Archives pour la catégorie Notre lettre « En Bref »

« EN BREF » Mai – Juin 2023

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Petit regard sur notre Edito et notre sommaire 😉

Retrouvez nous durant le Festival de La Rochelle 2023
Cette année une partie de l’équipe de Territoires et Cinéma sera présente durant le FEMA – Festival International du Film de La Rochelle. Si vous êtes présent à cette occasion, nous serions très heureux de vous y rencontrer. Pour l’heure, le plus simple est de nous adresser un mél à notre nouvelle adresse : territoires.et.cinema@gmail.com pour nous en informer, et nous reviendrons vers vous afin de vous confirmer un lieu, qui à l’heure actuelle n’est pas encore défini.
Une belle édition du FEMA s’annonce cette année encore : Rétrospectives Bette Davis, Sacha Guitry, hommages à Lars Van Trier, Adilkhan Yerzhanov, Pierre Richard, Kaouther Ben Hania et aux cinéastes tunisiennes et Asta Nielsen pour le cinéma muet, et beaucoup d’autres films encore !
EDITO
Nous avons publié dans notre numéro précédent la présentation du rapport de Bruno Lasserre « CINEMA ET REGULATION – Le cinéma à la recherche de nouveaux équilibres : relancer des outils, repenser la régulation ».  La réflexion sur le cinéma se poursuit, vous trouverez ci-contre la proposition de loi visant à protéger les activités cinématographiques en outre-mer, et en page 2 les recommandations de deux rapports d’information du Sénat : – l’un présenté en Commission des finances par Roger Karoutchi Sénateur des Hauts-de-Seine sur « le financement public du septième art », et l’autre de la Commission de la Culture, de l’éducation et de la communication, sur « la situation de la filière cinématographique en France », présenté par Céline Boulay-Espéronnier, Sonia de La Provôté et Jérémy Bacchi. Abondance de bien ne nuit pas nécessairement. Cependant, à la lecture des rapports que nous présentons dans ce numéro, on peut toutefois s’interroger sur une certaine contradiction, car tous s’accordent à reconnaître l’exemplarité du CNC et reconnaissent le rôle essentiel qu’il joue pour la sauvegarde du cinéma en France, ce que tous les chiffres cités confirment. Mais, malgré cela, on aboutit à une série importante de propositions sans que l’on puisse mesurer exactement les conséquences qu’elles peuvent avoir sur l’organisation du cinéma telle que nous les connaissons aujourd’hui…./…
Comme on peut le voir dans les textes, la plupart des propositions apporteraient des changements très importants dans les dispositifs actuels. Pour ne citer qu’un exemple, la recommandation n°2 du rapport présenté par Roger Karoutchi de «Transférer le recouvrement de la taxe sur les entrées en salle de cinéma (TSA) et de la taxe sur les services de télévision due par les éditeurs (TST-E) et par les distributeurs de services de télévision (TST-D) à la direction générale des finances publiques aux fins de diminution des couts de gestion du Centre national du cinéma et de l’image animée et d’harmonisation avec les autres impositions existantes ».
Pourquoi vouloir confier à Bercy la perception des taxes si ce n’est pour que Bercy puisse décider du montant de leur restitution… Attendons de voir les réformes qui sortiront de cet ensemble d’étude.
Lire la suite de notre édito sur notre site
Ce numéro d’En Bref est particulier car il présente pour l’essentiel des interventions d’élus concernant le cinéma, dont celle que nous vous présentons et qui concerne l’Outre-Mer, proposition de loi émanant de la Commission du Sénat de la culture, de l’éducation et de la communication.
Retrouvez ici l’introduction du document « L’essentiel » présentant synthétiquement la proposition de loi « visant à assurer la pérennité des établissements cinématographiques et l’accès au cinéma dans les outre-mer ».
NOUVEAU : cette proposition de loi a été adopté par le Sénat le 15 juin 2023 et transmise à l’Assemblée Nationale le même jour.
Pour suivre le dossier clic ici

« Itinéraire d’un enfant gâté : le financement public du cinéma »
Rapport d’information du Sénateur R. Karoutchi.
Les sept recommandations de ce rapport sur « le financement public du septième art » sont à retrouver sur le site du sénat. Et vous y trouverez aussi la totalité du rapport.
Bilan du C.N.C
Le CNC vient de publier son bilan 2022. Il contient de nombreuses informations essentielles pour la compréhension du cinéma aujourd’hui. Il est complété par un autre document présenté lors de la rencontre Arcom/CNC à Cannes « Etat des lieux de la consommation illégale de contenus audiovisuels en France », qui constate une baisse marquée du piratage qui en 2018 concernait 29% des internautes, c’est-à-dire 15400000 personnes et n’en n’a plus concerné en 2022 que 13%, c’est à dire 7,2 millions d’internautes.

Lire la synthèse de ce bilan sur la fréquentation, l’exploitation, les publics, la production, la distribution et la répartition des entrées sur le site du C.N.C ainsi la totalite du bilan du C.N.C et le document Arcom/C.N.C.
et aussi… à retrouver dans notre bulletin
Nominations au CNC
Laurent Vennier nommé directeur des politiques territoriales, et André Santelli, délégué territorial au plan France 2030, voit sa mission élargie. Dominique Boutonnat, président du CNC, a nommé Laurent Vennier, directeur des politiques territoriales, a compter de ce jour. dans le même temps, le président du CNC a souhaité reconfigurer la mission confiée le 17 janvier 2022 à André Santelli.

MK2 en action…Le cinéaste américain 
Martin Scorsese a restauré un certain nombre de films de patrimoine dans le cadre de son « World cinéma project ». Lui et Nathanaël Karmitz ont de décider de collaborer, et c’est désormais MK2 Films qui distribuera les films restaurés par « World cinéma project », c’est-à-dire 51 films de 29 pays différents depuis la création de la société.

… et lance le « Youtube Ciné-Club »
Il organisera la projection en salle de cinéma des vidéos. D’après le site de MK2 « L’animation et l’éditorialisation de ces soirées sera assurée par Ambroise Carminati, auteur, réalisateur, comédien, producteur et créateur de la chaine YouTube Sympa Cool (408 000 abonnés) » Tous les détails sur le site MK2

Faut t’il plafonner la place de cinéma ?C’est du moins ce que pense la Députée Sarah Legrain, auteure d’une proposition de loi qu’elle a présenté en ces termes au Film Français dans un article du 25 mai 2023 de Florian Krieg.

Rapport 2022 de la médiatrice du cinéma
Nous l’avons déja publié sur notre site, mais nous utilisons aussi le support d’En Bref, car la déclaration de la médiatrice synthétise bon nombre des questions que se posent actuellement toute la profession, et plus généralement tous les cinéphiles.
Lire cette déclaration.

En Bref – Mai – Juin 2023

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« en bref » – mai-juin 2023 – Notre édito

Nous avons publié dans notre numéro précédent la présentation du rapport de Bruno Lasserre « CINEMA ET REGULATION – Le cinéma à la recherche de nouveaux équilibres : relancer des outils, repenser la régulation ».
La réflexion sur le cinéma se poursuit, vous trouverez ci-contre la proposition de loi visant à protéger les activités cinématographiques en outre-mer, et en page 2 les recommandations de deux rapports d’information du Sénat :
– l’un présenté en Commission des finances par Roger Karoutchi, Sénateur des Hauts-de-Seine, sur « le financement public du septième art » ;
– et l’autre de la Commission de la Culture, de l’éducation et de la communication, sur « la situation de la filière cinématographique en France », présenté par Céline Boulay-Espéronnier, Sonia de La Provôté Et Jérémy Bacchi.

Nous ne pouvons, faute de place, publier aussi dans ce numéro les conclusions de la mission d’information de l’Assemblée Nationale sur l’avenir de l’audiovisuel public qui a abouti à 30 propositions pour la réforme de l’audiovisuel public, présenté par Jean-Jacques Gaultier, Président, et Quentin Bataillon, Rapporteur, ni publier bien sûr la proposition de loi.
Mais vous les trouverez sur le site de l’Assemblée :
Le rapport d’information
La proposition de loi

Abondance de bien ne nuit pas nécessairement. Cependant, à la lecture des rapports que nous présentons dans ce numéro, on peut toutefois s’interroger sur une certaine contradiction, car tous s’accordent à reconnaître l’exemplarité du CNC et reconnaissent le rôle essentiel qu’il joue pour la sauvegarde du cinéma en France, ce que tous les chiffres cités confirment. Mais, malgré cela, on aboutit à une série importante de propositions sans que l’on puisse mesurer exactement les conséquences qu’elles peuvent avoir sur l’organisation du cinéma telle que nous les connaissons aujourd’hui.
Comme on peut le voir dans les textes, la plupart des propositions apporteraient des changements très importants dans les dispositifs actuels. Pour ne citer qu’un exemple, la recommandation n°2 du rapport présenté par Roger Karoutchi de «Transférer le recouvrement de la taxe sur les entrées en salle de cinéma (TSA) et de la taxe sur les services de télévision due par les éditeurs (TST-E) et par les distributeurs de services de télévision (TST-D) à la direction générale des finances publiques aux fins de diminution des couts de gestion du Centre national du cinéma et de l’image animée et d’harmonisation avec les autres impositions existantes ».
Pourquoi vouloir confier à Bercy la perception des taxes si ce n’est pour que Bercy puisse décider du montant de leur restitution…Attendons de voir les réformes qui sortiront de cet ensemble d’étude.

EN BREF MARS – AVRIL 2023

LA LETTRE EN BREF
Mars – Avril 2023

Voici donc notre nouvelle lettre. Nous vous proposons de retrouver ci-dessous son sommaire ainsi que notre édito. Vous en trouverez la version téléchargeable ainsi que la possibilité de la lire en ligne via Calameo.


Au sommaire de cette lettre :
– Notre édito (en intégralité ci-dessous) ;
– Notre analyse du « rapport cinéma et régulation » ;
– L’étude CNC « accessibilité et cinéma » ;
– L’agrément Jeunesse Education Populaire : calendrier et démarches ;
– Sénat : une proposition de loi visant à assurer la pérennité des établissements de spectacles cinématographiques et l’accès au cinéma dans les outre-mer.
Ainsi que nos brèves…
– Catherine Verliac nommée directrice adjointe du cinéma au CNC ;
– La présentation lors du conseil des ministres des résultats du pass culture ;
– Un communiqué de l’OPC sur le lancement du « baromètre budgets et choix culturels des collectivités territoriales » ;
– FIFIGROT (Festival International du Film Grolandais Toulouse) appel a films 2023 ;
– Sacha guitry a l’honneur du Fema – La Rochelle ;
– L’A.R.P : La journée de la création 2023qui se tiendra le 18 avril prochain.

EDITO

L’AVENIR DU CINEMA A L’ETUDE

Faisons tout d’abord le point sur l’évolution de la fréquentation. L’amélioration entre 2022 et 2023 signalée dans notre dernier numéro se poursuit, avec toutefois un bémol. La 13ème semaine en 2022 a rassemblé 2 820 265 entrées et seulement 2 290 454 en 2023. Cette croissance positive et pas toujours prévisible ne doit pas masquer le fait qu’un long chemin reste encore à parcourir, si l’on compare les résultats du premier trimestre 2023 (49,03 millions) et ceux de 2022 (37,02 millions), qui montrent que nous sommes encore loin de la moyenne trimestrielle 2015-2019 qui s’élevait à 60 200 000. Cette situation prévisible dès la fermeture des salles a conduit les Pouvoirs Publics à diligenter plusieurs études, dont l’une globale « Cinéma et régulation », et l’autre portant sur le sous-équipement des salles pour l’accueil aux personnes en situation de handicap. Nous vous les présentons dans ce numéro.

Ce rapport, dont le titre complet est : « CINEMA ET REGULATION, Le cinéma à la recherche de nouveaux équilibres : relancer des outils, repenser la régulation » a été confié par le Ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique, Bruno LE MAIRE, et la Ministre de la culture Rima ABDUL-MALAK, à Bruno LASSERE ancien Vice-Président du Conseil d’Etat et ancien Président de l’Autorité de la concurrence, assisté par Alexis Goin, Maître des requêtes au Conseil d’État…/…Vous trouverez en page 2 de notre « EN Bref » les propositions issues du rapport et l’intégralité du rapport sur le site du CNC.

Pour faciliter la lecture sur les différents types d’écrans, version simple sur Calaméo

EN BREF JANVIER-FEVRIER 2023

LA LETTRE EN BREF
Janvier – Février 2023

EDITO
Premiers résultats 2023, heureux auspices ?

Nombre de billets vendus en 2022 : 151 970 000
Comparatif sur les quatre premières semaines des deux années

Il est encore trop tôt pour crier victoire, mais les premiers résultats de 2023 comparés à ceux de 2022 sont encourageants. Notons toutefois dans que les deux années précédentes, privés par période de salles, les spectateurs se sont tournés vers les plateformes, ce qui a entraîné des modifications dans leur mode de « consommation » des films.

294 JOURNÉES DE FERMETURE
2022 ne peut totalement être considérée comme une année de référence, car c’était la première année de «pleine ouverture» après deux années largement perturbées par les contraintes et les fermetures sanitaires, 162 journées en 2020 et 132 journées en 2021. La reprise en 2022 n’a pas permis à l’exploitation de retrouver les bons résultats de 2019 puisqu’il manquait à l’appel 39% de spectateurs à la fin de l’année 2022. Sur les premiers résultats de 2023 ce pourcentage est tombé à 25% dans un contexte général d’incertitudes et de préoccupations peu propice à la fréquentation des salles. L’évolution est donc positive sur la fréquentation globale.

LA SURVIE DES SALLES
En revanche une autre question demeure, la survie des salles dont la trésorerie a été très affectée par le mois de fermeture, même si les Pouvoirs Publics ont apporté des aides en particulier sur les salaires. Si nous parlons de survie c’est un terme excessif, mais il faut nous interroger sur la situation économique des cinémas qui connaît depuis quelques années, et sans rapport direct avec la situation sanitaire, une très importante différence entre les grands circuits et les autres cinémas. En effet comme le montre une intéressante étude du Film Français, en 2022 les dix premiers circuits regroupant 303 cinémas sur un total de 2028 (et 2883 écrans sur un total de 6193) ont vendu 99 461 435 billets sur un total de 151 970.000. Ces quelques chiffres montrent bien que le commerce de l’exploitation cinématographique est extrêmement diversifié, sans oublier de rappeler que dans 36 Départements seules 5 à 12 communes sont équipées d’un cinéma.

DES INITIATIVES DIVERSIFIÉES
Devant cette diversité les réactions des professionnels sont bien sûr différentes. Nous vous avions d’ailleurs présenté dans notre dernier numéro les premières réalisations concernant la modification dans l’équipement des salles afin de proposer un meilleur confort aux spectateurs. Il faut bien entendu attendre plusieurs mois pour voir si cela aura une influence sur la fréquentation, d’autant que le nouvel équipement de la salle entraîne généralement une augmentation du prix d’entrée. D’autres évolutions étaient d’ailleurs en cours avant la crise, l’évolution du rôle de la salle de cinéma conçu comme un lieu de diffusion culturelle (opéra, théâtre, etc…), et beaucoup d’exploitants ont cherché à développer les contacts avec les spectateurs en organisant des avant-premières ou des débats après les projections, et en prenant contact avec les associations locales.

UN PROGRAMME EUROPÉEN
Les difficultés de l’exploitation ne sont pas bien sûr uniquement nationales, l’Europe en avait conscience puisqu’elle a
lancé en 2019 un programme que nous vous avions présenté et que l’on peut considérer comme prémonitoire
«Les cinémas comme pôles d’innovation pour les collectivités locales», et qui était destiné à «créer des pôles culturels innovants autour des salles de cinéma, notamment dans les zones où les infrastructures cinématographiques et culturelles sont limitées».

EN RESUME, QUELQUES PISTES
Ces quelques exemples montrent bien qu’il y a plusieurs pistes pour sortir de la crise, en particulier l’amélioration des conditions matérielles et ensuite la recherche de contacts plus étroits avec les spectateurs des salles obscures, le rôle du cinéma comme lieu pluriculturel.

D’AUTRES QUESTIONS DEMEURENT
Outre les débats sur la salle, la chute de la fréquentation a redonné vigueur à un débat traditionnel dans le monde du cinéma : quel type de film faut-il proposer pour faire revenir les spectateurs ? Et en annexe, ne produit-on pas trop de films ?

EN CONCLUSION, ces questions ne doivent pas occulter le fait que tous les moyens de diffusion de l’image animée occupent aussi le temps libre du spectateur. Quelle place la «consommation» des films tiendra-t-elle dans son temps libre, et par quels canaux de diffusion choisira-t-il d’y accéder ? C’est finalement le comportement du spectateur des années à venir qui tranchera.

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EN BREF NOVEMBRE-DECEMBRE 2022

LA LETTRE EN BREF

NOVEMBRE-DECEMBRE 2022

EDITO

FESTIVALS CULTURELS-COMPETITIONS SPORTIVES, COHABITATION DIFFICILE ?

Citons tout d’abord la d’abord la déclaration interministérielle co-signée par Gérald Darmanin Ministre de l’Intérieur, Rima Adbul-Malak Ministre de la Culture et Amélie Oudéa Castera Ministre des Sports : « De l’ouverture du village olympique jusqu’à la fin des jeux, aucun événement culturel, festif ou sportif d’ampleur, nécessitant l’engagement d’unités de forces mobiles (UFM) ne pourra avoir lieu.»

En réaction une trentaine de sénateurs membres de la Commission Culture ont déclaré que « les Festivals ont été oublié dans la construction du projet olympique de 2024 ». Ils font alors des propositions. Tout d’abord l’ouverture d’un dialogue entre l’Etat, les professionnels et les collectivités, ils évoquent également un recours à l’armée en prenant exemple sur les militaires et réservistes de l’armée britannique qui étaient 17000 sur les 40000 personnels des forces de l’ordre. Ils suggèrent enfin la nomination d’un référent « festival » au ministère de la Culture accompagné d’un interlocuteur attitré dans chaque DRAC.

Les organisateurs de festivals ont largement réagi. Après avoir rappelé que le Covid avait déjà empêché la tenue des festivals, et que leur situation était déjà difficile, les professionnels craignent que cette nouvelle suspension ai des conséquences irréversibles pour un certain nombre d’entre eux. Ils rappellent enfin que « Sur le fond, cette injonction établit une triple opposition :

1. opposition entre le sport et la culture, allant à l’encontre de l’esprit des Olympiades Culturelles ;

2. opposition entre Paris, où se concentrera la majorité des épreuves, et les territoires où se déploient la plupart des festivals estivaux ;

3. plus grave encore, opposition entre Français, entre ceux qui pourront profiter des JOP et ceux qui seront privés de festivals. » Ils ont également évoqué l’exemple des JO de Londres où des forces de l’ordre étrangères avaient été envoyées en renfort.

Ce n’est pas la première fois que la France organise des jeux d’importance internationale, mais les précédents n’ont jamais fait l’objet de telles préoccupations sécuritaires. La France ayant obtenu l’organisation des JO depuis 2017, on peut naturellement penser que la position gouvernementale aurait pu pour le moins n’intervenir qu’après une large consultation préalable de tous les organisateurs de festivals concernés. Territoires et Cinéma est bien entendu représenté par notre coordination, la COFAC, dont vous suivez l’actualité dans nos publications. C’est donc par elle que nous serons aussi représentés à la prochaine réunion de coordination opposée à la suppression des festivals qui se tiendra le 10 février au Conseil Economique Social et Environnemental. Et c’est avec la COFAC que nous soutenons bien entendu les collectivités locales et les directeurs de festivals impliqués, en souhaitant que les premiers mois de 2023 permettent de trouver une solution raisonnable, prenant largement en compte toutes les propositions raisonnables présentées dans cet article.

Retrouvez aussi le communiqué de presse des organisations sur le site de la COFAC :

Pour faciliter la lecture sur les différents types d’écrans, version simple sur Calaméo à l’adresse suivante : https://fr.calameo.com/read/006957212e19358e807ef

Double inquiétude


Nous vous avons présenté la chronologie des médias dans notre numéro de Janvier-Février 2022.
Prévu pour une durée de 36 mois, il comportait la clause « Au bout de 12 mois suivant l’entrée en vigueur du présent accord, les parties conviennent de se rapprocher, sous l’égide du Centre national du cinéma et de l’image animée, afin de dresser un premier bilan de son application » Mais c’est sans attendre ce délai qu’une première réunion a eu lieu, qui sera suivie par une autre fin novembre et une troisième en janvier 2023. On imagine mal qu’une telle réunion n’aboutisse pas à des modifications portant sur les délais d’accès aux films pour les différents partenaires. C’est pourquoi les exploitants sont très attachés au fait de garder une période d’exclusivité nécessaire à une exploitation rationnelle. L’exemple de l’Italie montre à l’évidence que sans un dispositif de même nature que la chronologie des médias, c’est tout le cinéma qui se trouve fortement pénalisé.

Le fonds jeunes cinéphiles est le second motif d’inquiétude de nature quelque peu différente, mais qui concerne toujours les salles et leurs responsables : Ce dispositif permettait d’apporter une aide financière à des actions d’animation, de communication ou de programmation destinés à des jeunes de 15 à 25 ans, prioritairement pour des films recommandés Art et Essai. Ont été bénéficiaires de ce dispositif plus de 400 établissements. Or il n’est pas certain que le fonds soit reconduit pour l’exercice à venir, d’où l’inquiétude de l’AFCAE qui a publié un texte co-signé par des salles locales et des associations professionnelles territoriales. Voici quelques exemples d’actions telles que décrites sur le site du CNC : l’organisation de séances spéciales, animées notamment en partenariat avec des associations – un travail soutenu d’éducation au cinéma, s’inscrivant dans le prolongement de Lycéens au cinéma ou relevant du nouveau programme Etudiant au cinéma…, – l’organisation d’ateliers d’écriture, de réalisation, de montage, de doublage, de programmation… – la participation à des jurys de festivals – des concours de critiques de films – l’organisation par les jeunes de soirées, de mini-festivals – la pratique d’analyses de films… Compte-tenu des résultats du premier programme, il serait vraiment dommageable que ce dispositif ne soit pas reconduit, alors qu’il a démontré son efficacité en raison notamment du nombre élevé de salles participantes.

Pour l’heure il ne s’agit que d’inquiétudes, ne soyons donc pas pessimistes et espérons qu’au cours de négociations qui s’engagent une solution raisonnable sera trouvée afin que les salles ne connaissent pas d’autres difficultés après ce que la crise du Covid leur a fait subir.

En Bref Septembre-Octobre 2022

EDITO

Les difficultés rencontrées par les salles de cinéma qui peinent à retrouver leur public ne doivent pas masquer que c’est tout l’audiovisuel qui est en fait en mouvement. La notion même du film semble être à redéfinir si l’on considère qu’avec le développement des plateformes qui montrent des séries, mais aussi des «produits» qui ne sont plus présentés dans des salles de cinéma, l’image animée vient compléter le titre de ce qui demeure l’instance de régulation de toutes ces modifications.

L’appel à des états généraux du cinéma n’a peut-être pas assez fait de place à ce bouleversement du paysage audiovisuel.

Quels rôles joueront demain les plateformes dans la création de films que ne verront jamais en salle les spectateurs de cinéma ?

Et qu’en sera-t-il du reste du cinéma réglementé par un système qui repose principalement sur la TSA payée par le spectateur, et sur le soutien des Pouvoirs Publics, avec une participation relativement restreinte de la publicité.

Dans un monde où l’activité commerciale et financière est régulée par le CNC, le «nouvel» intervenant qu’est la plateforme s’est considérablement développé, proposant un nouveau mode d’accès à «l’image animée», et créant de nouveau rapport avec les spectateurs, développant en même temps un nouveau mode de financement basé sur la publicité. Allons-nous vers un système où malgré tout plateformes et salles de cinéma seront régies par une règle commune ? Ou bien y aura-t-il demain deux univers séparés, comme sont déjà séparés le monde de la télévision et celui du cinéma ? Mais cet exemple est à prendre avec précaution car la puissance financière des plateformes est sans commune mesure avec celle de la télévision.

Quant aux discussions autour de la chronologie des médias elles font bien apparaître que les préoccupations des plateformes et celles de l’industrie cinématographique ne sont pas identiques. Mais dans ce contexte orageux n’oublions pas le troisième partenaire, le spectateur, sans la participation de qui tout ceci n’aurait plus aucun sens.

Pour lire et télécharger notre lettre :
soit en ligne, sur Calaméo, en version texte pour vous en faciliter la lecture

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