La Fête du Cinéma est de retour du 28 juin au 1er juillet 2026 ! C’est le moment de faire le plein de films en solo ou accompagné, au tarif unique de 5€ dans toutes les salles de cinéma.

La Fête du Cinéma est de retour du 28 juin au 1er juillet 2026 ! C’est le moment de faire le plein de films en solo ou accompagné, au tarif unique de 5€ dans toutes les salles de cinéma.

L’opération « Ma classe au cinéma », initié par le C.N.C, et qui regroupe les dispositifs en temps scolaire Maternelle au cinéma, Ecole et cinéma, Collège au cinéma, Lycéens et apprentis au cinéma permet chaque année à près de deux millions d’élèves et apprentis de découvrir le cinéma en salle et vivre une expérience artistique et collective dans le cadre d’un projet de classe.
Quand les salles du Six N’Étoiles sont encore fermées au grand public, elles sont loin d’être silencieuses. Presque chaque matin, des classes entières s’y installent. De la maternelle au lycée, en passant par les apprentis, les élèves viennent découvrir des films conçus comme de véritables supports pédagogiques.
Les murs du cinéma Le Majestic, à Montmorillon, viennent à peine d’être parés de leur nouvelle façade que les passants s’arrêtent pour regarder. Longtemps dissimulé derrière une entrée étroite et des couloirs sombres, l’établissement avait du mal à se faire connaître.
Jean-Baptiste Rocher, médiateur culturel, raconte combien cette configuration particulière isolait la salle : « Je pense qu’on était le seul cinéma de France dans cette configuration. Vous aviez deux commerces de chaque côté et nous, on était dans une allée sombre au milieu. Et beaucoup de gens ne soupçonnaient pas qu’il y avait un cinéma. » Ce constat, partagé par l’équipe associative, a motivé un projet de rénovation global : toiture refaite, façade retravaillée, création d’un hall d’accueil lumineux.
L’objectif ? Donner au Majestic une présence plus forte dans le tissu urbain pour attirer un public plus large et renouvelé.
C’est toujours avec intérêt qu’à Territoires et Cinéma nous écoutons ces podcasts. Celui du 14 février dernier nous interpelle un peu plus que les autres. A vous de l’écouter !
Je rappelle que l’an passé elle a fêté ces cent-trente ans d’existence, depuis sa création par les frères Lumière en 1895. Pour aboutir aujourd’hui en France à un magnifique réseau de 2 052 cinémas, soit 6 354 salles de cinéma au total, soit plus d’un million de sièges ! Et parce qu’il est unique au monde, parce qu’il permet que les films soient visibles sur une immense partie du territoire national, il faut évidemment préserver ce réseau de salles de cinéma. Comme ce fut le cas au moment du COVID où grâce à l’action du CNC pas une seule n’a dû définitivement fermer ses portes. Ce qui ne fut pas le cas dans de nombreux autres pays, au premier rang desquels les Etats-Unis. Pour de nombreuses villes françaises, le cinéma reste le dernier lieu culturel et joue donc un rôle social de première importance, y compris comme un relais de la vie associative notamment. C’est pourquoi, je veux ce matin vous parler des menaces très concrètes et très inquiétantes qui pèsent sur LE BALZAC un cinéma associatif et classé Art et Essai, situé à Château-Renault, une commune de 5 000 habitants, en Indre et Loire dans la région Centre-Val de Loire. Le Balzac, ce sont deux salariés, une cinquantaine de bénévoles, six-cent adhérents, 24 000 entrées par an et 1 600 enfants qui bénéficient ainsi d’une Education à l’image en lien avec les écoles, les collèges et les lycées. Bref, un trésor national.
« On ne fait pas que proposer des films » : comment les cinémas indépendants réussissent à vendre autant de places ?
L’année 2025 a été compliquée pour les salles de cinéma, avec une baisse générale de 13 % de la fréquentation. Dans cette morosité ambiante, les petits cinémas indépendants et communaux surfent sur un succès grandissant grâce à un savant mélange dans leur programmation.
À quelques minutes de la séance, les spectateurs doivent faire la queue. Ce cinéma est pourtant situé en zone rurale, au Buisson-Cadouin, en Dordogne. « Il est très bien par rapport à la taille de la ville. On est très content de l’avoir. Ça nous évite d’aller à Bergerac ou à Périgueux ». Ce spectateur est venu voir le film Avatar au cinéma Lux Louis Delluc, ouvert il y a 28 ans par la mairie.
Cette petite structure rurale qui fait partie des cinémas indépendants de Nouvelle-Aquitaine, enregistre entre 30 000 et 40 000 entrées par an. Un record et un dynamisme qui ferait pâlir les grands cinémas de ville, dont les chiffres sont en berne depuis des années.
130 ans après l’invention du cinéma par les frères Lumière, où en sommes-nous avec la salle ?
Si nous avons célébré les frères Lumière à de nombreuses reprises en insistant, à chaque fois, sur le fait qu’ils étaient des cinéastes, et que le cinéma comme Art commence avec eux – et non après –, nous avons peu évoqué la deuxième invention Lumière, la salle de cinéma. Aujourd’hui, en cette année des 130 ans, nous en parlons davantage. Moins pour elle-même, en effet fragilisée par une fréquentation en baisse, un manque de films et bien d’autres facteurs, que le caractère philosophique de l’idée Lumière sur la salle. C’est-à-dire, ce que signifie être dans un cinéma aujourd’hui, dans un monde où les films se consomment de bien d’autres manières – et en plus grande quantité – qu’en salle.
Territoires et Cinéma remercie BoxOffice pour son autorisation à diffusion
Cette émission diffusée Samedi 13 décembre sur France Inter dans « On aura tout vu » est à écouter et à ré écouter.
Sans les exploitants de Cinéma d’Art et Essai il y a beaucoup de films que nous ne verrions pas.
C’est pourtant grâce à elles et à eux qu’une séance de cinéma peut devenir inoubliable. Les exploitants sont à l’affiche. Ils partirent à cinq en 1955, ils sont désormais 1250 adhérents à l’ AFCAE, l’Association Française des Cinémas d’Art et Essai.
Cette édition sera l’occasion d’envoyer un message politique fort : Les cinémas d’art et d’essai sont des lieux démocratiques centraux où le dialogue et la communauté se développent et contribuent à façonner des sociétés saines. Nous défendons la diversité, l’échange et la collaboration au-delà des frontières et des cultures.

Après une neuvième édition couronnée de succès, la Journée Art et Essai du Cinéma européen reviendra dans les cinémas du monde entier le 23 novembre 2025, organisée par la CICAE en collaboration avec Eurimages et le réseau Europa Cinemas. C’est l’occasion de célébrer la diversité du cinéma européen en assistant à l’un des événements ou à l’une des projections qui auront lieu dans plus de 700 cinémas dans plus de 40 pays.