Archives pour la catégorie Actualité des salles

Bientôt le printemps… du cinéma !

PRINTEMPS DU CINÉMA 2023

La FNCF annonce l’édition 2023 du Printemps du Cinéma :

« Le Printemps du Cinéma revient dans tous les cinémas ! Parce que LA salle de cinéma est le lieu et l’écrin incomparables pour découvrir ou revoir des films en tous genres, Le Printemps du Cinéma permet à tous les spectateurs de profiter de l’expérience de la salle de cinéma seul ou à plusieurs, en famille ou entre amis, à un tarif réduit et unique qui donne envie de voir plein de films pendant ces 3 JOURS !« 

Dimanche 19 mars, Lundi 20 mars et Mardi 21 mars, 5€ dans les salles participantes. Tous les détails ici : https://www.printempsducinema.com/

https://www.printempsducinema.com/

La Pagode renaît… enfin !

Le 25 janvier la CDACI de Paris a validé la création de 2 nouvelles salles dans le centre culturel lié à la réhabilitation de la Pagode.
La salle traditionnelle est elle aussi en cours de rénovation. L’ouverture est prévue fin 2024.
Ces deux salles ne seront toutefois mobilisées que ponctuellement pour les projections cinématographiques, à hauteur de huit séances par semaine et par salle environ, soit 850 par an au total, programmées par l’équipe de La Pagode. Y cohabiteront à la fois des films art et essai proposés en continuation de la programmation de La Pagode ainsi que des projections commerciales et non commerciales s’inscrivant dans le cadre d’évènements particuliers (festivals, cycles, rencontres…) organisés par le complexe nécessitant deux écrans supplémentaires. La ligne éditoriale de ce Centre culturel du cinéma sera donc très majoritairement art et essai avec un accent particulier mis sur le patrimoine, l’objectif étant d’obtenir le classement.
La Pagode table sur 140 000 entrées annuelles, avec une ligne éditoriale farouchement art et essai.

Pour rappel, le mythique cinéma japonisant du 7e arrondissement, fermé depuis 2015, a été acquis en septembre 2017 par l’Américain Charles S. Cohen, magnat de l’immobilier, mais aussi et entre autre distributeur de films français et de classiques aux États-Unis.

sources : prefectures-regions.gouv.fr/ile-de-france ; Boxofficepro.fr ; lefilmfrancais.com

Avenir des cinémas du groupe CGR

Par une question écrite publiée le 19 janvier 2023 au journal officiel du Sénat, Monsieur Serge Mérillou, Sénateur de Dordogne, s’inquiète à juste titre du devenir de ce réseau.

Question écrite n° 04825 de M. Serge Mérillou
publiée dans le JO Sénat du 19/01/2023 – page 281

M. Serge Mérillou attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur l’avenir des cinémas du groupe CGR.
C’est officiel depuis avril 2022, le numéro 2 des salles de cinéma en France, le groupe CGR, est en vente avec ses 74 cinémas représentant 708 salles. Le groupe a été créé en 1974 à La Rochelle et est très présent en Nouvelle-Aquitaine. En plus de son activité dans l’exploitation de complexes cinématographiques, le groupe est actif dans le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et du tourisme et emploie environ 3 000 personnes.
Il semble aujourd’hui que des fonds de pension et des sociétés extra-européennes se positionnent pour racheter le groupe. De telles intentions motivées par des raisons de pure rentabilité économique, si elles devaient être confirmées, feraient peser de nombreux risques pour le cinéma français dont le modèle nous est envié en Europe et dans le monde : affaiblissement de la souveraineté européenne par la fuite d’actifs culturels dont la valeur a été portée par l’argent public ; risque pour l’emploi local ; affaiblissement certain des circuits de diffusion du cinéma dans les villes moyennes de France.
Aussi, il lui demande de garantir à la représentation nationale la ferme volonté du Gouvernement de veiller à ce que les conditions de rachat du groupe CGR soient compatibles avec les objectifs de préservation de l’indépendance du cinéma français, de renforcement de l’écosystème national de production et de diffusion du cinéma fondé sur le principe de l’exception culturelle française, de maintien de l’emploi local et de développement de la vitalité culturelle des territoires.

En attente de réponse du Ministère de la culture

Plus d’informations à propos du « Circuit Georges Raymond » sur leur site.

Réponse du Ministère de la culture publiée le 13/07/2023

Réponse apportée en séance publique le 12/07/2023

Les propriétaires du réseau CGR avaient récemment décidé de le mettre en vente, faisant naître le risque de rachats de la part d’entreprises extra-européennes dépourvues de préoccupations culturelles. Ils ont cependant fini par y renoncer. Il n’en demeure pas moins que les questions qui se posaient alors restent pertinentes. Le groupe CGR constitue le deuxième circuit de salles de cinéma en France en nombre d’écrans (705 écrans actifs en 2021) et en nombre d’établissements (74 cinémas actifs en 2021) et se place en troisième position en termes de fréquentation (25 millions d’entrées en 2019 et 10,8 en 2021). Dans la perspective tracée notamment par les articles 30 à 32 de la loi du 25 octobre 2021 relative à la régulation et à la protection de l’accès aux oeuvres culturelles à l’ère numérique, la protection de l’accès du public aux oeuvres cinématographiques et audiovisuelles est reconnue comme un enjeu culturel stratégique par les Conclusions adoptées à plusieurs reprises par le Conseil de l’Union européenne (UE), en dernier lieu le 4 avril 2022 sous présidence française de l’UE. Ainsi, le Conseil a appelé à renforcer les actifs culturels stratégiques européens, qui englobent notamment les capacités indépendantes de distribution et de présentation des oeuvres. Il a invité les États membres et la Commission européenne à préserver et promouvoir l’autonomie stratégique de ces actifs, tant afin de garantir aux publics un accès effectif à la diversité des expressions culturelles en Europe qu’afin de soutenir l’écosystème industriel créatif européen dans le maintien et le renforcement de son avantage concurrentiel. Dans ce contexte, le ministère de la culture et le ministère de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique ont souhaité que Monsieur Bruno Lasserre, dans le cadre de la mission « cinéma et régulation » qu’ils lui ont conjointement confiée en septembre dernier, se penche sur cette question. À cette occasion, Monsieur Lasserre a réfléchi notamment à la façon dont les exigences associées au principe de libre circulation des capitaux, invocables par des acteurs extérieurs à l’UE, pourraient être tempérées s’agissant des actifs culturels stratégiques. Il convient de rappeler les éléments de complexité de ce débat, liés à la spécificité du secteur de l’exploitation cinématographique comparé à celui de la production de catalogues d’oeuvres cinématographiques et audiovisuelles.D’une part, la régulation applicable aux salles – en matière d’urbanisme, de diversité de la programmation, ou encore de fiscalité – s’attache à tous les cinémas implantés en France, indépendamment de la nationalité de leurs propriétaires : elle offre donc aux pouvoirs publics des leviers et des garanties à l’égard de ces équipements qui n’existaient pas dans le cas des catalogues. En outre, une mesure de contrôle administratif exercée sur un tel achat, quelle que soit sa forme, pourrait nuire à l’attractivité des salles auprès de capitaux étrangers, au moment où le secteur de l’exploitation fait face à la nécessité de mener des investissements importants pour répondre, entre autres, à la concurrence des plates-formes de vidéo à la demande et aux exigences de rénovation énergétique. Monsieur Bruno Lasserre a remis ses conclusions aux deux ministres le 4 avril dernier. Le rapport estime que l’encadrement doit répondre au risque et estime qu’il peut être mieux prévenu par le renforcement des engagements de programmation que par un contrôle des investissements en conditionnant le soutien exploitant au respect des aspects quantifiés des engagements de programmation. Le CNC va lancer un processus de consultation d’ici à la fin de l’année, afin de mettre en oeuvre les préconisations du rapport après concertation avec les acteurs du secteur.

Publiée dans le JO Sénat du 13/07/2023 – page 4378

Les Cinémas tout d’abord

Les exploitants se questionnent sur la manière d’inciter les spectateurs à revenir en salle. Un choix possible pour eux est le réaménagement des salles.  A l’occasion de la réouverture après rénovation du Grand Rex, France Culture a interviewé Gilbert Long, « architecte spécialisé depuis la fin des années 80 dans la rénovation, la construction et l’extension de complexes cinématographiques ». Ces échanges montrent l’évolution des aménagements des salles et les questions que se posent aujourd’hui les exploitants. Il évoque également un aspect important, celui de l’attachement des habitants à la mémoire des lieux, et, regrette que  la  valeur architecturale des cinémas – le cas échant s’entend ! – ne soit pas vraiment protégée. Nous vous invitons à prendre connaissance de ce très intéressant entretien disponible sur le site de France Culture.

CNC Bilan de la fréquentation 2022

Le CNC a publié ce 02 janvier le bilan de la fréquentation en salle en 2022 :

« A 152 millions d’entrées en 2022, fort rebond de la fréquentation dans un contexte encore atypique. La fréquentation des salles de cinéma atteint 152 millions d’entrées en 2022. Si ce résultat est en retrait de -26,9% par rapport à la période pré-Covid (et à la moyenne historiquement élevée des exercices 2017 à 2019), il intervient dans une année atypique, avec d’une part des restrictions sanitaires qui n’ont été complètement levées qu’au mois de mars, et d’autre part une offre de films porteurs qui n’était pas encore équivalente à celle des années pré-Covid. »

Retrouvez ici le lien vers la page dédiée sur le site du CNC

L’association « Passeurs d’images » change de nom

L’un des objectifs de Territoires et Cinéma étant de favoriser le rôle des collectivités dans la « formation à l’image » du jeune public, notamment à travers leurs compétences dans le domaine de l’éducation… nous soutenons cette démarche.

Le nouveau nom et le nouveau logo de la structure qui coordonne les dispositifs d’éducation à l’image ont été dévoilés lors de ses Rencontres nationales à Clermont-Ferrand. A cette occasion « l’Archipel des lucioles » vient de publier un communiqué expliquant sa démarche.

Rappelons que cette association a pour mission d’assurer la coordination nationale des dispositifs d’éducation aux images (Maternelle au Cinéma, École et Cinéma, Collège au cinéma, Passeurs d’images), de l’opération Des cinés, la vie !
Centre de ressources et de mise en réseau, l’association L’Archipel des lucioles a pour mission de fédérer et d’animer le réseau des acteurs de l’éducation aux images qui œuvrent prioritairement en direction des publics jeunes et des publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques.

Le Communiqué
(source l’Archipel des Lucioles)

Se choisir un nom n’est jamais chose aisée
Dans un des premiers éditos des Rencontres nationales que nous organisions, nous vous associions coordinateur·rices des dispositifs, enseignant·es, éducateur·rices et partenaires institutionnels à des Lucioles.
Nous entendions par-là que pour s’égarer sans se perdre, les enfants, les jeunes, les élèves, ont besoin de balises, de lumières à suivre.
En 1975, Pier Paolo Pasolini publie un célèbre article où les lucioles apparaissent comme la métaphore d’une société révolue qui éclairait le monde tel un veilleur de nuit avec les derniers scintillements d’une civilisation, celle d’une culture qui allait être dévorée par la société du spectacle.
Les puissantes lumières du pouvoir anéantissent les lueurs survivantes du contre-pouvoir. Les lucioles symbolisent l’innocence perdue.
Dans un texte plus récent, Survivance des lucioles, Georges Didi-Huberman conteste cette disparition. Les lucioles peuvent être aperçues par celles et ceux qui leur prêtent attention. Dans toute situation de crise, nous pouvons rester attentifs à ces trouées lumineuses qui sont des parcelles d’humanité. On note aussi la volonté du philosophe de lutter contre une certaine uniformisation de la pensée et cette idée de résistance nous interpelle forcément.
Résister, militer n’est-ce pas ce que nous faisons au quotidien depuis plus de trente ans, chacun-e à notre niveau en faisant en sorte que les élèves, les jeunes découvrent des œuvres cinématographiques dans une salle de cinéma, œuvres qu’ils n’iraient pas voir spontanément ? N’est-ce pas ce que nous faisons en proposant aux publics les plus éloignés des pratiques cinématographiques des actions liées à la pratique et à la diffusion culturelle ?
Nous sommes à même de penser que l’ensemble des professionnels du réseau peuvent être représentés par ces insectes dont la bioluminescence faiblie mais n’a pas disparu et continue de scintiller grâce à la force du collectif.
Patrick Facchinetti
Délégué général de L’Archipel des lucioles