteurs, plus intimistes, en nous prenant un peu notre public. Au lieu d’être dix sur un film, on se retrouvaient 20 à le projeter, ce qui n’a pas été sans préjudices pour les indépendants. »

Les conseils sanitaires projetés sur un écran de cinéma à Paris en 2020. (THOMAS COEX / AFP)

« Comme salle municipale (NDLR : subventionnée), on s’est sentis un peu protégés, il n’y a pas de risque immédiat, déclare de son côté Guillaume Louradour. Mais les collectivités territoriales ont tout de même des difficultés pour boucler leur budget 2020 et 2021, donc pour nous aider. La question demeure : jusqu’à quand va durer cette situation ?« 

« Mais ce qui nous a choqués c’est l’annonce de Roselyne Bachelot sur des aides de l’Etat pour compenser le manque à gagner des exploitants pendant le confinement, lors du congrès des exploitants à Deauville, et d’apprendre ensuite que les salles en régime direct, c’est à dire municipales, en seraient exclues. C’est la première fois qu’une telle différence s’applique avec le parc des salles privés, associatives ou parapubliques. On est une centaine de salles en Ile-de-France en régie directe et mis au ban de ces subventions, alors que les collectivités territoriales connaissent des situations financières très délicates. Notre risque, c’est que nos collectivités prennent des décisions douloureuses, et négligent les cinémas. On essaye de se battre sur ce terrain. L’ACRIF (Association des cinémas de recherches d’Ile-de-France) a envoyé dans ce sens un courrier aux autorités publiques », conclut Guillaume Louradour.

FEMA …

Territoires et Cinéma s'associe pleinement à cette publication du Festival de Cinéma de La Rochelle et la partage avec plaisir.

Nous pensons à tout le travail effectué par ces équipes et souhaitons vivement que des événements pourront être reportés début 2021.

Le catalogue-bilan de cette 48e édition est disponible sur notre site, incluant les 135 films programmés (en ligne, en salles et en plein air), récapitulant le calendrier de cette édition hors normes.
Un montage tout juste finalisé vous permettra de découvrir les activités du Festival à l’année, sur le territoire rochelais et bien au-delà (films d’ateliers produits par le Festival, stages…).

Après le succès du Fema d’automne à La Rochelle début octobre, nous nous réjouissions de poursuivre l’accompagnement hors-les-murs de nos diverses cartes blanches : des « portraits de femmes » inédits ou en avant-première (dont le bouleversant Petite fille de Sébastien Lifshitz, programmé demain soir sur Arte et en replay) aux Escales documentaires, à l’occasion de leur 20e anniversaire, un hommage à Michel Piccoli lors du 40e Festival International du Film d’Amiens, les avant-premières d’À l’abordage à Niort, de The Wicker Man à Saintes, la rétrospective de la Hammer à la Cinémathèque de Toulouse.

Comme tous les cinéphiles et professionnel.le.s, nous attendons avec impatience la très prochaine réouverture des salles de cinéma et espérons que la solidarité sera aussi au rendez-vous avec une grande diversité des films à l’affiche.

En soutien aux éditeurs vidéo, vous pouvez vous procurer, pour les cadeaux de fin d’année, quelques films programmés au Fema La Rochelle qui font l’objet de beaux coffrets DVD/Blu-ray : Thérèse d’Alain Cavalier – incluant une version audio-décrite commandée par le Festival (bientôt réédité en salles), Le Trou de Jacques Becker, La Poursuite impitoyable d’Arthur Penn, Muriel d’Alain Resnais, La Rumeur de William Wyler et 3 films de Guy Gilles, redécouvert à La Rochelle en 2003.

Sans oublier deux remarquables ouvrages : Les Chroniques du cinéma confiné, les récits d’une centaine de cinéastes et professionnel.le.s et Stop Motion, un livre indispensable sur cette technique d’animation qui sera mise à l’honneur au Festival 2021.

Les grandes lignes du 49e Festival La Rochelle Cinéma – qui aura lieu du 25.06 au 04.07.2021 – seront bientôt dévoilées ainsi que la nouvelle version de site internet !

Bonnes fêtes à toutes et à tous et rendez-vous au cinéma dès le mardi 15.12 (les premiers jours seront déterminants pour la survie de certains films…).

L’équipe du Fema La Rochelle

PALMARES DU FESTIVAL DES 3 CONTINENTS

Retrouvez la vidéo sur le site du festival https://www.3continents.com/fr/

Edition 2020 : 14 séances, plus de 10 000 spectateurs !

« Confinés mais déterminés » publiait l’équipe du festival le 30 octobre dernier, la détermination a été visiblement partagée par le public, ce qui est rassurant pour l’avenir et la bonne santé de la cinéphilie !