Archives pour la catégorie Les brèves

Géographie du cinéma, public, pratiques cinématographiques…

Comme chaque année à cette époque de l’année le CNC vient de dévoiler trois études « prospectives » importantes :

La géographie du Cinéma
qui permet de suivre l ’évolution du parc de salles et de la fréquentation au plan national, mais aussi par région, par département, par agglomération et par commune. Ce dossier met également en lumière l’évolution de l’offre de films en région et par département

Le public du cinéma en 2021
une étude approfondie sur le public des salles de cinéma. Cette étude dresse le profil sociodémographique des spectateurs de cinéma, elle évalue la pénétration du média cinéma et met en évidence la répétition de la consommation cinéma au travers des habitudes de fréquentation.

Les pratiques cinématographiques des Français en 2022
 qui analyse la diversité des pratiques cinématographiques des Français permettant de répondre à de multiples questions :
Comment les spectateurs choisissent-ils d’aller voir un film ?
Quels sont les moyens de promotion qui les influencent le plus ? Comment les spectateurs se rendent-ils au cinéma ?
Combien de temps mettent-ils pour y aller ? Y vont-ils à plusieurs ?
D’où viennent-ils ? Comment réservent-ils leurs places de cinéma ?
Est-ce qu’ils apprécient les services proposés par leurs salles de cinéma ? Combien de cinémas fréquentent-ils en moyenne ?
Quelles sont les autres pratiques culturelles des spectateurs de cinéma ?

Prolongation de l’exposition Jean Gabin

Forte du réel succès de l’exposition, la Ville de Boulogne a décidé de la prolonger tout l’été, et ce jusqu’au dimanche 2 octobre. Voici le communiqué et la présentation de l’exposition. https://www.boulognebillancourt.com/information-transversale/agenda/jean-gabin-lexposition-3077

De très nombreux article et reportage sur l’exposition également sur https://www.boulognebillancourt.com/information-transversale/actualites/jean-gabin-lexposition-la-presse-en-parle-3147

dont celui de France Info et du JT de 13h de France 2 que vous pouvez retrouver directement ici : https://www.francetvinfo.fr/culture/cinema/culture-une-exposition-rend-hommage-a-jean-gabin-patriarche-du-cinema-francais_5003402.html

Qui est Rima Abdul-Malak, la Ministre de la Culture ?

Avant sa nomination comme Ministre de la Culture elle était, depuis 2019, conseillère culture du Président de la République. Au quotidien elle était donc en lien permanent avec Matignon et le ministère de la culture, pour déployer les mesures d’aide au secteur face à la pandémie, et pour faciliter la mise en œuvre de la politique culturelle impulsée par le Président de la République : pass culture, sauvegarde du patrimoine, plan 100% éducation artistique, lecture grande cause nationale, soutien à la création, développement des industries culturelles, réforme de l’audiovisuel, régulation des plateformes, plan de filière presse, politique de restitutions etc.

Souhaitons que le soutien à la création soit aussi un soutien aux films, que le pass culture donne encore plus envie à ses bénéficiaires de fréquenter les salles de cinémas, que la régulation des plateformes soit réelle… etc.

Biographie
(
source : Ministère de la Culture)

Née en 1979, Rima Abdul Malak passe les dix premières années de sa vie à Beyrouth, avant que sa famille, fuyant la guerre civile, décide de s’installer en France, à Lyon.

Diplômée de l’Institut d’Etudes politiques de Lyon puis de la Sorbonne en coopération internationale, elle commence par travailler pour le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement.

En 2001, elle devient directrice des programmes de Clowns sans frontières, ONG fédérant plus de 400 artistes de tous horizons. Elle organise des spectacles et des formations dans les camps de réfugiés, les bidonvilles, les hôpitaux, les orphelinats ou les centres sociaux, du Soudan au Bangladesh en passant par la Moldavie, l’Afghanistan ou les Philippines.

Elle devient ensuite responsable du pôle musiques actuelles à Culturesfrance (aujourd’hui Institut Français).

En 2008, elle rejoint le cabinet de l’adjoint à la culture auprès du maire de Paris, en tant que conseillère pour le spectacle vivant puis directrice de cabinet. En 2012, elle devient la conseillère culture du Maire de Paris.

Elle part ensuite aux Etats-Unis comme attachée culturelle à l’Ambassade de France à New York. Elle y développe des tournées, résidences et expositions d’artistes français, crée un festival dédié aux enfants, ainsi qu’un nouveau programme pour la promotion du design français.

En 2019, elle est nommée conseillère culture du Président de la République et Ministre de la culture le 20 mai 2022.

Le journal officiel du 11/09/2022 publie la nomination des membres de son cabinet :

Les élus à la culture mettent la pression sur la Ministre de la culture

Par le biais d’une lettre ouverte La Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) demande un rendez-vous à Rima Abdul-Malak, la nouvelle ministre de la Culture.
Les élus à la culture ont dressé la liste des sujets à aborder sans délai.
Urgence qu’elle justifie par des « sujets proprement politiques qui méritent une attention particulière ».

A savoir :
– les relations Etat – collectivités ;
– les marges de manœuvre budgétaires des collectivités pour la culture

DÉFIGURATIONS DE FILMS PAR INSERTIONS PUBLICITAIRES : la réponse !

Le 10 novembre 2021 nous vous informions de la question écrite posée par Jean-Pierre Sueur -Sénateur du Loiret- à Madame Roseline Bachelot -Ministre de la culture- concernant notre préoccupation quant au respect dû aux films « défigurés par des insertions publicitaires.


Vous trouverez ci-dessous la réponse à cette question qui vient de paraître au J.O du Sénat.

Question écrite n° 25221 de M. Jean-Pierre Sueur (Loiret – SER) publiée dans le JO Sénat du 04/11/2021 – page 6181

M. Jean-Pierre Sueur appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la préoccupation exprimée par l’association « Territoires et cinéma » quant au respect dû aux films « défigurés par des insertions publicitaires ». Cette association craint qu’en raison du fait que « les canaux de diffusion de films se multiplient » et que « des entreprises extra-cinématographiques acquièrent des catalogues de films », le film « devienne un simple produit d’appel pour les produits de consommation courante ». Il lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour éviter une telle défiguration des films par des insertions publicitaires et veiller à ce que l’article L. 214-5 du code du cinéma et de l’image animée soit strictement appliqué.

Réponse du Ministère de la culture publiée dans le JO Sénat du 10/03/2022 – page 1308

Le ministère de la culture souhaite souligner que la protection des œuvres cinématographiques et audiovisuelles face à d’éventuels rachats internationaux agressifs est l’une de ses principales préoccupations. C’est tout l’objet de l’article 30 de la loi n° 2021-1382 du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux œuvres culturelles à l’ère numérique, qui prévoit désormais un mécanisme de notification préalable au ministre de la culture en cas de cession d’œuvres françaises à toute personne ne se trouvant pas dans le champ de l’obligation de recherche d’exploitation suivie prévue par l’article L. 132-27 du code de la propriété intellectuelle pour les seuls producteurs. La protection des actifs culturels stratégiques que sont les entreprises de production et leur catalogue d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles, les studios de tournage, les producteurs de jeux vidéos et les diffuseurs historiques constituent également l’une des priorités de la présidence française de l’Union européenne en matière culturelle afin de promouvoir, au niveau européen, des outils adéquats et ambitieux pour empêcher que les entreprises culturelles françaises puissent passer sans garde-fous aux mains de fonds d’investissements d’États tiers à l’Union européenne. L’article L. 214-5 du code du cinéma et de l’image animée proscrit la représentation d’œuvres cinématographiques dans le but de favoriser directement ou indirectement la commercialisation de produits ou la fourniture de services. Cet article essentiel concerne les séances de spectacles cinématographiques gratuites, qui fait partie du régime des séances non commerciales, dont l’application est supervisée par le centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Celui-ci en fait déjà une application stricte tant pour protéger les auteurs et les spectateurs que le secteur de l’exploitation cinématographique, auquel l’engagement du ministère et du CNC durant toute la crise de Covid-19 ont témoigné d’un soutien sans faille. Il n’est donc pas possible d’organiser une projection gratuite pour promouvoir des produits de consommation courante. Concernant les interruptions publicitaires à la télévision, le code de la propriété intellectuelle garantit à tout auteur le droit au respect de l’intégrité de son œuvre. Les interruptions publicitaires d’une œuvre audiovisuelle ne sont possibles que si l’auteur y a consenti. En outre, la loi n° 86-1067 du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication (loi Léotard) encadre la diffusion de messages publicitaires lors de la diffusion d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle par un éditeur de services de télévision. Ainsi, l’article 73 limite à deux le nombre d’interruptions à caractère publicitaire lors de la diffusion par un éditeur de service de télévision d’une œuvre cinématographique ou audiovisuelle.



Défigurations de films par des insertions publicitaires : J-P Sueur interpelle Mme Bachelot  

À la suite des alertes lancées par l’association « Territoires et cinéma », Jean-Pierre Sueur a interpellé, par une question écrite, Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, sur le développement de la défiguration de films par des insertions publicitaires en raison de la multiplication des canaux de diffusion et de l’acquisition de catalogues de films par des entreprises extra-cinématographiques.

Développement des défigurations de films par des insertions publicitaires
Question n° 25221 adressée à Mme la ministre de la culture
À publier le : 04/11/2021
Texte de la question : M. Jean-Pierre Sueur appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la préoccupation exprimée par l’association « Territoires et cinéma » quant au respect dû aux films « défigurés par des insertions publicitaires ». Cette association craint qu’en raison du fait que « les canaux de diffusion de films se multiplient » et que « des entreprises extra-cinématographiques acquièrent des catalogues de films », le film « devienne un simple produit d’appel pour les produits de consommation courante ». Il lui demande quelles dispositions elle compte prendre pour éviter une telle défiguration des films par des insertions publicitaires et veiller à ce que l’article L. 214-5 du code du cinéma et de l’image animée soit strictement appliqué.

Pour mémoire voici ce que nous écrivions dans notre récente publication « En Bref » :

Trois audits de la cour des comptes sur le soutien à la culture pendant la crise sanitaire

La Cour des comptes a rendu publics le 29 septembre trois audits « flash » sur « les mesures de soutien dans le secteur de la culture pendant la crise sanitaire ». Ils ont pour objectif de dresser un premier bilan de l’effort consenti en 2020 et au premier semestre 2021 pour financer les mesures de soutien mises en place dans trois secteurs : le cinéma, le patrimoine et le spectacle vivant.  Au-delà des constats chiffrés, les auteurs tirent le signal d’alarme sur un certain nombre de difficultés à venir.

Télécharger l’audit en pdf

Journées professionnelles Cinéma 93

Cinémas 93 propose trois journées de réflexion, de rencontres et d’échanges dédiées aux enjeux de la création, de la diffusion de films et de l’éducation au cinéma et aux images.

Conférences, tables rondes et projections en présence de nombreux invités.


LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES

CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE


Au programme : 

1ÈRE JOURNÉE – MARDI 16 NOVEMBRE

> matinée

Les tout-petits vont au cinéma

Prendre soin de la santé culturelle des tout-petits, l’exemple de la Clinique Contributive (PMI Pierre Sémard, Saint-Denis)

Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre, et Anne Kunvari, coordinatrice du programme Territoire Apprenant Contributif à l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation), présenteront la recherche contributive menée avec des professionnels de la petite enfance et des parents autour de la question de l’exposition précoce et excessive des très jeunes enfants aux écrans domestiques.

> après-midi

Création cinématographique

Filmer l’enfance : approches contemporaines dans le documentaire et la fiction 

L’évolution du regard sur l’enfance dans notre société a-t-elle impacté celui du cinéaste ? Conférence, discussion croisée entre cinéastes et présentation d’un film en cours de fabrication.

en partenariat avec Périphérie – centre de création cinématographique

2ÈME JOURNÉE – MERCREDI 17 NOVEMBRE

Faire publics, Faire ensemble

Les démarches participatives dans la médiation culturelle à l’ère du numérique.

> matinée

Nouvelles pratiques, nouveaux usages 

Faire publics

Conversation avec Jacopo Rasmi, maître de conférences en lettres et arts à l’Université Jean Monnet – Saint-Etienne, programmateur, rédacteur pour La Revue Documentaires et Multitudes. Au cœur des échanges, une nouvelle approche des publics par le prisme de l’écologie de l’attention, où il sera question de spectateurs-programmateurs, de publics plus petits, proches et attentifs, et de situations alternatives pour la diffusion et la réception des films. Cette intervention sera suivie d’une rencontre avec des acteurs associatifs dont les projets illustrent ce changement de paradigme.

> après-midi

Le temps des ateliers

Faire ensemble

Dans la lignée de la matinée, cette table ronde propose de faire dialoguer artistes, enseignants, médiateurs et publics à travers leurs récits d’expériences participatives : ateliers de programmation, réalisation de portraits cinématographiques, festivals collaboratifs…

3ÈME JOURNÉE – JEUDI 18 NOVEMBRE

> matinée

Question d’exploitation cinématographique

Des habitants à la salle, de la salle aux habitants : la participation des habitants à l’activité et à la vie des cinémas indépendants de proximité.

AIDE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AUX CINÉMAS : le décret est paru 😉

A la veille de la reprise des salles de cinéma -ce dont nous nous réjouissons- notre motif de satisfaction de ce mardi 18 mai est la publication au Journal Officiel du décret d’application portant, à titre provisoire, les taux d’aide de 30 à 60 %.
Ceci conformément à la réponse de la ministre de la Culture, suite à une question écrite de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret que nous avions publié ici le 16 avril dernier.

Ce décret est téléchargeable soit par un clic sur la photo, soit sur ce lien.


J-P. Sueur présente une proposition de loi renforçant les aides des collectivités aux cinémas

Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret, a déposé une proposition de loi modifiant la loi du 13 juillet 1992 relative aux aides des collectivités territoriales aux cinémas, qu’il avait présentée devant le Parlement et fait adopter au nom du gouvernement alors qu’il était Secrétaire d’État aux collectivités locales.

Cette loi du 13 juillet 1992 portant sur l’action culturelle des collectivités locales autorise les communes, les départements et les régions à apporter des aides directes aux salles de spectacle cinématographique. Elle permet l’attribution de subventions d’investissement ou de fonctionnement aux établissements cinématographiques qui réalisent moins de 7500 entrées hebdomadaires ou qui dépassent ce seuil mais qui sont classés Art et Essai.

C’est ainsi que depuis 2014, près de 50 projets ont obtenu 23 millions d’aides de la part des collectivités locales pour 190 millions d’euros investis.

Or, le Conseil d’État a récemment considéré que la loi du 13 juillet 1992 ne pouvait servir à la création de nouveaux cinémas dans une commune par des entreprises existantes dont le siège est situé dans une autre commune. Cette décision limite fortement les effets de la loi de 1992, telle qu’elle a été écrite, présentée et adoptée.

Jean-Pierre Sueur propose donc de la modifier en précisant dans le code général des collectivités territoriales que les communes et les départements peuvent attribuer des subventions à des entreprises existantes pour la création, l’extension, la modernisation et le fonctionnement des salles de spectacle cinématographique.

Cette proposition de loi, co-signée notamment par Sylvie Robert et Patrick Kanner, a donné lieu à une concertation avec les représentants des instances représentatives du cinéma français.

Alors que les cinémas ont été durement impactés par la crise sanitaire, avec une activité totalement à l’arrêt depuis plus de six mois, il est essentiel de permettre aux collectivités territoriales de leur attribuer des aides publiques, y compris pour des créations d’établissements.

Voici le lien vers la proposition de loi :
http://www.senat.fr/leg/ppl20-548.pdf