Tous les articles par Daniel Richard

Comment faire (autrement)

Un tweet estival de leur part nous informait de la parution du dernier numéro de la revue Hors Champ (première revue de cinéma en langue française sur Internet, née en 1996).

Merci à eux, car, bien que beaucoup d’entre vous la connaissent déjà, mais un rappel est toujours le bienvenu !

Jean-Luc Godard est à l’honneur de ce numéro.

Un site à visiter…

En cette année 2023 du documentaire, un tweet reçu est l’occasion pour nous de parler d’un site que nous apprécions beaucoup : http ://film-documentaire.fr/

Leur compte twitter : @Film_doc

États généraux du cinéma itinérant : 8 et 9/09 2023

Les prochains États Généraux du cinéma itinérant se tiendront au Somail (près de Narbonne) les 8 et 9 septembre 2023. Ils sont organisés par l’ANCI, avec le soutien du Ministère de la Culture, de l’Agence nationale de cohésion des territoires et du Centre national du cinéma, dans le cadre de la manifestation COUP DE PROJECTEURS organisée par l’ACCILR (association des cinémas et circuits itinérants du Languedoc-Roussillon)

Extrait du dossier de presse :
Cette manifestation réunira à nouveau le 8 & 9 septembre 2023 plusieurs circuits itinérants du Sud de l’Occitanie et de France au bord du canal du midi en un lieu unique : Le Somail.
Édition qui accueillera d’ailleurs cette année les États généraux de l’ANCI (Association Nationale des Circuits Itinérants), sublimant ainsi un site incontournable de notre région, des œuvres cinématographiques et des professions, dont une : exploitant.e de cinéma…en mouvement.

Les circuits de cinéma itinérants réalisent en tous lieux des projections de qualités avec du matériel de cinéma professionnel, aux normes d’exigences internationales DCI (Digital Cinéma Initiatives)
Ces professionnels ont pour passion de développer une offre culturelle riche et ambitieuse au plus près des publics.
Ultimes maillons de la diffusion des œuvres et de leurs rencontres avec les spectateurs dans les territoires les plus reculés, les circuits itinérants du Sud-Occitanie façonnent au gré des chemins et des aventures; convivialité, lien social fort, curiosité, éducation à l’image et émerveillement.

 » Cet évènement met en lumière l’investissement de toute une filière professionnelle et des politiques publiques dirigées vers l’aménagement et le développement culturel des territoires… »
Coup de Projecteurs

Retrouvez sur le site de l’ANCI l’ensemble des informations sur cette manifestation

Pass culture : un modèle économique encore « incertain », pour la Cour des comptes

A plusieurs reprises Territoires et Cinéma s’est interrogé sur l’utilisation du « Pass Culture » qui pour l’accès aux salles de cinéma représente 18 % des dépenses.


Ce 18 juillet la Cour des Comptes a rendu public son rapport sur le Pass Culture.

L’introduction de ce rapport en évoque les principaux dysfonctionnement :
Imaginé en 2017, le Pass Culture a connu une phase de préfiguration faisant intervenir une start-up d’État, sous la double tutelle du ministère de la culture et la direction interministérielle en charge du numérique. Au cours de cette genèse, diverses problématiques de gestion ont été identifiées par la Cour, en particulier un contrôle déficient de la chaîne de la dépense publique et le recours à des consultants extérieurs dans des conditions discutables.
Le rapport publié ce jour n’a pas eu vocation à évaluer d’un point de vue qualitatif ou sous l’angle de l’impact l’ensemble de ce dispositif encore en cours de déploiement – travail, auquel la Cour envisage de prendre part, qui devrait avoir lieu à un horizon de trois à cinq ans.
Cette enquête s’est en revanche concentrée sur deux points : la mise en oeuvre administrative du dispositif entre 2017 et 2019 d’une part, et les conditions dans lesquelles la SAS remplit aujourd’hui sa mission d’autre part.
Sur ces deux sujets, la Cour formule trois recommandations principales :
– 1 : Evaluer l’impact du Pass Culture pour réfléchir à de potentiels ajustements du dispositif.
– 2 : Adopter une charte de déontologie ministérielle, qui précise en particulier les règles applicables aux agents publics recrutés dans le secteur privé ou rejoignant un fournisseur de prestations intellectuelles, conformément à la circulaire du Premier ministre du 19 janvier 2022.
– 3 : Inclure la SAS Pass Culture dans la liste des opérateurs de l’Etat.


Source : Cour des Comptes

6e Baromètre Flash de la COFAC – Bénévolat de responsabilité : le grand épuisement

Du patrimoine au spectacle vivant, de la musique au théâtre en passant par la radio ou la vidéo, la COFAC représente ainsi plus de 40 000 associations culturelles. Territoires et Cinéma en est membre.

Le Baromètre Flash de la COFAC sonde les associations culturelles afin de mieux comprendre et anticiper leurs besoins. La 6e édition du baromètre s’est tenue en ligne du 22 mai au 26 juin 2023.
En voici le résultat :
L’épuisement physique et moral des responsables associatifs est patent et plus important dans le secteur culturel que dans les autres champs associatifs. Déjà marqué lors du Baromètre précédent, il va s’accentuant et le renouvellement des responsables est de plus en plus difficile. Aux difficultés liées à la recherche de financement et au sentiment de n’être pas écouté, s’ajoutent également les difficultés opérationnelles qui se multiplient (refus de dépôt de dossier pour les évènements extérieurs prévus pendant la période JO, complexité de la règlementation, mises en concurrence entre associations, quasi-municipalisation, difficultés de recrutement des salariés, nombreuses taxations indues de l’URSSAF pour la période Covid…). Le « Dites-le nous une fois » applicable aux particuliers n’est pas de règle pour les associations.

Les conséquences de l’abandon des responsables associatifs culturels par épuisement ou découragement est un renoncement à leurs droits culturels et un amoindrissement de ceux de leurs adhérents.

Moins de culture et moins d’engagement citoyen dans les politiques culturelles signifient aussi moins de cohésion sociale, un recul de la Culture du quotidien notamment dans les territoires éloignés des institutions publiques, une intégration des nouveaux arrivants empêchée, des emplois menacés faute d’employeurs, et, plus grave encore, une citoyenneté en recul.

Découvrir les résultats du 6e Baromètre

La COFAC rassemble 28 fédérations œuvrant dans l’ensemble des champs des pratiques artistiques et culturelles. La COFAC permet aux acteurs associatifs de réfléchir et d’agir de manière concertée sur la place des associations, des bénévoles, des amateurs et des usagers dans l’élaboration des politiques culturelles.

Il est temps de faire confiance et de redonner confiance à celles et ceux qui s’engagent pour que la Culture soit vivante dans tous les territoires et réellement accessible à toutes et tous, temps de considérer la pratique des amateurs pour ce qu’elle apporte aussi à long terme à toute la société et temps de financer les associations pour ce qu’elles sont et non seulement pour ce qu’elles font.

Pour nous contacter :
COFAC
22 rue Oberkampf – 75011 PARIS
Tél : 01 43 55 60 63
cofac.coordination@cofac.asso.fr
http://www.cofac.asso.fr

Deux projets innovants ont été distingués le 6 juillet au Festival La Rochelle Cinéma.

Grand Chelem pour Cinexpérience ! 
  Le Prix du Jury Futur@Cinéma, le Coup de Cœur des professionnel·le·s et la Mention Spéciale ADRC
 Des événements immersifs, clés en main, pour la sortie de nouveaux films ou la rediffusion de films de patrimoine. La recette ? Du storytelling, un montage facile et guidé, des éléments de décors durables et déployables, un accompagnement pour optimiser les ressources et écosystèmes locaux. Pour les exploitants de tous types de salles et distributeurs de films, avec des coûts maîtrisés et mutualisés, et un tarif abordable. 

Plus d’informations sur le site Futur@cinéma

QU’EST-CE QUE FUTUR@CINÉMA ?

ENSEMBLE À LA RECONQUÊTE DES PUBLICS !

Futur@Cinéma est un programme élaboré en partenariat avec plusieurs festivals, pôles et résidences, tout au long de l’année, autour d’un enjeu fort : la reconquête des publics, en particulier des 15-25 ans, dans les salles de cinéma. C’est une initiative unique en son genre, compte tenu de sa durée, de son contenu et de son format. 

Les objectifs


  • FAIRE ÉMERGER DES PROJETS SOLIDES ET STRUCTURANTS POUR LA FILIÈRE CINÉMA
  • IDENTIFIER LES ACTEURS DU CHANGEMENT ET CRÉER UN VÉRITABLE RÉSEAU D’EXPÉRIMENTATION
  • RÉHABILITER LE CINÉMA EN SALLE DANS LES PRATIQUES CULTURELLES DES JEUNES     
  • ENCOURAGER LES ÉCHANGES ENTRE DES ACTEURS ÉTABLIS SUR DIFFÉRENTS TERRITOIRES ET INITIER UN NOUVEAU MAILLAGE ENTRE LES FESTIVALS

Les modes d’actions

Nous intervenons au sein d’un Challenge d’innovation accueillant une dizaine de projets en développement pendant une année.
Nous participons également aux réflexions et rencontres liées à l’innovation dans le secteur du cinéma.
Tous les événements du dispositif sont organisés avec la complicité de nombreux partenaires qui nous soutiennent et contribuent à enrichir le programme.
Lancée le 18 mars 2021 pour une durée de 9 mois, la première édition de Futur@Cinéma s’est structurée autour de la thématique du public 15-25 ans dans les salles de cinéma, et à travers deux volets : des rencontres professionnelles et le Challenge d’innovation.

La deuxième édition du Challenge d’innovation vient de se clôturer lors du FEMA (Festival La Rochelle Cinéma)

Plus d’informations sur le site Futur@cinéma

Classement des salles Art et Essai : l’analyse de l’Afcae

Dans l’édito du dernier « le courrier Art et Essai » de juillet 2023 l’AFCAE, l’Association Française des Cinémas Art et Essai, Jérôme Bachy souligne indique que … » « Forts de notre expertise et de nos 1 250 adhérent·e·s, nous porterons l’idée d’une sélectivité plus juste qui repose sur des critères qualitatifs (d’animations, d’accompagnements), de diversité des programmations, sur un meilleur équilibre entre les territoires, sur une meilleure valorisation des labels et une attention particulière aux actions 15-25. Lors des concertations, nous serons vigilant·es au fait que la notion d’Art et Essai conserve sa pluralité et ne devienne pas un axe de programmation élitiste qui exclurait de fait une partie des spectateur·rice·s. Pour l’AFCAE, la volonté de classement des salles doit rester entre les mains des exploitant·e·s en prenant en compte des facteurs sur lesquels nous avons une action directe, c’est-à-dire : la programmation, l’animation de nos lieux et la connaissance de notre public dans chaque territoire.

Lire la totalité de l’édito sur le site de l’AFCAE
Lire le courrier Art et Essai

pour mieux comprendre dans quelle situation se trouve l’Europe en matière de territorialité et de fenêtres d’exploitation.

La question des fenêtres d’exploitation et de la territorialité est au cœur des débats…

Ce rapport examine la réglementation en vigueur en Europe afin de déterminer quand, comment et où nous accédons à nos contenus.

Le principe des fenêtres d’exploitation et la notion de territorialité (distribution pays par pays) constituent depuis longtemps la pierre angulaire du modèle européen de financement et d’exploitation des œuvres cinématographiques et des productions audiovisuelles.

Ce nouveau rapport – Territorialité et chronologie des médias dans le secteur européen de l’audiovisuel – explore la législation européenne en vigueur et les pratiques du marché en matière de fenêtres d’exploitation et de territorialité afin de déterminer « quand, comment et où » les œuvres cinématographiques et les productions audiovisuelles peuvent être mises à la disposition du public européen. Notre rapport tient également compte du point de vue des professionnels du secteur, qui sont particulièrement concernés par toutes les réglementations applicables à ces paramètres.

Le premier chapitre plante le décor en donnant une définition actuelle et pertinente des fenêtres d’exploitation. Les auteurs y décrivent l’impact dramatique de la pandémie sur l’organisation des fenêtres d’exploitation, dans la mesure où l’exploitation des salles de cinéma a été suspendue et où la consommation de films en streaming a littéralement explosé. Une analyse des fenêtres d’exploitation après la pandémie de COVID est ensuite présentée. Ce chapitre examine également les différents facteurs qui ont une incidence sur la circulation transfrontière des contenus européens.

Le deuxième chapitre présente en détail les différents textes législatifs de l’Union européenne qui ont une incidence sur les questions de territorialité et de fenêtres d’exploitation, notamment le droit d’auteur et le droit en matière de concurrence, et analyse les discussions entre les parties prenantes sur l’accès et la disponibilité des contenus audiovisuels au sein de l’Union européenne.

Le troisième chapitre examine en profondeur les différentes dispositions nationales applicables aux fenêtres d’exploitation dans l’ensemble de l’Europe. La durée des fenêtres d’exploitation peut être fixée au niveau national par la législation, dans les règlements des organismes de financement public, par exemple, ou encore par des dispositions contractuelles au cas par cas ou des accords sectoriels. Les auteurs constatent d’énormes différences de stratégie entre les pays étudiés. En Bulgarie, par exemple, les opérateurs de streaming peuvent diffuser une œuvre cinématographique trois mois seulement après sa sortie en salle, alors qu’en Belgique, ce délai est de 26 mois au minimum. Ce chapitre expose en détail les dispositions législatives applicables en France et en Bulgarie, ainsi que la réglementation en matière de financement public en Autriche, en Allemagne, en Irlande et en Italie. Les auteurs ont également joint en annexe un tableau récapitulatif des différentes stratégies nationales en Europe.

Le quatrième chapitre passe en revue les points de vue exprimés par les professionnels du secteur sur la question de la territorialité et sur celle des fenêtres d’exploitation. Il examine en particulier les réponses de neuf parties prenantes à l’appel à propositions de la Commission européenne sur la manière d’améliorer la disponibilité en ligne et l’accès transfrontière des œuvres cinématographiques et des productions audiovisuelles dans toute l’Europe.

Le cinquième chapitre retrace quant à lui la jurisprudence récente de l’Union européenne dans ce domaine, et le sixième chapitre dresse un état des lieux dans lequel les auteurs concluent : « La territorialité et les fenêtres d’exploitation resteront probablement des histoires sans fin car elles sont des composantes incontournables de la complexe équation que constitue le secteur européen de l’audiovisuel ».

Un nouveau rapport gratuit à lire absolument pour mieux comprendre dans quelle situation se trouve l’Europe en matière de territorialité et de fenêtres d’exploitation.