Archives pour la catégorie Actualité des salles

RÉOUVERTURE DES SALLES EN DÉCEMBRE ?

Film Français toujours : l’article « Vers une réouverture des cinémas mi-décembre ? » est disponible pour les abonnés sur le site du journal http://www.lefilmfrancais.com/

Dans son article Kevin Bertrand informe que les « Pouvoirs publics travailleraient (…) plus spécifiquement sur une réouverture des salles le mois prochain. ». Le journal précise « qu’aucune décision n’ait à ce jour été prise » mais que certains membres de la profession ont indiqué que les dates des 09 ou 16 décembre seraient envisagées.

Croisons les doigts !

Vers une réouverture des salles ?

Le Film Français annonce que la « La FNCF entame des consultations en vue de la réouverture des salles ».

Les abonnés du Film Français pourront retrouver l’article de Kevin Bertrand sur le site du journal http://www.lefilmfrancais.com/

Dans un contexte où l’on n’a pas de visibilité quant à cette réouverture, la Fédération s’est adressée à ses adhérents les avertissant de ses consultations pour recueillir les avis des Pouvoirs Publics, des distributeurs-éditeurs et des instances de la Fédération.

Espérons que ce travail amène à des bonnes nouvelles.

La région Nouvelle- Aquitaine aide les cinémas Art et Essai

Mesure de relance en faveur des cinémas Art et Essai.

La crise sanitaire a touché de plein fouet l’exploitation cinématographique. Dans le cadre de son plan de relance la Région Nouvelle Aquitaine a mis en place une aide de  près d’un million d’euro visant à soutenir la petite et moyenne exploitation régionale qui travaille à la promotion et à la diffusion du cinéma art et essai

Et si les autres régions faisaient pareil…

Réaction de la FNCF à la suite de l’annonce du couvre-feu

La Fédération a publié un communiqué intitulé « Couvre-feu : une décision aux conséquences extrêmement graves pour la filière cinéma ». Vous pourrez le lire ci-après ou le retrouver sur le site http://www.fncf.org – rubrique Communiqué de presse

* photo issue du site de la FNCF

« Paris, le 15 octobre 2020

Couvre-feu : une décision aux conséquences extrêmement graves pour la filière cinéma

Les salles de cinéma ont appris hier les modalités d’instauration du couvre-feu dans les zones concernées. En empêchant l’organisation des séances du soir, ce dispositif va fragiliser terriblement l’activité des cinémas de la plupart des grandes villes de France.

En effet, avec une fréquentation déjà réduite de 50 à 70% depuis de nombreux mois, les cinémas vont devoir se passer de ces séances qui représentent plus de la moitié de leur public.

De plus, par effet domino, les salles de cinéma craignent que de nombreux films soient déprogrammés, ne pouvant supporter une telle réduction de leur marché potentiel.

Les salles des zones non concernées par le couvre-feu pourraient alors en subir aussi les conséquences en ayant encore moins de films à proposer, et tout particulièrement les films les plus attendus.

Il s’agirait alors d’un immense gâchis car, depuis leur réouverture, grâce à un guide sanitaire appliqué strictement garantissant la santé des spectateurs, ceux-ci se sont mobilisés pour venir voir les films à l’affiche. Les distributeurs et éditeurs de films français ont proposé de nombreuses œuvres, malgré l’absence de films grand public américains. L’annonce des modalités du couvre-feu risque cependant de mettre un coup d’arrêt à cette dynamique.

De plus, le plan de relance annoncé par la Ministre de la Culture va malheureusement se transformer en plan d’urgence pour éviter que les cinémas ne ferment cette fois définitivement.

Les salles de cinéma en appellent aux distributeurs et éditeurs pour maintenir les films à l’affiche et en proposer de nouveaux. Elles demandent aux pouvoirs publics de permettre aux spectateurs de rentrer chez eux après la séance au-delà de 21h00, les salles pouvant ainsi assurer une exposition suffisante des films.

Les salles de cinéma ont montré qu’elles appliquaient leur guide sanitaire, l’un des plus stricts, pour garantir des conditions sanitaires optimales pour leurs spectateurs afin de les accueillir pour la plus belle des expériences cinématographiques. »

La Ville de Paris vote une aide de 438.000 euros pour aider les cinémas indépendants

La Ville de Paris a voté ce mardi 6 octobre une aide exceptionnelle de 438 000 euros pour soutenir 36 salles indépendantes de cinéma, mises à mal par le contexte sanitaire.
438 000 euros dans l’enveloppe. Une aide municipale qui sonne comme une bouffée d’air pour les 36 cinémas indépendants de la capitale. Dans le détail, le montant est fixée à 5 000 euros par salle et 40 000 euros maximum pour chacun des 36 cinémas parisiens. Ce soutien représente environ la moitié de l’effort financier fait chaque année par la capitale pour ces salles.
Ces subventions vont être répartie entre des salles du quartier Latin et d’autres zones de Paris, dont certains établissements accueillent les cinéphiles depuis des décennies.
Un vœu a été voté en faveur du dernier cinéma associatif de Paris, la Clef, menacé d’expulsion : « On s’est engagés à tout faire pour sauver ce cinéma unique » du quartier Latin, précise Carine Rolland, adjointe à la culture de la Ville de Paris.

Lire la délibération du conseil de Paris
Lire l’article de France Bleu Paris

la situation des salles indépendantes

Cécile Becker, journaliste à Zut ! relate dans ce « City-Magazine » de la région Grand Est, relate son entretien avec Stéphane Libs (directeur des cinémas indépendants « Star » de Strasbourg). Cet article reflète parfaitement la situation actuelle des salles indépendantes.

Parfois, rarement (à moins d’un exercice de style), le « je » du journaliste est nécessaire. Parfois, souvent, le « je » du journaliste s’inquiète, surtout quand il regarde la culture trépigner, piétiner.
Je suis allée au cinéma, j’étais persuadée d’y retrouver des allées pleines, je n’y ai croisé qu’une seule petite poignée de spectatrices et spectateurs. J’ai à la fois trouvé ce moment d’une tristesse affligeante et d’une joliesse sans nom : regarder un film en grand et en « grand » nombre relevait alors presque du sacré, du sacré retrouvé. Saisie par ce vide qui s’est peu à peu installé depuis la crise sanitaire et la réouverture des salles le 22 juin 2020 (vide soulevé notamment par le journal Libération), je me suis entretenue avec le directeur des cinémas Star, Stéphane Libs qui témoigne ici d’une situation catastrophique – globale mais aussi individuelle, les cinémas Star sont en grande difficulté – et d’une chute vertigineuse de la fréquentation. Le « je » du journaliste ne saurait ainsi trop vous encourager à retrouver les salles obscures. Il est grand temps.

Lire l’article

Sauvegarde et relance des cinémas indépendants : Mme Ferat, sénatrice, pose une question écrite à la ministre de la Culture.

Question écrite n° 17553 de Mme Françoise Férat (Marne – UC)
Publiée dans le JO Sénat du 06/08/2020 – page 3442
Mme Françoise Férat attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la fermeture des cinémas indépendants touchés par la baisse drastique de leurs recettes.
Après la période de confinement, durant laquelle les aides de l’État (chômage partiel, prêt garanti par l’État et mesures suspensives relatives aux emprunts bancaires assorties de coûts élevés supplémentaires) ont permis aux exploitants indépendants de limiter les pertes, les cinémas ont été autorisés à rouvrir le 22 juin 2020.
Depuis cette date, ils sont confrontés à une baisse abyssale des entrées et des recettes (- 80 % en moyenne nationale) en raison notamment d’une frilosité compréhensible des spectateurs à fréquenter les salles obscures et d’une offre peu diversifiée et faiblement attractive de films. Les professionnels ont tout mis en œuvre pour réduire leurs frais généraux mais cela ne suffit pas. Avec 20 % du chiffre d’affaires habituel, ils ouvrent tous les jours « à perte ». Les propriétaires de salles de cinémas indépendantes privées n’ont pas, hélas, les réserves financières des grands groupes d’exploitation. Importants dans le paysage de nos communes, ils sont fragilisés par la situation actuelle et doivent bénéficier d’un soutien de l’État pour surmonter la crise.
C’est pourquoi, il est indispensable que des mesures de sauvegarde et de relance spécifiques à cette activité soient prises par les pouvoirs publics. Il en va de l’avenir de ces salles, garantes de la diffusion culturelle et cinématographique sur notre territoire et vectrices d’attractivité économique. Elle lui demande les intentions du Gouvernement en la matière.

Source : site du Sénat

Les exploitants de cinéma à l’État : « Rendez l’argent ! »

Tel est le tire de l’article publié ce 29 juillet sur le site de l’hebdomadaire Le point.
Richard Patry, président de la F.N.C.F (Fédération nationale des cinémas français), suite à la décision prise par Le Grand Rex -Paris- de rester fermé au mois d’août- dresse un tableau sans concession de la situation de salles de cinéma.

Il pousse un vrai cri d’alarme pour l’ensemble du secteur : « Quelle organisation économique et humaine peut vivre durablement avec 30 % de son chiffre d’affaires ? C’est impossible ! Quand on a rouvert le 22 juin, nous étions tous hypermotivés, puis on a vu peu à peu s’éloigner les sorties de blockbusters. Je félicite Warner de sortir enfin Tenet de Nolan le 26 août en France, avant les États-Unis. J’espère que cela va inciter les autres distributeurs américains à programmer d’autres films chez nous. Mais d’ici le 26 août, on va faire comment ? La situation est catastrophique : j’espère qu’en août, on arrivera à égaler le million de spectateurs par semaine en juillet, mais si on n’y arrive pas, ce sera encore pire. On est passés d’une situation de relance des salles à une situation de sauvegarde ! »

Lire la suite de cet article sur le site de l’hebdomadaire Le point.

 

La situation des cinémas français vire au film catastrophe

La situation des cinémas français vire au film catastrophe. Tel est le titre d’une publication du blog de Radio France Internationale.
Ce titre interpelle Territoires et Cinéma et nous soutenons la démarche de l’ensemble des exploitants qui ont vraiment besoin de la part des pouvoirs publics de réponses claires et rapides mais aussi d’aides.
Sur ce même sujet Michel Ferry, exploitant indépendant d’un cinéma « Art et Essai » à Orléans  et à Granville, exprime ses inquiétudes sur le journal numérique  « MagCentre »

*****

L’article de R.F.I
Fréquentation en berne, situation économique désastreuse et sorties de films repoussées… Un peu plus d’un mois après la réouverture des salles, le secteur du cinéma français s’apprête à passer un été difficile, voire meurtrier.
« Quelle entreprise peut vivre en ne faisant que 30% de son chiffre d’affaires ? », lance Richard Patry, directeur de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF). Au total, 90% des salles de cinéma ont rouvert, mais l’affluence est loin d’être au rendez-vous. C’est un cercle vicieux qui se joue dans les salles obscures. Comme le public n’est pas là, les distributeurs préfèrent repousser la sortie de leurs films. Conséquence : le public ne vient pas plus, vu qu’il n’est pas attiré par la nouveauté. …/…
Lire la suite sur le site « RFI – Radio France Internationale »

L’article de MagCentre
Michel Ferry, animateur gestionnaire du cinéma Les Carmes, nous a confié ses inquiétudes. Les cinémas ont rouvert, certes, « mais l’absence de mesures claires rend notre situation difficile ». En plus des obligations des mesures barrière, les nouveaux films se font rares. Pour offrir au public une offre large, l’équipe a choisi plusieurs cycles de repasses, mais qui ne fonctionnent pas très bien.
« Le marché est très bas, l’offre de films faible et ça ne décolle pas. Dès qu’il y a un film un petit peu porteur, ça marche mieux. Ete 85, par exemple, le film d’Ozon, a un peu cet effet de levier. Abou Leila aussi, mais le film est difficile. Si on avait une offre plus forte, ce serait différent. Il est évident que lorsqu’il y a un film qui marche, il emporte le morceau, il motive, il draine les gens dans les salles. Phénomène d’attractivité du cinéma en général. En salles Art et essai comme en salle des grands circuits. Or là, on a un mois beaucoup plus faible que d’habitude, et pour les circuits des grandes salles, c’est tout aussi violent. Certains films qui avaient prévu de sortir au printemps sont sortis en VoD, d’autres vont se décaler, sortir plus tard. De plus, certains films qui sont le cœur de métier des Carmes sont allés aussi chez Pathé. Ils manquent de films, donc c’est légitime. Mais en sens inverse, j’ai essayé d’avoir des films qui en général vont chez eux, et je n’ai pas réussi.
Lire la suite sur le site « MagCentre »

Communiqué du SCARE – Syndicat des Cinémas d’Art, de Répertoire et d’Essai

Communiqué du SCARE – Syndicat des Cinémas d’Art, de Répertoire et d’Essai

Le SCARE- Syndicat des Cinémas d’Art, de Répertoire et d’Essai vient de publier une remarquable analyse de la situation des cinémas indépendants, et appelle à un renforcement financier du CNC et à un vrai plan d’urgence du secteur.V

Voicil’intégralité du communiqué :

SARE- Syndicat des Cinémas d’Art, de Répertoire et d’Essai – 15 juillet 2020 :

« Nous cinémas indépendants, représentés par le Scare, appelons à un renforcement financier du CNC et à un vrai plan d’urgence pour notre secteur.

Plus de 1000 cinémas indépendants irriguent le territoire et réalisent chaque année plus de 40 % des entrées nationales, soit, en 2019, près de 90 millions d’entrées.

Au-delà des chiffres, nos salles sont implantées au cœur des grands centres-villes, dans les villes moyennes et petites et sont parfois le seul lieu culturel du territoire.

Elles proposent une programmation de qualité au public et sont indispensables à la découverte des talents qui

deviennent ensuite les auteurs mondialement reconnus mais surtout, leur action par l’animation, les débats, les venues de réalisateurs qu’elles proposent chaque semaine, favorise non seulement le lien social mais constitue le poumon de l’activité sociale et économique de tout un quartier voire d’une ville.

Ouverts 7 jours sur 7, de 9h à minuit, nos cinémas permettent à de nombreux secteurs d’activités de bénéficier par ruissellement du dynamisme de notre engagement : nos prestataires directs, agence de communication, traiteurs, graphistes, professions précaires de la culture, auteurs, intermittents, mais aussi le tissu associatif local et les commerces de proximité : bars, cafés, restaurants, boulangeries, tout un florilège de commerçants se sont installés près de nos établissements et dépendent en grande partie de nos publics. Nous souhaitons, par cette démarche, les soutenir, ils sont aujourd’hui 2,5 millions à connaître la discontinuité de l’emploi du fait de cette crise.

Nous rappelons que les cinémas indépendants sont l’un des maillons indispensables d’une industrie cinématographique qui participe à l’économie nationale à hauteur de 15 Milliards d’euros, responsable de 125 000 emplois (16 000 pour l’exploitation sans recours à l’intermittence malgré la saisonnalité de son marché), renforcent d’autres secteurs tout en contribuant par le paiement de différents taxes et impôts au budget national. La fermeture de plusieurs mois de nos établissements, au-delà du manque à gagner qu’ont connu tous les commerces, a largement bouleversé les rouages essentiels et vertueux de l’Exception Culturelle française coordonnés par le Centre National de la Cinématographie.

Le CNC, qui collecte et redistribue la taxe prélevée sur les entrées des salles de cinéma (TSA) et sur les services de TV et vidéo (TST), fait aujourd’hui face automatiquement à une baisse vertigineuse de ses recettes et ne pourra donc pas assurer normalement sa mission auprès de l’ensemble des professions du cinéma.

Nous demandons aujourd’hui avant tout à L’État de non seulement combler ce manque à gagner indispensable à la poursuite de nos activités mais appelons à un renforcement des finances du CNC afin d’envisager la relance économique de notre industrie.

En effet, celle-ci repose sur un modèle re-distributif vertueux d’épargne qui alimente les investissements de chaque profession tout en soutenant les plus audacieux.

Ce renforcement est indispensable pour réamorcer notre mission sur nos territoires en 2021 et les années à venir et être à nouveau en mesure d’organiser la collecte de TSA nécessaire au maintien de l’Exception Culturelle française dans le domaine du cinéma. Nous rappelons qu’entre 2011 et 2014, l’Etat a prélevé 372 Millions d’euros sur les réserves du CNC, qui aujourd’hui font défaut.

Nous appelons également à une coordination des différentes collectivités (région, département, communauté de communes, ville) afin que l’ensemble des salles puissent bénéficier d’aides économiques les mieux-disantes.

Nos salles s’acquittant aussi d’une mission indispensable à tous : l’éducation à l’image, qui pour certaines représentent une part importante de leur activité avec des salariés dédiés.

Nous déplorons les entrées scolaires non réalisées entre mars et juillet, et l’incertitude qui pèse sur la rentrée, que nous souhaitons voir comblées.

Nous appelons à un plan de relance massif sectoriel afin que nos établissements, déjà dangereusement fragilisés avant la crise, évitent à tous prix des dépôts de bilan.

Les effets d’une fermeture de plus de deux mois et la faiblesse des entrées depuis la réouverture alors que nous devons rembourser les emprunts, payer les salaires, les charges et l’ensemble des reports se feront sentir pendant de longs mois ; la situation est particulièrement inquiétante et nécessite des mesures fortes et urgentes.

Nous comptons sur le nouveau gouvernement et en particulier Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la Culture et Monsieur Bruno Le Maire, Ministre de l’Économie et des Finances pour assurer le maintien des cinémas indépendants, vecteurs de lien social auprès des citoyens et garants de la diversité et ainsi réaffirmer la souveraineté culturelle. »