L’association « Passeurs d’images » change de nom

L’un des objectifs de Territoires et Cinéma étant de favoriser le rôle des collectivités dans la « formation à l’image » du jeune public, notamment à travers leurs compétences dans le domaine de l’éducation… nous soutenons cette démarche.

Le nouveau nom et le nouveau logo de la structure qui coordonne les dispositifs d’éducation à l’image ont été dévoilés lors de ses Rencontres nationales à Clermont-Ferrand. A cette occasion « l’Archipel des lucioles » vient de publier un communiqué expliquant sa démarche.

Rappelons que cette association a pour mission d’assurer la coordination nationale des dispositifs d’éducation aux images (Maternelle au Cinéma, École et Cinéma, Collège au cinéma, Passeurs d’images), de l’opération Des cinés, la vie !
Centre de ressources et de mise en réseau, l’association L’Archipel des lucioles a pour mission de fédérer et d’animer le réseau des acteurs de l’éducation aux images qui œuvrent prioritairement en direction des publics jeunes et des publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques.

Le Communiqué
(source l’Archipel des Lucioles)

Se choisir un nom n’est jamais chose aisée
Dans un des premiers éditos des Rencontres nationales que nous organisions, nous vous associions coordinateur·rices des dispositifs, enseignant·es, éducateur·rices et partenaires institutionnels à des Lucioles.
Nous entendions par-là que pour s’égarer sans se perdre, les enfants, les jeunes, les élèves, ont besoin de balises, de lumières à suivre.
En 1975, Pier Paolo Pasolini publie un célèbre article où les lucioles apparaissent comme la métaphore d’une société révolue qui éclairait le monde tel un veilleur de nuit avec les derniers scintillements d’une civilisation, celle d’une culture qui allait être dévorée par la société du spectacle.
Les puissantes lumières du pouvoir anéantissent les lueurs survivantes du contre-pouvoir. Les lucioles symbolisent l’innocence perdue.
Dans un texte plus récent, Survivance des lucioles, Georges Didi-Huberman conteste cette disparition. Les lucioles peuvent être aperçues par celles et ceux qui leur prêtent attention. Dans toute situation de crise, nous pouvons rester attentifs à ces trouées lumineuses qui sont des parcelles d’humanité. On note aussi la volonté du philosophe de lutter contre une certaine uniformisation de la pensée et cette idée de résistance nous interpelle forcément.
Résister, militer n’est-ce pas ce que nous faisons au quotidien depuis plus de trente ans, chacun-e à notre niveau en faisant en sorte que les élèves, les jeunes découvrent des œuvres cinématographiques dans une salle de cinéma, œuvres qu’ils n’iraient pas voir spontanément ? N’est-ce pas ce que nous faisons en proposant aux publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques des actions liées à la pratique et à la diffusion culturelle ?
Nous sommes à même de penser que l’ensemble des professionnels du réseau peuvent être représentés par ces insectes dont la bioluminescence faiblie mais n’a pas disparu et continue de scintiller grâce à la force du collectif.
Patrick Facchinetti
Délégué général de L’Archipel des lucioles