SOMMAIRES DES REVUES

SOMMAIRES DES REVUES CINEMA NOVEMBRE 2022

SO FILM

https://sofilm.fr/sommaire-magazine/sofilm-94-penelope-cruz/

POSITIF

LES CAHIERS DU CINEMA

la FNCF tire un premier bilan

Soutenue par le C.N.C cette campagne, qui a débuté le 20 octobre et se termine le 20 novembre a t’elle réellement boosté la fréquentation ?

Il semble que ce soit le cas puisque, par un communiqué du 15 novembre dernier, la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français) se félicite de l’évolution positive de la fréquentation due en particulier à l’élargissement de l’offre de films pour tous les publics mais aussi à la mobilisation des professionnels et des pouvoirs publics pour cette campagne.
Le dernier paragraphe de ce communiqué souligne l’importance d’une offre diversifiée de film… ce que nous défendons aussi à Territoires et Cinéma.

Lire le communiqué sur le site de la FNCF

L. Bertinet, directeur du cinéma au C.N.C ; G. Bachy,  Président de l’AFCAE

A.F.C.A.E : élection de Guillaume Bachy.

A l’occasion de son premier édito, publié dans le Courrier Art & Essai de l’Afcae du mois de novembre, l’exploitant rend hommage au travail réalisé par son prédécesseur, mais dessine aussi la feuille de route du premier mandat qu’il vient d’entamer.
Guillaume Bachy a ainsi « présenté au conseil d’administration un projet en plusieurs axes pour cette mandature », qui en compte quatre : « développer des actions pour aider au retour des publics en salle, en valorisant les films art et essai comme une force positive de différenciation et d’éditorialisation de la programmation des salles » ; « travailler avec les distributeurs pour une meilleure adaptation aux contraintes de l’exploitation actuelle », puisque « on ne peut plus programmer en 2022 comme on le faisait en 2019 » ; « proposer des formations aux adhérent·e·s sur le modèle de celles réalisées en distanciel pendant le confinement ou celles créées par le groupe Jeune Public » ; et « échanger avec les partenaires, et particulièrement avec le CNC, sur les grands enjeux de demain pour notre secteur et sur l’indispensable soutien aux salles art et essai dans un marché de plus en plus ouvert, concurrentiel, libéral ».
Lire la suite sur le site de l’AFCAE

C.N.C : nomination de Lionel Bertinet

Dominique Boutonnat, Président du CNC, a nommé Lionel Bertinet, Directeur du cinéma, à compter du 14 novembre 2022.

Il succède à Magali Valente qui a pris ses fonctions de Conseillère technique Culture au cabinet de la Première Ministre en octobre dernier.

Lionel Bertinet a occupé différentes fonctions au CNC depuis son arrivée en 2000, notamment au sein de la direction du multimédia et des industries techniques, dont il a été Directeur adjoint de 2007 à 2010, puis au sein de la direction du cinéma à divers postes, et notamment depuis 2013 comme Directeur adjoint en charge des secteurs de l’exploitation et de la diffusion des films en salle. A ce titre, il s’est occupé du plan d’urgence du CNC aux salles de cinéma durant la crise sanitaire.

Ingénieur civil de l’Ecole des Mines de Nancy et titulaire d’une licence d’études cinématographiques, Lionel Bertinet avait commencé sa carrière professionnelle au sein d’Admical, l’Association pour le développement du mécénat d’entreprise.

« L’expérience de Lionel, acquise depuis plus de 20 ans au sein du CNC, l’a doté d’une connaissance transversale de l’ensemble de la filière, de ses problématiques et de ses interlocuteurs : sa vision et son autorité nous seront précieuses pour accompagner la transformation du secteur du cinéma dans les années à venir » déclare Dominique Boutonnat.

(source C.N.C)

Guillaume Bachy – crédit photo AFCAE

Lionel Bertinet – Crédit Photo C.N.C

Double inquiétude


Nous vous avons présenté la chronologie des médias dans notre numéro de Janvier-Février 2022.
Prévu pour une durée de 36 mois, il comportait la clause « Au bout de 12 mois suivant l’entrée en vigueur du présent accord, les parties conviennent de se rapprocher, sous l’égide du Centre national du cinéma et de l’image animée, afin de dresser un premier bilan de son application » Mais c’est sans attendre ce délai qu’une première réunion a eu lieu, qui sera suivie par une autre fin novembre et une troisième en janvier 2023. On imagine mal qu’une telle réunion n’aboutisse pas à des modifications portant sur les délais d’accès aux films pour les différents partenaires. C’est pourquoi les exploitants sont très attachés au fait de garder une période d’exclusivité nécessaire à une exploitation rationnelle. L’exemple de l’Italie montre à l’évidence que sans un dispositif de même nature que la chronologie des médias, c’est tout le cinéma qui se trouve fortement pénalisé.

Le fonds jeunes cinéphiles est le second motif d’inquiétude de nature quelque peu différente, mais qui concerne toujours les salles et leurs responsables : Ce dispositif permettait d’apporter une aide financière à des actions d’animation, de communication ou de programmation destinés à des jeunes de 15 à 25 ans, prioritairement pour des films recommandés Art et Essai. Ont été bénéficiaires de ce dispositif plus de 400 établissements. Or il n’est pas certain que le fonds soit reconduit pour l’exercice à venir, d’où l’inquiétude de l’AFCAE qui a publié un texte co-signé par des salles locales et des associations professionnelles territoriales. Voici quelques exemples d’actions telles que décrites sur le site du CNC : l’organisation de séances spéciales, animées notamment en partenariat avec des associations – un travail soutenu d’éducation au cinéma, s’inscrivant dans le prolongement de Lycéens au cinéma ou relevant du nouveau programme Etudiant au cinéma…, – l’organisation d’ateliers d’écriture, de réalisation, de montage, de doublage, de programmation… – la participation à des jurys de festivals – des concours de critiques de films – l’organisation par les jeunes de soirées, de mini-festivals – la pratique d’analyses de films… Compte-tenu des résultats du premier programme, il serait vraiment dommageable que ce dispositif ne soit pas reconduit, alors qu’il a démontré son efficacité en raison notamment du nombre élevé de salles participantes.

Pour l’heure il ne s’agit que d’inquiétudes, ne soyons donc pas pessimistes et espérons qu’au cours de négociations qui s’engagent une solution raisonnable sera trouvée afin que les salles ne connaissent pas d’autres difficultés après ce que la crise du Covid leur a fait subir.

Adapter les filières du cinéma aux enjeux environnementaux

Nous évoquions dans la rubrique « Des nouvelles du cinéma » de notre dernier bulletin En Bref les « éco-conditionnalités » des aides mises en place par le CNC dans le cadre de son travail sur la transition écologique et énergétique. Vous retrouverez ci-dessous le texte de présentation et les liens qui vous permettront d’en prendre plus amplement connaissance . Mais, nous vous engageons aussi à écouter, via le lien que vous trouverez plus bas, l’émission que France Inter a consacré au sujet avec humour et pertinence !

Le CNC poursuit le déploiement de son « Plan Action ! »

« Dès le 31 mars 2023, les producteurs d’œuvres cinématographiques (long et court métrage) et d’œuvres audiovisuelles (série et unitaire), genre de la fiction et du documentaire, devront fournir un bilan carbone des œuvres au moment de leurs demandes d’aides. Mesure la plus structurante du « Plan Action ! », elle vise à accompagner vers une transformation plus responsable, sensibiliser à l’impact environnemental des activités, aider à le réduire et de faire de l’éco-responsabilité des productions françaises un enjeu d’attractivité internationale. Les œuvres d’animation, immersives et les jeux vidéo seront concernées ultérieurement par cette obligation. »

Communiqué complet du CNC : https://www.cnc.fr/professionnels/actualites/transition-ecologique-et-energetique–le-cnc-met-en-place-une–ecoconditionnalite–de-ses-aides_1805866  

Présentation du « Plan Action ! » et dossier de presse : https://www.cnc.fr/professionnels/actualites/lancement-par-le-cnc-du-plan-action–pour-une-politique-publique-de-la-transition-ecologique-et-energetique_1490879

ZOOM ZOOM ZEN – France Inter

« PEUT-ON DECARBONER LE CINEMA ? »

Pour illustrez concrètement ce que peut représenter l’enjeu environnemental pour le cinéma, nous vous invitons à écouter l’émission « Zoom Zoom Zen »  de France Inter du 01er novembre dernier, et qui était intitulée « Peut-on décarboner le cinéma ? » : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/zoom-zoom-zen/zoom-zoom-zen-du-mardi-01-novembre-2022-2592765

Les invités : « Juliette Vigoureux consultante spécialisée dans la conception et le déploiement de stratégies durables auprès des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. Elle a co-écrit le chapitre cinéma du rapport Décarboner la culture. Aurélien Bigot est ingénieur en géologie et a travaillé avec le CNC pour mettre sur pied le Plan d’action pour une politique publique de transition écologique et énergétique dans les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel.« 

Une mise à jour des informations sur le sujet avec humour, ce qui ne gâche rien !

En Bref Septembre-Octobre 2022

EDITO

Les difficultés rencontrées par les salles de cinéma qui peinent à retrouver leur public ne doivent pas masquer que c’est tout l’audiovisuel qui est en fait en mouvement. La notion même du film semble être à redéfinir si l’on considère qu’avec le développement des plateformes qui montrent des séries, mais aussi des «produits» qui ne sont plus présentés dans des salles de cinéma, l’image animée vient compléter le titre de ce qui demeure l’instance de régulation de toutes ces modifications.

L’appel à des états généraux du cinéma n’a peut-être pas assez fait de place à ce bouleversement du paysage audiovisuel.

Quels rôles joueront demain les plateformes dans la création de films que ne verront jamais en salle les spectateurs de cinéma ?

Et qu’en sera-t-il du reste du cinéma réglementé par un système qui repose principalement sur la TSA payée par le spectateur, et sur le soutien des Pouvoirs Publics, avec une participation relativement restreinte de la publicité.

Dans un monde où l’activité commerciale et financière est régulée par le CNC, le «nouvel» intervenant qu’est la plateforme s’est considérablement développé, proposant un nouveau mode d’accès à «l’image animée», et créant de nouveau rapport avec les spectateurs, développant en même temps un nouveau mode de financement basé sur la publicité. Allons-nous vers un système où malgré tout plateformes et salles de cinéma seront régies par une règle commune ? Ou bien y aura-t-il demain deux univers séparés, comme sont déjà séparés le monde de la télévision et celui du cinéma ? Mais cet exemple est à prendre avec précaution car la puissance financière des plateformes est sans commune mesure avec celle de la télévision.

Quant aux discussions autour de la chronologie des médias elles font bien apparaître que les préoccupations des plateformes et celles de l’industrie cinématographique ne sont pas identiques. Mais dans ce contexte orageux n’oublions pas le troisième partenaire, le spectateur, sans la participation de qui tout ceci n’aurait plus aucun sens.

Pour lire et télécharger notre lettre :
soit en ligne, sur Calaméo, en version texte pour vous en faciliter la lecture

soit ci-dessous en pdf