Archives pour la catégorie A lire

Est-ce que la critique aide à faire des films ?

Tel est la thématique essentielle – et passionnante –  de la lettre n° 56 de juillet 2021  du Syndicat Français de la critique de cinéma

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Depuis soixante ans, la Semaine de la Critique est un point de rencontre particulier entre la critique et ceux qui conçoivent, fabriquent, produisent, distribuent ou vendent les films. C’est un lieu où elle s’implique de façon plus concrète et où ses mots sont assortis d’actes : sélectionner des films et les montrer. À cet endroit et ce moment précis, la critique, les créateurs et l’industrie regardent dans la même direction, plutôt que de continuer, comme c’est le cas le reste du temps, à se regarder en chiens de faïence, avec un mélange ambigüe de défiance et de désir. À quoi sert la critique ? Cette très ancienne et très rebattue question, ici ne se pose plus : la critique sert à découvrir des films, des auteurs, des langages, et à les accompagner, “physiquement” pour ainsi dire, jusqu’à leur public.

Mais justement, si elle peut se résoudre si simplement à l’échelle d’une semaine et d’une dizaine de films, pourquoi cette question du rôle de la critique continue-t-elle à se poser de façon si sensible et complexe pour le reste de l’année et de la production ?

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quelle aides pour les salles en 2021 : les inquietudes du Sénat

 » le site boxoffice.fr réagit à l’alerte de la Commission Culture du Sénat concernant le cinéma  » 
Après son avis favorable aux crédits consacrés au cinéma dans le cadre du projet de loi de finances pour 2021, la commission Culture du Sénat émet de multiples inquiétudes sur l’avenir du secteur, en phase avec les préoccupations des professionnels.

Bien que reconnaissant et saluant l’engagement de l’État aux côtés de la filière, « avec plus de 265 millions d’euros de crédits affectés à la compensation et à la relance », Jérémy Bacchi, le rapporteur de la commission (et sénateur des Bouches-du-Rhône), s’inquiète de leur insuffisance au regard du « deuxième confinement qui terrasse une reprise elle-même poussive ». Il rappelle en outre que ce second confinement « qui doit prendre fin le 15 décembre, n’est pas intégré dans les projections financières du CNC. En conséquence, il est d’ores et déjà certain que les prévisions de ressources pour 2020, voire 2021, sont caduques. De même, il est probable que les mesures de soutien proposées pour 2021 seront insuffisantes pour préserver le cinéma français. »

Pour la commission Culture du Sénat, les crédits ouverts pour le cinéma pourraient suffire à « passer le cap » de 2020 « s’ils sont utilisés, non pour la relance, mais dans un objectif de compensation. La question se posera cependant rapidement en 2021. »

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La vie en gris et rose – Takeshi Kitano

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L’enfance du réalisateur Takeshi KITANO, fils d’un peintre en bâtiment.
Quelques mots avant de vous laisser découvrir la présentation du livre sur le site de l’éditeur, et le très intéressant article du Monde mis en ligne sur le même site à propos de l’exposition « Gosse de peintre » qui s’est tenue à la Fondation Cartier en 2010.
Ce petit livre dépeint la pauvreté et la misère sociale qui fut celle de sa famille, entremêlée de volonté et de résignation. Les plus pauvres qu’eux, qui constituent une curiosité aux yeux d’un enfant, la place que l’on a du mal à trouver parce qu’à la fois honteux de sa condition et peu conscient de la réalité des barrières sociales, et toujours, quoi qu’il advienne les émerveillements de l’enfance, libellules et demoiselles, paires de ski improvisée en bambou, et dans la rue les petits spectacles du montreur d’images, montreur d’images que deviendra en quelque sorte, et pour notre chance Takeshi Kitano.