On se retrouve en 2023 !

Bon réveillon à tous, on se retrouve en 2023. D’ici là, prenez soin de vous, amusez-vous, revoyez vos films favoris, découvrez-en de nouveaux, et surtout partagez votre amour du cinéma et des salles !

EN BREF NOVEMBRE-DECEMBRE 2022

LA LETTRE EN BREF

NOVEMBRE-DECEMBRE 2022

EDITO

FESTIVALS CULTURELS-COMPETITIONS SPORTIVES, COHABITATION DIFFICILE ?

Citons tout d’abord la d’abord la déclaration interministérielle co-signée par Gérald Darmanin Ministre de l’Intérieur, Rima Adbul-Malak Ministre de la Culture et Amélie Oudéa Castera Ministre des Sports : « De l’ouverture du village olympique jusqu’à la fin des jeux, aucun événement culturel, festif ou sportif d’ampleur, nécessitant l’engagement d’unités de forces mobiles (UFM) ne pourra avoir lieu.»

En réaction une trentaine de sénateurs membres de la Commission Culture ont déclaré que « les Festivals ont été oublié dans la construction du projet olympique de 2024 ». Ils font alors des propositions. Tout d’abord l’ouverture d’un dialogue entre l’Etat, les professionnels et les collectivités, ils évoquent également un recours à l’armée en prenant exemple sur les militaires et réservistes de l’armée britannique qui étaient 17000 sur les 40000 personnels des forces de l’ordre. Ils suggèrent enfin la nomination d’un référent « festival » au ministère de la Culture accompagné d’un interlocuteur attitré dans chaque DRAC.

Les organisateurs de festivals ont largement réagi. Après avoir rappelé que le Covid avait déjà empêché la tenue des festivals, et que leur situation était déjà difficile, les professionnels craignent que cette nouvelle suspension ai des conséquences irréversibles pour un certain nombre d’entre eux. Ils rappellent enfin que « Sur le fond, cette injonction établit une triple opposition :

1. opposition entre le sport et la culture, allant à l’encontre de l’esprit des Olympiades Culturelles ;

2. opposition entre Paris, où se concentrera la majorité des épreuves, et les territoires où se déploient la plupart des festivals estivaux ;

3. plus grave encore, opposition entre Français, entre ceux qui pourront profiter des JOP et ceux qui seront privés de festivals. » Ils ont également évoqué l’exemple des JO de Londres où des forces de l’ordre étrangères avaient été envoyées en renfort.

Ce n’est pas la première fois que la France organise des jeux d’importance internationale, mais les précédents n’ont jamais fait l’objet de telles préoccupations sécuritaires. La France ayant obtenu l’organisation des JO depuis 2017, on peut naturellement penser que la position gouvernementale aurait pu pour le moins n’intervenir qu’après une large consultation préalable de tous les organisateurs de festivals concernés. Territoires et Cinéma est bien entendu représenté par notre coordination, la COFAC, dont vous suivez l’actualité dans nos publications. C’est donc par elle que nous serons aussi représentés à la prochaine réunion de coordination opposée à la suppression des festivals qui se tiendra le 10 février au Conseil Economique Social et Environnemental. Et c’est avec la COFAC que nous soutenons bien entendu les collectivités locales et les directeurs de festivals impliqués, en souhaitant que les premiers mois de 2023 permettent de trouver une solution raisonnable, prenant largement en compte toutes les propositions raisonnables présentées dans cet article.

Retrouvez aussi le communiqué de presse des organisations sur le site de la COFAC :

Pour faciliter la lecture sur les différents types d’écrans, version simple sur Calaméo à l’adresse suivante : https://fr.calameo.com/read/006957212e19358e807ef

Sommaire des revues Décembre 2022

POSITIF

Retrouvez le sommaire de décembre 2022 ici :

https://revue-positif.com/

CAHIERS DU CINEMA

Retrouvez le sommaire de décembre 2022 ici :

Festival Télérama 2023

Festival cinéma Télérama 2023
au programme, six avant-premières et seize très bons films

article du site Télérama

Pour sa 25e édition, Le Festival cinéma Télérama vous a concocté un programme trois étoiles (ou TTTT). Les meilleurs films de 2022 seront projetés en janvier dans 450 salles et six films seront visibles en avant-première, dont le prochain Steven Spielberg.
Télérama et l’Association française des cinémas d’art et d’essai (Afcae) organisent du 18 au 24 janvier 2023 la 25ᵉ édition du Festival cinéma Télérama.
Une sélection des seize meilleurs films de l’année 2022 choisis par la rédaction de Télérama sera proposée dans quelque 450 salles art et essai au tarif de 4 euros la place, sur présentation du pass pour la manifestation, valable pour deux personnes, à retrouver dans les numéros de Télérama des 11 et 18 janvier 2023 ainsi que sur le site Telerama.fr. Depuis six ans s’ajoutent à cette sélection des films présentés en avant-première, choisis en concertation avec l’Afcae.
Le 19 octobre, un appel au vote a été lancé par Télérama avec le soutien de BNP Paribas auprès des moins de 26 ans pour élire leur film préféré de l’année. Plus de 4 500 jeunes ont voté et le film gagnant est En corps, de Cédric Klapisch, qui est donc intégré à la programmation du festival. Voici donc la sélection complète de la 25ᵉ édition du Festival cinéma Télérama.

Le top 15 de l’année 2022

La Nuit du 12, de Dominik Moll
Licorice Pizza, de Paul Thomas Anderson
Les Amandiers, de Valeria Bruni Tedeschi
Les Passagers de la nuit, de Mikhaël Hers
Contes du hasard et autres fantaisies, de Ryûsuke Hamaguchi
As bestas, de Rodrigo Sorogoyen
La Conspiration du Caire, de Tarik Saleh
Armageddon Time, de James Gray
L’Innocent, de Louis Garrel
R.M.N., de Cristian Mungiu
Les Enfants des autres, de Rebecca Zlotowski
Le Serment de Pamfir, de Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk
Aucun ours, de Jafar Panahi
Chronique d’une liaison passagère, d’Emmanuel Mouret
Sans filtre, de Ruben Östlund

Prix du jeune public

En corps, de Cédric Klapisch
Les avant-premières
The Fabelmans, de Steven Spielberg
Mon crime, de François Ozon
La Syndicaliste, de Jean-Paul Salomé
Retour à Séoul, de Davy Chou
Ashkal, l’enquête de Tunis, de Youssef Chebbi
About Kim Sohee, de July Jung

L’ Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID) fête ses 30 ans…

Le communiqué de l’ACID

Depuis trente ans, les cinéastes de l‘ACID – Association du cinéma indépendant pour sa diffusion– s’emploient à diffuser les films qu’ils soutiennent sur l’ensemble du territoire, considérant que chacun·e doit avoir accès à toute la diversité du cinéma indépendant. Arpenteurs infatigables des salles, amoureux de la rencontre avec les spectateur·ice·s, nous croyons que les films que nous découvrons valent d’être partagés et défendus auprès de toutes et tous et qu’il n’y a pas de public meilleur ici qu’ailleurs. Depuis trente ans, nombre de réalisateur·ice·s, confirmé·e·s depuis, ont ainsi vu leurs premiers films soutenus par l’ACID et amenés dans les salles des plus petites villes, des plus petits villages, avec la même exigence et la même ambition que dans une métropole. Quoi de plus naturel, donc, que de proposer à nos ami·e·s de l’ADRC -Agence nationale pour le développement du cinéma en région- d’établir une programmation qui célèbre trente ans de découvertes, et que celle-ci puisse parcourir le territoire, entre retrouvailles et nouvelles rencontres ?
Pascale Hannoyer & Clément Schneider, co-président.e de l’ACID

Les films de la rétrospective

À​ la vie, à la mort ! de Robert Guédiguian (Diaphana)
Les Apprentis de Pierre Salvadori (Les Films du Losange)
Y’aura t’il de la neige à Noël ? de Sandrine Veysset (Carlotta Films)
Haut les cœurs ! de Solveig Anspach (Diaphana)
Beau travail de Claire Denis (Splendor)
La Traversée de Sébastien Lifshitz (Ad Vitam)
Le Temps des grâces de Dominique Marchais (Capricci)
Entre nos mains de Mariana Otero (Diaphana)
La Bataille de Solférino de Justine Triet (Shellac)
La Jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach (Shellac)

L’association « Passeurs d’images » change de nom

L’un des objectifs de Territoires et Cinéma étant de favoriser le rôle des collectivités dans la « formation à l’image » du jeune public, notamment à travers leurs compétences dans le domaine de l’éducation… nous soutenons cette démarche.

Le nouveau nom et le nouveau logo de la structure qui coordonne les dispositifs d’éducation à l’image ont été dévoilés lors de ses Rencontres nationales à Clermont-Ferrand. A cette occasion « l’Archipel des lucioles » vient de publier un communiqué expliquant sa démarche.

Rappelons que cette association a pour mission d’assurer la coordination nationale des dispositifs d’éducation aux images (Maternelle au Cinéma, École et Cinéma, Collège au cinéma, Passeurs d’images), de l’opération Des cinés, la vie !
Centre de ressources et de mise en réseau, l’association L’Archipel des lucioles a pour mission de fédérer et d’animer le réseau des acteurs de l’éducation aux images qui œuvrent prioritairement en direction des publics jeunes et des publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques.

Le Communiqué
(source l’Archipel des Lucioles)

Se choisir un nom n’est jamais chose aisée
Dans un des premiers éditos des Rencontres nationales que nous organisions, nous vous associions coordinateur·rices des dispositifs, enseignant·es, éducateur·rices et partenaires institutionnels à des Lucioles.
Nous entendions par-là que pour s’égarer sans se perdre, les enfants, les jeunes, les élèves, ont besoin de balises, de lumières à suivre.
En 1975, Pier Paolo Pasolini publie un célèbre article où les lucioles apparaissent comme la métaphore d’une société révolue qui éclairait le monde tel un veilleur de nuit avec les derniers scintillements d’une civilisation, celle d’une culture qui allait être dévorée par la société du spectacle.
Les puissantes lumières du pouvoir anéantissent les lueurs survivantes du contre-pouvoir. Les lucioles symbolisent l’innocence perdue.
Dans un texte plus récent, Survivance des lucioles, Georges Didi-Huberman conteste cette disparition. Les lucioles peuvent être aperçues par celles et ceux qui leur prêtent attention. Dans toute situation de crise, nous pouvons rester attentifs à ces trouées lumineuses qui sont des parcelles d’humanité. On note aussi la volonté du philosophe de lutter contre une certaine uniformisation de la pensée et cette idée de résistance nous interpelle forcément.
Résister, militer n’est-ce pas ce que nous faisons au quotidien depuis plus de trente ans, chacun-e à notre niveau en faisant en sorte que les élèves, les jeunes découvrent des œuvres cinématographiques dans une salle de cinéma, œuvres qu’ils n’iraient pas voir spontanément ? N’est-ce pas ce que nous faisons en proposant aux publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques des actions liées à la pratique et à la diffusion culturelle ?
Nous sommes à même de penser que l’ensemble des professionnels du réseau peuvent être représentés par ces insectes dont la bioluminescence faiblie mais n’a pas disparu et continue de scintiller grâce à la force du collectif.
Patrick Facchinetti
Délégué général de L’Archipel des lucioles