Nous vous avons présenté la chronologie des médias dans notre numéro de Janvier-Février 2022.
Prévu pour une durée de 36 mois, il comportait la clause « Au bout de 12 mois suivant l’entrée en vigueur du présent accord, les parties conviennent de se rapprocher, sous l’égide du Centre national du cinéma et de l’image animée, afin de dresser un premier bilan de son application » Mais c’est sans attendre ce délai qu’une première réunion a eu lieu, qui sera suivie par une autre fin novembre et une troisième en janvier 2023. On imagine mal qu’une telle réunion n’aboutisse pas à des modifications portant sur les délais d’accès aux films pour les différents partenaires. C’est pourquoi les exploitants sont très attachés au fait de garder une période d’exclusivité nécessaire à une exploitation rationnelle. L’exemple de l’Italie montre à l’évidence que sans un dispositif de même nature que la chronologie des médias, c’est tout le cinéma qui se trouve fortement pénalisé.
Le fonds jeunes cinéphiles est le second motif d’inquiétude de nature quelque peu différente, mais qui concerne toujours les salles et leurs responsables : Ce dispositif permettait d’apporter une aide financière à des actions d’animation, de communication ou de programmation destinés à des jeunes de 15 à 25 ans, prioritairement pour des films recommandés Art et Essai. Ont été bénéficiaires de ce dispositif plus de 400 établissements. Or il n’est pas certain que le fonds soit reconduit pour l’exercice à venir, d’où l’inquiétude de l’AFCAE qui a publié un texte co-signé par des salles locales et des associations professionnelles territoriales. Voici quelques exemples d’actions telles que décrites sur le site du CNC : l’organisation de séances spéciales, animées notamment en partenariat avec des associations – un travail soutenu d’éducation au cinéma, s’inscrivant dans le prolongement de Lycéens au cinéma ou relevant du nouveau programme Etudiant au cinéma…, – l’organisation d’ateliers d’écriture, de réalisation, de montage, de doublage, de programmation… – la participation à des jurys de festivals – des concours de critiques de films – l’organisation par les jeunes de soirées, de mini-festivals – la pratique d’analyses de films… Compte-tenu des résultats du premier programme, il serait vraiment dommageable que ce dispositif ne soit pas reconduit, alors qu’il a démontré son efficacité en raison notamment du nombre élevé de salles participantes.
Pour l’heure il ne s’agit que d’inquiétudes, ne soyons donc pas pessimistes et espérons qu’au cours de négociations qui s’engagent une solution raisonnable sera trouvée afin que les salles ne connaissent pas d’autres difficultés après ce que la crise du Covid leur a fait subir.
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En Bref Septembre-Octobre 2022
EDITO
Les difficultés rencontrées par les salles de cinéma qui peinent à retrouver leur public ne doivent pas masquer que c’est tout l’audiovisuel qui est en fait en mouvement. La notion même du film semble être à redéfinir si l’on considère qu’avec le développement des plateformes qui montrent des séries, mais aussi des «produits» qui ne sont plus présentés dans des salles de cinéma, l’image animée vient compléter le titre de ce qui demeure l’instance de régulation de toutes ces modifications.
L’appel à des états généraux du cinéma n’a peut-être pas assez fait de place à ce bouleversement du paysage audiovisuel.
Quels rôles joueront demain les plateformes dans la création de films que ne verront jamais en salle les spectateurs de cinéma ?
Et qu’en sera-t-il du reste du cinéma réglementé par un système qui repose principalement sur la TSA payée par le spectateur, et sur le soutien des Pouvoirs Publics, avec une participation relativement restreinte de la publicité.
Dans un monde où l’activité commerciale et financière est régulée par le CNC, le «nouvel» intervenant qu’est la plateforme s’est considérablement développé, proposant un nouveau mode d’accès à «l’image animée», et créant de nouveau rapport avec les spectateurs, développant en même temps un nouveau mode de financement basé sur la publicité. Allons-nous vers un système où malgré tout plateformes et salles de cinéma seront régies par une règle commune ? Ou bien y aura-t-il demain deux univers séparés, comme sont déjà séparés le monde de la télévision et celui du cinéma ? Mais cet exemple est à prendre avec précaution car la puissance financière des plateformes est sans commune mesure avec celle de la télévision.
Quant aux discussions autour de la chronologie des médias elles font bien apparaître que les préoccupations des plateformes et celles de l’industrie cinématographique ne sont pas identiques. Mais dans ce contexte orageux n’oublions pas le troisième partenaire, le spectateur, sans la participation de qui tout ceci n’aurait plus aucun sens.
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EN BREF MAI-JUIN 2022
EDITO
Reprise ?
Nous espérions tous que le Covid étant entré dans les mœurs, les cinémas allaient retrouver leurs spectateurs. Ce n’est pas encore le fait, mais plus inquiétant, il n’y a pas encore vraiment une augmentation continue du nombre de fidèles du 7ème Art. Il faut donc s’interroger : et si loin d’être face à une récession occasionnelle les salles devaient affronter une situation peu ou prou comparable à celle qu’elles ont connu lorsque la télévision s’est fortement implantée, le nombre de spectateurs passant en 1949 de 387 millions pour 41 millions d’habitants, rapport plus jamais atteint puisque en 2019, dernière année avant Covid, on n’enregistrait que 213 millions de spectateurs pour 65 millions d’habitants.
Il est trop tôt pour comparer vraiment l’impact qu’a eu la télévision avec celui que risque d’avoir le développement des plateformes et des offres diverses. Toutefois l’étude commandée par l’AFCAE à l’IFOP montre que désormais plus de 6 Français sur 10 souscrivent à des offres audiovisuelles payantes, et plus inquiétant, que les habitués des salles de cinéma sont proportionnellement plus nombreux que les autres. Certes il est probable que l’effet de nouveauté s’atténuant, après une période de stabilisation, les entrées dans les salles commenceront à remonter, comme cela a d’ailleurs été le cas après la stabilisation de l’offre télévision. Quelle sera l’évolution au cours des mois à venir ?
Une période de stabilisation semble commencer à s’installer, puisque après une période d’un an de réouverture la chute de fréquentation est estimée à 30%, comme en témoignent les chiffres publiés dans le bilan 2021 du CNC, bilan auquel nous consacrons la page 3.
Vous pouvez aussi lire notre lettre « En Bref » en ligne, sur Calaméo
QUELQUES LIENS CITES DANS EN BREF

° Plaidoyer législatives de la COFAC « Pratiquons, Organisons, Cultivons »
COFAC Rencontres culture 2022 (novembre)
https://cofac.asso.fr/actualite/10875/

° Rapport de la Médiatrice du Cinéma https://www.lemediateurducinema.fr/

° Bilan 2021 du CNC
https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/bilans/bilan-2021-du-cnc_1689889

° Atlas Culture https://atlasculture.fr/

° L’ACE présentation
https://www.alliance4creativity.com/about-us/
Communiqué de presse de l’ACE https://www.alliance4creativity.com/news/alliance-for-creativity-and-entertainment-takes-down-france-focused-piracy-giants-tirexo-and-zone-telechargement/

° France 2030
En « En Bref » – Janvier/Février 2022
Vous pouvez retrouver notre lettre sous diverses formes ainsi que les liens que nous y avons publiés
Sur Calameo vous pouvez aussi la lire en ligne et la télécharger
les liens publiés
Présidentielles 2022
Le Mouvement associatif entre en campagne !
Il appelle les candidates et candidats à l’élection présidentielle à « choisir l’intérêt général » en 13 engagements pour les associations
lemouvementassociatif.org/choisirlinteretgeneral/
Et il leur donne rendez-vous le 7 mars à 18h pour un face à face avec 300 acteurs associatifs
L’événement sera diffusé en direct sur leur page Facebook
et sur Twitch avec les commentaires de Jean Massiet.
Soyez au rendez-vous le 7 mars, pour, ensemble, faire une place à la vie associative, au cœur du débat public !
La campagne d’information du mouvement associatif sur leur site.
Suivre le mouvement associatif sur Facebook
Les festivals
Cannes : 17 au 28 mai ;
Bruxelles : BRIFF – Brussels International Film Festival du 23 juin au 2 juillet ;
La Rochelle : Fema du 10 au 10 juillet ;
Angoulême : Festival Film Francophone du 23 au 28 août ;
Amiens : Festival International du film du 11 au 19 novembre ;
« En Bref » – notre lettre
Notre lettre novembre – décembre 2021
Ci dessous vous pouvez la retrouver sous diverses formes ainsi que les liens que nous y avons publiés
La lire en ligne -et la télécharger-sur Calameo
La télécharger en pdf
les liens publiés
Etats généraux des cinémas itinérants :
Le cinéma itinérant en France – étude 2015
Comment rebondir après la crise – table ronde 2021
Europe
Guide interactif culture et création
Notre lettre EN BREF Sept-Oct 2021
EDiTO
Et maintenant ?
C’est bien la question qui se pose après une longue période de fermeture des salles, l’adoption de plusieurs dispositifs de soutien pour empêcher toute liquidation de salles. Sans compter les interrogations sur le rapport de spectateurs au cinéma après une période propice au développement des plateformes, sans compter non plus l’acquisition de patrimoine cinématographique par de grandes entreprises privées, à l’image d’Amazon qui n’a pas hésité à verser 6,92 milliards d’euros (8,45 milliards de dollars) et cela pour mettre en cage le lion de la Métro Goldwyn Mayer.
Dans ce contexte il faut se féliciter de l’initiative prise par le CNC de créer un Fonds pour le développement de la cinéphilie du public jeune (15-25 ans) que nous vous présentons ci-contre. Reste que la conquête ou la reconquête d’un public passe aussi comme nous le répétons par l’ouverture de nouvelles salles dans les territoires qui en sont dépourvus. Nous devons donc poursuivre et développer notre action « Cinéma et égalité des territoires » même si la période qui s’ouvre est moins propice à la création d’équipements nouveaux.
Vous trouverez en page 3 notre projet d’activité sur les prochaines années, projet que nous ne pourrons mener à bien qu’avec votre soutien. Mais une meilleure couverture des territoires n’est pas notre seule préoccupation. Comme vous le savez, nous sommes inquiets de voir les petits écrans diffuser des films sans aucun respect de l’œuvre, saucissonnée par la publicité. On peut d’ailleurs s’interroger : on constate la réduction de la fréquentation des salles par les jeunes, le CNC ayant comptabilisé une baisse de 17,5 millions d’entrées entre 2010 et 2019 pour les 15-25 ans. Cette baisse ne serait-elle pas due, au fait que, pour une partie de cette tranche d’âge, beaucoup de films sont devenus des produits de consommation courante, et qu’il suffit d’attendre leurs passages sur un petit écran, bien suffisant pour ce type de spectacle qui ne justifie plus la dépense de l’achat d’une place ?

Notre lettre « en bref » – mai/Juin 2021
EDITO
A l’heure de la réouverture et des élections les salles peuvent compter sur les élus.
C’est la réouverture. Était-il si nécessaire de fermer, pour réouvrir, puis refermer, puis enfin revenir par étape à une réouverture que l’on ne peut qualifier de totale puisque demeure des restrictions sur la fréquentation au moins jusqu’à fin juin, et une inquiétude si la situation sanitaire s’aggravait.
Mais en tout cas le retour à la normale est programmé, dégageant la voie pour les salles de cinéma, comme pour les festivals.
Ainsi s’achève donc la période de loin la plus difficile que le cinéma ait connu depuis ses origines.
Mais juin sera aussi marqué par les élections départementales et les élections régionales. C’est l’occasion de souligner le soutien apporté par les élus à la création comme à la diffusion des films. Sans cela nombre de films n’auraient pu trouver leurs financements, et bon nombre de salles n’auraient pu poursuivre leurs activités.
Dans l’actualité, deux dernières marques de l’intérêt porté par les élus au cinéma, répondant notamment aux demandes des organisations professionnelles : Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret, a tout d’abord posé une question écrite au Ministère de la culture, il a été ensuite l’initiateur d’une proposition de loi, vous trouverez en page 1 des informations sur ces deux initiatives.
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Ou bien retrouvez la ci dessous 😉



