En cette année 2023 du documentaire, un tweet reçu est l’occasion pour nous de parler d’un site que nous apprécions beaucoup : http ://film-documentaire.fr/
Leur compte twitter : @Film_doc
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Michel Baron, qui suit nos travaux avec beaucoup d’attention et de pertinence, nous fait parvenir son analyse du film, vu à La Rochelle durant le FeMa : Le grand blond avec une chaussure noire
« La peur signifie et refuse le même fait : un monde où le meurtre est légitimé et où la vie humaine est considérée comme futile »
Albert Camus, ( Le siècle de la peur 1946)
Le Festival de Cinéma de La Rochelle est incontestablement une fête , un
lieu de réflexion et de plaisirs partagés. Avec, en embuscade, la surprise d’une découverte que l’on attendait pas, qui vient là, à la sauvette, autour d’un plat de sardines grillées, d’une salle obscure ou du soleil couchant sur les Tours du port.
Mon « chemin de Damas », cette année, s’est déroulé d’une étrange façon
et avait pour base ma réticence à voir ou revoir les films de Pierre Richard que je jugeais avec, je dois avouer, une certaine sévérité. Mais, après avoir fait la connaissance de l’acteur, présent au Festival qui l’honorait et finalement ayant trouvé sympathique ce bonhomme de 89 ans, tellement dynamique et bourré de projets que je me risquais à revoir le célèbre « Grand blond avec une chaussure noire » et, à ma grande surprise, je fus gagné par une énorme jubilation partagée par la salle et je me demandais l’origine de ce soudain engouement.
Bien sûr, il y avait le talent et le professionnalisme de Pierre Richard, Mireille Darc, Bernard Blier, Jean Rochefort, Jean Carmet et les autres, mais cela n’expliquait pas la tornade de rires provoqués par le film d’Yves Robert réalisé en 1972 et qui avait obtenu l’Ours d’Argent à Berlin en 1973.
Et soudain, je pris conscience combien ce film, jouant sur le comique de
situation où un homme distrait et banal va se trouver en toute innocence
victime des imbroglios des services secrets français.
Ce François Perrin, en fait, c’est nous ! Yves Robert, mine de rien, nous parle du rôle que les services de renseignement ont joué sur l’imaginaire français. Cette « guerre des services » et l’omniprésence du renseignement en France, a pris une forte extension durant la seconde guerre mondiale où les services secrets gaullistes de Londres disputait l’exclusivité du renseignement à d’autres résistants qui eux, travaillaient pour les services britanniques, allant jusqu’à les accuser de traîtrise !
A la libération, où débute à la fois la décolonisation et les problèmes intérieurs, le rôle du renseignement va devenir exponentiel et, chose dangereuse, s’autonomiser de plus en plus dans ses actions, sans qu’il y ait un contrôle sérieux de l’État sur le bien fondé de certaines opérations et la non-justification d’une surveillance accrue des citoyens. Le comble de cette tendance sera bien entendu durant la guerre d’Algérie où les « barbouzes » s’en donnent à cœur joie !
Les habitudes étant prises, après les accords d’Evian, les services de
renseignements désireront poursuivre leur omniprésence sur la vie
française, avec à la clef, des scandales retentissants ( Affaire Ben Barka,
création du SAC, écoutes non-justifiées, etc…). Les services de
renseignements participeront fortement au corsetage de la société
française sans s’apercevoir que l’évolution des moeurs se produit et que
cette surveillance permanente devient insupportable.
Mai 68 sera la fin de Jacques Foccard comme idéal !
Michel BARON
Les prochains États Généraux du cinéma itinérant se tiendront au Somail (près de Narbonne) les 8 et 9 septembre 2023. Ils sont organisés par l’ANCI, avec le soutien du Ministère de la Culture, de l’Agence nationale de cohésion des territoires et du Centre national du cinéma, dans le cadre de la manifestation COUP DE PROJECTEURS organisée par l’ACCILR (association des cinémas et circuits itinérants du Languedoc-Roussillon)
Extrait du dossier de presse :
Cette manifestation réunira à nouveau le 8 & 9 septembre 2023 plusieurs circuits itinérants du Sud de l’Occitanie et de France au bord du canal du midi en un lieu unique : Le Somail.
Édition qui accueillera d’ailleurs cette année les États généraux de l’ANCI (Association Nationale des Circuits Itinérants), sublimant ainsi un site incontournable de notre région, des œuvres cinématographiques et des professions, dont une : exploitant.e de cinéma…en mouvement.
Les circuits de cinéma itinérants réalisent en tous lieux des projections de qualités avec du matériel de cinéma professionnel, aux normes d’exigences internationales DCI (Digital Cinéma Initiatives)
Ces professionnels ont pour passion de développer une offre culturelle riche et ambitieuse au plus près des publics.
Ultimes maillons de la diffusion des œuvres et de leurs rencontres avec les spectateurs dans les territoires les plus reculés, les circuits itinérants du Sud-Occitanie façonnent au gré des chemins et des aventures; convivialité, lien social fort, curiosité, éducation à l’image et émerveillement.
» Cet évènement met en lumière l’investissement de toute une filière professionnelle et des politiques publiques dirigées vers l’aménagement et le développement culturel des territoires… »
Coup de Projecteurs
Retrouvez sur le site de l’ANCI l’ensemble des informations sur cette manifestation
A plusieurs reprises Territoires et Cinéma s’est interrogé sur l’utilisation du « Pass Culture » qui pour l’accès aux salles de cinéma représente 18 % des dépenses.

Ce 18 juillet la Cour des Comptes a rendu public son rapport sur le Pass Culture.
L’introduction de ce rapport en évoque les principaux dysfonctionnement :
Imaginé en 2017, le Pass Culture a connu une phase de préfiguration faisant intervenir une start-up d’État, sous la double tutelle du ministère de la culture et la direction interministérielle en charge du numérique. Au cours de cette genèse, diverses problématiques de gestion ont été identifiées par la Cour, en particulier un contrôle déficient de la chaîne de la dépense publique et le recours à des consultants extérieurs dans des conditions discutables.
Le rapport publié ce jour n’a pas eu vocation à évaluer d’un point de vue qualitatif ou sous l’angle de l’impact l’ensemble de ce dispositif encore en cours de déploiement – travail, auquel la Cour envisage de prendre part, qui devrait avoir lieu à un horizon de trois à cinq ans.
Cette enquête s’est en revanche concentrée sur deux points : la mise en oeuvre administrative du dispositif entre 2017 et 2019 d’une part, et les conditions dans lesquelles la SAS remplit aujourd’hui sa mission d’autre part.
Sur ces deux sujets, la Cour formule trois recommandations principales :
– 1 : Evaluer l’impact du Pass Culture pour réfléchir à de potentiels ajustements du dispositif.
– 2 : Adopter une charte de déontologie ministérielle, qui précise en particulier les règles applicables aux agents publics recrutés dans le secteur privé ou rejoignant un fournisseur de prestations intellectuelles, conformément à la circulaire du Premier ministre du 19 janvier 2022.
– 3 : Inclure la SAS Pass Culture dans la liste des opérateurs de l’Etat.
Source : Cour des Comptes
Du patrimoine au spectacle vivant, de la musique au théâtre en passant par la radio ou la vidéo, la COFAC représente ainsi plus de 40 000 associations culturelles. Territoires et Cinéma en est membre.
Le Baromètre Flash de la COFAC sonde les associations culturelles afin de mieux comprendre et anticiper leurs besoins. La 6e édition du baromètre s’est tenue en ligne du 22 mai au 26 juin 2023.
En voici le résultat :
L’épuisement physique et moral des responsables associatifs est patent et plus important dans le secteur culturel que dans les autres champs associatifs. Déjà marqué lors du Baromètre précédent, il va s’accentuant et le renouvellement des responsables est de plus en plus difficile. Aux difficultés liées à la recherche de financement et au sentiment de n’être pas écouté, s’ajoutent également les difficultés opérationnelles qui se multiplient (refus de dépôt de dossier pour les évènements extérieurs prévus pendant la période JO, complexité de la règlementation, mises en concurrence entre associations, quasi-municipalisation, difficultés de recrutement des salariés, nombreuses taxations indues de l’URSSAF pour la période Covid…). Le « Dites-le nous une fois » applicable aux particuliers n’est pas de règle pour les associations.
Les conséquences de l’abandon des responsables associatifs culturels par épuisement ou découragement est un renoncement à leurs droits culturels et un amoindrissement de ceux de leurs adhérents.
Moins de culture et moins d’engagement citoyen dans les politiques culturelles signifient aussi moins de cohésion sociale, un recul de la Culture du quotidien notamment dans les territoires éloignés des institutions publiques, une intégration des nouveaux arrivants empêchée, des emplois menacés faute d’employeurs, et, plus grave encore, une citoyenneté en recul.
Découvrir les résultats du 6e Baromètre
La COFAC rassemble 28 fédérations œuvrant dans l’ensemble des champs des pratiques artistiques et culturelles. La COFAC permet aux acteurs associatifs de réfléchir et d’agir de manière concertée sur la place des associations, des bénévoles, des amateurs et des usagers dans l’élaboration des politiques culturelles.
Il est temps de faire confiance et de redonner confiance à celles et ceux qui s’engagent pour que la Culture soit vivante dans tous les territoires et réellement accessible à toutes et tous, temps de considérer la pratique des amateurs pour ce qu’elle apporte aussi à long terme à toute la société et temps de financer les associations pour ce qu’elles sont et non seulement pour ce qu’elles font.
Pour nous contacter :
COFAC
22 rue Oberkampf – 75011 PARIS
Tél : 01 43 55 60 63
cofac.coordination@cofac.asso.fr
http://www.cofac.asso.fr
| Grand Chelem pour Cinexpérience ! |
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| Le Prix du Jury Futur@Cinéma, le Coup de Cœur des professionnel·le·s et la Mention Spéciale ADRC |
| Des événements immersifs, clés en main, pour la sortie de nouveaux films ou la rediffusion de films de patrimoine. La recette ? Du storytelling, un montage facile et guidé, des éléments de décors durables et déployables, un accompagnement pour optimiser les ressources et écosystèmes locaux. Pour les exploitants de tous types de salles et distributeurs de films, avec des coûts maîtrisés et mutualisés, et un tarif abordable. Plus d’informations sur le site Futur@cinéma |
Futur@Cinéma est un programme élaboré en partenariat avec plusieurs festivals, pôles et résidences, tout au long de l’année, autour d’un enjeu fort : la reconquête des publics, en particulier des 15-25 ans, dans les salles de cinéma. C’est une initiative unique en son genre, compte tenu de sa durée, de son contenu et de son format.
Nous intervenons au sein d’un Challenge d’innovation accueillant une dizaine de projets en développement pendant une année.
Nous participons également aux réflexions et rencontres liées à l’innovation dans le secteur du cinéma.
Tous les événements du dispositif sont organisés avec la complicité de nombreux partenaires qui nous soutiennent et contribuent à enrichir le programme.
Lancée le 18 mars 2021 pour une durée de 9 mois, la première édition de Futur@Cinéma s’est structurée autour de la thématique du public 15-25 ans dans les salles de cinéma, et à travers deux volets : des rencontres professionnelles et le Challenge d’innovation.
La deuxième édition du Challenge d’innovation vient de se clôturer lors du FEMA (Festival La Rochelle Cinéma)
Plus d’informations sur le site Futur@cinéma