deces de vanik berberian

Par le communiqué de l’AMRF nous apprenons le décès de son ancien Président Vanik Berberian.

En octobre 2016, Territoires et Cinéma et de nombreux partenaires associatifs,  ainsi que la FNCC, avions co-organisé avec l’AMRF  une rencontre  « Cinéma rural, culture en territoires, de nouveaux scenarios ». Nous nous étions rendus à Trévoux à l’invitation de Marie-Jeanne Beguet élue du territoire et membre du Bureau de l’AMRF.

Vanik était présent et savait défendre la cause culturelle pour le milieu rural. Nous le croisions également en Avignon où ses interventions savaient provoquer les prises de conscience.

Rappelons ici que Gargilesse-Dampierre, son village, avait été en 2014 le décor de l’excellent film « Maestro » de Léa Fazer, unanimement salué par la critique.

Nous nous associons pleinement à l’hommage qui lui est rendu. Vanik Berberian était effectivement une personnalité attachante. C’était également un défenseur inlassable des citoyens ruraux.

Sur la photo, prise lors du colloque, Vanik Berberian au centre

La Daronne de J-P Salomé

   

Avec Isabelle Huppert et Hippolyte Girardot

Producteurs : Kristina Larsen et Jean-Baptiste Dupont

Une coproduction : La Boite Films, Les Films du LendemainSCOPE Pictures et Le Pacte

Distribué par : Le Pacte

Scénario : Hannelore Cayre et Jean-Paul Salomé avec la collaboration d’Antoine Salomé, d’après le roman La Daronne d’Hannelore Cayre (éditions Métailié)
Le Prix Jacques Deray, qui distingue chaque année un film policier français, est remis à La Daronne de Jean-Paul Salomé, comédie policière portée par l’interprétation d’Isabelle Huppert et les dialogues d’Hannelore Cayre (le film est adapté de son roman éponyme, Grand prix de littérature policière et Prix Le Point du polar européen) et de Jean-Paul Salomé. Le jury a distingué ce film pour son inventivité, son humour, la qualité de l’interprétation des acteurs et l’habilité de son réalisateur à s’approprier et à détourner les codes du film policier. Les précédents lauréats sont Arnaud Desplechin pour Roubaix, Une Lumière, Pierre Salvadori pour En Liberté !, Christian Carion pour Mon garçon, Arthur Harari pour Diamant noir, Vincent Garenq pour L’Enquête, Frédéric Tellier pour L’Affaire SK1, Jérôme Salle pour Zulu, Philippe Lefebvre pour Une nuit, Maïwenn pour Polisse, Fred Cavayé pour À bout portant, Michel Hazanavicius pour OSS 117, Rio ne répond plus, Pascal Thomas pour Le Crime est notre affaire, Alain Corneau pour Le Deuxième souffle, Guillaume Canet pour Ne le dis à personne, Jacques Audiard pour De battre mon cœur s’est arrêté et Olivier Marchal pour 36, quai des Orfèvres.
Le Prix Jacques Deray a été créé à l’initiative de l’Institut Lumière, dont il fut le vice-président. Il célèbre chaque année la mémoire du réalisateur lyonnais de Borsalino (1970) et La Piscine (1969), disparu en 2003, et qui a laissé en héritage quelques uns des plus grands classiques du cinéma policier français.    
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   En partenariat avec France TélévisionsJazz Radio et avec le soutien de la SACD

Création, modernisation… La Région tient à ses salles de cinéma !

La Région Haut-de-France a voté l’élargissement de son dispositif d’aide à l’investissement pour contribuer à la création, la restructuration et la modernisation des petites salles de cinéma.

En raison de la crise sanitaire due à l’épidémie de la Covid-19 les salles de cinéma ont été contraintes de fermer leurs portes durant plusieurs mois en 2020 et en 2021. Consciente de la crise économique que traversent ces espaces de culture, la Région renforce son soutien aux exploitants de cinéma des Hauts-de-France.

Elle a ainsi voté, en séance plénière du 4 février 2021, l’élargissement de son dispositif aux structures de 1 à 7 écrans, la modification du plafond des aides à la création de salles et l’allègement et la clarification de la liste des pièces du dossier de candidature pour faciliter les demandes.

Aides financières jusqu’à 25 % du coût total
Selon la nature du projet, la Région finance jusqu’à 25 % des dépenses engagées jusqu’au plafond suivant :

  • 500 000 euros pour la création de salles,
  • 150 000 euros pour une restructuration ou extension (pour les établissements classés « art et essai » ou effectuant moins de 7 500 entrées en moyenne hebdomadaire)
  • 100 000 euros pour une rénovation ou extension (pour les établissements classés « art et essai » ou effectuant moins de 7 500 entrées en moyenne hebdomadaire).

Qui est concerné ?
Toutes les structures de droit privé et public situées en Hauts-de-France, les propriétaires des fonds de commerce et les exploitants d’établissements de spectacles cinématographiques de 1 à 7 écrans peuvent bénéficier de ce dispositif d’aide à l’investissement. De plus, il faut qu’au cours des deux années précédant la demande d’aide, l’établissement ait réalisé moins de 1 % des entrées sur le territoire national.

L’art n’est pas un bonus

L’art n’est pas un bonus ! Maintenez l’enseignement artistique au lycée. Tribune initiée par des enseignant-e-s de Cinéma et soutenue par des professionnels, des parents d’élèves et des anciens élèves.
De Jacques Audiard à Cédric Klapisch, près de 300 personnalités du cinéma et de la culture, enseignants et parents d’élèves dénoncent la politique budgétaire restrictive qui risque de faire disparaître les enseignements optionnels artistiques. (tribune adressée à Madame la Ministre de la Culture et à Monsieur le Ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.)
Lire cette tribune parue sur le site du journal Libération le 15/02/21

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École et cinéma et Collège au cinéma : bilan 2019/2020

Passeurs d’images, qui coordonne depuis fin 2019 les dispositifs nationaux École et Collège au cinéma, vient d’en publier le bilan détaillé pour l’année scolaire 2019/202.
Si la crise sanitaire a eu un impact dès la fin du 2e trimestre sur les séances et le nombre d’entrées (1 482 692 pour École et 689 099 pour Collège, soit des baisses respectives de 38% et 37,8 %), d’autres données sont en hausse. Les dispositifs ont en effet concerné 13 586 écoles (+15,4 %) et 1 071 017 d’élèves (+ 6,5 %) et 3 558 collèges (+2,8 %) pour 462 430 collégiens (+3,8 %). Le nombre de cinémas pour École (1 380, dans 98 départements) est à peu près stable, tandis que Collège, qui a gagné trois départements (pour 98 territoires au total) est présent dans 1 295 établissements, soit +6,7 %.
(source Boxoffice pro)

Cliquer sur l’image pour lire le bilan

Parfois, les lumières de la salle à peine éteintes, l’émotion me gagnait…

Chaque cinéma maintient, tant faire se peu, le lien avec ses spectateurs. Il en est ainsi du cinéma Les Carmes à Orléans avec sa lettre hebdomadaire dont voici le dernier éditorial. Merci à Michel Ferry de nous en autoriser le partage.

«  Longtemps, je suis allé au cinéma de bonne heure.
Parfois, les lumières de la salle à peine éteintes, l’émotion me gagnait si vite que je n’avais pas le temps de me dire « le film commence ». Et une heure et demie, ou plus, après, la réalisation soudaine que le générique commençait et qu’il allait bientôt falloir sortir de la salle, me sortait de mon envoûtement et je cherchais du regard le moyen de m’y replonger. Je n’avais pas cessé en regardant le film de le vivre, de m’identifier aux personnages ou à ce qu’ils vivaient, il me semblait que j’étais moi-même la Garance ou le Baptiste des Enfants du Paradis. Cette croyance, amplifiée par l’émotion que je partageais avec le public autour de moi, se prolongeait longtemps, seulement troublée par les lumières qui se rallumaient. Le film alors, se détachait de moi, j’étais libre de m’y accrocher ou pas, mais il retrouvait vie lorsque je l’évoquais avec mes voisins spectateurs ou lorsque je devinais sur leurs visages un sentiment, une émotion qu’ils partageaient avec moi… Cela faisait déjà longtemps que nous n’étions plus bercés, par le ronronnement du projecteur argentique et le battement de sa lumière, mais l’excitation de son souvenir restait la même. » 

Plus de 200 jours de fermeture depuis le 14 mars 2020… Rattrapons vite le temps perdu !

Les Carmélites