Archives pour la catégorie A lire

Acquisitions de la Coordination des fédérations de ciné-clubs (COFECIC)

Par Fabrice Bertrand, Président d’Inter Films.

Comme chaque année, La Cofécic*, regroupant les fédérations de ciné-clubs Inter Film (Paris) et la Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée (FCCM, Bézier), grâce aux subventions accordées par le CNC, est en cours d’acquisition des sessions de droits d’une vingtaine de films.
Ces films ont été choisis par nos soins, selon des critères évidemment subjectifs auxquels ces choix sont soumis chaque année. La moitié environ de ces films est représentative d’un patrimoine international dont nous tenons, plus que jamais, à faire la promotion auprès des ciné-clubs intéressés. L’autre moitié concerne des films contemporains d’origines variées, dont certains très récents, qui ont attiré notre attention en salle ou au sein d’un festival.
Ces sessions de droit, qui restent généralement actives sur cinq ans, nous permettent de proposer un petit catalogue, que nous avons intitulé Rubans de rêve (en hommage à Orson Welles), de grande qualité, à des prix très modestes. Cela permet notamment aux nouveaux ciné-clubs de commencer leur première saison dans de bonnes conditions financières et d’avoir un premier retour sur leur public sans que les subventions aient nécessairement été mises en place dès la création du club. Mais bien des clubs affiliés plus anciens font également appel à ce catalogue, attirés par sa qualité et ses prix réduits.
Cette année, nous avons décidé de jouer la carte du patrimoine sur l’Italie (Dino Risi) et les États-Unis (Preminger, Mankiewicz, Losey). Côté contemporain, trois films datant d’il y a moins de trois ans, ainsi que deux films d’animation japonais.
Nous constatons jour après jour, au vu des retours apportés par nos ciné-clubs affiliés, que ce catalogue de films, petit en quantité mais vaste par sa qualité et sa diversité, est très apprécié par les clubs. Il est devenu, au fil des ans, une sorte de porte-étendard de ce que nous considérons être l’un des moteurs du mouvement ciné-clubs : la promotion, pour un public éclairé, d’un patrimoine souvent méconnu ou oublié et de films contemporains internationaux dont la visibilité en salle et en festivals est réduite et éphémère.
Notre excellent rapport avec certains distributeurs privilégiés, ainsi que la confiance que continue, année après année, à nous accorder le CNC, nous permettent chaque année de mener les négociations dans de bonnes conditions et de mettre à la disposition des ciné-clubs les nouvelles acquisitions de l’année.
Nous vous tiendrons très prochainement au courant des nouvelles acquisitions confirmées, que vous pourrez retrouver en ligne sur notre site à l’adresse suivante :
http://cineclubs-interfilm.com/catalogue-rubans-de-reve/

Fabrice Bertrand

*Coordination des fédérations de ciné-clubs

Le cinéma dans l’Education Populaire en France

« Le cinéma dans l’Education Populaire en France : étude comparative des réseaux confessionnels  et laïques de la  Libération aux années 1980 »

C’est la thèse de doctorat que Vivien Soldé, doctorant en Sciences de l’éducation et de la formation et en Sciences de l’information et de la communication à l’Université de Reims Champagne-Ardenne (Urca) et membre du Centre d’études et de recherches sur les Emplois et les Professionnalisations (Cérep), a présenté le mardi 13 décembre au Campus Croix-Rouge à Reims. Extrait de la présentation de la thèse : « Cette thèse a pour ambition d’étudier le champ de l’éducation populaire cinématographique avec une approche comparative des fédérations et réseaux confessionnels et laïques (Ufocel/Ufoleis, Fédération française des ciné-clubs (FFCC), Fédération française des ciné-clubs de jeunes/Fédération Jean Vigo, Fédération loisirs et culture cinématographique (Flec/Flecc), Film et vie, Film et famille, etc… Dans ce travail sociohistorique, nous interrogeons la réalité du clivage entre mouvements confessionnels et laïques issus des milieux de l’éducation populaire mais peu étudié dans le détail en ce qui concerne le cadre de l’éducation populaire cinématographique. »

Lire sur le travail de Vivien Soldé

Le CSA intègre les plateformes au financement du cinéma

En application du décret du 22 juin 2021 relatif aux « services de médias audiovisuels à la demande » (SMAD), adopté à la suite de la transposition de la directive européenne sur les services de médias audiovisuels, le Conseil supérieur de l’audiovisuel a procédé au conventionnement et à la notification des obligations des principaux SMAD établis dans d’autres Etats Membres de l’Union européenne et proposant leur offre de cinéma et d’audiovisuel sur le marché français : Netflix, Disney +, Amazon Prime Video, pour son service par abonnement, et Apple TV app – iTunes Store.

Jusqu’à présent, seuls les éditeurs nationaux étaient tenus de contribuer au système de financement de la création. Dans un contexte de mutation profonde de l’offre audiovisuelle et d’un accès croissant aux œuvres à la demande et par voie délinéarisée, ces conventions et notifications confirment l’inscription concrète de grands acteurs internationaux dans l’industrie audiovisuelle et cinématographique. Cette étape constitue une avancée remarquable pour le modèle culturel français et européen. Le CSA se félicite de la qualité du dialogue ayant mené à ce résultat et de l’engagement de ces nouveaux entrants à contribuer activement à la vitalité et au rayonnement de la création française.

Le dispositif prévoit la participation des SMAD concernés à hauteur de 20 % de leur chiffre d’affaires en France pour les services par abonnement, dont 80 % sont consacrés à la production audiovisuelle et 20 % à la production cinématographique.

D’ici la conclusion prochaine d’un nouvel accord sur la chronologie des médias, qui poursuivra l’intégration de ces nouveaux entrants dans le financement du cinéma français et européen, le CSA a choisi la voie de la notification pour les obligations relatives aux investissements devant être consacrés à la production cinématographique. Ce choix laisse ouverte la possibilité d’un conventionnement à l’avenir. Pour le cinéma, comme pour l’audiovisuel, les options retenues laissent toute leur place à la négociation et à la conclusion d’accords interprofessionnels, dont les stipulations seront naturellement prises en compte par le régulateur.

Avant la fin de l’année 2021, cinq autres services concernés par la règlementation devront également conclure des conventions avec le CSA, ou, le cas échéant, se voir notifier leurs obligations. Le montant total attendu des contributions à la production audiovisuelle et cinématographique devrait se situer en année pleine dans une fourchette de 250 à 300 millions d’euros.

A quelques jours de la naissance de l’Arcom, qui succèdera le 1er janvier 2022 au CSA, cette nouvelle étape souligne l’adaptation du régulateur aux transformations profondes du paysage audiovisuel et numérique. L’Arcom veillera avec une grande attention au respect des obligations qui découlent des conventions conclues et des notifications.

Consultez les conventions et les notifications des obligations des SMAD

Le site Europa.org propose un excellent article sur ce sujet

Est-ce que la critique aide à faire des films ?

Tel est la thématique essentielle – et passionnante –  de la lettre n° 56 de juillet 2021  du Syndicat Français de la critique de cinéma

                                                                              ***

Depuis soixante ans, la Semaine de la Critique est un point de rencontre particulier entre la critique et ceux qui conçoivent, fabriquent, produisent, distribuent ou vendent les films. C’est un lieu où elle s’implique de façon plus concrète et où ses mots sont assortis d’actes : sélectionner des films et les montrer. À cet endroit et ce moment précis, la critique, les créateurs et l’industrie regardent dans la même direction, plutôt que de continuer, comme c’est le cas le reste du temps, à se regarder en chiens de faïence, avec un mélange ambigüe de défiance et de désir. À quoi sert la critique ? Cette très ancienne et très rebattue question, ici ne se pose plus : la critique sert à découvrir des films, des auteurs, des langages, et à les accompagner, “physiquement” pour ainsi dire, jusqu’à leur public.

Mais justement, si elle peut se résoudre si simplement à l’échelle d’une semaine et d’une dizaine de films, pourquoi cette question du rôle de la critique continue-t-elle à se poser de façon si sensible et complexe pour le reste de l’année et de la production ?

Lire la suite sur le site du SFCC

quelle aides pour les salles en 2021 : les inquietudes du Sénat

 » le site boxoffice.fr réagit à l’alerte de la Commission Culture du Sénat concernant le cinéma  » 
Après son avis favorable aux crédits consacrés au cinéma dans le cadre du projet de loi de finances pour 2021, la commission Culture du Sénat émet de multiples inquiétudes sur l’avenir du secteur, en phase avec les préoccupations des professionnels.

Bien que reconnaissant et saluant l’engagement de l’État aux côtés de la filière, « avec plus de 265 millions d’euros de crédits affectés à la compensation et à la relance », Jérémy Bacchi, le rapporteur de la commission (et sénateur des Bouches-du-Rhône), s’inquiète de leur insuffisance au regard du « deuxième confinement qui terrasse une reprise elle-même poussive ». Il rappelle en outre que ce second confinement « qui doit prendre fin le 15 décembre, n’est pas intégré dans les projections financières du CNC. En conséquence, il est d’ores et déjà certain que les prévisions de ressources pour 2020, voire 2021, sont caduques. De même, il est probable que les mesures de soutien proposées pour 2021 seront insuffisantes pour préserver le cinéma français. »

Pour la commission Culture du Sénat, les crédits ouverts pour le cinéma pourraient suffire à « passer le cap » de 2020 « s’ils sont utilisés, non pour la relance, mais dans un objectif de compensation. La question se posera cependant rapidement en 2021. »

Lire la suite sur le site boxoffice.fr

La vie en gris et rose – Takeshi Kitano

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L’enfance du réalisateur Takeshi KITANO, fils d’un peintre en bâtiment.
Quelques mots avant de vous laisser découvrir la présentation du livre sur le site de l’éditeur, et le très intéressant article du Monde mis en ligne sur le même site à propos de l’exposition « Gosse de peintre » qui s’est tenue à la Fondation Cartier en 2010.
Ce petit livre dépeint la pauvreté et la misère sociale qui fut celle de sa famille, entremêlée de volonté et de résignation. Les plus pauvres qu’eux, qui constituent une curiosité aux yeux d’un enfant, la place que l’on a du mal à trouver parce qu’à la fois honteux de sa condition et peu conscient de la réalité des barrières sociales, et toujours, quoi qu’il advienne les émerveillements de l’enfance, libellules et demoiselles, paires de ski improvisée en bambou, et dans la rue les petits spectacles du montreur d’images, montreur d’images que deviendra en quelque sorte, et pour notre chance Takeshi Kitano.