Tous les articles par Daniel Richard

Réouverture des salles : les propositions de l’ADRC

« Les 15e assises nationales du Centre-Ville » se tiendront -en visio conférence- du 8 au 12 juin prochain. Dans cette perspective l’ADRC a mis en avant deux objectifs :
– assurer une reprise de l’activité progressive et non brutale, et rassurer le spectateur, pour qu’il puisse revenir dans les salles en confiance et avec plaisir ;
– éviter tout encombrement en permettant une certaine harmonisation des sorties cinématographiques sur le second semestre ou autoriser des modes d’exposition des films en salles différents de ceux à l’œuvre avant le confinement en développant la multiprogrammation en salles de cinémas.

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Source : site de l’ADRC

21 films de La Quinzaine des Réalisateurs mis en ligne sur France.tv

21 films de La Quinzaine des Réalisateurs mis en ligne sur France.tv

Imaginée en partenariat avec la Quinzaine des Réalisateurs et avec le soutien de France Culture et du Forum des images, cette initiative permet de découvrir gratuitement une sélection de films présentés depuis 1990 dans cette section parallèle du Festival de Cannes.
Une première pour la plateforme et une manière pour France Télévisions de « marquer son soutien au monde du cinéma durement éprouvé par la crise sanitaire ». « Partenaire historique de la Quinzaine des réalisateurs, France Télévisions a souhaité, dans le contexte actuel, mettre à l’honneur la création et les auteurs au travers d’une sélection des films présentés à la Quinzaine des réalisateurs et pour la plupart coproduits par ses filiales », souligne le groupe.

Disponibles progressivement depuis le 15 mai, les œuvres choisies seront visibles pendant trois mois.

Quatorze longs métrages et sept courts métrages (dont 3 réalisés dans le cadre de la collection « Regards de femmes 2019 » projetée à la Quinzaine en Action en 2019) seront proposés au total sur France.tv.

Découvrez la liste complète des œuvres ci-dessous :
Longs métrages
– Toto le héros (1990) de Jaco van Dormael
– La Promesse (1996) de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne
– J’ai horreur de l’amour (1997) de Laurence Ferreira Barbosa
– Le Bleu des villes (1998) de Stéphane Brizé
– Haut les cœurs ! (1998) de Solveig Anspach
– Tout va bien on s’en va (2000) de Claude Mouriéras
– La Moustache (2005) d’Emmanuel Carrère
– Dans Paris (2006) de Christophe Honoré
– Le Voyage aux Pyrénées (2008) de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
– La Famille Wolberg (2009) d’Axelle Ropert
– Pieds nus sur les limaces (2010) de Fabienne Berthaud
– La Fée (2011) de et avec Dominique Abel
– Henri (2013) de Yolande Moreau
– Ma vie de Courgette (2016) de Claude Barras

Courts métrages
– Basses (sélectionné en 2018) de Félix Imbert
– Les Extraordinaires Mésaventures de la jeune fille de pierre (sélectionné en 2019) de Gabriel Abrantes
– Las Cruces (sélectionné en 2018) de Nicolas Boone
– Lethe (sélectionné en 2016) de Dea Kulumbegashvili

Films issus de la collection Regards de femmes 2019
– Osez l’émancipation réalisé par les élèves 1ère ES-S-STMG l
angue arabe, du Lycée Montgrand (Marseille) accompagnés de leur professeur Mme Rime El Hossamy
– L’Ascenseur, réalisé par la classe de seconde Santé-Social du Lycée Jean Moulin (Draguignan), accompagnée de leurs professeures Mme Frédérique Ferry et Mme Mila Benano-Melly
– Le Silence parle, réalisé par la classe de seconde 5 du Lycée Joliot Curie (Nanterre), accompagnée de leur professeur Mme Sandrine Lamoureux

Source : CNC et France.tv

Voir tous ces films :clic ici

Pinocchio sur Amazon Prime : une exception conjoncturelle ou une alerte ?

A juste titre selon nous François Aymé, président de l’AFCAE (Association Française des Cinémas Arts et Essai) a publié un texte pour réagir à la vente, par le distributeur Le Pacte, des droits du film Pinocchio de Matteo Garronne à Amazon Prime Vidéo.

Quelques extraits de ce communiqué :
…/… Néanmoins, ce changement de stratégie pour le film Pinocchio nous apparaît comme une alerte. D’abord parce que Matteo Garrone fait partie de ces grands auteurs à dimension internationale capables de concilier originalité, exigence artistique et belle audience.
…/…Et c’est bien justement parce que la société Le Pacte est une référence pour la distribution Art et Essai que son accord sur Pinocchio avec Amazon nous inquiète.
…/…Et quand Jean Labadie évoque dans Le Film Français « sa confiance dans le travail d’Amazon pour communiquer vis à vis des scolaires », on a réellement du mal à croire aux ambitions et aux compétences éducatives du géant américain.

Lire l’intégralité du communiqué sur le site de l’AFCAE

Nos salle préférées sont privées de spectateurs, mais…

beaucoup se sont organisées pour nous permettre de rester en lien avec elles.

C’est ainsi que, au gré de nos investigations, nous souhaitons partager avec vous quelques unes de ces initiatives :
L’AFCAE : …/... « nous  proposons de partager, par le biais d’une newsletter hebdomadaire, les initiatives des salles adhérentes pour rester en contact avec leurs publics : ateliers, sélections de films à visionner sur plateformes, débats virtuels, partage d’informations…

L’ACID, qui, pour les films ayant bénéficié de son soutien, propose sa rubrique Films & Cinéastes. On y retrouve pour chaque film une critique, une fiche technique, des photos et surtout le lien pour le voir -d’une manière légale- en V.O.D.

V.O magazine Art et Essai, que nous trouvons souvent dans nos cinémas, est aussi depuis longtemps en ligne. Une bonne occasion de continuer à le lire et de suivre l’actualité d’autres initiatives telle que « La Toile ». V.O est aussi sur Facebook

Le Cinéma Utopia de Bordeaux, propose -jusqu’au 19 mai- en accès libre le film « Léger tremblement du paysage » de Philippe Fernandez.  A lire aussi sur le site leur « journal de bord d’un cinéma fermé »

La cinémathèque de Toulouse, avec son site qui fourmille de propositions vaut le coup qu’on s’y attarde. Et sur sa chaîne Viméo, elle donne à voir les films restaurés par ses soins. De quoi découvrir des pépites qui ont plus d’un siècle.

Pour une diversité du cinéma sur France Télévisions, en période de confinement… et après !

Dans une tribune, parue dans le journal Le Monde du 26 avril dernier, un collectif de réalisateurs, de distributeurs, de directeurs de festivals et d’autres professionnels du cinéma se réjouissent de voir davantage de films de patrimoine diffusés par la télévision publique. Souhaitant que cette initiative se poursuive après le confinement ils ont lancé une « pétition ».
Territoires et Cinéma a défendu, défend, et défendra toujours la diffusion des films dans les salles de cinéma néanmoins certains d’entre nous, à titre individuel, s’associent à cette démarche. Nous considérons qu’il préférable que ces films soient diffusés par le service public plutôt que « faire les choux gras » de plateformes dont l’un des principaux objectifs est le gain financier.
Pour soutenir et signer cet appel c’est : clic ici 

*****

Le texte de l’appel :
Voici déjà plus d’un mois que nous sommes des millions confinés chez nous.
Malgré la fermeture des salles et de tous les lieux culturels, le cinéma est omniprésent (et c’est tant mieux) grâce à ces autres médias que sont Internet, la VoD, la SVoD, la vidéo, et bien sûr à la télévision linéaire, où il bat actuellement des records d’audience.

Car, pour combler le manque de contenus, les chaînes nationales gratuites, notamment France 2 et France 5, redécouvrent la joie de programmer le cinéma de patrimoine, tous les jours, en particulier avec la case patrimoine de 14h apparue le 21 mars sur France 2, puis quelques semaines après sur France 5. Pour aussi, nous dit le directeur de la stratégie des publics à France Télévisions : « programmer des films cultes qui permettent de se changer les idées, de s’évader après le JT ».
On ne peut que se réjouir d’un retour massif du cinéma de patrimoine sur France Télévisions, dans cette période si particulière. Souhaitons que cette envie frénétique perdure en post-confinement.

Néanmoins : quels sont ces films soudainement programmés ? Des films populaires de qualité (pour l’essentiel), pour la plupart des années 1970-80, qui font partie de l’histoire du cinéma français, avec lesquels des générations de spectateurs ont grandi. Il s’agit essentiellement de films multi-diffusés, reprogrammés des dizaines de fois sur ces chaînes ou d’autres.

Il est vrai que les grands classiques, garants d’une mémoire commune, ont vocation à être vus et revus, et qu’il est important de continuer à les montrer, notamment pour les nouvelles générations.

MAIS… notre inquiétude est que cette proposition cinéma de France Télévisions ne se place (à quelques exceptions près) que sur ce terrain-là, et ne propose rien d’autre issu de notre extraordinaire patrimoine cinématographique, ni de la diversité des cinémas du monde entier.
Confinement ou pas, les autres médias font preuve tout au long de l’année de diversité, rassemblant les cinéphiles les plus pointus et un plus grand public. Des salles de cinéma aux magasins de vidéos, aux autres chaînes telles Arte, Ciné+ et OCS, aux sites de VoD et à la plupart des sites de SVoD, des cinémathèques aux festivals : la majorité des acteurs sont dans ce rapport-là.

Pourquoi alors France Télévisions, notre service public, ne montre-t-elle pas le même exemple ?

Ses statuts précisent notamment qu’elle doit « s’attacher à diversifier sa programmation cinématographique et à développer la partie éditoriale des cases cinéma pour les mettre en valeur, programmer régulièrement des œuvres d’art et d’essai, afin de refléter cet aspect de la création cinématographique. »

En parallèle de très bons Gérard Oury, Louis de Funès, Yves Robert, etc. diffusés sur ces nouvelles cases, pourquoi ne sont pas programmés également des films populaires de Truffaut, Clouzot, Chabrol, Pialat, Varda, Demy, ou même Renoir, Guitry, Duvivier, Pagnol ou Carné ?

 

 

En attendant que nos salles rouvrent… on fait quoi ?

 Voici un extrait de l’édito de la newsletter du cinéma Les Carmes à Orléans qui donne leur point de vue sur la situation à la suite de la réunion par visio-conférence le 29 avril entre, le Ministre de la Culture et la FNCF, le SCARE, l’AFCAE  dont Les Carmes déduisent que :
…/…
« Officiellement, nous aurons donc des nouvelles autour du 2 juin (2020).
Par ailleurs, dans ce contexte, nous savons que beaucoup d’entre vous s’inquiètent pour notre sort et nous vous en sommes sincèrement reconnaissants. Ça nous met du baume au cœur. Nous sommes inquiets pour le cinéma français, pour la profession, pour les intermittents, le secteur plus globalement. Nous sommes inquiets pour la culture et nous nous inquiétons pour nous, bien sûr. Juste une chose fondamentale, soyons tous (raisonnablement) au rendez-vous de la reprise. Vous écrire, c’est une façon de vous dire qu’on pense à vous, qu’on pense très fort à votre cinéma, notre salle. Vous écrire, c’est nous inscrire dans la fidélité au public des carmes… c’est vous dire de mille façons différentes combien vous nous manquez, combien cette situation si particulière est préoccupante… mais c’est aussi vous écrire que nous tenons bon et que c’est grâce à vous très cher public. La perspective de faire à nouveau ce que nous savons faire nous porte !

Nous continuons de penser qu’ouvrir doucement durant l’été, nous permettra de mettre en place les mesures sanitaires nécessaires et de nous accoutumer aux mesures de distanciation sociale qui ne nous sont pas naturelles. Mais cela nous donnera le temps de former les équipes, de préparer les salles tranquillement dans la torpeur estivale. Cela vous permettra aussi de reprendre confiance en nos petits lieux, même si nous serons peut-être contraints d’être équipé de masques, de visières et enveloppés dans des sacs poubelle.

Ouvrir petit à petit avant la rentrée, qui pour nous est synonyme de grosse activité, nous paraît nécessaire. On tâtonne. On réfléchit, on se renseigne, on demande des consignes scientifiques sur la climatisation par exemple. On ne fait que ça, tout en co-organisant tout un tas de séances à distance. Et en parlant de ces fameuses séances, le menu se charge un petit peu pour notre plus grand plaisir. Nous sommes ravis que ces séances se fassent avec l’accord de quelques distributeurs audacieux (jour2fête, Les alchimistes, DHR, JHR, Météores distribution, Cinéma Public Film, La Grande distribution…) et avec l’initiative de la 25e heure. Économiquement comment ça marche ? Le cinéma touche 40% du billet, 40% va au distributeur et le reste à la plateforme ! Formidable, non

Alors voici ce qui arrive avec la 25e Heure :
> Vendredi 1er Mai à 20h J’veux du soleil – Séance Débat avec les réalisateurs ;
> Dimanche 3 mai à 20h15 DEPUIS MEDIAPART – Séance Débat avec Edwy Plenel et la réalisatrice Naruna Kaplan de Macedo ;
> Lundi 4 mai à 20h LIBRE – Séance débat avec Cédric Herou ;
> Mercredi 6 mai à 20h15 Hubert Reeves La Terre vue du cœur – séance présentée par Hubert Reeves & suivie d’un échange avec la réalisatrice Iolande Cadrin-Rossignol ;
> Mercredi 6 mai à 20h :PAPICHA – suivi d’un débat avec Lyna Khoudri ;
> Samedi 9 mai à 20h15 : DES LOIS ET DES HOMMES – séance suivie d’un échange avec le réalisateur Loïc Jourdain ;
> Tous les jours à 10h / 13h30 / 17h : Les fantastiques livres volants ;
> Tous les jours à 10h / 13h30 / 17h : La chouette entre veille et sommeil

Et puis bien sûr sur La Toile où les nouveautés de bousculent. Vous aviez raté Un divan à Tunis ? Pas de panique, le voici programmé sur La Toile !!!

Question patrimoine, cette semaine, nous vous recommandons « A bout de souffle » de Godard… (Pas de sens caché dans le titre du film et présentation dimanche sur Facebook),
« L’amour flou » en sélection Art et Essai,
Et l’incontournable Ernest et Célestine en jeune public, cet hymne à la tolérance, avec cette si belle chanson de Thomas Fersen !

Et pourtant….

Mon cinéma me manque.
Qui n’a pas SA place… toujours la même, mais différente selon la salle. Son odeur, ses sièges, sa moquette, son ruban lumineux, son intimité ou pas, son écran, son son (si, si !) mais aussi le partage avec d’autres spectateurs tant les inconnus que ceux que je connais depuis longtemps etc. J’aime mon cinéma indépendant. Le mien c’est le Cinéma Les Carmes à Orléans. Et vous c’est lequel ?

Vous l’aurez compris j’aime voir un film -comme beaucoup- sur un écran de bonne dimension. J’ai beaucoup de mal à le faire sur mon téléviseur. Chez moi je suis totalement incapable de « faire le vide » , de me laisser porter par les images et les dialogues.

Aujourd’hui je dois faire avec ce manque avec ce manque.
Je n’aime pas les « plateformes ». Je n’aime ni leur façon de mettre la main sur les films, ni leur manière de rémunérer les exploitants, surtout les indépendants. Je n’aime pas avoir à payer ailleurs qu’à un guichet de cinéma.

En France nous avons la chance d’avoir un réseau dense qui permet à chacun d’aller « au cinéma » (enfin presque à chacun puisqu’un français sur deux n’a pas de salle à proximité de son lieu de vie). Une amie Française expatriée me l’ayant signalé je dois reconnaître que sans ces plateformes elle ne pourrait voir aucun film français.

Et pourtant j’ai réussi à rester sur mon canapé grâce à Arte TV qui propose des films à voir ou à revoir, et même à re re voir !

Vous êtes comme moi : https://www.arte.tv/fr/videos/cinema/films/

 

Ceci dit vous avez aussi :
« Henri » : des films rares- proposé par la Cinémathèque Française ;
Le GREC (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques) ;
La Toile, le service V.O.D des indépendants ;

et certainement quelques autres…

Amos Gitaï : le cinéma comme arme de résistance

Au hasard d’une recherche personnelle, en lien avec le « festival Cannes 39 » qui s’est déroulé à Orléans en  novembre dernier j’ai découvert ces 2 conférences données en juin dernier au Collège de France. Un pur régal que je souhaite partager…

Ce n’est pas moi qui politise mes films, ce sont eux qui m’ont politisé”
                                                                                                                  Amos Gitaï

Séance « Cinéma et résistance : leçons des cinq continents »
présidée par Jean-Michel Frodon, critique et enseignant à Sciences Po

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Jean-Michel Frodon est journaliste, critique de cinéma, écrivain, enseignant. Il a d’abord écrit dans l’hebdomadaire Le Point (1983-1990), puis le quotidien Le Monde (1990-2003), où il devient responsable de la rubrique cinéma à partir de 1995. Il a été directeur de la rédaction des Cahiers du cinéma (2003-2009). Il est aujourd’hui journaliste et critique de cinéma sur le site d’information slate.fr et sur le blog Projection publique. Il est membre du conseil éditorial et collaborateur de la revue espagnole Caiman, Cuadernos de Cine, de la revue coréenne Filo, de la revue américaine Cineaste, du site publié dans les Balkans Camera lucida. Fondateur du Groupe de réflexion L’Exception http://lexception.rezo.net/, ancien rédacteur en chef du site collaboratif http://artsciencefactory.fr, Jean-Michel Frodon est professeur associé à Sciences Po Paris, membre du comité pédagogique de SPEAP (Master d’enseignement des arts politiques) aux côtés de Bruno Latour. Comme enseignant, il est également Professorial Fellow au département de Film Studies and Creative Industries à l’université de St. Andrews (Écosse) et intervenant à la Film Factory, école créée par Bela Tarr à Sarajevo. Il est membre du conseil scientifique de La Fémis et de l’équipe d’accueil du programme SACRe.
Organisateur de programmations et rencontres dans de nombreuses institutions, festivals et lieux éducatifs, il collabore régulièrement avec l’Institut français pour la promotion du cinéma dans le monde. En 2014-15, il est vice-président de la commission « Cinémas du Monde » coorganisée par le CNC et l’Institut français. Il a été le commissaire de plusieurs expositions et programmations, notamment au Centre Pompidou et à la Cinémathèque française.

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Séance « Art et mémoire »,
présidée par Frédéric Maire, directeur de la Cinémathèque suisse

Un enjeu de mémoire : l’œuvre d’un artiste contemporain face à un événement historique majeur. Les
archives du cinéma d’Amos Gitaï, un défi pour la BnF
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Archiviste paléographe, Joël Huthwohl est historien des spectacles et dramaturge. À la Comédie-Française de 2001 à 2008 comme conservateur de la Bibliothèque-Musée, il a été rédacteur en chef du Journal des trois théâtres, et un des trois auteurs de Grande et petite histoire de la Comédie-Française (feuilleton France-Culture, 2006). Il dirige aujourd’hui le département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France. À la BnF, il a été commissaire des expositions : Carolyn Carlson (2014), PIAF (2015), Le peintre Charles Matton, écrivain et cinéaste (2016) et Chaillot, une mémoire de la danse (2018). Il est l’auteur d’articles et d’ouvrages sur les arts du spectacle.

« Ciné-clubbing » proposé par Télérama (Une personnalité, un extrait)

Depuis dix ans, au Cinéma du Panthéon, à Paris, “Télérama” organise “L’inconnu du ciné-club”, une soirée durant laquelle des artistes offrent des moments de cinéma uniques à travers une sélection d’extraits et la présentation d’un long métrage.
Pendant le confinement retrouvez ces soirées sur le site Télérama

Vous pourrez y apprécier :

« Ciné-clubbing » (18) : Chirtophe, Vivre d’amour ;
“Ciné-clubbing” (17) : Xavier Giannoli, de Christophe à Robert De Niro ;
“Ciné-clubbing” (16) : Ken Loach à l’est de la nouvelle vague ;
“Ciné-clubbing” (15) : Vincent Lindon et la manie de la cinéphilie ;
“Ciné-clubbing” (14) : Hippolyte Girardot et l’audace des actrices ;
Ciné-clubbing (13) : Mathieu Amalric et le mystère Richter ;
Ciné-clubbing (12) : Nathalie Baye dans la langue de Truffaut et Godard ;
Ciné-clubbing (11) : Tony Gatlif et les libertés de Michel Simon ;
“Ciné-clubbing” (10) : Marina Foïs en lévitation avec Depardieu ;
“Ciné-clubbing” (9) : Robert Guédiguian et l’ami Pasolini ;
Ciné-clubbing (8) : Roschdy Zem, “Bruce Springsteen m’a sauvé la vie” ;
Ciné-clubbing (7) : Vincent Delerm et le cinéma du “presque” ;
Ciné-clubbing (6) : Serge July et le journalisme en guerre ;
Ciné-clubbing (5) : Pour Tahar Rahim, “il y a du Brando chez Gabin” ;
Ciné-clubbing (4) : Christophe et les fantômes du blues ;
Ciné-clubbing (3): Adèle Exarchopoulos et le coup de foudre du réalisateur ;
Ciné-clubbing (2) : Adèle Haenel, David Lynch et les vertiges du casting ;
Ciné-clubbing (1) : Jacques Audiard sous l’emprise d’une chanteuse de jazz.