SOMMAIRES DES REVUES DE CINEMA FÉVRIER 2023

CAHIERS DU CINÉMA

Retrouvez ici le sommaire des Cahiers du Cinéma : https://www.cahiersducinema.com/boutique/produit/fevrier-2023-n795/

POSITIF

Au sommaire ce mois-ci :
Le dossier mensuel, consacré à Steven Spielberg
Les critiques de Tár, The Fabelmans, Traces…
Un chantier de réflexion qui revient sur l’évolution du cinéma durant la Seconde Guerre mondiale
Les chroniques festivalières, notre sélection DVDs, des notes de lecture

https://revue-positif.com/numeros-recents/80-positif-744-fevrier-2023.html

La Pagode renaît… enfin !

Le 25 janvier la CDACI de Paris a validé la création de 2 nouvelles salles dans le centre culturel lié à la réhabilitation de la Pagode.
La salle traditionnelle est elle aussi en cours de rénovation. L’ouverture est prévue fin 2024.
Ces deux salles ne seront toutefois mobilisées que ponctuellement pour les projections cinématographiques, à hauteur de huit séances par semaine et par salle environ, soit 850 par an au total, programmées par l’équipe de La Pagode. Y cohabiteront à la fois des films art et essai proposés en continuation de la programmation de La Pagode ainsi que des projections commerciales et non commerciales s’inscrivant dans le cadre d’évènements particuliers (festivals, cycles, rencontres…) organisés par le complexe nécessitant deux écrans supplémentaires. La ligne éditoriale de ce Centre culturel du cinéma sera donc très majoritairement art et essai avec un accent particulier mis sur le patrimoine, l’objectif étant d’obtenir le classement.
La Pagode table sur 140 000 entrées annuelles, avec une ligne éditoriale farouchement art et essai.

Pour rappel, le mythique cinéma japonisant du 7e arrondissement, fermé depuis 2015, a été acquis en septembre 2017 par l’Américain Charles S. Cohen, magnat de l’immobilier, mais aussi et entre autre distributeur de films français et de classiques aux États-Unis.

sources : prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france ; Boxofficepro.fr ; lefilmfrancais.com

La Fête du Court métrage.

Manifestation annuelle, La Fête du court métrage est née de la volonté de mieux faire connaître le court métrage au plus grand nombre.

Elle se déroule dans des salles de cinéma mais aussi dans des lieux très divers tels que les établissements scolaires, les médiathèques, les salles de cinéma, les hôpitaux, les structures pénitentiaires…, et aura lieu cette année du 15 au 21 mars.
Pendant une semaine, cinéphiles ou néophytes, jeunes publics, familles et passionnés, explorent la magie du court, partout en France et à l’international, à l’occasion de cette grande fête gratuite et ouverte à tous. Réalisée à l’initiative du CNC et en partenariat avec des entreprises privées et des acteurs associatifs du court-métrage, cette manifestation permet des projections de films dont les droits ont été préalablement acquis.
Cette programmation est rendue accessible gratuitement à tout lieu ou personne souhaitant diffuser des programmes de films courts durant la période de l’évènement.

Comment participer ?

C’est simple il vous suffit de vous inscrire avant le 10 février 2023, sur le site : portail.lafeteducourt.com pour créer votre programmation et organiser vos séances.

C’ est aussi l’occasion d’animations, rencontres ou encore ateliers d’éducation à l’image dans plusieurs villes ambassadrices. Pour participer, échanger, fabriquer, apprendre et amener le cinéma à la portée de tous. Parmi la quinzaine de « villes ambassadrices » de cette manifestation nationale : Amiens, Caen, Rennes, Brest, Issy-les-Moulineaux, Paris, Marseille, Toulouse… Plus d’informations.


Produis-moi si tu peux

« L’humoriste Marine Baousson, dans ce podcast « Produis-moi si tu peux » nous parle de la thématique de la production cinématographique et audiovisuelle, et ce sous divers angles de vue : la production depuis #MeToo, la diversité dans le cinéma, la portée de Youtube ou encore la production plus respectueuse de l’environnement. L’un des épisodes est consacré à « Caméra Café », émission de M6 du début des années 2000, et en raconte les coulisses et le succès avec Bruno Solo. Un autre évoque, avec Alex Ramires, l’humour dans le spectacle vivant.
(source Stratégie.fr)
On y trouve aussi les étapes de la naissance d’un film, le régime des intermittents. Tout cela avec des extraits de scènes cultes, de l’humour et un réel sens de la pédagogie.

Clic sur l’image pour écouter le teaser 😉

Clic ici pour écouter chaque podcast

Avenir des cinémas du groupe CGR

Par une question écrite publiée le 19 janvier 2023 au journal officiel du Sénat, Monsieur Serge Mérillou, Sénateur de Dordogne, s’inquiète à juste titre du devenir de ce réseau.

Question écrite n° 04825 de M. Serge Mérillou
publiée dans le JO Sénat du 19/01/2023 – page 281

M. Serge Mérillou attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’avenir des cinémas du groupe CGR.
C’est officiel depuis avril 2022, le numéro 2 des salles de cinéma en France, le groupe CGR, est en vente avec ses 74 cinémas représentant 708 salles. Le groupe a été créé en 1974 à La Rochelle et est très présent en Nouvelle-Aquitaine. En plus de son activité dans l’exploitation de complexes cinématographiques, le groupe est actif dans le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme et emploie environ 3 000 personnes.
Il semble aujourd’hui que des fonds de pension et des sociétés extra-européennes se positionnent pour racheter le groupe. De telles intentions motivées par des raisons de pure rentabilité économique, si elles devaient être confirmées, feraient peser de nombreux risques pour le cinéma français dont le modèle nous est envié en Europe et dans le monde : affaiblissement de la souveraineté européenne par la fuite d’actifs culturels dont la valeur a été portée par l’argent public ; risque pour l’emploi local ; affaiblissement certain des circuits de diffusion du cinéma dans les villes moyennes de France.
Aussi, il lui demande de garantir à la représentation nationale la ferme volonté du Gouvernement de veiller à ce que les conditions de rachat du groupe CGR soient compatibles avec les objectifs de préservation de l’indépendance du cinéma français, de renforcement de l’écosystème national de production et de diffusion du cinéma fondé sur le principe de l’exception culturelle française, de maintien de l’emploi local et de développement de la vitalité culturelle des territoires.

En attente de réponse du Ministère de la culture

Plus d’informations à propos du « Circuit Georges Raymond » sur leur site.

Réponse du Ministère de la culture publiée le 13/07/2023

Réponse apportée en séance publique le 12/07/2023

Les propriétaires du réseau CGR avaient récemment décidé de le mettre en vente, faisant naître le risque de rachats de la part d’entreprises extra-européennes dépourvues de préoccupations culturelles. Ils ont cependant fini par y renoncer. Il n’en demeure pas moins que les questions qui se posaient alors restent pertinentes. Le groupe CGR constitue le deuxième circuit de salles de cinéma en France en nombre d’écrans (705 écrans actifs en 2021) et en nombre d’établissements (74 cinémas actifs en 2021) et se place en troisième position en termes de fréquentation (25 millions d’entrées en 2019 et 10,8 en 2021). Dans la perspective tracée notamment par les articles 30 à 32 de la loi du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux oeuvres culturelles à l’ère numérique, la protection de l’accès du public aux oeuvres cinématographiques et audiovisuelles est reconnue comme un enjeu culturel stratégique par les Conclusions adoptées à plusieurs reprises par le Conseil de l’Union européenne (UE), en dernier lieu le 4 avril 2022 sous présidence française de l’UE. Ainsi, le Conseil a appelé à renforcer les actifs culturels stratégiques européens, qui englobent notamment les capacités indépendantes de distribution et de présentation des oeuvres. Il a invité les États membres et la Commission européenne à préserver et promouvoir l’autonomie stratégique de ces actifs, tant afin de garantir aux publics un accès effectif à la diversité des expressions culturelles en Europe qu’afin de soutenir l’écosystème industriel créatif européen dans le maintien et le renforcement de son avantage concurrentiel. Dans ce contexte, le ministère de la culture et le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ont souhaité que Monsieur Bruno Lasserre, dans le cadre de la mission « cinéma et régulation » qu’ils lui ont conjointement confiée en septembre dernier, se penche sur cette question. À cette occasion, Monsieur Lasserre a réfléchi notamment à la façon dont les exigences associées au principe de libre circulation des capitaux, invocables par des acteurs extérieurs à l’UE, pourraient être tempérées s’agissant des actifs culturels stratégiques. Il convient de rappeler les éléments de complexité de ce débat, liés à la spécificité du secteur de l’exploitation cinématographique comparé à celui de la production de catalogues d’oeuvres cinématographiques et audiovisuelles.D’une part, la régulation applicable aux salles – en matière d’urbanisme, de diversité de la programmation, ou encore de fiscalité – s’attache à tous les cinémas implantés en France, indépendamment de la nationalité de leurs propriétaires : elle offre donc aux pouvoirs publics des leviers et des garanties à l’égard de ces équipements qui n’existaient pas dans le cas des catalogues. En outre, une mesure de contrôle administratif exercée sur un tel achat, quelle que soit sa forme, pourrait nuire à l’attractivité des salles auprès de capitaux étrangers, au moment où le secteur de l’exploitation fait face à la nécessité de mener des investissements importants pour répondre, entre autres, à la concurrence des plates-formes de vidéo à la demande et aux exigences de rénovation énergétique. Monsieur Bruno Lasserre a remis ses conclusions aux deux ministres le 4 avril dernier. Le rapport estime que l’encadrement doit répondre au risque et estime qu’il peut être mieux prévenu par le renforcement des engagements de programmation que par un contrôle des investissements en conditionnant le soutien exploitant au respect des aspects quantifiés des engagements de programmation. Le CNC va lancer un processus de consultation d’ici à la fin de l’année, afin de mettre en oeuvre les préconisations du rapport après concertation avec les acteurs du secteur.

Publiée dans le JO Sénat du 13/07/2023 – page 4378

Observatoire de la diffusion et de la fréquentation cinématographiques

Observatoire de la diffusion et de la fréquentation cinématographiques

Ce 17 janvier, le département des études du CNC publie les conclusions de l’Observatoire de la diffusion et de la fréquentation cinématographiques. Des données importantes pour mieux comprendre la situation après 300 jours de fermeture des salles en 2020 et 2021 et un contexte de reprise difficile en 2022.

Toutes les données à retrouver ici : https://www.cnc.fr/professionnels/etudes-et-rapports/etudes-prospectives/observatoire-de-la-diffusion-et-de-la-frequentation-cinematographiques-janvier-2023_1872981