Archives pour la catégorie Les brèves – Archives-

Les Césars 2019

44e cérémonie des César

Les Lauréats :

Jusqu’à la garde
Film · Xavier Legrand, Alexandre Gavras

Alex Lutz
Acteur · Guy

Kenza Fortas
Espoir féminin · Shéhérazade
Karin Viard
Actrice secondaire · Les Chatouilles

Léa Drucker
Actrice · Jusqu’à la garde

Dylan Robert
Espoir masculin · Shéhérazade
Philippe Katerine
Acteur secondaire · Le Grand Bain

Shéhérazade
Premier film · Jean-Bernard Marlin, Grégoire Debailly

Une affaire de famille
Film étranger · Hirokazu Kore-eda

Jacques Audiard
Réalisateur · Les Frères Sisters

Guy
Musique originale · Romain Greffe, Vincent Blanchard

Robert Redford
César d’honneur

Les Chatouilles
Adaptation · Andréa Bescond, Éric Métayer

Benoît Debie
Photographie · Les Frères Sisters

Ni juge, ni soumise
Film documentaire · Jean Libon, Yves Hinant, Bertrand Faivre

Les petites mains
Court métrage · Rémi Allier, Pauline Seigland

Pierre-Jean Larroque
Costumes · Mademoiselle de Joncquières

Jusqu’à la garde
Scénario original · Xavier Legrand

Dilili à Paris
Film d’animation · Michel Ocelot, Christophe Rossignon, Philip Boëffard

Cyril Holtz
Son · Les Frères Sisters
Brigitte Taillandier
Son · Les Frères Sisters
Valérie Deloof
Son · Les Frères Sisters
Yorgos Lamprinos
Montage · Jusqu’à la garde
Michel Barthélémy
Décors · Les Frères Sisters

Vilaine Fille
Court métrage d’animation · Ayce Kartal, Justin Pechberty, Damien Megherbi

Les Tuche 3
Public · Olivier Baroux

COLLOQUE – L’ÉDUCATION ARTISTIQUE ET CULTURELLE : LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ ?

EN QUELQUES MOTS :

Lorsqu’Octavio Paz écrit que « l’œuvre d’art est une possibilité permanente de métamorphose offerte à tous les hommes », on comprend bien quel rôle majeur l’art, son accès, sa compréhension joue dans la façon dont chaque femme et homme se construit, en tant qu’être humain, acteur social, citoyen, parent…

L’ambition de ces deux journées de réflexion est d’aborder cette question notamment du point de vue de l’artiste, de celui de l’élu en charge d’un territoire.

C’est aussi de poser les conditions de la modélisation des projets innovants.

Programme :

Liberté

29 janvier 2019 à 13:30
Tables rondes

Comment les projets d’éducation artistique et culturelle nourrissent-ils le parcours des artistes ?
Fayçal Karoui, Chef d’Orchestre
Régine Chopinot, Chorégraphe et danseuse
Émilie de Turckheim, Écrivaine

Financement des programmes d’éducation artistique et culturelle : vers un nouvel écosystème ?
Marianne Eshet, Déléguée générale de la Fondation SNCF
Raphaël Cottin, Chorégraphe et danseur
Valérie Pécresse, Présidente du Conseil Régional d’Ile-de-France

L’éducation artistique et culturelle : un outil pour la liberté individuelle ?
Chantal Dahan, Chargée d’études et de recherche à l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire
Olivier Klein, Maire de Clichy-sous-Bois et Président de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine
Nathalie Gueriot, Formatrice en français pour les étrangers à Accueil et culture

Égalité
30 janvier 2019 à 9:00
Tables rondes

Découvrir, s’émouvoir, apprendre : quel rôle l’éducation artistique et culturelle joue-t-elle dans le développement cognitif et les apprentissages incidents ?
Rodolphe Fouillot, Chorégraphe et danseur
Marianne Calvayrac, Déléguée académique à l’éducation artistique et à l’action culturelle, conseillère du Recteur de l’académie de Versailles
Olivier Houdé, Professeur à l’Université Paris Descartes, Membre de l’Institut de France, spécialiste du développement cognitif et du cerveau de l’enfant

L’éducation artistique et culturelle, un outil au service de l’égalité des chances ?
Olga Suarez, Astrophysicienne, responsable pédagogique de l’Observatoire de la Côte d’Azur
Fayçal Karoui, Chef d’Orchestre
Carole Diamant, Déléguée de la Fondation Egalité des Chances

Fraternité
30 janvier 2019 à 14:00
Tables rondes

Déconstruire les stéréotypes et transformer le rapport au monde de la génération Z ?
Didier Grojsman, Directeur du CREA d’Aulnay-sous-Bois
Emmanuel Ethis, Vice-Président du Haut Conseil de l’éducation artistique et culturelle et Recteur de l’académie de Nice
Gaëlle Bourges, Chorégraphe et danseuse

L’expérience esthétique : un enjeu de partage ?
Richard Tran, Ingénieur nucléaire et ancien élève du programme Dix mois d’école et d’opéra
Ibrahima Sissoko, Directeur artistique de la Compagnie EthaDam
Jean-Marie Schaeffer, Philosophe de la réception esthétique

Modérateurs
David Christoffel, Journaliste, musicologue et compositeur
Catherine Ferrant, Ancienne déléguée générale de la Fondation Total et conseillère du directeur général au centre culturel Flagey
Isabel Joly, Coordinatrice générale de la Fédération européenne des écoles de cirque professionnelles

Informations pratiques :

Amphithéâtre Bastille – du 29 au 30 janvier 2019

Les réservations se font par demi-journée. Merci de bien vouloir vous inscrire aux trois demi-journées pour participer à l’intégralité du colloque.
Evénement gratuit sur réservation
Information
lmeresse@operadeparis.fr
01 40 01 19 74

 

La région « Centre-Val de Loire » inaugure son septième Cinémobile

Lancé en 1983 par feu la Maison de la Culture d’Orléans comme vecteur de conquête de nouveaux publics à l’échelle du département du Loiret, ce camion-cinéma fut fatal à sa directrice d’alors, qui fut accusée d’ambitions démesurées et dispendieuses. Trente cinq ans plus tard et après quelques vicissitudes techniques et administratives, la région Centre Val de Loire peut aujourd’hui s’enorgueillir de disposer d’un formidable outil de diffusion de la culture cinématographique en milieu rural, en inaugurant ce samedi ce septième Cinémobile régional.

N’en déplaise à quelques mauvais augures d’alors, le premier Cinémobile a rapidement fait la preuve de son utilité en trouvant un public régulier au travers de tournées régulières sur un périmètre qui fut élargi à 46 communes du Centre-Val de Loire, avec un deuxième camion financé par la région, offrant une qualité de projection équivalente aux salles urbaines. Et c’est devenu pour chaque étape de sa tournée, un incontournable lieu de rencontre mensuelle pour les spectateurs (62.000 au total cette année, tous publics confondus, ce qui n’est pas un record…), mais aussi une ouverture à la culture cinématographique pour des jeunes qui ne connaissent souvent l’image que par Youtube ou la télé. Il y a donc aujourd’hui trois camions, gérés et programmés par l’agence Ciclic, qui tournent quotidiennement en région et il a fallu au fil du temps les remplacer et les moderniser notamment avec le passage au numérique, pour arriver aujourd’hui au lancement du numéro 7 (le Carmet 2 pour les chauffeurs), réalisé par la société Toutenkamion de Ladon, spécialisée dans la fabrication de structures mobiles, pour la modique somme d’1 million d’euros tout compris.Il reste que le Cinémobile à sa conception, était pensé comme le fer de lance d’une action culturelle décentralisée que les Maisons de la Culture d’alors s’étaient données comme mission, pas sûr qu’aujourd’hui, la région se donne les moyens d’assurer cette mission de diffusion culturelle élargie…

Il reste que le Cinémobile à sa conception, était pensé comme le fer de lance d’une action culturelle décentralisée que les Maisons de la Culture d’alors s’étaient données comme mission, pas sûr qu’aujourd’hui, la région se donne les moyens d’assurer cette mission de diffusion culturelle élargie…

Tout savoir sur la nouvelle chronologie des médias

Vers une signature de l’accord le 6 septembre ?

Françoise Nyssen a plaidé auprès de toutes les parties pour signer ce texte qui présente de réelles avancées en comparaison au texte actuel. Elle a aussi rappelé la nécessité d’envoyer un signal positif aussi bien au plan européen qu’à l’égard du parlement sur la capacité du secteur à s’organiser et le fait qu’il était préférable d’éviter qu’un tel sujet soit traité au parlement français, lors de la transposition de la directive SMA dans le projet de loi sur l’audiovisuel en 2019.

Plusieurs organisations et diffuseurs ont donné leur accord
pour une signature ce 6 septembre, d’autres doivent revenir vers leurs instances, et deux se sont prononcées contre. 

Se sont prononcés en faveur d’une signature : TF1, M6, France
Télévisions, Arte, OCS (avec un renouvellement de son accord actuel dans les mêmes conditions) pour les diffuseurs, le Spi pour les producteurs, la SACD (pour qui si le texte n’est pas parfait, il est bien mieux que celui en cours actuellement) et la SCAM côté auteurs. D’autres organisations professionnelles doivent revenir vers
leurs instances, certaines étant assez favorables, dont DIRE, le SDI, ou l’ARP. Si Canal+ signait, le diffuseur le ferait avec un renouvellement de son accord actuel dans les mêmes conditions que celui en cours.

Les deux organisations de la vidéo ont exprimé un avis défavorable : le SEVN et le Sevad. 

RESUME DES EVOLUTIONS PAR RAPPORT A L’ACCORD DE 2009
Rappelons que  ce texte  prévoit les évolutions suivantes :
– Un avancement général des fenêtres,
– Un dégel des droits VOD pour une exploitation suivie en ligne, un prolongement des accords de Canal+ et d’OCS avec le cinéma français dans les conditions actuels jusqu’à la mi-2021,
– Une meilleure insertion des acteurs de SVOD, qui accepteraient une sortie en salle des films évidemment, en fonction du caractère vertueux de leur engagement notamment, avec trois niveaux de fenêtres.
Il introduit en outre une vraie dérogation pour l’exploitation des films en vidéo, avec une fenêtre salle qui reste à 4 mois, et une dérogation à 3 mois pour les films ayant réalisé 100 000 entrées en cumul en 4e semaine (soit 68% des films).
Il permet la prolongation des accords conclus par Canal+ avec le cinéma français dans les conditions actuelles jusqu’à septembre 2021, évitant pour le 7e Art, selon les tenants de l’accord, de rouvrir une négociation incertaine avec le diffuseur. Cet
accord arriverait sinon à échéance fin 2019.
Il permet aussi de proroger l’accord avec OCS, sachant que l’actuel arriverait, lui, à échéance fin 2018.
Pour les chaînes gratuites, il insère des durées d’exclusivités précises (ce qui n’était pas le cas dans l’accord actuellement en vigueur). Il introduit aussi une fenêtre en clair avancée à 19 mois pour les films coproduits par des chaînes en clair mais non préachetés par Canal+ ou OCS.
Il introduit une souplesse pour les documentaires et les fictions de 1,5M€ maximum.
Les premiers, souvent liés à l’actualité, pourront être diffusés dés 12 mois sur une chaîne gratuite s’ils n’ont pas fait l’objet d’achat d’une chaîne payante. Idem pour les films de fiction à petit budget qui, sans achat ou préachat de chaînes payantes, pourront être diffusés en clair dès 17 mois.
Enfin, contrairement au précédent accord, il pourra être amené à être modifié plus facilement, le texte prévoyant une clause dite de « revoyure » dans 1 an et demi et l’arrêté d’extension sera limité à trois ans.

RAPPEL DES DELAIS 
Salle et vidéo
Après la sortie en salle d’un film, l’accord prévoit un délai vidéo (physique et dématérialisée à l’acte) à 4 mois, avec une possibilité de dérogation à 3 mois pour les films qui ont réalisé au plus 100 000 entrées à l’issue de la 4e semaine. Ce seuil
correspond à 68% des films.
Pour les exploitations en vidéo à la demande à l’acte, l’accord prévoit le dégel des fenêtres de diffusion TV.
Télévisions payantes
Pour la 1ère fenêtre de diffusion payante à la télévision, le délai de diffusion est avancé à 8 mois après la sortie salle (contre 10 mois aujourd’hui pour Canal+ et OCS) et à 6 mois pour les films ayant fait l’objet d’une dérogation vidéo.
Pour la 2e fenêtre payante, le délai de diffusion est avancé à 17 mois et 15 mois pour les films avec dérogation.
La durée d’exclusivité de la 1ère fenêtre est expressément limitée à 9 mois. Celle de la 2e fenêtre payante est limitée à 5 mois.
Service de vidéo à la demande par abonnement
Trois régimes sont prévus pour les plateformes, qui ne peuvent aujourd’hui diffuser un long métrage qu’à partir de 36 mois après leur sortie en salle.
1/Pour les plateformes respectant la législation française, ayant conclu une convention avec le CSA et qui négocieraient un accord avec les organisations du cinéma prévoyant notamment un minimum garanti par abonné, une clause de diversité pour ses investissements, et un engagement en préachat de films, le délai
de diffusion d’un film débuterait à 17 mois, ou à 15 mois pour les films ayant obtenu une dérogation vidéo.
2/ Pour les plateformes de vidéo à la demande par abonnement qui s’engageraient au sens de l’actuel décret SMA – sans préachat, ni MG par abonné, ni clause de diversité notamment –, le délai serait ramené à 30 mois ou 28 mois pour les films avec dérogation.
3/ Enfin, pour les plateformes qui ne s’engageraient pas, le délai de diffusion des films demeurerait à 36 mois après la sortie salle, et 34 mois pour les films ayant obtenu une dérogation vidéo.
Télévisions en clair
Pour les chaînes en clair coproductrices (qui investissent 3,2% de leur CA dans le cinéma français et européen), le délai de diffusion est fixé à 22 mois (comme aujourd’hui mais avec le jeu des 2e fenêtres ce délai était souvent dans les faits à 28 mois), et de 20 mois pour les films ayant eu une dérogation. Mais il est ramené à 19 mois en l’absence de 2e fenêtre payante.
Pour les autres chaînes en clair, le délai est fixé à 30 mois et 28 mois pour les films avec dérogation.
Le cas des documentaires et films de fiction de 1,5M€ maximum
Les longs métrages documentaires et de fiction dont le coût n’a pas excédé 1,5M€ bénéficieraient d’un régime dérogatoire.
Les documentaires de 1,5M€ maximum qui n’ont fait l’objet d’aucun préachat ou achat jusqu’à la fin de la fenêtre d’exclusivité de la salle, pourraient être diffusés dès 12 mois.
Les films de fiction de 1,5M€ maximum, et d’expression originale française, qui n’ont fait l’objet d’aucun préachat ou achat jusqu’à la fin de la fenêtre d’exclusivité de la salle, pourraient être diffusés dès 17 mois après leur sortie.
Vidéo à la demande gratuite
Le délai est avancé 45 mois, ou 43 mois pour les films avec dérogation, contre 48 mois actuellement.

Commission de contrôle de la réglementation

Nouvelle Commission de contrôle de la réglementation

La Commission qui a débuté sa mission le 5 juillet au CNC est chargée de contrôler le respect de la réglementation dans les secteurs du cinéma et de l’image animée et de sanctionner les éventuels manquements. Désormais, lorsque des agents du CNC constateront un manquement aux règles applicables, un Rapporteur indépendant issu du Conseil d’Etat sera saisi et soumettra l’affaire à cette Commission, composée de 5 professionnels du secteur, de 3 personnalités qualifiées et 2 membres des corps de contrôle de l’Etat. Présentation ici.

Festival des 3 continents : 40 ans

A l’occasion de ses 40 ans, le FESTIVAL DES 3 CONTINENTS de NANTES ouvre une campagne de crowdfunding :

Le festival lance une collecte afin de réaliser un ouvrage de référence sur le cinéma contemporain.
Il s’agit d’établir avec de nombreux rédacteurs (critiques, cinéastes) un état des lieux sur les évolutions esthétiques et à
mesurer l’impact du numérique à l’échelle des 3 Continents.
Festival des 3 Continents : « 40 ans
après, où va le cinéma ? ». La collecte permettra au festival de financer une partie de la production
de l’ouvrage à hauteur de 10000€, à hauteur de 5000€ de rassembler les contributeurs au livre
venant du monde entier afin de faciliter échanges de réflexion, proximités, dans un environnement
ouvert et festif. Une soirée dédiée au lancement de cet ouvrage sera organisée. « Ainsi selon votre
contribution, vous recevrez un exemplaire de cet ouvrage de référence. Un PASS festival, une soirée avec les invités, un jeu de cartes postales collector et la reconnaissance éternelle du Festival »

 

Gilles Porte interroge le Festival de Cannes :

Sous la plume de Gilles Porte, Président de l’Association des directeurs photo (AFC), cette petite pique à l’attention du Festival de Cannes et concernant le peu de représentation des techniciens dans Le Festival :
Soyons honnêtes… Les techniciens ont de plus en plus de mal à se rendre à Cannes et en inviter quelques-uns n’aurait-il pas un sens aussi pour celles et ceux qui signent les films ? Ingmar Bergman se retournerait-il sur son île de Farö en apprenant une telle nouvelle, lui qui n’a eu de cesse de mentionner sa très grande complicité avec son directeur de la photographie Swen Nykvist ? Martin Scorcese aurait-il laissé tomber son Carrosse d’or en apprenant cette nouvelle quand on sait à quel point il est reconnaissant à sa monteuse Thelma Shoonmaker de l’accompagner depuis 1967 ?