Archives pour la catégorie Les brèves

AIDE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AUX CINÉMAS : le décret est paru 😉

A la veille de la reprise des salles de cinéma -ce dont nous nous réjouissons- notre motif de satisfaction de ce mardi 18 mai est la publication au Journal Officiel du décret d’application portant, à titre provisoire, les taux d’aide de 30 à 60 %.
Ceci conformément à la réponse de la ministre de la Culture, suite à une question écrite de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret que nous avions publié ici le 16 avril dernier.

Ce décret est téléchargeable soit par un clic sur la photo, soit sur ce lien.


J-P. Sueur présente une proposition de loi renforçant les aides des collectivités aux cinémas

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, a déposé une proposition de loi modifiant la loi du 13 juillet 1992 relative aux aides des collectivités territoriales aux cinémas, qu’il avait présentée devant le Parlement et fait adopter au nom du gouvernement alors qu’il était Secrétaire d’État aux collectivités locales.

Cette loi du 13 juillet 1992 portant sur l’action culturelle des collectivités locales autorise les communes, les départements et les régions à apporter des aides directes aux salles de spectacle cinématographique. Elle permet l’attribution de subventions d’investissement ou de fonctionnement aux établissements cinématographiques qui réalisent moins de 7500 entrées hebdomadaires ou qui dépassent ce seuil mais qui sont classés Art et Essai.

C’est ainsi que depuis 2014, près de 50 projets ont obtenu 23 millions d’aides de la part des collectivités locales pour 190 millions d’euros investis.

Or, le Conseil d’État a récemment considéré que la loi du 13 juillet 1992 ne pouvait servir à la création de nouveaux cinémas dans une commune par des entreprises existantes dont le siège est situé dans une autre commune. Cette décision limite fortement les effets de la loi de 1992, telle qu’elle a été écrite, présentée et adoptée.

Jean-Pierre Sueur propose donc de la modifier en précisant dans le code général des collectivités territoriales que les communes et les départements peuvent attribuer des subventions à des entreprises existantes pour la création, l’extension, la modernisation et le fonctionnement des salles de spectacle cinématographique.

Cette proposition de loi, co-signée notamment par Sylvie Robert et Patrick Kanner, a donné lieu à une concertation avec les représentants des instances représentatives du cinéma français.

Alors que les cinémas ont été durement impactés par la crise sanitaire, avec une activité totalement à l’arrêt depuis plus de six mois, il est essentiel de permettre aux collectivités territoriales de leur attribuer des aides publiques, y compris pour des créations d’établissements.

Voici le lien vers la proposition de loi :
http://www.senat.fr/leg/ppl20-548.pdf

La Daronne de J-P Salomé

   

Avec Isabelle Huppert et Hippolyte Girardot

Producteurs : Kristina Larsen et Jean-Baptiste Dupont

Une coproduction : La Boite Films, Les Films du LendemainSCOPE Pictures et Le Pacte

Distribué par : Le Pacte

Scénario : Hannelore Cayre et Jean-Paul Salomé avec la collaboration d’Antoine Salomé, d’après le roman La Daronne d’Hannelore Cayre (éditions Métailié)
Le Prix Jacques Deray, qui distingue chaque année un film policier français, est remis à La Daronne de Jean-Paul Salomé, comédie policière portée par l’interprétation d’Isabelle Huppert et les dialogues d’Hannelore Cayre (le film est adapté de son roman éponyme, Grand prix de littérature policière et Prix Le Point du polar européen) et de Jean-Paul Salomé. Le jury a distingué ce film pour son inventivité, son humour, la qualité de l’interprétation des acteurs et l’habilité de son réalisateur à s’approprier et à détourner les codes du film policier. Les précédents lauréats sont Arnaud Desplechin pour Roubaix, Une Lumière, Pierre Salvadori pour En Liberté !, Christian Carion pour Mon garçon, Arthur Harari pour Diamant noir, Vincent Garenq pour L’Enquête, Frédéric Tellier pour L’Affaire SK1, Jérôme Salle pour Zulu, Philippe Lefebvre pour Une nuit, Maïwenn pour Polisse, Fred Cavayé pour À bout portant, Michel Hazanavicius pour OSS 117, Rio ne répond plus, Pascal Thomas pour Le Crime est notre affaire, Alain Corneau pour Le Deuxième souffle, Guillaume Canet pour Ne le dis à personne, Jacques Audiard pour De battre mon cœur s’est arrêté et Olivier Marchal pour 36, quai des Orfèvres.
Le Prix Jacques Deray a été créé à l’initiative de l’Institut Lumière, dont il fut le vice-président. Il célèbre chaque année la mémoire du réalisateur lyonnais de Borsalino (1970) et La Piscine (1969), disparu en 2003, et qui a laissé en héritage quelques uns des plus grands classiques du cinéma policier français.    
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   En partenariat avec France TélévisionsJazz Radio et avec le soutien de la SACD

L’art n’est pas un bonus

L’art n’est pas un bonus ! Maintenez l’enseignement artistique au lycée. Tribune initiée par des enseignant-e-s de Cinéma et soutenue par des professionnels, des parents d’élèves et des anciens élèves.
De Jacques Audiard à Cédric Klapisch, près de 300 personnalités du cinéma et de la culture, enseignants et parents d’élèves dénoncent la politique budgétaire restrictive qui risque de faire disparaître les enseignements optionnels artistiques. (tribune adressée à Madame la Ministre de la Culture et à Monsieur le Ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.)
Lire cette tribune parue sur le site du journal Libération le 15/02/21

Vous aussi soutenez cette tribune et signez la
sur le site change.org

La sortie de films directement en streaming dérange la Fédération des cinémas Français

Dans un communiqué en date du 5 août dernier, Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas français, a réagi à l’annonce de Disney de sortir Mulan directement sur Disney Plus, indiquant notamment que « les salles de cinéma regrettent profondément que certains films, notamment à potentiel mondial, ne puissent sortir en salle en France ».

Ce communiqué est à retrouver dans son intégralité sur le site Box-Office Pro

« Cinquante ans de pratiques culturelles en France », dernière étude du Ministère de la Culture

50 ans pratiques culturelles

« CINQUANTE ANS DE PRATIQUES CULTURELLES EN FRANCE »
Ministère de la Culture
Philippe Lombardo et Loup Wolff

Télécharger l’étude sur Culture.gouv en suivant ce  LIEN

Le site vous permet également l’accès complet aux données

L’étude est parue ce vendredi 10.07.2020. Il s’agit de la 6ème édition sur la période 1973-2018.

A signaler : « sixième édition, dont le terrain s’est déroulé de février 2018 à mars 2019. Cette nouvelle édition bénéficie de moyens étendus : un doublement de la taille d’échantillon, qui est passé entre 2008 et 2018 de 5 000 à 9 200 répondants pour la France métropolitaine. »

Nous ne l’avons pas encore consultée dans le détail bien sûr, mais ne doutons pas que cela nous donnera l’occasion de revenir sur des aspects précis au cours de nos échanges et de nos publications.

Et après : la parité !

« Au moment où les tournages reprennent, où les salles rouvrent, la mise en place de ces mesures est un signal fort. Le cinéma et l’audiovisuel ont une responsabilité particulière, il est important que nos secteurs ouvrent le chemin de la lutte contre les violences faites aux femmes. »
Dominique Boutonnat
Président du CNC

Le CNC annonce la mise en place des mesures actées lors des 2ème Assises de la parité et de l’égalité :
« Au nombre de ces mesures, figurait le conditionnement du bénéfice des aides du CNC au respect, par les entreprises qui les demandent, d’obligations précises en la matière, parmi lesquelles le suivi par leurs représentants légaux de formations adaptées à cet enjeu essentiel. »

Des partenariats avec l’AVFT (Association européenne contre les Violences faites aux Femmes au Travail, le groupe Audiens (groupe de protection sociale du monde de la culture), la FESAC (Fédération des employeurs du spectacle vivant, de la musique, de l’audiovisuel et du cinéma) vont permettre dès le mois d’octobre de rendre les choses opérationnelles.

Territoires et Cinéma salue l’action du CNC, dans un secteur où une réelle égalité femme/homme, tant au plan professionnel que privé est encore loin d’être réalisée. L’engagement de l’organisme de référence ne peut que participer à renforcer la vigilance de chacun.e sur ces sujets.

Tous les détails et numéros utiles sur le site du CNC, lien ICI
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RESSOURCES

Pour appeler la cellule d’écoute : 01 87 20 30 90
Pour prendre rendez-vous pour une consultation médicale :
Par Doctolib sur le site du Pôle santé Bergère : www.pole-sante-bergere.org
Par téléphone au 0 173 173 173

 

 

Pinocchio sur Amazon Prime : une exception conjoncturelle ou une alerte ?

A juste titre selon nous François Aymé, président de l’AFCAE (Association Française des Cinémas Arts et Essai) a publié un texte pour réagir à la vente, par le distributeur Le Pacte, des droits du film Pinocchio de Matteo Garronne à Amazon Prime Vidéo.

Quelques extraits de ce communiqué :
…/… Néanmoins, ce changement de stratégie pour le film Pinocchio nous apparaît comme une alerte. D’abord parce que Matteo Garrone fait partie de ces grands auteurs à dimension internationale capables de concilier originalité, exigence artistique et belle audience.
…/…Et c’est bien justement parce que la société Le Pacte est une référence pour la distribution Art et Essai que son accord sur Pinocchio avec Amazon nous inquiète.
…/…Et quand Jean Labadie évoque dans Le Film Français « sa confiance dans le travail d’Amazon pour communiquer vis à vis des scolaires », on a réellement du mal à croire aux ambitions et aux compétences éducatives du géant américain.

Lire l’intégralité du communiqué sur le site de l’AFCAE

Pour une diversité du cinéma sur France Télévisions, en période de confinement… et après !

Dans une tribune, parue dans le journal Le Monde du 26 avril dernier, un collectif de réalisateurs, de distributeurs, de directeurs de festivals et d’autres professionnels du cinéma se réjouissent de voir davantage de films de patrimoine diffusés par la télévision publique. Souhaitant que cette initiative se poursuive après le confinement ils ont lancé une « pétition ».
Territoires et Cinéma a défendu, défend, et défendra toujours la diffusion des films dans les salles de cinéma néanmoins certains d’entre nous, à titre individuel, s’associent à cette démarche. Nous considérons qu’il préférable que ces films soient diffusés par le service public plutôt que « faire les choux gras » de plateformes dont l’un des principaux objectifs est le gain financier.
Pour soutenir et signer cet appel c’est : clic ici 

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Le texte de l’appel :
Voici déjà plus d’un mois que nous sommes des millions confinés chez nous.
Malgré la fermeture des salles et de tous les lieux culturels, le cinéma est omniprésent (et c’est tant mieux) grâce à ces autres médias que sont Internet, la VoD, la SVoD, la vidéo, et bien sûr à la télévision linéaire, où il bat actuellement des records d’audience.

Car, pour combler le manque de contenus, les chaînes nationales gratuites, notamment France 2 et France 5, redécouvrent la joie de programmer le cinéma de patrimoine, tous les jours, en particulier avec la case patrimoine de 14h apparue le 21 mars sur France 2, puis quelques semaines après sur France 5. Pour aussi, nous dit le directeur de la stratégie des publics à France Télévisions : « programmer des films cultes qui permettent de se changer les idées, de s’évader après le JT ».
On ne peut que se réjouir d’un retour massif du cinéma de patrimoine sur France Télévisions, dans cette période si particulière. Souhaitons que cette envie frénétique perdure en post-confinement.

Néanmoins : quels sont ces films soudainement programmés ? Des films populaires de qualité (pour l’essentiel), pour la plupart des années 1970-80, qui font partie de l’histoire du cinéma français, avec lesquels des générations de spectateurs ont grandi. Il s’agit essentiellement de films multi-diffusés, reprogrammés des dizaines de fois sur ces chaînes ou d’autres.

Il est vrai que les grands classiques, garants d’une mémoire commune, ont vocation à être vus et revus, et qu’il est important de continuer à les montrer, notamment pour les nouvelles générations.

MAIS… notre inquiétude est que cette proposition cinéma de France Télévisions ne se place (à quelques exceptions près) que sur ce terrain-là, et ne propose rien d’autre issu de notre extraordinaire patrimoine cinématographique, ni de la diversité des cinémas du monde entier.
Confinement ou pas, les autres médias font preuve tout au long de l’année de diversité, rassemblant les cinéphiles les plus pointus et un plus grand public. Des salles de cinéma aux magasins de vidéos, aux autres chaînes telles Arte, Ciné+ et OCS, aux sites de VoD et à la plupart des sites de SVoD, des cinémathèques aux festivals : la majorité des acteurs sont dans ce rapport-là.

Pourquoi alors France Télévisions, notre service public, ne montre-t-elle pas le même exemple ?

Ses statuts précisent notamment qu’elle doit « s’attacher à diversifier sa programmation cinématographique et à développer la partie éditoriale des cases cinéma pour les mettre en valeur, programmer régulièrement des œuvres d’art et d’essai, afin de refléter cet aspect de la création cinématographique. »

En parallèle de très bons Gérard Oury, Louis de Funès, Yves Robert, etc. diffusés sur ces nouvelles cases, pourquoi ne sont pas programmés également des films populaires de Truffaut, Clouzot, Chabrol, Pialat, Varda, Demy, ou même Renoir, Guitry, Duvivier, Pagnol ou Carné ?