Chaque été, depuis quelques années, les séances de cinéma en plein air se développent.
Qu’elles soient organisées par des communes, des associations voire des exploitants de salle c’est souvent un succès. Souvent gratuites elles permettent un accès au grand écran à des personnes pour qui le petit écran du téléviseur est malheureusement le seul moyen de voir un film. C’est de plus l’occasion d’une sortie en famille, entre voisins et amis. C’est aussi une occasion de voir un film dans de meilleures conditions.
Parfois les associations telles que « l’archipel des lucioles » avec son dispositif passeurs d’images proposent un véritable programmation pour l’été. Parfois ce sont les habitants eux-mêmes qui sont à l’origine du choix du film.
Territoires et Cinéma se réjouit que la réglementation mis en place par le CNC autorise, dans un cadre précis, ce genre d’évènements.
Et qu’une municipalité comme celle de Noisy-le-Sec permette aux habitants d’un quartier de choisir eux-mêmes le film est une très bonne initiative. Mais qu’un groupuscule empêche cette projection, au prétexte que le film ne correspond pas aux valeurs de haine et de symboles qui sont les siennes est inacceptable.
En cela Territoires et Cinéma soutient la commune de Noisy le Sec et espère que la projection de Barbie se fera rapidement.
Archives pour la catégorie Actualité des salles
Les cinémas ruraux, garants de l’accès à la culture en zone rurale
D’après le Centre national du cinéma (CNC), 19 % des cinémas se situent en zone peu dense, soit 12 000 écrans. Dans ces campagnes, le cinéma est bien plus qu’un lieu culturel. Des associations se battent pour que les projections continuent : c’est le cas de Ciné Off, en Indre-et-Loire.
Ecoutez ce « reportage » de France culture. Il ne dure que 4 minutes mais l’essentiel est dit !
Le petit cinéma de Sainte-Maure-de-Touraine est niché dans les hauteurs de la commune, en face du clocher historique. Ce matin-là, Pauline est venue avec son fils voir Les extraordinaires aventures de Morph, succession de huit courts-métrages d’animation par Merlin Crossingham. « Je viens toujours au cinéma de Sainte-Maure, puisqu’on habite à côté. Ça permet de limiter les transports et de ne pas aller à la ville d’à côté » explique la jeune maman à la caisse. La caisse où elle ne paiera que 8 euros pour un adulte et un enfant. Si elle était allée dans un multiplex de Tours, à 40 minutes en voiture, elle aurait payé le double, sans compter l’essence.
LA CINEMATHEQUE DE TOULOUSE CONSULTE

LA CINEMATHEQUE DE TOULOUSE CONSULTE
Nous vous en parlons via une brève de notre bulletin « En Bref » de ce mois, la Cinémathèque de Toulouse consulte ses spectateurs en vue de sa réouverture en 2026. Nous sommes toujours sensibles aux démarches faites à l’égard du public – et attachés aux cinémathèques ! – c’est pourquoi nous relayons bien volontiers cette information :
« VOTRE AVIS SUR LA CINEMATHEQUE DE TOULOUSE«
« Afin de préparer au mieux la réouverture de la Cinémathèque de Toulouse en 2026, nous avons mis en place une étude des publics sous la forme d’un court questionnaire. Votre avis nous est précieux, il nous permettra de mieux comprendre vos attentes en termes d’abonnement et de tarifs et d’améliorer nos services pour la nouvelle Cinémathèque ! »
https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSd87bQ4NgRN8Z7c-xGmPfTdqEntx9SRD1BeiASwgNEQ3PpR_A/viewform
Crécy-en-Ponthieu : un “petit “ cinéma !
Une seule salle, des places à 5 euros, deux salariés et des bénévoles, découvrez ce cinéma rural qui résiste à la crise, dans la Somme
Depuis le début des années 1960, le Cyrano, petit cinéma d’une salle unique à Crécy-en-Ponthieu, résiste et reste le dernier lieu culturel aux alentours.
Un très bel article à lire et un excellent documentaire à voir, disponible sur le site France3, qui raconte la vie de l’association qui le fait vivre, avec ses deux salariés et ses bénévoles, investis par amour des films, mais aussi de leur village.
Cinémathèque de Toulouse : 60 ans et des projets d’agrandissement.
La Cinémathèque est devenue un pilier culturel de la Ville rose. Très prisée des Toulousains, le lieu devrait s’agrandir pour accueillir davantage d’œuvres et de spectateurs.
Fondée en 1964 par l’essayiste et critique de cinéma Raymond Borde, la Cinémathèque de Toulouse fait partie des 19 cinémathèques régionales françaises ; c’est la plus importante derrière celle de Paris. Outre ses 54 000 copies de films (fictions, documentaires, films tournés en région, films de famille, films d’art et vidéos), elle possède la plus grande collection d’affiches de cinéma en France – plus de 80 000 – allant des années 1907 à nos jours.
Lire la suite sur le site de Franceinfo – rubrique Culture
Mise à jour du catalogue Rubans de Rêve
Comme l’avait annoncé Inter Film dans un précédent article , son catalogue « Rubans de rêve » s’est enrichi récemment d’une douzaine de titres, auxquels viendront bientôt s’ajouter 8 titres supplémentaires. Ces films, choisis avec soin par les équipes d’Inter Film et de la FCCM (Fédération des ciné-clubs de la Méditerranée) dans le cadre de la Cofécic (Coordination des Fédérations de Ciné-clubs), subventionnée par le CNC qui nous en donne la mission, présentent une sélection de grande qualité de films de patrimoine et de films contemporains à des prix très bas puisqu’ils sont louables à moins de la moitié des prix de location habituels (90€ en DVD, 160€ en DCP).
Nous avions évoqué avec vous les classiques de Preminger, Mankiewicz, Dino Risi qui font désormais partie de ce catalogue, ainsi que certains films modernes et contemporains (Klapisch, Hirota). Nous y avons ajouté d’autres titres de patrimoine (Satyajit ray, Losey, Lang, Renoir) et contemporains (Greenaway, Zhang Yimou, Nakano) dont nous vous invitons à découvrir une brève revue ci-dessous.
Pour plus d’information nous vous invitons à consulter le catalogue « Rubans de rêve » sur le site d’Inter Film.
La règle du jeu, de Jean Renoir, France, 1939
Il serait vain de prétendre présenter ici l’un des plus grands chefs d’œuvre de l’histoire du cinéma français. Il n’en reste pas moins que le plus grand film de Renoir continue, aujourd’hui comme hier, à frapper par sa modernité, sa fraîcheur, l’impertinence de son ton, l’extraordinaire talent de ses acteurs, l’intelligence de sa vision caustique d’une société française déchirée, dont les valeurs patriarcales s’effondrent, prête à basculer dans la guerre, qui vit avec une nostalgie désuète les derniers instants d’un passé en pleine implosion.
Les bourreaux meurent aussi, de Fritz Lang, États-Unis, 1943
Autre écho d’une société en décomposition, sur un scénario de Bertold Brecht, fuyant lui aussi le nazisme, tout comme Lang, aux États-Unis, Brecht dont ce sera l’unique contribution au cinéma hollywoodien, Les bourreaux meurent aussi est le reflet, sous forme de fiction, de l’une des premières grandes réflexions, en temps réel pourrait-on dire, sur le nazisme et la résistance qui commence à l’époque, tant bien que mal, à s’organiser pour lutter contre le régime allemand.
Le salon de musique, de Satyajit Ray, Inde, 1958
Extraordinaire récit du déclin d’une société, là encore, cette fois de la société de castes indienne, vu à travers l’histoire, organisée en parabole, d’un noble propriétaire terrien du Bengale qui, confronté aux exigences d’une société matérialiste désormais dédiée à l’argent, néglige sa famille et son personnel et se retranche dans son palais en décrépitude pour consacrer sa fortune à sa passion pour la musique classique et la danse. L’un des plus grands films de Ray, qui parvient ici, indépendamment de ses talents de metteur en scène, à joindre à son regard critique sur les problèmes de société de son temps, directement hérité de Renoir, sa sensibilité de musicien qui offre à ce film un lyrisme sombre particulièrement étonnant.
The servant, de Joseph Losey, Grande-Bretagne, 1963
L’un des grands films de Losey, qui déploie ici tout son talent britannique de cinéaste au service d’un regard acerbe sur les déséquilibres d’une société de classe à travers une réflexion fascinante et cruelle sur les rapports inversés de maître à esclave.
Ju Dou, de Zhang Yimou, Chine, 1991
Conte cruel se déroulant dans la Chine des années 1920 et mettant en scène la vengeance d’une femme, brillamment interprétée par la grande Gong Li, et de son amant, sur un mari abusif et violent. L’un des grands films modernes de la nouvelle génération de cinéastes chinoise.
Meurtre dans un jardin anglais, De Peter Greenaway, Grande-Bretagne, 1984
Premier opus de ce qu’on a pu considérer comme la tétralogie de la première période de Greenaway (avec Zoo, Le ventre de l’architecte et Drowning by numbers, qui en constitue l’aboutissement formel), dont la cruauté caustique du scénario est volontairement dissimulée derrière l’illusion d’un film en costumes se déroulant au 17ème siècle, Meurtre dans un jardin anglais est un objet étrange et fascinant dans l’histoire du cinéma britannique, à la fois réflexion sur la puissance des images, thriller décadent et polar décalé, au rythme des bijoux baroques de Purcell et des valses néo-classiques de Michael Nyman.
La famille Asada, de Ryôta Nakano, Japon, 2020
Magnifique réflexion à contre-pied sur le rôle des images, La famille Asada utilise un ton décalé, grinçant et humoristique, pour décrire, à travers le regard d’un photographe, les désirs inassouvis et les extravagances d’une famille japonaise, dans l’ombre du tsunami qui avait ravagé le pays neuf ans auparavant.
Laura, d’Otto Preminger, États-Unis, 1944
Classique absolu du film noir marquant les véritables débuts de Preminger au cinéma, et film culte bénéficiant d’une cinématographie tout en nuances, d’un jeu et d’une direction d’acteurs exceptionnelle (Gene Tierney, Dana Andrews, Clifton Webb, Vincent Price…), c’est une étude psychologique cruelle et acide comme Preminger en aura souvent le secret.
L’aventure de Madame Muir, de Joseph Mankiewicz, États-Unis, 1947
Nous restons avec Gene Tierney avec ce deuxième chef d’œuvre des années 40, quatrième film de Mankiewicz qui signe là l’une de ses plus belles réussites, parfaitement épurée dans la simplicité trompeuse et rusée de son scénario.
Une vie difficile, de Dino Risi, Italie, 1961
Sommet de la comédie italienne des années 60, Risi retrace dans Une vie difficile vingt années tourmentées de l’histoire contemporaine de l’Italie à travers le regard intimiste d’un personnage plein d’espoirs et d’illusions merveilleusement incarné par le génial Alberto Sordi.
The servant, de Joseph Losey, Grande-Bretagne, 1963
Palme d’or 1971, resté très longtemps invisible en salle, c’est l’un des chefs d’œuvre de Losey, dont l’esthétique léchée sert de cadre idyllique et trompeuse à une histoire déchirante, sur une musique particulièrement réussie de Michel Legrand.
Un air de famille, de Cédric Klapisch, France, 1996
Servi par une belle mise en scène de Klapisch et une pléthore d’excellents acteurs, Un air de famille reste l’une des plus grandes réussites scénaristiques du couple Jaoui/Bacri. Cruelle et pétillante, c’est indéniablement l’une des meilleures comédies françaises des années 90, à voir et à revoir.
De l’autre côté du ciel, de Yusuke Hirota, Japon, 2020
Magnifique film d’animation japonais, c’est l’une des grandes réussites récentes de ce marché désormais quelque peu saturé, un très beau conte écologique et rêveur, intelligent et inventif, qui convient également à un jeune public.
Cinéphilement vôtre,
Fabrice Bertrand
8e Journée art et essai du cinéma européen – 12 novembre
L’AFCAE et la CICAE (Confédération Internationale des Cinémas Art et Essai), en partenariat avec Europa Cinemas, organisent le dimanche 12 novembre 2023, la 8e Journée Art et Essai du Cinéma Européen / European Arthouse Cinema Day.
Depuis 2016, plus de 700 cinémas dans plus de 40 pays ont participé à l’événement, proposant un magnifique panel de programmations riches d’avant-premières, de films Jeune Public, Public Jeune et Patrimoine/Répertoire du cinéma européen et d’animations. Avec des invités, des débats et des expositions, la Journée est aussi protéiforme que le cinéma européen lui-même.
Objectifs
– Mettre en lumière au niveau international les salles Art et Essai et leur action pour la diversité cinématographique européenne ;
– Promouvoir l’image du cinéma européen ;
– Susciter l’enthousiasme des jeunes spectateur·rices pour les films européens ;
– Souligner le rôle des cinémas comme lieux de rencontres et de lien social sur les territoires ;
– Consolider et élargir le réseau des salles Art et Essai en Europe et à travers le monde.
La Journée Art et Essai du Cinéma Européen est financée internationalement par le programme Creative Europe MEDIA de l’Union européenne, Eurimages, le German Federal Film Board et Europa Cinemas.
Elles est parrainée par le Ministère de la culture en France.
Plus d’informations sur le site internet
artcinemaday.org,
Facebook
et Instagram !
« Le cinéma en salle dans le monde : Reprise, Etat des lieux et Panorama international ».
Cette passionnante table ronde s’est déroulée lors du récent congrès de la FNCF à Deauville. Nous vous proposons de la retrouver sur notre site :