« En Bref » – Janvier – Février 2026

EDITO : Enfin !
Première semaine de 2026, une année qui commence bien, avec 4 720 980 entrées.On pourrait espérer en 2026 se rapprocher du chiffre phare de 2019, soit 213,3 millions d’entrées, et que les exploitants connaissent enfin une situation financière satisfaisante. Mais les chiffres globaux masquent une réalité quelque peu différente car les écarts de fréquentation sont très importants selon les films. Si l’on prend les résultats des 4 premières semaines, tels que publiés dans Le Film Français sur la fréquentation des 40 premiers films, constate des écarts importants entre les 3 films arrivés en tête et les 37 suivants :1ere semaine 2026Avatar : de feu et de cendres : 1 606 753La femme de ménage : 913 182Zootopie² : 837 305soit un total de : 3 357 240 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de 4 720 9802e semaine 2026Avatar : de feu et de cendres : 728 931La femme de ménage : 683 666Zootopie² : 318 457soit un total de : 1 731 054 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de 2 791 4143e semaine 2026La femme de ménage : 541 061Avatar : de feu et de cendres : 513 412L’affaire Bojarski : 363 800 soit un total de : 1 418 273 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de : 2 690 4844e semaine 2026La femme de ménage : 373 410Avatar : de feu et de cendres : 336 843Le mage du Kremlin : 298 911 soit un total de : 1 009 164 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de : 2 433 575
Ces chiffres montrent bien le déséquilibre du marché du cinéma, qui rend essentiel l’accès aux films porteurs, aujourd’hui peu accessibles aux petites salles. D’autres éléments seront à prendre en considération sur les années 2026 et 2027, qui sont des années électorales importantes avec les municipales et la présidentielles. Il est à craindre que la fréquentation soit quelque peu perturbée par ces perspectives. Enfin, les communes soutiennent les salles de cinémas qui animent leurs territoires. Qu’en sera-t-il après les municipales si des changements sont importants au niveau des équipes municipales et des maires nouveaux ? Car les informations recueillies par les fédérations d’élus montrent qu’un nombre important d’entre eux n’envisagent pas de demander le renouvellement de leur mandat. Souhaitons qu’il n’y ait pas parmi eux des Maires cinéphiles ! A l’image de ceux, qui, en 1989, ont créé Villes et Cinémas (devenu Territoires et Cinéma), afin de maintenir en activité les salles menacées, et de construire de nouvelles salles. Car l’échelon municipal est le mieux placé pour maintenir et soutenir le réseau des salles de cinéma.
C’est pourquoi nous approuvons entièrement la tribune que l’AFCAE vient de publier ce 23 février.
 L’union de tous est nécessaire pour que le maillage des salles sur notre territoire ne régresse pas, et même se développe, et plus globalement pour que le soutien à la cinéphilie fasse toujours naturellement partie intégrante des politiques culturelles.
La fréquentation des Cinéphiles
Le redémarrage de la fréquentation en 2026 a été précédée en 2025 par une amélioration tant dans les salles art et essai qu’à la Cinémathèque Française.  Le bilan des deux organisations :
– Un communiqué de l’AFCAE dont vous trouverez ci-apres l’introduction, et l’intégralité sur leur site :  »  Les films Art et Essai programmés en 2025 ont enregistré un total de 44,9 millions d’entrées, soit l’équivalent de 28,6% de la fréquentation totale (156,79 millions d’entrées). Les salles classées Art et Essai, quant à elles, représentent une part de marché de 38,5%, correspondant à un total de 60,3 millions d’entrées. Malgré la baisse des entrées observée au niveau du marché global en 2025, la part de marché des films recommandés Art et Essai (28,6%) est supérieure à celle de 2024 (25%), de 2023 (27,8%), de 2022 (21,7%) ainsi qu’à la moyenne de 2015-2019 (22,9%). Plus exactement, il s’agit de la part de marché la plus élevée enregistrée par les films Art et Essai depuis 2005 (34,8 %), à l’exception de l’exercice atypique de 2020 (34 %). Le cumul des entrées enregistré par les films Art et Essai en 2025 (44,9 millions) est en très léger recul par rapport à celui de 2024 (-0,9 %), beaucoup moins significatif toutefois que celui constaté sur l’ensemble du marché (-13,6 %) « .

«La fréquentation de la cinémathèque française en 2025Fréquentation en hausse en hausse :  la Cinémathèque française confirme son attractivité.
 » En 2025, la Cinémathèque française a accueilli près de 465 000 visiteurs, spectateurs et lecteurs, soit 5% de plus par rapport à 2024, et ce, malgré la fermeture temporaire des salles en décembre. Au total, plus de 116 000 jeunes de moins de 26 ans sont venus à la Cinémathèque française, représentant 25 % de la fréquentation globale. Les salles de cinéma ont attiré 215 000 spectateurs en 2025, avec un taux de remplissage exceptionnel de 60%, maintenant ainsi la même dynamique qu’en 2024 (malgré un mois de fermeture) et marquant, pour ces deux années, la meilleure fréquentation des salles depuis les années 2018 et 2019. L’exposition Wes Anderson a accueilli 125 000 visiteurs, dont 31 % de moins de 26 ans, et connaît actuellement un grand succès au Design Museum de Londres, où elle est présentée jusqu’au 26 juillet 2026. Les portes de My Name Is Orson Welles se sont refermées le 18 janvier au soir. L’exposition a accueilli 35 000 visiteurs, dépassant nos objectifs de fréquentation. Elle sera présentée au Museo Nazionale del Cinema – Mole Antonelliana de Turin du 31 mars au 5 octobre 2026. Rendez-vous le 8 avril pour l’ouverture de l’exposition Marilyn Monroe.  Le site de la Cinémathèque française a enregistré plus de 4 millions de visiteurs, établissant un nouveau record, soit le double de la fréquentation d’il y a cinq ans. La plateforme VOD gratuite HENRI, quant à elle, totalise 383 129 visites cette année, ce qui conforte son attractivité « .
Appel des 4 000″Face à l’I.A : protéger les artistes maintenant ! »
A l’heure de l’expansion de  l’Intelligence  Artificielle, devenue tantôt le remède, tantôt le mal, 4000 actrices et acteurs tentent de mobiliser l’opinion et les parlementaires face aux abus de l’utilisation de l’I.A.Le 26 février prochain, l’Olympia accueillera la 51e cérémonie des César. Ce rendez-vous incontournable sera l’occasion de célébrer une année riche sur le plan artistique et de rire aux bons mots de Benjamin Lavernhe, maître de cérémonie de cette édition.Mais il est un sujet à propos duquel nous aussi, actrices et acteurs, n’avons pas envie de plaisanter. Car, l’esprit tourné vers l’avenir du cinéma, nous faisons face à une mutation profonde de notre métier depuis l’arrivée de l’Intelligence Artificielle. Cet outil, extraordinairement précieux pour certains métiers, est aussi une hydre dévorante pour les artistes que nous sommes.Pas une semaine ne passe sans qu’un artiste n’alerte sur la concurrence brutale que l’IA fait subir à son travail. Encore récemment, un comédien s’est vu proposer un contrat d’utilisation de son image par l’IA pour la création du nouveau spot publicitaire d’un grand groupe français en remplacement pur et simple de deux jours de tournage. Un pacte faustien… rémunéré 250 euros ! Le clonage de voix sans autorisation de comédiennes et de comédiens devient légion. Encore récemment des plaintes ont été déposées. Le travail d’une actrice ou d’un acteur se résumant alors à ses seuls attributs personnels : une voix, un visage.Ce pillage en règle n’est pas du fantasme, c’est ici et maintenant. C’est insupportable et cela se passe sous nos yeux. Et ce sont parfois des centaines d’artistes, moins établis, qui n’ont souvent pas les moyens de refuser un contrat, qui cèdent leurs droits pour l’IA, malgré les risques pour leur image et leur avenir. Au-delà de l’emploi, c’est la nature de la création que nous voulons qui est en jeu.Si le public et les professionnels sont inquiets et unanimes, la seule réponse possible est aujourd’hui du côté des politiques. Il est urgent de créer un cadre juridique pour que l’IA puisse coexister avec le travail des artistes et le respect des droits d’auteur et droits voisins. De récentes initiatives législatives montrent une prise de conscience des parlementaires. Nous appelons l’ensemble de la classe politique à se saisir rapidement de l’enjeu du respect des droits des artistes face à cette innovation dérégulée.Le cinéma français a toujours su s’emparer des révolutions technologiques pour nourrir la création dans le respect du rôle de l’artiste Nous, actrices et acteurs, demandons aujourd’hui et en urgence une réglementation ambitieuse permettant à la France de prendre ce virage numérique sans rien sacrifier ni de son patrimoine culturel ni des artistes-interprètes qui l’incarnent. »
Retrouvez cette tribune, et les signataires, sur le site de l’ADAMI
 Les listes participatives auront-elles toujours
le vent en poupe aux élections municipales 2026 ?
C’est une question des « Dossiers à suivre » du Courrier des Maires et des Élus Locaux de Février-Mars. Cet article rappelle tout d’abord que lors du dernier scrutin des élections municipales 2020, près de 700 listes citoyennes et participatives ont été déposées. Près de 90 % d’entre elles n’avaient pas de référence à un parti politique. Ces listes souhaitaient « faciliter la participation citoyenne aux municipales », et moins de 10 % avaient réussi à se faire élire. Selon les informations recueillies 540 listes se seraient déjà manifestées en France pour les prochaines municipales. Cela peut sembler peu par rapport à l’ensemble des communes de France, mais il est évidemment très difficile de constituer une liste, mais également de disposer des moyens dont sont dotés les partis politiques. L’article précise que la présence de ces listes n’est pas récente, puisque les groupes d’action municipales existaient depuis les années 60-70.Il serait bien sûr intéressant de savoir combien d’animateur de salle de cinéma, de ciné-clubs, de professionnels du cinéma, de militants bénévoles ou permanents de la vie associative figurent sur ces listes.
L’éducation populaire au bord de la rupture
C’est le titre du « Baromètre HEXOPEE 2025-2026 » du syndicat employeur des associations. Il nous a donc paru important de vous en faire part :« Les associations de l’Éducation populaire en alerte rouge – Une crise qui s’aggrave et menace l’avenir du secteur Hexopée », organisation professionnelle de l’Education populaire, publie aujourd’hui son baromètre annuel 2025-2026, réalisé en partenariat avec Recherches & Solidarités. Cette 6ᵉ édition, issue d’une enquête menée entre le 17 novembre 2025 et le 7 janvier 2026 auprès de 1393 adhérents employeurs, confirme et aggrave les tendances alarmantes observées dans la dernière édition.
Les structures des branches ECLAT, du sport, du tourisme social & familial et de l’habitat & logement accompagné font face à des difficultés financières, humaines et structurelles sans précédent, mettant en péril leur mission d’intérêt général et la cohésion sociale.
lire le communiqué de presse
Des nouvelles du cinéma
Coprésidence du BLOCStéphane Demoustier reste Co-Président du BLOC – Bureau de liaison des organisations du cinéma, il est rejoint par Fabrice Préel-Cléach en remplacement de Xavier Rigaud.

Fédération des entreprises de spectacles – FESACNadia Mathem remplace  Jean Yves Mirski à la vice-présidence de cette organisation suite au départ en retraite de ce dernier.

Nouvelle direction de l’European Film PromotionIIrina Ignatiew-Lemke deviendra directrice de l’European Film Promotion au 01er août prochain le l’EFP regroupe les instituts de promotion de 37 pays.
ACRIFThomas Petit est le nouveau délégué général de l’ACRIF – Asso. des cinémas de recherche d’Ile-de-France- (70 salles indépendantes). Il travaillait dans la distribution internationale et les festivals avant de devenir exploitant.

Observatoire européen de l’audiovisuel
En 2026 c’est la Norvège qui succède à l’Autriche à la présidence. Mari Velsand, Directrice générale de l’Autorité norvégienne des médias assurera cette présidence, présidence qui chaque année se renouvele en janvier. Rappelons que la Directrice exécutive de l’Observatoire est Pauline Durand-Vialle (précédemment déléguée générale adjointe de la SRF, puis directrice générale de la Fédération européenne des réalisateurs de l’audiovisuel – Fera).

C.N.CVenue du Ministère de la Culture et de Radio France, Sophie Zeller rejoint le CNC. Elle aura pour poste celui de Directrice des politiques territoriales du CNC. Sophie Zeller aura la responsabilité de concevoir et mettre en œuvre les politiques du CNC en faveur de l’accompagnement des auteurs, de la formation des professionnels du cinéma notamment.
Et encore…
Sunny SideLa Rochelle retrouvera Sunny Side of the Doc les 22 et 24 juin.
Cette nouvelle session sera organisée en partenariat avec Documentary Campus.
Lire le communiqué

Deux initiatives de la CST
– Création d’un groupe de travail dédié au patrimoine ; 
– Nouvelles sessions pour la formation accessibilité et inclusion dans les salles.
Tournage à Paris le retourAprès une chute due aux Jeux de Paris 2024, 2025 a retrouvé un nombre de tournages comparables à ceux d’avant les jeux. C’est à dire 6570 jours de tournage qui marquent même une hausse de 15% par rapport à 2024. Les tournages sont de longs métrages, des séries, signalons également la mise en place d’une charte contre les Violences et Harcèlements Sexistes et Sexuels – VHSS.
PRIX ALICE GUY 2026
6717 votants ont désigné les 5 finalistes sur les 150 films présélectionnés. Le nombre des votants est supérieur de 31,5% à la sélection de 2025. Puis, un jury paritaire de professionnels de culture et de cinéma se sont réunis ce mardi 24 février 2026 dans les locaux de la Scam, ils ont décerné le neuvième Prix Alice Guy à  » La petite dernière » d’Hafsia Herzi « .   
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PRINTEMPS DU CINÉMA
La session de 2025 avait enregistré 2,2 millions de spectateurs qu’en sera-t-il en 2026 ?
Mais n’oubliez pas : toutes les séances sont au tarif unique de 5 € !
Toutes les infos sur le site dédié
Le Marius de l’audiodescription décerné au film « DOSSIER 137 »
de Dominik Moll
Le Président du CNC a annoncé que le Centre pilotera désormais le Portail de l’Audiodescription. Il est également revenu sur le fait que peu de séances de ce type soient proposées au public, alors que disponibles pour les exploitants. Box Office Pro informait début février d’un décret paru le 24/12/25 modifiant le cahier des charges des systèmes de billetterie des cinémas, systèmes identifiant le détail de chaque séance. Une donnée supplémentaire est désormais obligatoire : l’indication de l’accessibilité de chaque séance aux personnes sourdes, malentendantes, aveugles ou malvoyantes. D’ici quelques mois, les informations sur ces
séances seront centralisées et rendues disponibles automatiquement dans les différents modules de recherche du public.
plus d’informations sur le portail de l’audiodescription
Le Marius est aussi sur facebook et sur  Instagram
FEMA La Rochelle 2026
Le Festival se tiendra du 26 juin au 04 juillet 2026, et a d’ores et déjà annoncé un hommage à Jacques Tati, en six films : Jour de fête 1949 ; Les Vacances de monsieur Hulot 1953 ; Mon oncle 1958 ; Playtime 1967 ; Trafic 1971 ; Parade 1974.

« En Bref » Janvier – Février 2026

Hafsia Herzi, Prix Alice Guy 2026

                Les six membres du jury du Prix Alice Guy 2026 se sont réunis ce mardi 24 février 2026 dans les locaux de la Scam, et ils ont décerné le neuvième Prix Alice Guy à…  La petite dernière d’Hafsia Herzi                 « C’est mon amie Aline Rolland, qui dirigeait le cinéma Le Caméo à Nancy, qui m’a fait connaître Alice Guy. Elle m’a offert la BD dédicacée de Catel & Bocquet que j’ai lue avec intérêt, se souvient avec bonheur Hafsia Herzi. J’ai ensuite découvert le Prix Alice Guy que je trouve très beau par l’hommage qu’il rend à cette grande pionnière. C’est important de mettre en lumière et dans un même mouvement, les réalisatrices d’aujourd’hui et Alice Guy, tant il reste compliqué de financer notre cinéma et, comme elle, de se faire respecter », conclut la cinéaste Hafsia Herzi, en se disant enchantée de cette récompense. 
La Petite Dernière est son troisième long métrage. Il était en compétition officielle au Festival de Cannes 2025 d’où il est reparti récompensé du Prix d’interprétation féminine remis à son actrice principale Nadia Melliti et de la Queer Palm. Il a reçu depuis le Prix Louis Delluc et est nommé dans sept catégories aux César 2026.                                                                                                                                             ©Mathilde Marc­
Le jury Prix Alice Guy 2026 était composé de : 
Thierry Klifa, réalisateurNathalie Azoulai, autriceLouis Derungs, acteurDamien Megherbi, producteurLaetitia Dosch, actriceLina Soualem, réalisatrice, Prix Alice Guy 2025 (absente de la photo). 
Et après ? Le Prix Alice Guy 2026 sera officiellement remis à la réalisatrice et à son équipe lors d’une cérémonie organisée au Max Linder Panorama, à Paris. 
La petite dernière y sera projeté au terme d’une soirée qui commencera par honorer le travail d’Alice Guy, la première femme cinéaste au monde.
Et comme chaque année, la soirée, à laquelle participeront la lauréate, son équipe et le jury, est ouverte à tou.te.s.
Les prochains rendez-vous Alice Guy
A Chicago, le 5 mars 2026­
L’Alliance Française de Chicago invite Véronique Le Bris à présenter sa biographie Alice Guy, la plus audacieuse des pionniers du cinéma, dans le cadre du Festival de la Francophonie 2026. A l’Alliance Française de Chicago,6:30 pm. ­En savoir plus
A Brétigny s/ Orge, le 8 mars 2026­
Pour la journée internationale dédiée aux droits des femmes, Ciné 220 organise une séance autour du documentaire américain Be natural, l’histoire cachée d’Alice Guy-Blaché de Pamela B. Green. La projection sera suivie d’un débat. 
Au Ciné 220, à 18h45­
A Bobigny, le 11 mars 2026­
Situé en plein centre-ville, au pied de la ligne 5 du métro, le tout nouveau cinéma Alice Guy ouvre au tarif très attractif de 4€ la séance. 
Six salles – 865 fauteuils – accueillent une programmation culturelle large qui ira de la danse aux rencontres.©Herault Arnod Architectures­En savoir plus

« quand le théâtre raconte le cinéma »

La Comédie de Saint-Étienne propose ce spectacle de théâtre qui retrace la naissance du cinéma, de ses premières inventions à ses grandes figures. D’Alice Guy à Georges Méliès, le public découvre ainsi les origines du 7e art.

Une scénographie inventive au service du théâtre et du cinéma

La scénographie repose sur un dispositif modulable et visuel. Le plateau se transforme en atelier de fabrication d’images. Toiles peintes, accessoires lumineux et jeux d’ombres composent un univers évocateur.
Les interprètes manipulent les éléments à vue. Le public observe les procédés du cinéma ancien. Ombres chinoises, illusions et reconstitutions de films apparaissent sous ses yeux. Le piano accompagne cette traversée artistique.

Quand une petite ville est portée par la conviction que le cinéma est bien plus qu’un simple espace de diffusion de films.

Les murs du cinéma Le Majestic, à Montmorillon, viennent à peine d’être parés de leur nouvelle façade que les passants s’arrêtent pour regarder. Longtemps dissimulé derrière une entrée étroite et des couloirs sombres, l’établissement avait du mal à se faire connaître.
Jean-Baptiste Rocher, médiateur culturel, raconte combien cette configuration particulière isolait la salle : « Je pense qu’on était le seul cinéma de France dans cette configuration. Vous aviez deux commerces de chaque côté et nous, on était dans une allée sombre au milieu. Et beaucoup de gens ne soupçonnaient pas qu’il y avait un cinéma. » Ce constat, partagé par l’équipe associative, a motivé un projet de rénovation global : toiture refaite, façade retravaillée, création d’un hall d’accueil lumineux.

L’objectif ? Donner au Majestic une présence plus forte dans le tissu urbain pour attirer un public plus large et renouvelé.

L’avenir des salles de cinéma en France

C’est toujours avec intérêt qu’à Territoires et Cinéma nous écoutons ces podcasts. Celui du 14 février dernier nous interpelle un peu plus que les autres. A vous de l’écouter !

Je rappelle que l’an passé elle a fêté ces cent-trente ans d’existence, depuis sa création par les frères Lumière en 1895. Pour aboutir aujourd’hui en France à un magnifique réseau de 2 052 cinémas, soit 6 354 salles de cinéma au total, soit plus d’un million de sièges ! Et parce qu’il est unique au monde, parce qu’il permet que les films soient visibles sur une immense partie du territoire national, il faut évidemment préserver ce réseau de salles de cinéma. Comme ce fut le cas au moment du COVID où grâce à l’action du CNC pas une seule n’a dû définitivement fermer ses portes. Ce qui ne fut pas le cas dans de nombreux autres pays, au premier rang desquels les Etats-Unis. Pour de nombreuses villes françaises, le cinéma reste le dernier lieu culturel et joue donc un rôle social de première importance, y compris comme un relais de la vie associative notamment. C’est pourquoi, je veux ce matin vous parler des menaces très concrètes et très inquiétantes qui pèsent sur LE BALZAC un cinéma associatif et classé Art et Essai, situé à Château-Renault, une commune de 5 000 habitants, en Indre et Loire dans la région Centre-Val de Loire. Le Balzac, ce sont deux salariés, une cinquantaine de bénévoles, six-cent adhérents, 24 000 entrées par an et 1 600 enfants qui bénéficient ainsi d’une Education à l’image en lien avec les écoles, les collèges et les lycées. Bref, un trésor national.

Prix Alice Guy 2026 – le jury, les finalistes

Pour départager les finalistes choisis par les 6 717 internautes qui ont voté, il fallait un jury à la hauteur. 
Qui sont celles et ceux qui composent le jury paritaire du Prix Alice Guy 2026 ? 
Louis Derungs, acteur­

Son histoire est folle, son parcours impressionnant. Etudiant à Polytechnique en Suisse, Louis Derungs est traversé par un arc électrique près d’une voie ferrée. Brûlé sur plus de 50% du corps, il est amputé des deux bras.Il enchaîne alors les exploits sportifs et les diplômes, fonde une famille et invente une solution digitale contre la douleur chronique.Il se raconte dans deux livres 15000 volts et 15000 volts dix ans après. Il inspire et interprète Après la fin, la première fiction de Frédéric Lopez, récompensé de quatre prix à Luchon Festival 2026 dont le prix d’interprétation masculine.­
Lina Soualem, réalisatrice­

Fille d’un couple de comédiens, Lina Soualem étudie les relations internationales avant de découvrir, en travaillant pour un festival argentin, le documentaire, « un genre de cinéma que je ne connaissais pas » dit-elle. Elle se lance pourtant quand ses grands parents paternels se séparent. Leur Algérie, premier film intime, connaît un vrai succès d’estime.Avec Bye bye Tibériade, elle revient sur la lignée de femmes palestiniennes dont elle est issue sa mère, Hiam Abbas. Le film a fait le tour du monde et représenté la Palestine à l’Oscar. Il a reçu le Prix Alice Guy 2025
Damien Megherbi, producteur­

Un temps journaliste, Damien Megherbi se forme en suivant la fabrication des courts métrages de Justin Pechberty avec qui il fonde la société de production et de distribution, Les Valseurs. Leur credo : mêler exigence, subversion, accessibilité et popularité dans la fiction, l’animation et le documentaire.Ce qui leur vaut une multitude de sélections et de prix dans les grands rendez-vous du cinéma mondial. Vilaine filleCiudad Sin Sueño, Le Mystérieux regard du flamant rose, Soundtrack to a Coup d’Etat… sont à leur catalogue aux côtés de la série animée Samuel signée Emilie Tronche, diffusée sur Arte et qui compte près de 50 millions de vues !­
Laetitia Dosch, actrice­

Formée en France puis en Suisse, Laetitia Dosch prouve vite qu’elle est aussi à l’aise sur scène que sur un plateau de cinéma.Révélée par le théâtre classique avant de se mettre elle-même en scène, elle s’affirme devant la caméra de Justine Triet dans La Bataille de Solférino et impose son jeu intense dans Jeune femme de Léonor Serraille puis dans Passion simple de Danielle Arbid, adapté d’Annie Ernaux.Souvent dirigée par des réalisatrices, elle revendique ses engagements envers les femmes et les animaux dans Le Procès du chien qu’elle réalise en 2024. Elle est une des héroïnes de La Maison des femmes de Mélisa Godet.­
Thierry Klifa, réalisateur­

Journaliste au magazine Studio de 1991 à 2002, Thierry Klifa passe derrière la caméra en mettant en scène Danielle Darrieux dans le court métrage Emilie est partie, puis dans le long Une vie à t’attendre. Amoureux des grandes actrices françaises à qui il écrit des rôles complexes, il a dirigé Catherine Deneuve, Nathalie Baye, Fanny Ardant, Emmanuelle Béart, Géraldine Pailhas, Diane Kruger, Miou-Miou…Avec La femme la plus riche du monde porté par le duo Isabelle Huppert/Laurent Lafitte et inspiré de l’affaire Banier-Bettencourt, il signe un des plus beaux succès du box-office français de 2025.­
Nathalie Azoulai, autrice­

Normalienne, agrégée de lettres modernes, Nathalie Azoulai  débute dans l’édition et publie en 2002 Mère AgitéePrix Médicis en 2015 et finaliste du Goncourt pour Titus n’aimait pas Bérénice, elle a souvent convoqué sa cinéphilie dans ses romans tels Les Spectateurs ou Clic Clac.Autrice d’un essai sur la série Mad Men, scénariste de Parcours meurtrier d’une mère ordinaire : l’affaire Courjault réalisé par Jean-Xavier de Lestrade, elle a co-écrit Ozu et nous, un échange de lettres sur le cinéaste japonais.En 2025, elle a publié Toutes les vies de Théo puis Petit éloge de nos sœurs. Elle est présidente du jury du Prix Femina
Ils se réuniront le mardi 24 février 2026 dans les locaux de la Scam, partenaire du Prix Alice Guy, pour choisir la lauréate 2026 parmi les réalisatrices des cinq films finalistes que vous avez élus.
 Parmi les 105 films éligibles pour le Prix Alice Guy 2026, vous avez choisi : 
Muganga – celui qui soigne réalisé par Marie-Hélène RouxPartir un jour réalisé par Amélie BonninL’Attachement réalisé par Carine TardieuDes Preuves d’amour réalisé par Alice DouardLa Petite dernière réalisé par Hafsia HerziEt après ? Une soirée de remise du Prix Alice Guy sera organisée au Max Linder Panorama pour honorer l’événement ainsi que la mémoire et le travail d’Alice Guy, la première réalisatrice au monde. 
Et comme chaque année, la soirée, à laquelle participeront la cinéaste lauréate avec son équipe et le jury, est ouverte à tou.te.s.

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