Arte met en ligne 57 courts-métrages (dont des chefs-d’œuvre)

Lu sur le site « Les Inroks »

A l’occasion de la 1000ème émission de Court-Circuit, 57 courts-métrages sont à voir ou à revoir sur arte.tv : du Jane Campion, Arnaud Desplechin, mais aussi le film qui a fait découvrir Poggi & Vinel et deux pépites de l’animation française contemporaine.

Décidément, Arte fait tout pour nous plaire et nous redonner le moral en ces temps moroses. Parmi les 57 courts ou moyens métrages mis en ligne pour le Court-Circuit n°1000, on trouve vraiment du très bon. On conseille notamment Peel, exercice de discipline (1986), le film de fin d’études de Jane Campion qui lui a permis de remporter une première Palme d’or (du court-métrage) avant La Leçon de piano en 1993. Dès ses toutes premières œuvres, on reconnaît le style singulier de la cinéaste, son ambiance toujours un peu malaisante au sein du cocon familial, son ton féministe, très généreux en émotions, en figures de style, cadres étranges et jeux de couleurs. 

Mais on peut aussi voir ou revoir l’excellent moyen métrage d’Arnaud Desplechin, La Vie des morts (1991), qui marque la première collaboration du cinéaste avec son actrice fétiche, Emmanuelle Devos. Ou bien Tant qu’il nous reste des fusils à pompe (2014) du jeune duo de cinéastes à la mode Caroline Poggi et Jonathan Vinel (Jessica Forever). Et encore Ce vieux rêve qui bouge (2001) d’Alain Guiraudie, qui annonçait ses grands films à venir, L’Inconnu du lac (2013) et Rester vertical (2016).

Deux films d’animation (pour les adultes) en or

Côté animation, nous ne saurons que trop conseiller ces deux pépites made in France : Pépé le morse (2017) de Lucrèce Andreae et Le repas dominical (2015) de Céline Devaux, avec entre autres la voix de Vincent Macaigne. Ils ont tous deux remporté le César du meilleur court d’animation à l’époque de leur sortie

HENRI – Des films rares de la Cinémathèque française à voir en ligne

A Territoires et Cinéma nous aurions aimé laisser cet article dans nos archives …

Sobrement intitulée « Henri », pour Henri Langlois, fondateur de la Cinémathèque, cette mise en ligne d’une infime partie de la collection de la Cinémathèque, celle dont elle possède les droits de diffusion, répond bien sûr à un contexte très particulier, l’épidémie de Covid-19 et le confinement, mais aussi à la volonté de diffuser le plus largement possible quelques pépites méconnues du patrimoine cinématographique.

Tous les soirs, à 20h30 et à cette adresse, la Cinémathèque Française propose un film parmi ceux qu’elle a restauré au cours des vingt dernières années. Le site s’enrichira ainsi quotidiennement de merveilles, souvent rares, voire inédites, qui resteront disponibles jusqu’au retour des beaux jours, quand nos salles pourront rouvrir.

Henri : c’est là !

La région Nouvelle- Aquitaine aide les cinémas Art et Essai

Mesure de relance en faveur des cinémas Art et Essai.

La crise sanitaire a touché de plein fouet l’exploitation cinématographique. Dans le cadre de son plan de relance la Région Nouvelle Aquitaine a mis en place une aide de  près d’un million d’euro visant à soutenir la petite et moyenne exploitation régionale qui travaille à la promotion et à la diffusion du cinéma art et essai

Et si les autres régions faisaient pareil…

Réaction de la FNCF à la suite de l’annonce du couvre-feu

La Fédération a publié un communiqué intitulé « Couvre-feu : une décision aux conséquences extrêmement graves pour la filière cinéma ». Vous pourrez le lire ci-après ou le retrouver sur le site http://www.fncf.org – rubrique Communiqué de presse

* photo issue du site de la FNCF

« Paris, le 15 octobre 2020

Couvre-feu : une décision aux conséquences extrêmement graves pour la filière cinéma

Les salles de cinéma ont appris hier les modalités d’instauration du couvre-feu dans les zones concernées. En empêchant l’organisation des séances du soir, ce dispositif va fragiliser terriblement l’activité des cinémas de la plupart des grandes villes de France.

En effet, avec une fréquentation déjà réduite de 50 à 70% depuis de nombreux mois, les cinémas vont devoir se passer de ces séances qui représentent plus de la moitié de leur public.

De plus, par effet domino, les salles de cinéma craignent que de nombreux films soient déprogrammés, ne pouvant supporter une telle réduction de leur marché potentiel.

Les salles des zones non concernées par le couvre-feu pourraient alors en subir aussi les conséquences en ayant encore moins de films à proposer, et tout particulièrement les films les plus attendus.

Il s’agirait alors d’un immense gâchis car, depuis leur réouverture, grâce à un guide sanitaire appliqué strictement garantissant la santé des spectateurs, ceux-ci se sont mobilisés pour venir voir les films à l’affiche. Les distributeurs et éditeurs de films français ont proposé de nombreuses œuvres, malgré l’absence de films grand public américains. L’annonce des modalités du couvre-feu risque cependant de mettre un coup d’arrêt à cette dynamique.

De plus, le plan de relance annoncé par la Ministre de la Culture va malheureusement se transformer en plan d’urgence pour éviter que les cinémas ne ferment cette fois définitivement.

Les salles de cinéma en appellent aux distributeurs et éditeurs pour maintenir les films à l’affiche et en proposer de nouveaux. Elles demandent aux pouvoirs publics de permettre aux spectateurs de rentrer chez eux après la séance au-delà de 21h00, les salles pouvant ainsi assurer une exposition suffisante des films.

Les salles de cinéma ont montré qu’elles appliquaient leur guide sanitaire, l’un des plus stricts, pour garantir des conditions sanitaires optimales pour leurs spectateurs afin de les accueillir pour la plus belle des expériences cinématographiques. »

Étude du public des cinémas itinérants

L’Association nationale des cinémas itinérants publie, avec le Centre national du cinéma et le soutien du ministère de la Culture et de l’Agence nationale pour la cohésion des territoires, une étude nationale du public des cinémas itinérants.

Le public adulte des cinéma itinérants est souvent âgé et la conquête des plus jeunes n’est pas simple. A noter que les publics jeunes, en temps scolaire et hors temps scolaire, qui représentent pour certains circuits jusqu’à la moitié de leurs spectateurs, n’ont pas été sondés dans le cadre de cette étude.

Ce travail a été lancé à une période de forte fréquentation pour l’ensemble des exploitants. La pratique, renforcée par le confinement, du visionnement des films non plus en salle mais chez soi, donne un autre éclairage aux données de cette étude. Elle montre que les habitants sont autant attachés à la qualité des programmations qu’à ce qui se joue quand on peut se retrouver ensemble et partager des émotions sur grand écran : le sens du collectif !

L’étude complète est consultable et téléchargeable ici, et la synthèse de 4 pages ici.

Les circuits de cinéma itinérants sont 109 en France, ils couvrent plus de 2000 communes et intercommunalités, principalement en territoire rural et péri-urbain. Ils complètent utilement l’offre cinématographique et culturelle locale, accueillent les dispositifs d’éducation aux images et permettent la rencontre et l’échange entre les habitants – souvent éloignés des autres propositions culturelles – et les équipes des tournages, pour vivre ensemble et s’ouvrir sur le monde.

La Ville de Paris vote une aide de 438.000 euros pour aider les cinémas indépendants

La Ville de Paris a voté ce mardi 6 octobre une aide exceptionnelle de 438 000 euros pour soutenir 36 salles indépendantes de cinéma, mises à mal par le contexte sanitaire.
438 000 euros dans l’enveloppe. Une aide municipale qui sonne comme une bouffée d’air pour les 36 cinémas indépendants de la capitale. Dans le détail, le montant est fixée à 5 000 euros par salle et 40 000 euros maximum pour chacun des 36 cinémas parisiens. Ce soutien représente environ la moitié de l’effort financier fait chaque année par la capitale pour ces salles.
Ces subventions vont être répartie entre des salles du quartier Latin et d’autres zones de Paris, dont certains établissements accueillent les cinéphiles depuis des décennies.
Un vœu a été voté en faveur du dernier cinéma associatif de Paris, la Clef, menacé d’expulsion : « On s’est engagés à tout faire pour sauver ce cinéma unique » du quartier Latin, précise Carine Rolland, adjointe à la culture de la Ville de Paris.

Lire la délibération du conseil de Paris
Lire l’article de France Bleu Paris