CINEMA ET RURALITE – POUR L’EGALITE DES TERRITOIRES

Rencontre 2RENCONTRES DE LA ROCHELLE Samedi 04 juillet 2015

 Cinéma et ruralité, pour l’égalité des territoires 

 

Pour résumer, nous constatons qu’aujourd’hui le passage au numérique a facilité et diversifié les possibilités de diffusion des films, et les communes rurales peuvent en bénéficier. Il devient donc possible d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

Plusieurs formules sont aujourd’hui possibles à des conditions économiques abordables : l’ouverture d’une salle fixe, la constitution d’un circuit itinérant, l’adhésion à un circuit itinérant existant, la constitution d’un ciné-club, ou bien l’organisation de toutes autres séances non commerciales.

Au cours de la rencontre, ces différents points seront développés par un représentant de chacune des structures organisatrices dans le cadre de deux tables-rondes :

  • La première : « Les différentes possibilités de séances avec billetterie CNC »
  • La deuxième : « Les possibilités et la réglementation des séances non commerciales »

LE COMITE D’ORGANISATION

Association des maires ruraux de France (AMRF), Association des Départements de France (ADF), Fédération nationale des élus à la culture (FNCC), Association Nationale des Cinémas Itinérants (ANCI), Confédération Nationale des Foyers Ruraux (CNFR), Fédération des Centres musicaux Ruraux (FNCMR), Fédération Française du cinéma et de la Vidéo (FFCV), InterFilm, Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC), Territoires et Cinéma.

Et le concours le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), du CNC et de Poitou-Charentes Cinéma.

 PRESENTATION DE LA RENCONTRE :

Les associations organisatrices de la réunion sont attachées à un égal accès pour tous à la culture dans tous les territoires, ce qui implique en particulier que la possibilité soit offerte au plus grand nombre d’assister à des séances de cinéma.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si l’on consulte le remarquable dossier CNC « La géographie du cinéma » on peut faire les quelques constatations ci-après : tout d’abord seulement 48,1% de la population réside dans des territoires considérés comme équipés au regard du CNC.

 Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, quant à la fréquentation, comme au prix moyen des places, ou au taux d’occupation des fauteuils. Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements.

Si l’on excepte Paris qui plafonne à 12,22 (entrées par habitant), ce qui inclut bien entendu de nombreux spectateurs de la petite et de la grande couronne, les indices de fréquentation témoignent d’écarts importants entre :

  • les plus élevés : Rhône 4,55 – Haute Garonne 4,34 – Loire-Atlantique 4,15 – Seine et Marne 4,1 – Haute Savoie 4,107
  • et les plus faibles : Ariège 0,98 –  Corse 1,14 – Meuse 1,26 – Cantal 1,29 –  Orne 1,34

La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Nous constatons que ce sont les territoires ruraux qui sont les moins bien desservis. Notre objectif est donc de remédier à cette situation tout d’abord en informant les maires et des responsables des communautés de communes en milieu rural sur les différentes possibilités prévues pour la diffusion des films, qu’elle soit commerciale ou non commerciale.

Lieu de culture, la salle de cinéma est un moyen de rencontre entre les habitants d’un territoire, donc de lien social, notamment par toutes les activités qui peuvent s’y dérouler dès lors qu’on ne se limite pas à la seule projection.

Encore faut-il disposer d’un lieu et d’un équipement permettant la présentation des films dans des conditions correctes et respectant la législation en vigueur. La situation actuelle provient de la nature même de l’exploitation cinématographique qui jusqu’ici exigeait des équipements importants, dont le financement était difficile, voire impossible pour les petites communes.

Mais aujourd’hui l’organisation de séances culturelles dans de petites salles est devenue légale en utilisant un matériel de projection numérique de la meilleure qualité possible, bien sûr, puisqu’il s’agit d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

 Bien entendu, une telle action ne peut se réaliser qu’en étroite coopération avec la filière de l’exploitation dont les circuits itinérants, les ciné-clubs, et en respectant scrupuleusement les zones de chalandise telles qu’elles sont définies par le Centre national du cinéma et de l’image animée.

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