Tous les articles par Daniel Richard

Festival international du film social

L’ASPAC (Association de Soutien aux Projets Audiovisuels et Cinématographiques) organise la 2ème édition du festival international du film social.

Cette association, créée en 2016, regroupe une vingtaine de passionnés du cinéma sous la houlette d’un travailleur social et… réalisateur !

Elle propose de favoriser et soutenir une production cinématographique Loirétaine en faisant intervenir des amateurs aidés par des professionnels motivés par les projets. En 2020 elle a décidé de lancer sont festival de films courts-métrages de fiction avec comme thème « le film social : société et mode d’emploi ».

Organisée à Ingré, commune de la métropole Orléanaise (Loiret), la seconde édition se déroulera du 3 au 5 juin 2022 avec des projections de courts métrages, en présence des réalisateurs, des tables rondes et masterclasses de professionnels du cinéma (acteurs, réalisateurs, producteurs,…)

Dès les 26 et 27 mars les 10 films en compétition seront présentés. Trois projections sont programmées dans le week-end, à l’Espace Boutrouche à Ingré : Samedi 15h et 20h30 et Dimanche 15h

Choisissez votre séance, venez voter pour votre film préféré, et participer au Prix du Public.

Billetterie en ligne :  https://www.payasso.fr/aspac-billetterie/paiement

Ouverture des portes 30 minutes avant l’heure de la projection

Appel à soutien à la découvrabilité des contenus culturels francophones

Dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie franco-québécoise pour la découvrabilité en ligne des contenus culturels francophones, le ministère de la Culture français (DGMIC) et le ministère de la Culture et des Communications du Québec s’associent et lancent un double appel à candidatures. (date limite 4/07/2022)

Cet appel à candidatures vise à financer des projets dont l’objectif consiste à renforcer la découvrabilité numérique des contenus culturels francophones.

La découvrabilité d’un contenu dans l’environnement numérique se réfère à sa disponibilité en ligne et sa capacité à être repéré parmi un vaste ensemble d’autres contenus, notamment par une personne qui n’en faisait pas précisément la recherche.

Le ministère de la Culture soutient et subventionne le développement d’initiatives numériques et de projets de recherche en faveur de la découvrabilité numérique des contenus culturels.

La notion de découvrabilité des contenus culturels est essentielle dans un écosystème numérique caractérisé par l’hyper-abondance de l’offre, par la concentration de la diffusion sur quelques grandes plateformes extra-européennes et par le rôle des mécanismes de recommandation algorithmique dans l’accès aux contenus culturels.
Les acteurs des industries culturelles et créatives francophones doivent donc s’adapter à ces changements et faire de la découvrabilité numérique une priorité de leur stratégie de valorisation des contenus, sous peine de subir une invisibilité de leur production culturelle.

Lancée en avril 2019 par les ministres de la Culture du Québec et de la France, la mission francoquébécoise sur la découvrabilité en ligne des contenus culturels francophones a pour objectif d’établir un diagnostic des différents enjeux et de proposer des solutions qui permettront d’assurer une meilleure visibilité des artistes, des œuvres et des contenus francophones sur Internet.

Toutes les informations de cet appel à projet sur le site du ministère de la culture

Le collectif la Clef Revival veut racheter son cinéma

Nous reprenons « in-extenso » cet article publié, en accès libre, sur le site Politis.fr.

Le collectif la Clef Revival, qui occupait le cinéma du même nom situé 34 rue Daubenton – Paris 5e , est maintenant le seul candidat à un rachat, après le retrait de son concurrent, le groupe SOS. Il a présenté son fonds de dotation le 28 mars à Paris.
On ne s’attendait pas à ce que vous soyez aussi nombreux, ça fait chaud au cœur ! », s’exclame une représentante de la Clef Revival. Ce 28 mars, à la Bourse du Travail de Paris, il y a foule pour cette conférence mystérieusement intitulée « Vendez-nous la Clef ». Il y a même des personnalités du cinéma, comme l’actrice Irène Jacob et la réalisatrice Céline Sciamma.

La Clef, « dernier cinéma indépendant et associatif de Paris », était occupé par un collectif citoyen depuis trente mois, avant son expulsion le 1er mars. L’histoire de ce bâtiment du 5ème arrondissement, propriété du CSE de la Caisse d’Épargne qui l’a mis en vente en 2015, est pleine de rebondissements. En 2018, après de longues négociations avec l’exploitant qui se soldent par un échec, le cinéma ferme jusqu’en 2019, date du début de l’occupation. S’ouvrent alors deux années de projets artistiques, diffusions à prix libres et festivals de cinéma « que l’on ne voit pas ailleurs ». La Clef Revival monte un projet de rachat, pour sortir de l’occupation illégale et faire perdurer ses projets. Mais en parallèle, le groupe SOS, connu pour racheter des associations, se positionne aussi. Celui-ci obtient immédiatement les faveurs du CSE de la Caisse d’Epargne, qui refuse catégoriquement de vendre à la Clef Revival.

En février, un avis préfectoral ordonne la fin de l’occupation. Le collectif se lance dans une action de la dernière chance, organisant des projections de 6h à 23h, où des personnalités du cinéma défilent, et les spectateurs affluent pour voir des films rares, toujours à prix libre. Le 1er mars, la Clef est évacuée. Fin de l’histoire ? Pas vraiment. Les occupants avaient pour but de tenir jusqu’au mois de juin, date des élections au CSE de la Caisse d’Épargne, qu’ils espéraient voir passer sous une majorité CGT, bien plus favorable à leur projet. Quand soudain, coup de théâtre : la veille de l’expulsion, le groupe SOS retire sa proposition d’achat du cinéma. « L’expulsion, c’était trop mauvais pour leur image », théorise Arthur, du collectif la Clef Revival. De son côté, le groupe SOS a déclaré dans un communiqué le 1er mars ne « pas être chargé de l’expulsion » et avoir toujours voulu travailler avec le collectif pour « construire à leurs côtés un cinéma associatif ».

À lire aussi > À la Clef, le cinéma ne meurt jamais

Quoi qu’il en soit, un boulevard s’ouvrait en théorie pour le collectif en vue du rachat du cinéma, puisqu’il reste le seul intéressé. Il compte même des soutiens parmi les élus à la Mairie de Paris, comme Danielle Simonnet, conseillère LFI du 20ème arrondissement. Celle-ci a présenté en Conseil de Paris le 23 mars un vœu de soutien au fond de dotation Cinéma Revival, qui comporte un achat ou une préemption immédiate pour une revente au fond. Vœu rejeté au motif qu’il n’y a « plus d’acheteur potentiel ». « On se moque du monde », estime l’élue selon qui la préemption était possible, « mais l’exécutif ne veut pas mettre l’argent, alors que cela a été fait pour la Flèche d’Or et le Lavoir Moderne », deux lieux culturels historiques.

Le projet présenté hier par la Clef Revival s’organise autour de deux axes : tout d’abord un fonds de dotation, propriétaire du bâtiment. Celui-ci louera pour une somme symbolique le cinéma à l’association la Clef Revival, qui l’exploitera en conservant le prix libre et les projets artistiques élaborés durant l’occupation des lieux. L’association prévoit aussi une rénovation architecturale. Pour Danielle Simonnet, « c’est le type de projet pour lequel la Ville est un mécène idéal ». Elle souhaite que l’exécutif parisien s’engage sur une somme précise pour le fonds de dotation. Selon le collectif, le propriétaire serait enfin prêt à négocier. Tout est donc encore possible pour la Clef.

Colloque international sur le cinéma en France de 1908 à 1919, dans les murs du CNC

source CNC
Du 16 au 18 mars se tiendront trois journées de colloque autour de cette période décisive de l’histoire du cinéma, qui a conduit à son institutionnalisation et à certaines de ses expérimentations les plus influentes.

Après l’exposition « Ils y viennent tous…au cinéma ! » aux Archives départementales de la Gironde, qui vient de s’achever et se concentrait sur l’essor du cinéma comme spectacle populaire entre 1908 et 1919, le CNC organise avec les mêmes partenaires, le groupe de recherche ANR ciné 08-19 et l’Université Sorbonne Nouvelle, trois journées de conférences, discussions et projections, autour de cette période clé dans le développement du septième Art.

Les interventions seront regroupées sous de grandes thématiques décryptant les différentes facettes du paysage cinématographique de l’époque. La première journée permettra ainsi d’aborder « les mutations formelles et professionnelles » du médium et du secteur, ainsi que « les effets de réel et le développement du récit documentaire ». La deuxième journée portera, elle, essentiellement sur « l’invention de la salle de cinéma » et « la réception et circulation internationale » des films. Enfin la troisième journée sera l’occasion de s’interroger sur « les renouveaux de l’imaginaire cinématographique », à travers l’étude de représentations filmiques des tribunaux, de la Terreur, ou encore, de « l’obscénité », ainsi que sur « la vedette et son public », notamment la situation du vedettariat cinématographique français, à la sortie de la Grande Guerre. L’influence de la Première Guerre mondiale, pendant les conflits et à sa sortie, sur la production cinématographique, occupera d’ailleurs une place importante dans les discussions rythmant ces trois journées.

En complément de ces présentations et conversations, plusieurs projections seront également organisées. Ainsi, les deux premières journées de colloque se concluront par la projection de films pionniers dans leur utilisation de la couleur et du son.

Retrouvez le programme détaillé

Inscriptions obligatoires

DÉFIGURATIONS DE FILMS PAR INSERTIONS PUBLICITAIRES : la réponse !

Le 10 novembre 2021 nous vous informions de la question écrite posée par Jean-Pierre Sueur -Sénateur du Loiret- à Madame Roseline Bachelot -Ministre de la culture- concernant notre préoccupation quant au respect dû aux films « défigurés par des insertions publicitaires.


Vous trouverez ci-dessous la réponse à cette question qui vient de paraître au J.O du Sénat.

Question écrite n° 25221 de M. Jean-Pierre Sueur (Loiret – SER) publiée dans le JO Sénat du 04/11/2021 – page 6181

M. Jean-Pierre Sueur appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la préoccupation exprimée par l’association « Territoires et cinéma » quant au respect dû aux films « défigurés par des insertions publicitaires ». Cette association craint qu’en raison du fait que « les canaux de diffusion de films se multiplient » et que « des entreprises extra-cinématographiques acquièrent des catalogues de films », le film « devienne un simple produit d’appel pour les produits de consommation courante ». Il lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour éviter une telle défiguration des films par des insertions publicitaires et veiller à ce que l’article L. 214-5 du code du cinéma et de l’image animée soit strictement appliqué.

Réponse du Ministère de la culture publiée dans le JO Sénat du 10/03/2022 – page 1308

Le ministère de la culture souhaite souligner que la protection des œuvres cinématographiques et audiovisuelles face à d’éventuels rachats internationaux agressifs est l’une de ses principales préoccupations. C’est tout l’objet de l’article 30 de la loi n° 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, qui prévoit désormais un mécanisme de notification préalable au ministre de la culture en cas de cession d’œuvres françaises à toute personne ne se trouvant pas dans le champ de l’obligation de recherche d’exploitation suivie prévue par l’article L. 132-27 du code de la propriété intellectuelle pour les seuls producteurs. La protection des actifs culturels stratégiques que sont les entreprises de production et leur catalogue d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, les studios de tournage, les producteurs de jeux vidéos et les diffuseurs historiques constituent également l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en matière culturelle afin de promouvoir, au niveau européen, des outils adéquats et ambitieux pour empêcher que les entreprises culturelles françaises puissent passer sans garde-fous aux mains de fonds d’investissements d’États tiers à l’Union européenne. L’article L. 214-5 du code du cinéma et de l’image animée proscrit la représentation d’œuvres cinématographiques dans le but de favoriser directement ou indirectement la commercialisation de produits ou la fourniture de services. Cet article essentiel concerne les séances de spectacles cinématographiques gratuites, qui fait partie du régime des séances non commerciales, dont l’application est supervisée par le centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Celui-ci en fait déjà une application stricte tant pour protéger les auteurs et les spectateurs que le secteur de l’exploitation cinématographique, auquel l’engagement du ministère et du CNC durant toute la crise de Covid-19 ont témoigné d’un soutien sans faille. Il n’est donc pas possible d’organiser une projection gratuite pour promouvoir des produits de consommation courante. Concernant les interruptions publicitaires à la télévision, le code de la propriété intellectuelle garantit à tout auteur le droit au respect de l’intégrité de son œuvre. Les interruptions publicitaires d’une œuvre audiovisuelle ne sont possibles que si l’auteur y a consenti. En outre, la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication (loi Léotard) encadre la diffusion de messages publicitaires lors de la diffusion d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle par un éditeur de services de télévision. Ainsi, l’article 73 limite à deux le nombre d’interruptions à caractère publicitaire lors de la diffusion par un éditeur de service de télévision d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle.



En « En Bref » – Janvier/Février 2022

Vous pouvez retrouver notre lettre sous diverses formes ainsi que les liens que nous y avons publiés

Sur Calameo vous pouvez aussi la lire en ligne et la télécharger

les liens publiés

Présidentielles 2022
Le Mouvement associatif entre en campagne !
Il appelle les candidates et candidats à l’élection présidentielle à « choisir l’intérêt général » en 13 engagements pour les associations
lemouvementassociatif.org/choisirlinteretgeneral/

Et il leur donne rendez-vous le 7 mars à 18h pour un face à face avec 300 acteurs associatifs
L’événement sera diffusé en direct sur leur page Facebook
et sur Twitch avec les commentaires de Jean Massiet.

Soyez au rendez-vous le 7 mars, pour, ensemble, faire une place à la vie associative, au cœur du débat public !
La campagne d’information du mouvement associatif sur leur site.
Suivre le mouvement associatif sur Facebook

Les festivals

Cannes : 17 au 28 mai ;

Bruxelles : BRIFF – Brussels International Film Festival du 23 juin au 2 juillet ;

La Rochelle : Fema du 10 au 10 juillet ;

Angoulême : Festival Film Francophone du 23 au 28 août ;

Amiens : Festival International du film du 11 au 19 novembre ;

Nantes : Festival des 3 continents du 18 au 27 novembre

LA NOUVELLE CHRONOLOGIE DES MEDIAS : explications

Comme nous l’annoncions dès le 25 janvier dernier la nouvelle chronologie des médias est entrée en vigueur, l’arrêté a été publié le 04 février 2022. Le texte complet est assez complexe car il précise non seulement les délais d’accès aux films par les divers moyens de diffusion, mais également les conditions d’exploitation. Pour vous en faciliter la lecture nous publions ici uniquement ce qui concerne les délais. Le point de départ de la chronologie des médias est la date de sortie en salle.

Exploitation sous forme de vidéogramme destiné à la vente ou à la location : 4 mois après la sortie en salle de cinéma.

Exploitation par un service de médias audiovisuels à la demande (SMAD) payant à l’acte : 4 mois après la sortie en salle de cinéma.

Exploitation par un service de télévision payant de cinéma
Dans le cadre d’une première fenêtre d’exploitation :
9 mois à compter de la date de sortie en salles. A l’expiration d’un délai inférieur au délai de 9 mois et qui ne peut être inférieur à 6 mois, déterminé par accord conclu avec les organisations professionnelles du cinéma.
Dans le cadre d’une seconde fenêtre d’exploitation : A l’expiration d’un délai de 17 mois à compter de la date de sortie en salles
A l’expiration d’un délai de 15 mois après accord avec les organisations professionnelles du cinéma.

Exploitation par un SMAD par abonnement. A l’expiration d’un délai de 17 mois à compter de la date de sortie en salles
A l’expiration d’un délai de 15 mois à compter de la date de sortie en salles après accord conclu avec les organisations professionnelles du cinéma.

Exploitation par un service de télévision en clair et un service de télévision payant autre que de cinéma
A l’expiration d’un délai de 22 mois à compter de la date de sortie en salles lorsque ce service applique des engagements de contribution à la production cinématographique d’un montant minimum de 3,2 % de son chiffre d’affaires.
A l’expiration d’un délai de 30 mois dans les autres cas.
Exploitation par un service de médias audiovisuels à la demande (SMAD) gratuit

Une œuvre cinématographique peut faire l’objet d’une exploitation par un service de médias audiovisuels à la demande gratuit à l’expiration d’un délai de 36 mois à compter de la date de sortie en salles.

Dérogations
Par ailleurs, une œuvre cinématographique relevant du genre documentaire, et une œuvre cinématographique relevant du genre de la fiction dont les coûts certifiés n’excèdent pas 1,5 M€, peuvent être exploitées à l’expiration d’un délai de 12 mois, dans les conditions très techniques précisées dans l’arrêté. Les parties au présent accord s’engagent à ce que toute contestation relative à ces dérogations puisse faire l’objet d’une conciliation par le Médiateur du cinéma.

Il est également précisé que, les œuvres cinématographiques de courte durée au sens de l’article D. 210-2 du code du cinéma et de l’image animée ne rentrent pas dans le champ du présent accord.

Le présent accord entre en vigueur à la date de sa signature, c’est-à-dire le 04 janvier 2022

Il s’applique de plein droit aux contrats conclus postérieurement à cette date. Il peut s’appliquer aux contrats conclus antérieurement, soit en cas de stipulation expresse de ces contrats permettant de faire application des délais d’exploitation résultant du présent accord, soit en cas d’avenant conclu à cette fin.

Il est conclu pour une durée de 36 mois.

Au bout de 12 mois suivant l’entrée en vigueur du présent accord, les parties conviennent de se rapprocher, sous l’égide du Centre national du cinéma et de l’image animée, afin de dresser un premier bilan de son application.

Au plus tard 12 mois avant l’échéance du présent accord, les parties conviennent de se rapprocher, sous l’égide du Centre national du cinéma et de l’image animée, pour convenir de sa reconduction ou de son adaptation aux évolutions du secteur.

LES SIGNATAIRES

Bureau de liaison des industries cinématographiques (BLIC), Bureau de liaison des organisations du cinéma (BLOC), Société civile des auteurs réalisateurs-producteurs (ARP), Guilde française des scénaristes, Fédération nationale des cinémas français (FNCF), Scénaristes de cinéma associés (SCA), la Société civile des auteurs multimédia (SCAM), la Société des réalisateurs de films (SRF), Association des producteurs indépendants (API), Syndicat des producteurs indépendants (SPI), Union des producteurs de cinéma (UPC), Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID), Distributeurs indépendants réunis européens (DIRE), Syndicat des distributeurs indépendants (SDI), Fédération nationale des éditeurs de films (FNEF), Syndicat des éditeurs de vidéo à la demande (SEVAD), Canal Plus, Orange-OCS, Netflix International BV, France Télévisions, M6, TF1, Molotov, la Fédération des industries techniques du cinéma, de l’audiovisuel et du multimédia (FICAM). En présence d’Arte France.

L’aide des communes au cinéma – un amendement de J-P Sueur inscrit dans la loi

L’aide des communes au cinéma : un amendement de Jean-Pierre Sueur inscrit dans la loi « Différenciation, décentralisation, déconcentration, simplification » (dite Loi 3DS)

Alors secrétaire d’État aux collectivités locales, Jean-Pierre Sueur avait présenté devant le Parlement le texte qui deviendrait la loi du 13 juillet 1992 autorisant les communes à apporter des aides directes aux salles de cinéma. Cette loi avait pour but de développer les salles de cinéma, dans des conditions définies, sur l’ensemble du territoire, et notamment dans le monde rural. C’est ainsi que selon le Conseil national du cinéma (CNC), au moins cinquante projets ont obtenu depuis 2014 des aides des collectivités locales pour vingt-trois millions d’euros pour 190 millions d’euros investis.
Or le Conseil d’État a considéré par une décision prise en 2021 que, contrairement à la mise en œuvre de la loi depuis 1992, celle-ci ne pouvait s’appliquer à la création de nouveaux cinémas dans une commune par des entreprises dont le siège est situé dans d’autres communes.
Se refusant de voir une loi dont il est l’auteur ainsi privée d’une part de ses effets, Jean-Pierre Sueur a présenté un amendement qui a été adopté et inséré dans la loi « Différenciation, décentralisation, déconcentration, simplification » permettant aux communes d’attribuer des subventions à des entreprises cinématographiques pour la création d’un nouveau cinéma répondant aux critères fixés par la loi (moins de 7 500 entrées hebdomadaires ou classement en « art et essai »).
Cette faculté est aussi ouverte, dans les mêmes conditions, aux départements.
Cette nouvelle rédaction répond donc aux attentes des associations qui œuvrent pour le développement du cinéma dans tous les territoires et en direction de tous les publics.

nouvelle chronologie des médias

Pour faire suite à la parution de notre lettre « en Bref » nous avons mis en ligne un article complémentaire sur ce sujet : retrouvez le ici

Une nouvelle chronologie des médias vient d’être signée, en ce lundi 24 janvier. Elle devrait être mise en place le 10 février prochain pour une durée de trois ans. Avant cela, une clause de revoyure a été fixée en février 2023, afin de faire un premier bilan. Car ce sujet a donné lieu à de longues négociations, et les décisions prises aujourd’hui sont déjà critiquées par des professionnels du cinéma et de la télévision.

Après plusieurs mois de discussions sous la médiation du CNC, le ministère de la culture, les plateformes de streaming et les chaînes de télévision ont validé ce nouveau calendrier de diffusion des films en streaming et à la télévision :

– un délai de 6 mois d’attente entre la sortie en salles et une première diffusion en crypté sur Canal +

– un délai de 15 mois pour Netflix

– un délai de 17 mois pour Amazon Prime Vidéo et Disney Plus

– Un délai de 22 mois pour les chaînes en clair (TF1, M6 etc.)

lire la suite de l’article sur le site première.fr

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Et Roseline Bachelot s’en félicite…

La ministre de la Culture a accueilli hier les professionnels du cinéma et l’ensemble des diffuseurs pour la signature d’un nouvel accord interprofessionnel, dit accord de « chronologie des médias », régissant l’ordre de sortie des films sur les différents canaux d’exploitation (salle de cinéma, DVD, vidéo payante à l’acte, télévision payante et gratuite, vidéo payante par abonnement, etc.).

L’intégration des plateformes dans le modèle de financement de la création française, grâce au décret relatif aux services de médias audiovisuels à la demande (décret SMAD) du 22 juin 2021, imposait un réaménagement du précédent accord de chronologie des médias (2018), antérieur aux obligations désormais imposées aux plateformes par abonnement.

Le nouvel accord, négocié avec la médiation des pouvoirs publics, poursuit le triple objectif de garantir l’accès le plus large aux œuvres pour les spectateurs, l’investissement des acteurs de la diffusion dans la production, et le développement de la création cinématographique dans toute sa diversité.

Il réussit la prouesse de permettre à la fois la préservation et la valorisation de la « fenêtre » de la salle de cinéma, un raccourcissement global des délais (la frise chronologique, qui s’étalait au total sur 44 mois, est resserrée à 36 mois dans l’accord actuel) et une avancée substantielle de la « fenêtre » de la télévision payante (de 8 à 6 mois) et de celle des plateformes payantes par abonnement (de 36 à 17 ou 15 mois), sans pour autant déstabiliser les diffuseurs historiques (télévision payante et télévision gratuite), qui demeurent les principaux financeurs du cinéma français.

La signature de cet accord parachève ainsi la transposition de la directive « Services de médias audiovisuels » (SMA), après que le volet règlementaire de cette transposition a été achevé le 31 décembre dernier par la publication de 5 décrets complétant le décret SMAD du 22 juin 2021. Ainsi l’engagement pris par le Président de la République devant le monde de la culture et devant tous les Français, le 6 mai 2020, de faire contribuer les plateformes au financement des œuvres françaises et européennes, est tenu, avec un niveau d’ambition qui n’a aucun équivalent dans le reste de l’Union européenne. Ainsi, chef de file dans l’adoption de la directive SMA, la France l’est restée dans sa transposition.

La ministre de la Culture tient à saluer l’engagement de l’ensemble des parties prenantes aux discussions qui ont été fortement mobilisées au cours des derniers mois et leur remarquable esprit de responsabilité collective qui a permis de faire aboutir une négociation difficile mais essentielle.

source : ministère de la culture

Alice Guy – L’inconnue du 7e art

Une fois n’est pas coutume car Territoires et Cinéma traite en principe du, des, Cinémas. Toutefois nous tenons à vous signaler ce remarquable documentaire diffusé ce mercredi 5 janvier et disponible sur le site Arte.tv

La présentation qu’en fait Arte :

Qui, en dehors des cinéphiles, connaît aujourd’hui Alice Guy (1873-1968) ? Elle fut pourtant la première femme derrière la caméra, et la première réalisatrice et productrice de films de fiction de l’histoire. Raconté à la première personne, ce beau documentaire redonne sa juste place à cette pionnière, dont le nom a été effacé de l’histoire du septième art.

À l’aube du XXe siècle, alors que le monde se passionne pour les images en mouvement, fruit des expérimentations d’Edison et des frères Lumière, la jeune Alice Guy est engagée comme secrétaire au service de Léon Gaumont. Sur son temps libre, elle se met à réaliser de courts films fantaisistes pour promouvoir le chronophotographe de la société. Leur succès est immédiat : promue directrice de production chez la Gaumont, la jeune femme à la créativité débridée réalisera en une dizaine d’années quelque deux cents courts ou moyens métrages, avant d’embarquer pour New York, où elle fonde en 1910, avec son époux Herbert Blaché, sa société de production. Au faîte de sa popularité, la puissante Solax produira jusqu’à deux films par semaine, faisant d’Alice Guy la femme d’affaires la mieux payée des États-Unis…

Femme spoliée

Premier péplum de l’histoire, (« La vie du Christ « en 1906), premier film à la distribution entièrement afro-américaine, premier « making of »… : on ne compte plus les innovations signées Alice Guy. Ses mille et une trouvailles de mise en scène et de trucages, comme son approche naturaliste du jeu d’acteur, ont contribué à façonner le langage cinématographique tel que nous le connaissons. Comment une telle visionnaire, dotée d’un regard acéré sur son temps et sur la place des femmes dans la société, a-t-elle pu disparaître de la mémoire collective ? À travers ce passionnant documentaire narré à la première personne – nourri d’un impressionnant travail d’archives et illustré par la dessinatrice Catel Muller, co-initiatrice de ce documentaire avec José-Louis Bocquet –, Valérie Urréa et Nathalie Masduraud (« H24 – 24 heures dans la vie d’une femme ») réhabilitent une immense figure du septième art, effacée de l’histoire officielle et spoliée, parce que femme, de la « paternité » de la quasi-totalité de son œuvre. Si une partie de ses films a été perdue, de patientes recherches ont permis d’en identifier une centaine, souvent attribués à tort à des collaborateurs : des pépites d’humour et de poésie, sonorisées pour l’occasion – un procédé dont Alice Guy fut, là encore, pionnière –, dont des extraits émaillent ce documentaire.