Tous les articles par Daniel Richard

Prix Alice Guy

Comment voter ?

Rien de plus simple. Tous les films éligibles figurent dans la liste fournie en cliquant sur “Je vote”. Il vous suffit de cocher 3 films au minimum et 5 au maximum pour enregistrer votre sélection. Tout le monde peut voter… mais chacun.e ne peut voter qu’une seule fois. Vous validerez votre choix avec votre adresse email.
L’urne virtuelle se refermera le 31 janvier 2026 à minuit.

Et après ?

Le 1er février, les cinq finalistes, c’est-à-dire les 5 films qui auront reçu le plus voix (1 vote = 1 voix), seront annoncés. Fin février, ils seront soumis à la délibération d’un jury paritaire composé de six professionnels du cinéma.
Une soirée de remise du Prix Alice Guy sera ensuite organisée au Max Linder Panorama pour honorer l’événement, la mémoire et le travail d’Alice Guy, première réalisatrice au monde. Et comme chaque année, la soirée à laquelle participeront la cinéaste lauréate, son équipe et le jury, est ouverte à tou.te.s.

Repenser les publics et le rôle politique des cinémas

Dans cet article du magazine Boxoffice Pro, en date du 7 janvier 2026, Chloé Delaporte* invite les professionnels du cinéma à repenser la notion de publics, trop souvent réduite à des catégories marketing ou à des données de fréquentation. Elle montre que les publics ne sont ni homogènes ni stables, mais qu’ils se construisent à travers des pratiques, des usages et des contextes sociaux.
À l’ère des plateformes et de la diversification des modes de consommation, Delaporte souligne que les comportements de visionnage se fragmentent et que les logiques d’offre influencent fortement la manière dont les publics sont définis. Elle critique une approche strictement quantitative (entrées, parts de marché) et plaide pour une compréhension qualitative des publics, attentive aux parcours culturels, aux motivations et aux inégalités d’accès.
L’article insiste également sur le rôle des institutions, des distributeurs et des exploitants dans la fabrication des publics : programmer, communiquer et nommer un public, c’est déjà le façonner. Repenser les publics devient alors un enjeu stratégique et culturel central pour l’avenir du cinéma, afin de mieux articuler diversité de l’offre, renouvellement des spectateurs et politiques culturelles.

*Chloé Delaporte est une chercheuse et professeure française spécialiste de la socio-économie du cinéma et de l’audiovisuel. Elle est Professeure des universités au Département Cinéma, Audiovisuel, Nouveaux Médias de l’Université Montpellier Paul-Valéry où elle enseigne et dirige des recherches sur les industries cinématographiques, les usages audiovisuels et les publics.

« Quand Lumière invente le cinéma, il invente la salle de cinéma » – T. Frémaux

Invité au colloque de l’AFCAE, Thierry Frémaux délégué général du Festival de Cannes, directeur de l’Institut Lumière et réalisateur de deux films sur les frères Lumière revient sur les évolutions majeures de la salle de cinéma qui fête ce 28 décembre ses 130 ans, dans un contexte délicat qui n’empêche pas l’optimisme d’un futur lumineux.

130 ans après l’invention du cinéma par les frères Lumière, où en sommes-nous avec la salle ?
Si nous avons célébré les frères Lumière à de nombreuses reprises en insistant, à chaque fois, sur le fait qu’ils étaient des cinéastes, et que le cinéma comme Art commence avec eux – et non après –, nous avons peu évoqué la deuxième invention Lumière, la salle de cinéma. Aujourd’hui, en cette année des 130 ans, nous en parlons davantage. Moins pour elle-même, en effet fragilisée par une fréquentation en baisse, un manque de films et bien d’autres facteurs, que le caractère philosophique de l’idée Lumière sur la salle. C’est-à-dire, ce que signifie être dans un cinéma aujourd’hui, dans un monde où les films se consomment de bien d’autres manières – et en plus grande quantité – qu’en salle. 

Territoires et Cinéma remercie BoxOffice pour son autorisation à diffusion

Les salles de cinéma d’Art et Essai ont 70 ans !

Cette émission diffusée Samedi 13 décembre sur France Inter dans « On aura tout vu » est à écouter et à ré écouter.
Sans les exploitants de Cinéma d’Art et Essai il y a beaucoup de films que nous ne verrions pas.
C’est pourtant grâce à elles et à eux qu’une séance de cinéma peut devenir inoubliable. Les exploitants sont à l’affiche. Ils partirent à cinq en 1955, ils sont désormais 1250 adhérents à l’ AFCAE, l’Association Française des Cinémas d’Art et Essai.

Notre newsletter n°15 – décembre 2025

Ma classe au cinéma

Le 25 novembre, les ministres de la Culture et de l’Education nationale ont annoncé « une série de mesures destinées à refonder l’éducation au cinéma et à l’image dans notre pays ».
Cette annonce fait qui suite à la publication du rapport Geffray « Offrir à chaque élève une éducation au cinéma et à l’image de qualité » s’articule en quatre axes :
– inscrire l’éducation au cinéma et à l’image dans la scolarité de tous les élèves,
– donner un nouvel élan au dispositif « Ma classe au cinéma »,
– renforcer la formation des acteurs de l’éducation à l’image ,
– diversifier les dispositifs d’éducation à l’image.

l’éducation aux images, en pratique et en politique

Dans son numéro du 3 décembre 2025 le magazine « BoxOffice Pro » propose entre autre un article (page 8 et 9) concernant l’éducation à l’image qui était au cœur des débats lors des rencontres de l’Archipel des Lucioles » du 25 au 27 novembre dernier.
A Territoires et Cinéma l’éducation aux images fait aussi partie de notre A.D.N.

Une préhistoire du cinéma : Émile Reynaud

La plateforme HENRI, qui est une initiative de la Cinémathèque française, continue d’explorer, sur un rythme hebdomadaire, les raretés de ses collections films et de l’histoire du cinéma en proposant gratuitement des films rares issus de ses collections ou de celles de ses partenaires (cinéastes, festivals, archives, ayants droit, …).
Cette semaine elle nous fait découvrir Émile Reynaud en le présentant ainsi :
« Pionnier du cinéma et inventeur des premières images animées, Émile Reynaud a laissé peu de traces des « pantomimes lumineuses » créées pour son théâtre optique. Plus de 500 000 spectateurs ont pourtant afflué lors des sept années de représentations, entre 1892 et 1900, au musée Grévin. Des sept pantomimes réalisées par Émile Reynaud, il ne reste aujourd’hui que deux bandes : Pauvre Pierrot (1892) et Autour d’une cabine (1893), l’une au Conservatoire national des arts et métiers, l’autre à la Cinémathèque française. »

Découvrez cette courte merveille en cliquant sur l’image ou sur le bouton .