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« En Bref » – notre lettre

Notre lettre novembre – décembre 2021

Ci dessous vous pouvez la retrouver sous diverses formes ainsi que les liens que nous y avons publiés

La lire en ligne -et la télécharger-sur Calameo

La télécharger en pdf

les liens publiés

Etats généraux des cinémas itinérants :
Le cinéma itinérant en France – étude 2015
Comment rebondir après la crise – table ronde 2021

Europe
Guide interactif culture et création

Fonjep
Le web binaire ISI
L’appel ISI 1-2022

ARP
Les débats des rencontres de 3, 4, 5 novembre 2021

L’Institut Pasteur rassure, la FNCF félicite les efforts des exploitants.

Comme le Film Français l’avait annoncé ce 26 novembre, l’Institut Pasteur, dans le cadre d’une nouvelle étude épidémiologique Comcor, estime qu’il n’y a pas de sur-risque d’infection dans les lieux culturels.

La Fédération des Cinémas Français s’est félicité de ces résultats dans le communiqué de presse que nous vous invitons à lire.

https://www.fncf.org/updir/3/CP_FNCF_Pasteur_26_11_2021.pdf

Et ci-après le lien vers la page concernée du site de l’Institut Pasteur

https://www.pasteur.fr/fr/espace-presse/documents-presse/etude-comcor-nouveaux-resultats-lieux-contamination-au-sars-cov-2-analyse-efficacite-vaccins-arn

Hommage à Janine Bertrand

La vie militante ne connaît pas de fin.

La disparition de notre très chère amie Janine Bertrand ne fera pas vaciller l’engagement de chacun des ciné-clubs membres d’Inter Film, c’est ce qu’elle a réussi à transmettre, et c’est là le réconfort que ses amis trouveront en voyant se poursuivre cette volonté de partage et de découverte des cinématographies.

Certains d’entre nous ont connu Janine de longue date et personnellement. D’autres l’ont connu lors de ses nombreuses participations à nos rencontres. Elle se caractérisait par son opiniâtreté, et était admirée même pour cela.

Cet hommage ne sera pas quantitatif et ne procédera pas de la longue énumération de toutes ses actions. Les plus anciens chez nous, qui ont agi avec elle, n’ont pas le cœur à retracer ces combats pour l’instant. Ce qu’ils veulent, et ce que nous voulons tous dire ici aujourd’hui, c’est la valeur d’une vie militante, qui ne s’arrête pas avec la mort.

Il est important de voir qu’un parcours comme le sien est encore une référence pour le monde cinématographique. En témoignent l’hommage du CNC, l’article du Monde, et l’hommage rendu par Président de la Fédération des Cinémas Français, Richard Patry, lors des Etats Généraux de cinémas itinérants. Bien d’autres hommages lui sont rendus par tous les cinéphiles, professionnels comme spectateurs.

Nul doute que son mari Guy et son fils Fabrice, compagnons fidèles de son action, poursuivrons sa tâche de maintien de l’esprit ciné-club auquel le monde du cinéma doit tant.

Janine Bertrand est décédée le 18 octobre dernier.

Photo : archives familiales

FESTIVAL DES 3 CONTINENTS 2021 : PALMARES 2021

Nous actualisons l’article avec le PALMARES 2021 dont vous trouverez tous les détails sur le site du Festival :
https://www.3continents.com/fr/actu/palmares-2021/

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Bientôt l’ouverture de la 43ème édition du Festival
Découvrez la présentation et le détail de la programmation sur le site : https://www.3continents.com/fr/

Cette 43e édition se tiendra du 19 au 28 novembre 2021 à Nantes et dans les salles de Loire-Atlantique (Ancenis, Clisson, Héric, Saint-Herblain et Saint-Nazaire). Cinq séances en ligne sont également proposées dans toute la France.

Compétition internationale, séances spéciales, rétrospectives, hommages ou programmes thématiques, le festival ouvre largement son regard sur les cinématographies d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine dont il a été un des grands découvreurs.

Pendant dix jours et deux weekends :
° une Sélection officielle de films récents,
° un hommage au grand studio japonais Shochiku à l’occasion de son centenaire,
° la célébration sur les écrans des 20 ans de Produire au Sud,
° l’atelier de coproduction internationale des 3 Continents,
° le programme Une place sur Terre,
° les 70 ans des Cahiers du Cinéma,
° des films destinés au jeune public.

Notre lettre EN BREF Sept-Oct 2021

EDiTO

Et maintenant ?

C’est bien la question qui se pose après une longue période de fermeture des salles, l’adoption de plusieurs dispositifs de soutien pour empêcher toute liquidation de salles. Sans compter les interrogations sur le rapport de spectateurs au cinéma après une période propice au développement des plateformes, sans compter non plus l’acquisition de patrimoine cinématographique par de grandes entreprises privées, à l’image d’Amazon qui n’a pas hésité à verser 6,92 milliards d’euros (8,45 milliards de dollars) et cela pour mettre en cage le lion de la Métro Goldwyn Mayer.

Dans ce contexte il faut se féliciter de l’initiative prise par le CNC de créer un Fonds pour le développement de la cinéphilie du public jeune (15-25 ans) que nous vous présentons ci-contre. Reste que la conquête ou la reconquête d’un public passe aussi comme nous le répétons par l’ouverture de nouvelles salles dans les territoires qui en sont dépourvus. Nous devons donc poursuivre et développer notre action « Cinéma et égalité des territoires » même si la période qui s’ouvre est moins propice à la création d’équipements nouveaux.

Vous trouverez en page 3 notre projet d’activité sur les prochaines années, projet que nous ne pourrons mener à bien qu’avec votre soutien. Mais une meilleure couverture des territoires n’est pas notre seule préoccupation. Comme vous le savez, nous sommes inquiets de voir les petits écrans diffuser des films sans aucun respect de l’œuvre, saucissonnée par la publicité.  On peut d’ailleurs s’interroger : on constate la réduction de la fréquentation des salles par les jeunes, le CNC ayant comptabilisé une baisse de 17,5 millions d’entrées entre 2010 et 2019 pour les 15-25 ans. Cette baisse ne serait-elle pas due, au fait que, pour une partie de  cette tranche d’âge, beaucoup de films sont devenus des produits de consommation courante, et qu’il suffit d’attendre leurs passages sur un petit écran, bien suffisant pour ce type de spectacle qui ne justifie plus la dépense de l’achat d’une place ?

La rentrée, le cinéma, la covid

L’été s’achève, et toujours les questions sur l’avenir se posent.

Toujours obscurcie par la Covid, la rentrée s’annonce sur fond d’incertitude. L’année 2021 n’a pas manqué de (re)soulever les réflexions propres au secteur, comme en témoigne la très intéressante newsletter du Bellefaye du 19 août. Elle revient sur les résultats de la formation de l’AFCAE « quelles salles pour demain » de mars dernier.

Nous sommes bien sûr d’accord avec l’essentiel des éléments partagés. Mais l’histoire en quelque sorte se répète, les cinémas de demain vont se trouver avec les plateformes dans une situation comparable à celle qu’ont connue les plus anciens d’entre nous lors du développement de la télévision. Les cinémas d’aujourd’hui pâtissent déjà de la situation qui voit les spectateurs s’attacher à ces solutions de repli trouvées lors des confinements successifs.

Nous le réaffirmons, face à ces situations l’aide des Collectivités Territoriales qui a été, et est toujours essentielle, puisqu’elle a permis le maintien, voire la construction, d’un certain nombre de salles.
C’est d’ailleurs ce lien avec les élus qui a abouti à la création de Villes et Cinémas, devenu Territoires et Cinéma. Nous nous attachons à travers notre réflexion « Cinéma et égalité des territoires » à revoir avec eux la manière de permettre un égal accès au cinéma par la population.

La salle comme lieu d’animation et d’appropriation de la culture cinématographique est au cœur des enjeux. Qu’il nous soit permis également d’insister sur ce point qu’est le rétablissement du lien avec le public. Même si les choses ne sont pas toujours comparables, le public des musées s’est organisé en associations d’Amis, qui ont joué un rôle non négligeable dans le développement de la fréquentation. D’ailleurs des salles sont même en activité aujourd’hui avec le concours bénévole de groupes de spectateurs. Les salles à ce jour confrontées à la mise en place du passe sanitaire, tant pour le public que pour leurs salariés, vont connaître une période difficile de ce point de vue, et la mobilisation des spectateurs peut se trouver freinée de manière dommageable.

L’enjeu est de taille. Une coopération apaisée de tous est vitale pour l’avenir du cinéma en France.

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N°5 Jeudi 19 Août 2021- 30 000 envois

La Summer, c’est la version estivale, jusqu’au 2 septembre, de la newsletter Bellefaye.

Quels cinémas demain ?

Traumatisé par les « stop-and-go » ministériels, la montée des abonnés Netflix, l’offensive Disney+, passé de partenaire historique à concurrent frontal, le cinéma s’interroge sur l’avenir des salles.

Le 30 mars 2021, à l’occasion de ses sessions de formation, l’AFCAE, l’Association française

des cinémas d’art et d’essai, débattait, en ligne, du « cinéma de demain », des salles de demain.

Six participants, plus de mille connectés. Un débat est animé par Laurent Creton, de l’Université Sorbonne Nouvelle Paris III. Avec François Aymé, président de l’AFCAE ; Richard Patry,

président de la FNCF et directeur des cinémas Noe ; Anne Faucon, gérante du cinéma Utopia

Pont-Sainte-Marie ; Raphaël Jacquerod, directeur du cinéma Le Pixel à Orthez ; Jocelyn Bouyssy, directeur général du groupe CGR Cinémas.

Pour la FNCF, la Fédération Nationale des Cinémas Français, le postulat de départ, c’est

la nécessaire remise en cause du modèle de ces vingt dernières années.

Le confort indéniable des salles, la qualité technique de l’image et du son, l’efficacité de la gestion des flux – les personnes, les données numériques – ne sont pas suffisants pour créer une vraie relation

avec le public.

La salle de cinéma de demain devra être « exclusive, plus belle, plus écologique, plus citoyenne,

plus innovante, plus connectée, plus réactive, et des salles revenues dans les centres-villes. »

On est dans le temps long.

Une salle écologique, pourquoi pas ? En briques de terre crue, soucieuse de son bilan carbone,

avec des toilettes sèches ?

Enthousiasme mesuré des participants.

Même retenue pour un mix trop poussé avec les jeux vidéo dans une salle dédiée. On comprend la prudence du cinéma vis-à-vis de cet univers débordant et glouton.

Au passage se révèle la fracture, très profonde, entre le cinéma des villes (les métropoles régionales) et le cinéma des champs (tout le reste du territoire). Une fracture créée, selon des intervenants, par l’application sans discernement du modèle parisien des multiplexes, à l’ensemble du territoire national.

Ce n’est pas faux, au vu du taux moyen d’occupation des salles, pas plus de 15 %.

Pour le retour de salles remplies et conviviales, il faut donc réduire le nombre de séances, leur profusion est née des exigences des distributeurs, pas des exploitants.

C’est une idée qui circule depuis quelques temps.

Des salles plus belles… Le cinéma est à l’aise avec le beau, l’insolite.

En 80 ans, tout a été osé : les décors grandioses inspirés des palaces, des paquebots, le projet de Le Corbusier, une salle depouillée, blanche et noire, sous la brasserie de La Coupole. Les façades inspirées de Mallet-Stevens, et même, en 1932, le Cinéplage du cinéma Marbeuf, avec sable et chaises longues…

Puis, pendant les années 70-80, 80-90, « on a fait n’importe quoi, des salles dans des placards à balais, dans le local de stockage de la confiserie… »

On peut rajouter la sortie peu chaleureuse, on émerge dans des ruelles, loin de l’entrée illuminée… Quelques secondes de stupeur. « On est où »?

A l’aise avec le beau, les cinémas le sont tout autant avec le laid : les blockhaus, dans les zones industrielles, les clones de halls de gare, d’aéroport, où les horaires des vols ou des trains sont remplacés par ceux des séances. Mais tous les rêves enfuis.

Plus souvent qu’on ne pense, pour l’architecture des cinéma, ce sont les institutionnels, les élus,

les organismes qui ont imposé leurs vues. Parfois pour le meilleur, souvent pour le pire.

Sur le beau, les débatteurs sont peu loquaces. Pensent-ils qu’au fond, il y a des spécialistes pour ça : artistes, scénographes, décorateurs, graphistes, dessinateurs de BD ?

Pour rétablir le lien avec le public, le but principal de cette réunion, peu de propositions, car tous savent que c’est compliqué. C’est au jour le jour. Sur le terrain.

On soutient, par principe, « l’éducation à l’image ». Mais on sait, d’instinct, que, pour faire venir ou revenir les jeunes vers les salles, il faut avant tout des films qui les attirent et les bandes annonces qui vont avec.

Bien sûr il y a les avant-premières, les débats avec l’équipe. Ils existent depuis au moins 47 ans, comme l’atteste une affiche d’un cinéma de Roubaix, « la projection sera suivie d’un débat avec le metteur en scène ».

Du solide.

A lire et à voir sur le site Bellefaye :

Le débat en streaming

Le retour en centre ville ?

Le regard acéré d’une acéré d’une sociologue

Le marketing des jeunes

Une affiche à Roubaix

Notre lettre « en bref » – mai/Juin 2021

EDITO

A l’heure de la réouverture et des élections les salles peuvent compter sur les élus.

C’est la réouverture. Était-il si nécessaire de fermer, pour réouvrir, puis refermer, puis enfin revenir par étape à une réouverture que l’on ne peut qualifier de totale puisque demeure des restrictions sur la fréquentation au moins jusqu’à fin juin, et une inquiétude si la situation sanitaire s’aggravait.

Mais en tout cas le retour à la normale est programmé, dégageant la voie pour les salles de cinéma, comme pour les festivals.
Ainsi s’achève donc la période de loin la plus difficile que le cinéma ait connu depuis ses origines.

Mais juin sera aussi marqué par les élections départementales et les élections régionales. C’est l’occasion de souligner le soutien apporté par les élus à la création comme à la diffusion des films. Sans cela nombre de films n’auraient pu trouver leurs financements, et bon nombre de salles n’auraient pu poursuivre leurs activités.

Dans l’actualité, deux dernières marques de l’intérêt porté par les élus au cinéma, répondant notamment aux demandes des organisations professionnelles : Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret, a tout d’abord posé une question écrite au Ministère de la culture, il a été ensuite l’initiateur d’une proposition de loi, vous trouverez en page 1 des informations sur ces deux initiatives.

Lire notre lettre en ligne
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Ou bien retrouvez la ci dessous 😉