Tous les articles par Daniel Richard

Journées professionnelles Cinéma 93

Cinémas 93 propose trois journées de réflexion, de rencontres et d’échanges dédiées aux enjeux de la création, de la diffusion de films et de l’éducation au cinéma et aux images.

Conférences, tables rondes et projections en présence de nombreux invités.


LES INSCRIPTIONS SONT OUVERTES

CLIQUEZ ICI POUR VOUS INSCRIRE


Au programme : 

1ÈRE JOURNÉE – MARDI 16 NOVEMBRE

> matinée

Les tout-petits vont au cinéma

Prendre soin de la santé culturelle des tout-petits, l’exemple de la Clinique Contributive (PMI Pierre Sémard, Saint-Denis)

Marie-Claude Bossière, pédopsychiatre, et Anne Kunvari, coordinatrice du programme Territoire Apprenant Contributif à l’IRI (Institut de Recherche et d’Innovation), présenteront la recherche contributive menée avec des professionnels de la petite enfance et des parents autour de la question de l’exposition précoce et excessive des très jeunes enfants aux écrans domestiques.

> après-midi

Création cinématographique

Filmer l’enfance : approches contemporaines dans le documentaire et la fiction 

L’évolution du regard sur l’enfance dans notre société a-t-elle impacté celui du cinéaste ? Conférence, discussion croisée entre cinéastes et présentation d’un film en cours de fabrication.

en partenariat avec Périphérie – centre de création cinématographique

2ÈME JOURNÉE – MERCREDI 17 NOVEMBRE

Faire publics, Faire ensemble

Les démarches participatives dans la médiation culturelle à l’ère du numérique.

> matinée

Nouvelles pratiques, nouveaux usages 

Faire publics

Conversation avec Jacopo Rasmi, maître de conférences en lettres et arts à l’Université Jean Monnet – Saint-Etienne, programmateur, rédacteur pour La Revue Documentaires et Multitudes. Au cœur des échanges, une nouvelle approche des publics par le prisme de l’écologie de l’attention, où il sera question de spectateurs-programmateurs, de publics plus petits, proches et attentifs, et de situations alternatives pour la diffusion et la réception des films. Cette intervention sera suivie d’une rencontre avec des acteurs associatifs dont les projets illustrent ce changement de paradigme.

> après-midi

Le temps des ateliers

Faire ensemble

Dans la lignée de la matinée, cette table ronde propose de faire dialoguer artistes, enseignants, médiateurs et publics à travers leurs récits d’expériences participatives : ateliers de programmation, réalisation de portraits cinématographiques, festivals collaboratifs…

3ÈME JOURNÉE – JEUDI 18 NOVEMBRE

> matinée

Question d’exploitation cinématographique

Des habitants à la salle, de la salle aux habitants : la participation des habitants à l’activité et à la vie des cinémas indépendants de proximité.

50e Rencontre cinéma de Marcigny (71) du 28/10 au 2021

50e Rencontre cinéma de Marcigny (71) du 28 octobre au 1er novembre 2021 – Cinéma Vox

A vos agendas, ne manquez pas la 50ème Rencontre Cinéma de Marcigny en Saône-et-Loire. C’est le rendez-vous incontournable des passionnés, cinéphiles, élèves et étudiants, professionnels du 7e art. Et le plus ancien festival de cinéma en milieu rural qui valorise les œuvres cinématographiques du patrimoine et films restaurés. Les Rencontres sont organisées par les bénévoles de l’association Marcynéma venant de la France entière! 

La plus ancienne Rencontre de cinéma à la campagne fête ses 50 ans !
L’intégrale des films de Jean Vigo, des bandes d’Alice Guy, des films d’Ida Lupino, le cinéma italien vu à travers trois genres différents, la flamboyance du technicolor, des westerns…
Elle accueillera les invités suivants : Béatrice de Pastre, Directrice des collections du CNC, Sébastien Tiveyrat, distributeur Swashbuckler Films, Vincent Dupré, critique et programmateur Théâtre du Temple, Gilles Colpart, Journaliste et critique spécialiste du court métrage, Julien Ouguergouz, Acteur, scénariste, réalisateur du film Cannes 1939 le festival n’aura pas lieu.

Bande-annonce : https://youtu.be/r4uM7nve1sQ
Dossier de presse, affiche, bande-annonce, programme : http://www.marcynema.org
Françoise : 06 88 22 15 27 
Adrien : 07 82 04 05 09
contact@marcynema.org
https://www.instagram.com/marcynema/
https://www.facebook.com/marcynema

Association Marcynéma
Office de Tourisme Marcigny Semur
Place des Halles
71110 Marcigny

Est-ce que la critique aide à faire des films ?

Tel est la thématique essentielle – et passionnante –  de la lettre n° 56 de juillet 2021  du Syndicat Français de la critique de cinéma

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Depuis soixante ans, la Semaine de la Critique est un point de rencontre particulier entre la critique et ceux qui conçoivent, fabriquent, produisent, distribuent ou vendent les films. C’est un lieu où elle s’implique de façon plus concrète et où ses mots sont assortis d’actes : sélectionner des films et les montrer. À cet endroit et ce moment précis, la critique, les créateurs et l’industrie regardent dans la même direction, plutôt que de continuer, comme c’est le cas le reste du temps, à se regarder en chiens de faïence, avec un mélange ambigüe de défiance et de désir. À quoi sert la critique ? Cette très ancienne et très rebattue question, ici ne se pose plus : la critique sert à découvrir des films, des auteurs, des langages, et à les accompagner, “physiquement” pour ainsi dire, jusqu’à leur public.

Mais justement, si elle peut se résoudre si simplement à l’échelle d’une semaine et d’une dizaine de films, pourquoi cette question du rôle de la critique continue-t-elle à se poser de façon si sensible et complexe pour le reste de l’année et de la production ?

Lire la suite sur le site du SFCC

Le CNC annonce la création du fonds « jeunes cinéphiles »

Dominique Boutonnat, président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a annoncé le 5 juillet, lors de l’Assemblée générale de l’AFCAE à Cannes, la création d’un fonds exceptionnel destiné aux salles de cinéma afin de financer des actions ambitieuses et régulières, dont l’objectif sera de développer la cinéphilie chez le public jeune de 15 à 25 ans et de l’accompagner dans la découverte de nouvelles œuvres.

Présentation du dispositif
Le nouveau dispositif prendra la forme d’une subvention à tous les cinémas s’engageant dans un programme d’actions hors temps scolaire d’animation, de communication, d’éducation et de programmation, destinées au public âgé de 15 à 25 ans, et s’appuyant sur une programmation de films principalement, mais non exclusivement, recommandés art et essai.

Il sera mis en place dès cet été, avec la possibilité d’entrer dans le programme jusqu’à fin octobre. Le fonctionnement sera identique au classement art et essai : récompenser dans un an, à l’automne 2022, les actions menées durant les 12 mois précédents sur la base d’un cahier des charges défini préalablement.

Les conditions d’éligibilité seront les suivantes :

  • adhérer au Pass Culture et référencer les actions menées à destination des 15-25 ans sur le Pass Culture ;
  • organiser au moins trois actions ou activités par mois à destination du public jeune (sauf exception liée à la spécificité de certains cinémas, notamment les plus petits) ;
  • aller chercher les jeunes là où ils sont : en ligne et sur les réseaux sociaux. Il sera donc incontournable, pour bénéficier de cette aide, de mettre en place une stratégie de communication sur les réseaux sociaux et sur internet au bénéfice de ces différentes activités.

Elle récompensera la diversité des actions, leur ambition, leur articulation avec les dispositifs scolaires et hors temps scolaire existants

L’aide sera forfaitaire et son montant sur la base d’un barème comprenant plusieurs niveaux selon l’ambition et l’intérêt des actions menées au regard de la taille du cinéma et de la taille de son agglomération, le niveau supérieur venant notamment récompenser l’ambition de la stratégie de communication digitale et la diversité et l’efficacité des actions menées

Afin qu’elle soit réellement incitative, le CNC prévoit un niveau plancher de 8 000 € par cinéma.

source : site du CNC

AIDE DES COLLECTIVITÉS TERRITORIALES AUX CINÉMAS : le décret est paru 😉

A la veille de la reprise des salles de cinéma -ce dont nous nous réjouissons- notre motif de satisfaction de ce mardi 18 mai est la publication au Journal Officiel du décret d’application portant, à titre provisoire, les taux d’aide de 30 à 60 %.
Ceci conformément à la réponse de la ministre de la Culture, suite à une question écrite de Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret que nous avions publié ici le 16 avril dernier.

Ce décret est téléchargeable soit par un clic sur la photo, soit sur ce lien.


Cinéma : le calendrier concerté des sorties de films est mort-né

Un autre article, daté du 6 mai et en lecture libre sur le site du journal Le Monde, attire notre attention car dès la réouverture des salles la bagarre va reprendre… Quel gâchis !

Une autorégulation visant à apaiser la concurrence lors de l’arrivée sur les écrans de près de 450 œuvres n’a pas convaincu les studios américains et les grands groupes français.

Faute de combattants, la réunion entre tous les distributeurs de cinéma qui s’est tenue mercredi 5 mai sous l’égide du Centre national du cinéma (CNC) a démontré l’impossibilité d’une autorégulation des sorties de films. Seuls les indépendants militaient pour une telle solution. Les filiales des studios hollywoodiens comme les grands groupes français s’y sont opposés.

Après plus d’une année de pandémie de Covid-19, près de 450 longs-métrages français et internationaux sont en attente d’une date de retour sur les écrans français, à partir de la réouverture des salles de cinéma, le 19 mai. Face à l’embouteillage historique qui attend le 7e art, l’Autorité de la concurrence avait exceptionnellement donné son accord, le 16 avril, à une entente temporaire des distributeurs pour qu’ils éclusent la montagne de films en stock. Ce qui aurait permis aux films les plus fragiles de trouver leur public, malgré la concurrence effrénée des superproductions américaines et des très gros films français.

Les organisations représentatives du secteur, le Syndicat des distributeurs indépendants (SDI) et Distributeurs indépendants réunis européens (DIRE) se sont prononcés, mercredi, en faveur du projet d’accord esquissé par le CNC et visant à organiser un calendrier des sorties jusqu’à la fin de l’année. En revanche, la principale organisation du secteur, la Fédération nationale des éditeurs de films (FNEF), a joué la politique de la chaise vide.

Contradictions internes
La FNEF regroupe à la fois des indépendants, les filiales hexagonales des studios hollywoodiens à l’exception de Disney, et les grands groupes français, comme Pathé Films, UGC Distribution, Gaumont, MK2 Films, ou encore Studiocanal. Tiraillée par des contradictions internes, la FNEF n’a pas participé – en tant qu’organisation – à la réunion, tout en laissant ses membres le faire s’ils le souhaitaient.
Les studios américains, hostiles à un tel projet puisque leurs sorties sont généralement décidées mondialement depuis Los Angeles, n’y sont pas venus. Disney non plus. Ni les grands groupes français. Les rares présents, comme Gaumont ou Studiocanal, ont affirmé qu’ils ne souhaitaient pas signer l’accord. Face à un tel camouflet, le CNC a invité les organisations présentes à sonder leur adhérents pour décider de donner suite ou non aux discussions. Un accord uniquement entre distributeurs indépendants n’aurait pourtant pas de sens.

A deux semaines de la réouverture des cinémas, aucun garde-fou n’est donc mis en place pour éviter une concurrence portée à son paroxysme entre les films. Une situation d’autant plus délicate pour le cinéma d’auteur que les accords interprofessionnels, signés en 2016 pour garantir une diversité des films en salles et leur assurer une durée minimale d’exposition, sont aujourd’hui lettre morte.


Nicole Vulser – Le Monde

Source : journal Le Monde