NAPOLEON VU PAR ABEL GANCE – Renaissance d’un grand classique

Renaissance d’un grand classique

Il a fallu 15 ans au chercheur-réalisateur Georges Mourier pour restaurer et reconstituer l’oeuvre d’Abel Gance. Cette restauration a connu plusieurs tentatives avortées. Mais cette-fois l’exploit est accompli ! Elle est présentée au Festival de Cannes.
Nous vous invitons a écouter l’émission de France Culture où Guillaume Erner reçoit Georges Mourier, réalisateur et chercheur, restaurateur du film et Simon Cloquet-Lafollye, compositeur de la bande-son du film.

LIEN VERS L’EMISSION

SOMMAIRES DE REVUES CINEMA MAI 2024

EDITO ET SOMMAIRE

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EDITORIAL

SOMMAIRE

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Cinémathèque de Toulouse : 60 ans et des projets d’agrandissement.

La Cinémathèque est devenue un pilier culturel de la Ville rose. Très prisée des Toulousains, le lieu devrait s’agrandir pour accueillir davantage d’œuvres et de spectateurs.

Fondée en 1964 par l’essayiste et critique de cinéma Raymond Borde, la Cinémathèque de Toulouse fait partie des 19 cinémathèques régionales françaises ; c’est la plus importante derrière celle de Paris. Outre ses 54 000 copies de films (fictions, documentaires, films tournés en région, films de famille, films d’art et vidéos), elle possède la plus grande collection d’affiches de cinéma en France – plus de 80 000 – allant des années 1907 à nos jours.

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QUESTION AU SENAT – Dispositifs d’éducation à l’image : impact des règles de remplacement et de formation des enseignants

Impact des règles de remplacement et de formation des enseignants sur la mise en oeuvre des dispositifs d’éducation à l’image

Question orale n°1153S – 16e législature

La question a été posée par Madame Sylvie ROBERT, Sénatrice d’Ille-et-Vilaine.

Vous trouverez ci-après sa question ainsi que la réponse de Madame Mme Sarah El Haïry, Ministre Déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et du garde des sceaux, ministre de la justice, chargé de l’enfance, de la jeunesse et des familles.

Ou consulter ces éléments sur le site du Sénat

« Question de Mme ROBERT Sylvie (Ille-et-Vilaine – SER) publiée le 14/03/2024

Mme Sylvie Robert appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les conséquences des modifications apportées aux règles de remplacement et de formation des enseignants quant à la mise en oeuvre des dispositifs d’éducation à l’image.
En effet, lors de la rentrée 2023-2024, le ministère de l’éducation nationale a décidé de reporter la formation continue des professeurs hors-temps scolaire, ce qui a réduit leur disponibilité pour participer aux dispositifs d’éducation à l’image. Parallèlement, les décrets du 8 et 9 août 2023 ont établi de nouvelles obligations concernant les remplacements de courte durée (RCD), lesquelles ont pu entrainer l’annulation des projections prévues avec les élèves.
Ainsi, les effets de bord de ces deux réformes ont fragilisé l’effectivité des dispositifs d’éducation à l’image, dans le premier comme dans le second degré. Dans certains territoires, le nombre d’élèves bénéficiant de l’éducation à l’image a été divisé par deux. Pourtant, ces dispositifs, depuis leur création, ont permis à des millions d’élèves de découvrir des films patrimoniaux et indépendants, et d’être sensibilisés au cinéma et d’être confrontés à la caméra.
Afin d’éviter un effondrement de la politique d’éducation à l’image, pilier de l’éducation artistique et culturelle (EAC), il se révèle primordial d’anticiper la rentrée 2024-2025 et de trouver des solutions pour concilier cette politique avec les exigences d’enseignement devant les classes.
C’est pourquoi elle souhaite connaitre les intentions du Gouvernement en la matière et savoir comment il entend garantir l’applicabilité des dispositifs d’éducation à l’image.

Publiée dans le JO Sénat du 14/03/2024 – page 899″

« Réponse du Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et du garde des sceaux, ministre de la justice, chargé de l’enfance, de la jeunesse et des familles publiée le 20/03/2024

Réponse apportée en séance publique le 19/03/2024

Mme la présidente. La parole est à Mme Sylvie Robert, auteure de la question n° 1153, adressée à Mme la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse.

Mme Sylvie Robert. Madame la ministre, les dispositifs d’éducation à l’image, créés à la charnière des années 1980-1990, se sont installés dans le paysage éducatif. Chaque année, ils permettent à près de deux millions d’élèves et d’apprentis de découvrir le cinéma et de vivre une expérience artistique dans le cadre d’un projet de classe.

Cependant, la rentrée 2023-2024 a marqué un tournant, à la suite de deux mesures dont les effets de bord n’ont pas été anticipés.

D’une part, le ministère de l’éducation nationale a décidé de reporter la formation continue des professeurs hors du temps scolaire, ce qui a réduit leur disponibilité pour participer aux dispositifs d’éducation à l’image.

D’autre part, les décrets des 8 et 9 août 2023 ont établi en parallèle de nouvelles obligations concernant les remplacements de courte durée (RCD), lesquelles ont contraint nombre d’enseignants à annuler les projections prévues avec les élèves.

Ainsi, dans le premier comme dans le second degré, ces deux réformes ont véritablement fragilisé la politique d’éducation à l’image. Dans certains rectorats, le nombre d’élèves bénéficiant de cette initiation artistique a été divisé par deux. C’est un véritable échec, et nous ne pouvons nous résoudre à ce que l’éducation à l’image, pilier de l’éducation artistique et culturelle (EAC), s’effondre plus encore à la rentrée prochaine.

L’EAC, madame la ministre, ce n’est pas seulement le pass Culture. Ce qui fonctionne doit être préservé !

Afin de ne pas répéter les erreurs commises, que prévoit le ministère pour concilier formation et présence des professeurs devant les classes et soutien à la politique d’éducation à l’image ? Qu’entend-il mettre en oeuvre pour garantir l’effectivité de ces dispositifs, qui, depuis tant d’années, ont fait leurs preuves ?

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre déléguée.

Mme Sarah El Haïry, ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et du garde des sceaux, ministre de la justice, chargée de l’enfance, de la jeunesse et des familles. Madame la sénatrice Robert, je veux tout d’abord réaffirmer, en m’appuyant sur vos propos, l’importance de l’éducation artistique et culturelle.

L’EAC permet à chaque élève, quasiment de la maternelle au lycée, de mieux appréhender le monde dans lequel il vit, de s’ouvrir à l’altérité, de développer sa sensibilité, sa créativité et son esprit critique, si nécessaire en cette période.

En contribuant à renforcer l’apprentissage des savoirs fondamentaux, en favorisant l’épanouissement des élèves et en développant l’esprit collectif, l’éducation artistique et culturelle favorise, nous sommes d’accord sur ce point, la réussite scolaire.

Notre objectif pour l’EAC est double : qualitatif et quantitatif. Comme vous le savez, nous souhaitons que 100 % des élèves bénéficient d’actions en matière d’éducation artistique et culturelle chaque année, avec des moyens inédits.

Nous avons ainsi créé la part collective du pass Culture, qui représente 62 millions d’euros supplémentaires. En 2022-2023, quelque 55 % des élèves éligibles et 90 % des collèges et lycées ont profité du pass Culture. En 2023-2024, ces résultats seront largement dépassés.

L’éducation au cinéma est l’un des piliers de l’éducation artistique et culturelle. Elle est le deuxième domaine d’utilisation de la part collective du pass Culture.

Madame la sénatrice, la mise en place du dispositif de remplacement de courte durée constitue également un enjeu majeur pour ce qui est des apprentissages – c’est le fond de votre question – et de la lutte contre les inégalités scolaires. Puisque nous avons décidé que les heures de formation ne devaient pas se faire au préjudice des élèves, l’enjeu est d’organiser les formations dans des conditions qui permettent de ne pas annuler de cours.

Nous avons donc deux objectifs à articuler, vous l’avez vous-même souligné, selon un équilibre qui tienne compte à la fois des remplacements de courte durée et des formations en matière d’éducation artistique et culturelle.

Je ne veux pas opposer RCD et EAC. Nous travaillons donc à prendre en compte les contraintes des partenaires culturels, qui ne peuvent pas toujours accueillir les temps de formation sur ces temps d’ouverture au public que sont le mercredi après-midi, le week-end et les vacances.

Il convient de faire en sorte que les chefs d’établissement disposent de la visibilité nécessaire sur les temps de formation, afin d’organiser au mieux les remplacements éventuels sur l’ensemble de l’année scolaire et, surtout, d’éviter que le report des temps de formation hors du temps scolaire ne soit source de démotivation pour les enseignants.

Mme la présidente. La parole est à Mme Sylvie Robert, pour la réplique.

Mme Sylvie Robert. Madame la ministre, je précise que le ministère de l’éducation nationale a pris cette décision sans concertation avec les collectivités territoriales. Ces dernières pourraient donc décider de se désengager, alors même qu’elles sont, vous le savez, des partenaires essentielles dans la mise en oeuvre de tels dispositifs.

Il y a urgence à trouver une solution pour la rentrée prochaine ! Les recteurs sont en attente d’une décision en ce sens, tant les effets pourraient être véritablement désastreux pour l’avenir de ces mêmes dispositifs.

Publiée dans le JO Sénat du 20/03/2024 – page 1837 – Page mise à jour le 18 avril 2024″

OPC – Les sorties culturelles à l’étude

L’Observatoire de Politiques Culturelles vient de publier sur son site un article sur une étude traitant des sorties culturelles. En tête de ces sorties, le cinéma.

L’étude à proprement parler paraîtra en septembre 2024 **

CONSULTER L’ARTICLE ICI

Voici ce que présente l’article :

« Les sorties culturelles ne sont pas seulement des divertissements, mais des expériences qui font partie intégrante de notre vie sociale. Passé les statistiques, connaissons-nous ce qui guide ce désir de sortie ? Qu’y puisons-nous ? Le savoir est-il un prérequis ? Quelle place occupent nos préférences et nos affinités avec une offre ? Entre découverte, apprentissage, sociabilité et besoin d’évasion… se déploie une gamme de motivations révélée par cette étude.

Les sorties culturelles représentent une part croissante des pratiques culturelles des Français. « La fréquentation des salles de cinéma, des lieux de spectacle, des musées, des lieux d’exposition et des monuments connaît depuis plusieurs décennies une croissance importante », écrivent Philippe Lombardo et Loup Wolff. « Autrefois attributs spécifiques de la jeunesse ou encore des milieux urbains éduqués, ces comportements ont été progressivement adoptés par une plus large part de la population. Ces évolutions ne sont pas sans lien avec le développement du tissu urbain au cours de ces décennies, le développement d’une offre culturelle à de nombreux endroits du territoire, ainsi qu’une mobilité accrue . »

** Aux éditions Le Bord de l’eau. H. Glevarec, Cl. Combes, R. Nowak et Ph. Cibois, Sortir. Sociologie des sorties culturelles des Français·es, Lormont, Le Bord de l’eau, 2024.

« En Bref » Mars – Avril 2024

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