Festival Télérama 2023

Festival cinéma Télérama 2023
au programme, six avant-premières et seize très bons films

article du site Télérama

Pour sa 25e édition, Le Festival cinéma Télérama vous a concocté un programme trois étoiles (ou TTTT). Les meilleurs films de 2022 seront projetés en janvier dans 450 salles et six films seront visibles en avant-première, dont le prochain Steven Spielberg.
Télérama et l’Association française des cinémas d’art et d’essai (Afcae) organisent du 18 au 24 janvier 2023 la 25ᵉ édition du Festival cinéma Télérama.
Une sélection des seize meilleurs films de l’année 2022 choisis par la rédaction de Télérama sera proposée dans quelque 450 salles art et essai au tarif de 4 euros la place, sur présentation du pass pour la manifestation, valable pour deux personnes, à retrouver dans les numéros de Télérama des 11 et 18 janvier 2023 ainsi que sur le site Telerama.fr. Depuis six ans s’ajoutent à cette sélection des films présentés en avant-première, choisis en concertation avec l’Afcae.
Le 19 octobre, un appel au vote a été lancé par Télérama avec le soutien de BNP Paribas auprès des moins de 26 ans pour élire leur film préféré de l’année. Plus de 4 500 jeunes ont voté et le film gagnant est En corps, de Cédric Klapisch, qui est donc intégré à la programmation du festival. Voici donc la sélection complète de la 25ᵉ édition du Festival cinéma Télérama.

Le top 15 de l’année 2022

La Nuit du 12, de Dominik Moll
Licorice Pizza, de Paul Thomas Anderson
Les Amandiers, de Valeria Bruni Tedeschi
Les Passagers de la nuit, de Mikhaël Hers
Contes du hasard et autres fantaisies, de Ryûsuke Hamaguchi
As bestas, de Rodrigo Sorogoyen
La Conspiration du Caire, de Tarik Saleh
Armageddon Time, de James Gray
L’Innocent, de Louis Garrel
R.M.N., de Cristian Mungiu
Les Enfants des autres, de Rebecca Zlotowski
Le Serment de Pamfir, de Dmytro Sukholytkyy-Sobchuk
Aucun ours, de Jafar Panahi
Chronique d’une liaison passagère, d’Emmanuel Mouret
Sans filtre, de Ruben Östlund

Prix du jeune public

En corps, de Cédric Klapisch
Les avant-premières
The Fabelmans, de Steven Spielberg
Mon crime, de François Ozon
La Syndicaliste, de Jean-Paul Salomé
Retour à Séoul, de Davy Chou
Ashkal, l’enquête de Tunis, de Youssef Chebbi
About Kim Sohee, de July Jung

L’ Association du cinéma indépendant pour sa diffusion (ACID) fête ses 30 ans…

Le communiqué de l’ACID

Depuis trente ans, les cinéastes de l‘ACID – Association du cinéma indépendant pour sa diffusion– s’emploient à diffuser les films qu’ils soutiennent sur l’ensemble du territoire, considérant que chacun·e doit avoir accès à toute la diversité du cinéma indépendant. Arpenteurs infatigables des salles, amoureux de la rencontre avec les spectateur·ice·s, nous croyons que les films que nous découvrons valent d’être partagés et défendus auprès de toutes et tous et qu’il n’y a pas de public meilleur ici qu’ailleurs. Depuis trente ans, nombre de réalisateur·ice·s, confirmé·e·s depuis, ont ainsi vu leurs premiers films soutenus par l’ACID et amenés dans les salles des plus petites villes, des plus petits villages, avec la même exigence et la même ambition que dans une métropole. Quoi de plus naturel, donc, que de proposer à nos ami·e·s de l’ADRC -Agence nationale pour le développement du cinéma en région- d’établir une programmation qui célèbre trente ans de découvertes, et que celle-ci puisse parcourir le territoire, entre retrouvailles et nouvelles rencontres ?
Pascale Hannoyer & Clément Schneider, co-président.e de l’ACID

Les films de la rétrospective

À​ la vie, à la mort ! de Robert Guédiguian (Diaphana)
Les Apprentis de Pierre Salvadori (Les Films du Losange)
Y’aura t’il de la neige à Noël ? de Sandrine Veysset (Carlotta Films)
Haut les cœurs ! de Solveig Anspach (Diaphana)
Beau travail de Claire Denis (Splendor)
La Traversée de Sébastien Lifshitz (Ad Vitam)
Le Temps des grâces de Dominique Marchais (Capricci)
Entre nos mains de Mariana Otero (Diaphana)
La Bataille de Solférino de Justine Triet (Shellac)
La Jeune fille sans mains de Sébastien Laudenbach (Shellac)

L’association « Passeurs d’images » change de nom

L’un des objectifs de Territoires et Cinéma étant de favoriser le rôle des collectivités dans la « formation à l’image » du jeune public, notamment à travers leurs compétences dans le domaine de l’éducation… nous soutenons cette démarche.

Le nouveau nom et le nouveau logo de la structure qui coordonne les dispositifs d’éducation à l’image ont été dévoilés lors de ses Rencontres nationales à Clermont-Ferrand. A cette occasion « l’Archipel des lucioles » vient de publier un communiqué expliquant sa démarche.

Rappelons que cette association a pour mission d’assurer la coordination nationale des dispositifs d’éducation aux images (Maternelle au Cinéma, École et Cinéma, Collège au cinéma, Passeurs d’images), de l’opération Des cinés, la vie !
Centre de ressources et de mise en réseau, l’association L’Archipel des lucioles a pour mission de fédérer et d’animer le réseau des acteurs de l’éducation aux images qui œuvrent prioritairement en direction des publics jeunes et des publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques.

Le Communiqué
(source l’Archipel des Lucioles)

Se choisir un nom n’est jamais chose aisée
Dans un des premiers éditos des Rencontres nationales que nous organisions, nous vous associions coordinateur·rices des dispositifs, enseignant·es, éducateur·rices et partenaires institutionnels à des Lucioles.
Nous entendions par-là que pour s’égarer sans se perdre, les enfants, les jeunes, les élèves, ont besoin de balises, de lumières à suivre.
En 1975, Pier Paolo Pasolini publie un célèbre article où les lucioles apparaissent comme la métaphore d’une société révolue qui éclairait le monde tel un veilleur de nuit avec les derniers scintillements d’une civilisation, celle d’une culture qui allait être dévorée par la société du spectacle.
Les puissantes lumières du pouvoir anéantissent les lueurs survivantes du contre-pouvoir. Les lucioles symbolisent l’innocence perdue.
Dans un texte plus récent, Survivance des lucioles, Georges Didi-Huberman conteste cette disparition. Les lucioles peuvent être aperçues par celles et ceux qui leur prêtent attention. Dans toute situation de crise, nous pouvons rester attentifs à ces trouées lumineuses qui sont des parcelles d’humanité. On note aussi la volonté du philosophe de lutter contre une certaine uniformisation de la pensée et cette idée de résistance nous interpelle forcément.
Résister, militer n’est-ce pas ce que nous faisons au quotidien depuis plus de trente ans, chacun-e à notre niveau en faisant en sorte que les élèves, les jeunes découvrent des œuvres cinématographiques dans une salle de cinéma, œuvres qu’ils n’iraient pas voir spontanément ? N’est-ce pas ce que nous faisons en proposant aux publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques des actions liées à la pratique et à la diffusion culturelle ?
Nous sommes à même de penser que l’ensemble des professionnels du réseau peuvent être représentés par ces insectes dont la bioluminescence faiblie mais n’a pas disparu et continue de scintiller grâce à la force du collectif.
Patrick Facchinetti
Délégué général de L’Archipel des lucioles

SOMMAIRES DES REVUES

SOMMAIRES DES REVUES CINEMA NOVEMBRE 2022

SO FILM

https://sofilm.fr/sommaire-magazine/sofilm-94-penelope-cruz/

POSITIF

LES CAHIERS DU CINEMA

la FNCF tire un premier bilan

Soutenue par le C.N.C cette campagne, qui a débuté le 20 octobre et se termine le 20 novembre a t’elle réellement boosté la fréquentation ?

Il semble que ce soit le cas puisque, par un communiqué du 15 novembre dernier, la FNCF (Fédération Nationale des Cinémas Français) se félicite de l’évolution positive de la fréquentation due en particulier à l’élargissement de l’offre de films pour tous les publics mais aussi à la mobilisation des professionnels et des pouvoirs publics pour cette campagne.
Le dernier paragraphe de ce communiqué souligne l’importance d’une offre diversifiée de film… ce que nous défendons aussi à Territoires et Cinéma.

Lire le communiqué sur le site de la FNCF

L. Bertinet, directeur du cinéma au C.N.C ; G. Bachy,  Président de l’AFCAE

A.F.C.A.E : élection de Guillaume Bachy.

A l’occasion de son premier édito, publié dans le Courrier Art & Essai de l’Afcae du mois de novembre, l’exploitant rend hommage au travail réalisé par son prédécesseur, mais dessine aussi la feuille de route du premier mandat qu’il vient d’entamer.
Guillaume Bachy a ainsi « présenté au conseil d’administration un projet en plusieurs axes pour cette mandature », qui en compte quatre : « développer des actions pour aider au retour des publics en salle, en valorisant les films art et essai comme une force positive de différenciation et d’éditorialisation de la programmation des salles » ; « travailler avec les distributeurs pour une meilleure adaptation aux contraintes de l’exploitation actuelle », puisque « on ne peut plus programmer en 2022 comme on le faisait en 2019 » ; « proposer des formations aux adhérent·e·s sur le modèle de celles réalisées en distanciel pendant le confinement ou celles créées par le groupe Jeune Public » ; et « échanger avec les partenaires, et particulièrement avec le CNC, sur les grands enjeux de demain pour notre secteur et sur l’indispensable soutien aux salles art et essai dans un marché de plus en plus ouvert, concurrentiel, libéral ».
Lire la suite sur le site de l’AFCAE

C.N.C : nomination de Lionel Bertinet

Dominique Boutonnat, Président du CNC, a nommé Lionel Bertinet, Directeur du cinéma, à compter du 14 novembre 2022.

Il succède à Magali Valente qui a pris ses fonctions de Conseillère technique Culture au cabinet de la Première Ministre en octobre dernier.

Lionel Bertinet a occupé différentes fonctions au CNC depuis son arrivée en 2000, notamment au sein de la direction du multimédia et des industries techniques, dont il a été Directeur adjoint de 2007 à 2010, puis au sein de la direction du cinéma à divers postes, et notamment depuis 2013 comme Directeur adjoint en charge des secteurs de l’exploitation et de la diffusion des films en salle. A ce titre, il s’est occupé du plan d’urgence du CNC aux salles de cinéma durant la crise sanitaire.

Ingénieur civil de l’Ecole des Mines de Nancy et titulaire d’une licence d’études cinématographiques, Lionel Bertinet avait commencé sa carrière professionnelle au sein d’Admical, l’Association pour le développement du mécénat d’entreprise.

« L’expérience de Lionel, acquise depuis plus de 20 ans au sein du CNC, l’a doté d’une connaissance transversale de l’ensemble de la filière, de ses problématiques et de ses interlocuteurs : sa vision et son autorité nous seront précieuses pour accompagner la transformation du secteur du cinéma dans les années à venir » déclare Dominique Boutonnat.

(source C.N.C)

Guillaume Bachy – crédit photo AFCAE

Lionel Bertinet – Crédit Photo C.N.C

Double inquiétude


Nous vous avons présenté la chronologie des médias dans notre numéro de Janvier-Février 2022.
Prévu pour une durée de 36 mois, il comportait la clause « Au bout de 12 mois suivant l’entrée en vigueur du présent accord, les parties conviennent de se rapprocher, sous l’égide du Centre national du cinéma et de l’image animée, afin de dresser un premier bilan de son application » Mais c’est sans attendre ce délai qu’une première réunion a eu lieu, qui sera suivie par une autre fin novembre et une troisième en janvier 2023. On imagine mal qu’une telle réunion n’aboutisse pas à des modifications portant sur les délais d’accès aux films pour les différents partenaires. C’est pourquoi les exploitants sont très attachés au fait de garder une période d’exclusivité nécessaire à une exploitation rationnelle. L’exemple de l’Italie montre à l’évidence que sans un dispositif de même nature que la chronologie des médias, c’est tout le cinéma qui se trouve fortement pénalisé.

Le fonds jeunes cinéphiles est le second motif d’inquiétude de nature quelque peu différente, mais qui concerne toujours les salles et leurs responsables : Ce dispositif permettait d’apporter une aide financière à des actions d’animation, de communication ou de programmation destinés à des jeunes de 15 à 25 ans, prioritairement pour des films recommandés Art et Essai. Ont été bénéficiaires de ce dispositif plus de 400 établissements. Or il n’est pas certain que le fonds soit reconduit pour l’exercice à venir, d’où l’inquiétude de l’AFCAE qui a publié un texte co-signé par des salles locales et des associations professionnelles territoriales. Voici quelques exemples d’actions telles que décrites sur le site du CNC : l’organisation de séances spéciales, animées notamment en partenariat avec des associations – un travail soutenu d’éducation au cinéma, s’inscrivant dans le prolongement de Lycéens au cinéma ou relevant du nouveau programme Etudiant au cinéma…, – l’organisation d’ateliers d’écriture, de réalisation, de montage, de doublage, de programmation… – la participation à des jurys de festivals – des concours de critiques de films – l’organisation par les jeunes de soirées, de mini-festivals – la pratique d’analyses de films… Compte-tenu des résultats du premier programme, il serait vraiment dommageable que ce dispositif ne soit pas reconduit, alors qu’il a démontré son efficacité en raison notamment du nombre élevé de salles participantes.

Pour l’heure il ne s’agit que d’inquiétudes, ne soyons donc pas pessimistes et espérons qu’au cours de négociations qui s’engagent une solution raisonnable sera trouvée afin que les salles ne connaissent pas d’autres difficultés après ce que la crise du Covid leur a fait subir.

Adapter les filières du cinéma aux enjeux environnementaux

Nous évoquions dans la rubrique « Des nouvelles du cinéma » de notre dernier bulletin En Bref les « éco-conditionnalités » des aides mises en place par le CNC dans le cadre de son travail sur la transition écologique et énergétique. Vous retrouverez ci-dessous le texte de présentation et les liens qui vous permettront d’en prendre plus amplement connaissance . Mais, nous vous engageons aussi à écouter, via le lien que vous trouverez plus bas, l’émission que France Inter a consacré au sujet avec humour et pertinence !

Le CNC poursuit le déploiement de son « Plan Action ! »

« Dès le 31 mars 2023, les producteurs d’œuvres cinématographiques (long et court métrage) et d’œuvres audiovisuelles (série et unitaire), genre de la fiction et du documentaire, devront fournir un bilan carbone des œuvres au moment de leurs demandes d’aides. Mesure la plus structurante du « Plan Action ! », elle vise à accompagner vers une transformation plus responsable, sensibiliser à l’impact environnemental des activités, aider à le réduire et de faire de l’éco-responsabilité des productions françaises un enjeu d’attractivité internationale. Les œuvres d’animation, immersives et les jeux vidéo seront concernées ultérieurement par cette obligation. »

Communiqué complet du CNC : https://www.cnc.fr/professionnels/actualites/transition-ecologique-et-energetique–le-cnc-met-en-place-une–ecoconditionnalite–de-ses-aides_1805866  

Présentation du « Plan Action ! » et dossier de presse : https://www.cnc.fr/professionnels/actualites/lancement-par-le-cnc-du-plan-action–pour-une-politique-publique-de-la-transition-ecologique-et-energetique_1490879

ZOOM ZOOM ZEN – France Inter

« PEUT-ON DECARBONER LE CINEMA ? »

Pour illustrez concrètement ce que peut représenter l’enjeu environnemental pour le cinéma, nous vous invitons à écouter l’émission « Zoom Zoom Zen »  de France Inter du 01er novembre dernier, et qui était intitulée « Peut-on décarboner le cinéma ? » : https://www.radiofrance.fr/franceinter/podcasts/zoom-zoom-zen/zoom-zoom-zen-du-mardi-01-novembre-2022-2592765

Les invités : « Juliette Vigoureux consultante spécialisée dans la conception et le déploiement de stratégies durables auprès des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel. Elle a co-écrit le chapitre cinéma du rapport Décarboner la culture. Aurélien Bigot est ingénieur en géologie et a travaillé avec le CNC pour mettre sur pied le Plan d’action pour une politique publique de transition écologique et énergétique dans les secteurs du cinéma et de l’audiovisuel.« 

Une mise à jour des informations sur le sujet avec humour, ce qui ne gâche rien !