Tous les articles par Daniel Richard

Ad Astra

Je suis un terrien et j’aime le concret. Me projeter – voire me faire projeter- dans le futur ce n’est pas mon trip !
Brad Pitt est certes émouvant à la recherche de son papounet et/ou à la quête de l’infini et/ou à la recherche d’un autre monde. Pour ma part je trouve que ces thèmes sont mieux traités lorsque l’on est dans la « réalité réelle » ou quand l’on reste les pieds sur terre. Je ne me suis pas ennuyé mais vous l’aurez compris… je n’aime pas la science fiction.

Grands Prix C.N.C de la salle innovante

 

Le Grand Prix de la salle innovante est décerné à deux établissements :
Le Cinéma Arcadia à Riom (Puy-de-Dôme), qui s’est distingué pour la construction d’un complexe sur le site d’un ancien couvent, à proximité du cœur de ville, qui revisite les matériaux auvergnats alliant le classique et la modernité dans un style épuré

Le Circuit itinérant Cineco à Saint-Germain de Calberte (Lozère), qui s’est distingué pour l’invention d’une application informatique qui facilite la communication entre des bénévoles répartis sur 80 sites et optimise l’usage des projecteurs.

Par ailleurs, le jury a décerné deux mentions spéciales :
Le Cinéma EuropaCorp La Joliette (Marseille), récompensé pour la création d’un établissement à la pointe de la technologie, avec des salles aux identités originales ;
Le Circuit Cinémobile d’Artenay et Fay-aux-Loges (Loiret), pour la réalisation d’un camion/salle de Cinéma, fabriqué en France, qui se déplace dans les territoires les plus reculés de la région Centre-Val de Loire

Source : https://www.cnc.fr/cinema/actualites/le-cinema-arcadia-et-le-circuit-itinerant-cineco-grands-prix-cnc-de-la-salle-innovante_1054181

Le cinéma, au cœur des territoires et des pratiques culturelles des Français

Dominique Boutonnat, Président du Centre national du cinéma et de l’image animée a dévoilé la Géographie du cinéma du CNC, cartographie qui examine sur le plan national, par région, par département, par agglomération et par commune, l’évolution du parc de salles et leur fréquentation.

« Cette Géographie du cinéma démontre l’attachement toujours aussi fort des Français à la salle ainsi que l’importance du cinéma, sortie culturelle préférée de nos concitoyens, en tant que vecteur de lien social dans notre société. Au cœur de tous nos territoires, l’accès à la diversité du cinéma participe de notre art de vivre à la française. Afin de conserver et de développer cette force, la dynamique d’innovation mise en œuvre par les exploitants et les pouvoirs publics doit s’intensifier pour s’adapter aux nouvelles pratiques ainsi qu’aux évolutions du secteur » – Dominique Boutonnat, Président du CNC.

Lire le communiqué de presse du C.N.C.

Découvrir « La Géographie du Cinéma 2018 ».

Cinq salles de cinéma atypiques…

« Une salle doit être à la mesure du cinéma, du plaisir et du spectacle ». C’est ainsi que Claude Lelouch évoquait la salle de cinéma. Plus qu’un lieu anonyme, un temple.
Le C.N.C propose ce petit tour de quelques salles mythiques de France.
Avec : Le Louxor – Paris ; La Pagode – Paris ; L’Eden Théâtre – LacCiotat ; Le Rex – Paris ; Le Castillet – Perpignan.

Et si vous aussi connaissez une salle atypique n’hésitez pas à nous le faire savoir…

« Jeanne », un film de B. Dumont – par Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret, ancien maire d’Orléans

Voici ce que Jean-Pierre Sueur publie sur son site :

Gloire soit rendue au Cinéma des Carmes qui est le seul à Orléans et dans le Loiret à programmer le très remarquable film de Bruno Dumont intitulé sobrement Jeanne !

On pourrait imaginer, ou rêver, qu’à Orléans, ville johannique s’il en est, chacun se presserait pour proposer ou admirer ce film sur un thème « rebattu », mais qui « supporte les traitements les plus différents sans l’affadir » comme l’écrit Jean-François Julliard dans Le Canard Enchaîné – journal rétif aux bondieuseries ! –, qui ajoute : « Souvent même, il élève ceux qui s’en emparent, de Dreyer à Rivette, en passant par Bresson et même Luc Besson ! La couleur bizarre et décalée que lui donne Bruno Dumont en fait d’autant mieux ressortir la grandeur déconcertante. »
Il ne faut pas rechercher dans ce film ni l’authenticité des décors, ni la reconstitution minutieuse et pittoresque du passé. Nous sommes dans les dunes du Nord. Il y a de longs temps de méditation et d’attente, rythmée par une musique douce, lancinante, étrange.

Et il y a, plus réelle que la réalité même, la force du procès de Jeanne, qui se déroule dans l’admirable cathédrale d’Amiens, somptueusement filmée, avec ses juges caricaturaux plus vrais que vrais, et Jeanne, jouée par une comédienne de onze ans, Lise Leplat Prudhomme qui, toute seule, toute droite, inflexible, offre une image sublime du droit et de la justice – une image qui transcende toutes les bassesses.

Jean-Pierre Sueur

SPECTATEUR, MON BEAU SOUCI

Dans sa lettre datée de septembre 2019, l’A.C.I.D (Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion) propose un article dont le texte est dans l’esprit de ce que nous, Territoires et Cinéma, disons depuis toujours…

Tout chantier de réflexion sur les transformations qui touchent actuellement le monde du cinéma devrait commencer par cela ; par ceux-là : le spectateur et sa place. Non pas simplement la place qu’il paye (un simple fauteuil) mais bien plutôt celle qu’il occupe, comme sujet actif d’une expérience artistique, et pas comme simple consommateur passif de contenus. La différence est aussi fondamentale qu’actuelle : d’occupation de lieux, d’espaces à se réapproprier, il est plus que question aujourd’hui. Ainsi, penser en spectateurs, c’est avoir l’ambition d’aborder le malaise qui affecte le cinéma français depuis un point de vue qui redonne à la réflexion politique, esthétique et économique, une certaine hauteur qui, il faut bien le dire, lui manque par trop ces derniers temps. Cela devrait nous obliger à reconsidérer collectivement la signification de notions aussi essentielles que « indépendance », « création », « diversité », « intérêt général », « art et essai » en regardant, les yeux grand ouverts, ce qui (se) passe dans les salles de cinéma.
Nous croyons profondément que le spectateur n’est pas une simple unité, une valeur d’échange, un chiffre que l’on scrute fébrilement chaque soir ; il n’est pas un score. Il a un corps, un visage, une histoire, des désirs. Il est, par essence, multiple et singulier.
[…]

Clément Schneider pour le CA de l’ACID