Archives pour la catégorie Confiné.es pour un temps, Cinéphiles tout le temps !

21 films de La Quinzaine des Réalisateurs mis en ligne sur France.tv

21 films de La Quinzaine des Réalisateurs mis en ligne sur France.tv

Imaginée en partenariat avec la Quinzaine des Réalisateurs et avec le soutien de France Culture et du Forum des images, cette initiative permet de découvrir gratuitement une sélection de films présentés depuis 1990 dans cette section parallèle du Festival de Cannes.
Une première pour la plateforme et une manière pour France Télévisions de « marquer son soutien au monde du cinéma durement éprouvé par la crise sanitaire ». « Partenaire historique de la Quinzaine des réalisateurs, France Télévisions a souhaité, dans le contexte actuel, mettre à l’honneur la création et les auteurs au travers d’une sélection des films présentés à la Quinzaine des réalisateurs et pour la plupart coproduits par ses filiales », souligne le groupe.

Disponibles progressivement depuis le 15 mai, les œuvres choisies seront visibles pendant trois mois.

Quatorze longs métrages et sept courts métrages (dont 3 réalisés dans le cadre de la collection « Regards de femmes 2019 » projetée à la Quinzaine en Action en 2019) seront proposés au total sur France.tv.

Découvrez la liste complète des œuvres ci-dessous :
Longs métrages
– Toto le héros (1990) de Jaco van Dormael
– La Promesse (1996) de Jean-Pierre Dardenne et Luc Dardenne
– J’ai horreur de l’amour (1997) de Laurence Ferreira Barbosa
– Le Bleu des villes (1998) de Stéphane Brizé
– Haut les cœurs ! (1998) de Solveig Anspach
– Tout va bien on s’en va (2000) de Claude Mouriéras
– La Moustache (2005) d’Emmanuel Carrère
– Dans Paris (2006) de Christophe Honoré
– Le Voyage aux Pyrénées (2008) de Jean-Marie Larrieu et Arnaud Larrieu
– La Famille Wolberg (2009) d’Axelle Ropert
– Pieds nus sur les limaces (2010) de Fabienne Berthaud
– La Fée (2011) de et avec Dominique Abel
– Henri (2013) de Yolande Moreau
– Ma vie de Courgette (2016) de Claude Barras

Courts métrages
– Basses (sélectionné en 2018) de Félix Imbert
– Les Extraordinaires Mésaventures de la jeune fille de pierre (sélectionné en 2019) de Gabriel Abrantes
– Las Cruces (sélectionné en 2018) de Nicolas Boone
– Lethe (sélectionné en 2016) de Dea Kulumbegashvili

Films issus de la collection Regards de femmes 2019
– Osez l’émancipation réalisé par les élèves 1ère ES-S-STMG l
angue arabe, du Lycée Montgrand (Marseille) accompagnés de leur professeur Mme Rime El Hossamy
– L’Ascenseur, réalisé par la classe de seconde Santé-Social du Lycée Jean Moulin (Draguignan), accompagnée de leurs professeures Mme Frédérique Ferry et Mme Mila Benano-Melly
– Le Silence parle, réalisé par la classe de seconde 5 du Lycée Joliot Curie (Nanterre), accompagnée de leur professeur Mme Sandrine Lamoureux

Source : CNC et France.tv

Voir tous ces films :clic ici

Nos salle préférées sont privées de spectateurs, mais…

beaucoup se sont organisées pour nous permettre de rester en lien avec elles.

C’est ainsi que, au gré de nos investigations, nous souhaitons partager avec vous quelques unes de ces initiatives :
L’AFCAE : …/... « nous  proposons de partager, par le biais d’une newsletter hebdomadaire, les initiatives des salles adhérentes pour rester en contact avec leurs publics : ateliers, sélections de films à visionner sur plateformes, débats virtuels, partage d’informations…

L’ACID, qui, pour les films ayant bénéficié de son soutien, propose sa rubrique Films & Cinéastes. On y retrouve pour chaque film une critique, une fiche technique, des photos et surtout le lien pour le voir -d’une manière légale- en V.O.D.

V.O magazine Art et Essai, que nous trouvons souvent dans nos cinémas, est aussi depuis longtemps en ligne. Une bonne occasion de continuer à le lire et de suivre l’actualité d’autres initiatives telle que « La Toile ». V.O est aussi sur Facebook

Le Cinéma Utopia de Bordeaux, propose -jusqu’au 19 mai- en accès libre le film « Léger tremblement du paysage » de Philippe Fernandez.  A lire aussi sur le site leur « journal de bord d’un cinéma fermé »

La cinémathèque de Toulouse, avec son site qui fourmille de propositions vaut le coup qu’on s’y attarde. Et sur sa chaîne Viméo, elle donne à voir les films restaurés par ses soins. De quoi découvrir des pépites qui ont plus d’un siècle.

« JEUNE JULIETTE » DE ANNE EMOND ENFIN DISPONIBLE !

JJuliette (3)

L’ouverture du site «cinemaquebecois.fr» me donne l’occasion de revenir sur un film sur lequel je n’avais pas donné mon avis en son temps. Vous lirez pourquoi ci-après. Ensuite, j’en attendais la sortie DVD, et puis, la crise sanitaire nous a tous arrêté…ce billet vous parle aussi d’un temps où l’on allait encore grignoter chez le traiteur vietnamien le midi…

« Jeune Juliette » de Anne Emond
par Céline Recchia, début mars 2020 *

Non vous ne rêvez pas, le film est bien sorti depuis décembre 2019.

Et je me suis bêtement dit que, ayant été touché dans un aspect personnel par ce film, comme beaucoup d’autres personnes d’ailleurs, je n’en ferai pas un retour de sinon cinéphilique au moins celui du « strict spectateur »…position particulièrement compliquée au demeurant !

Mais, ce midi *, une jeune fille déjeunait comme moi chez le traiteur vietnamien à côté du bureau, et je passais mon temps à me dire « Mais bon sang, on dirait Léane ! » – Léane étant la meilleure amie de Juliette.

Car en fait je repense depuis toutes ces semaines au film, mais bien au film, sans affect, à sa drôlerie, à ses jeunes, et aux adultes aussi, bref à cette réussite à l’écran, dans la forme et dans l’interprétation.

De retour sur internet pour en retrouver l’ambiance grâce à la bande annonce, je suis tombée sur un très intéressant entretien sur le site « Le Polyester » où  Anne Emond, la réalisatrice du film, confie s’être inspiré de sa propre adolescence. Mais, et on aime le cinéma aussi pour ça, « Jeune Juliette » lui a permis de recréer sous de meilleures auspices cette période qui fut ingrate dans sa vie.

Comme il a été si bien dit dans d’autres critiques : Juliette ne s’excuse pas d’exister, de toute façon ce sont les autres qui sont des cons !

Car Juliette a une répartie redoutable, est cultivée et très bonne élève. Anne Emond n’en fait ni une victime ni un ange. Elle a placé Juliette dans une famille stable malgré le divorce des parents, et montre un entourage familial aimant, et de plus, comme elle dit encore dans cet entretien, ici la fille grosse est le sujet central du film, et non pas l’éternelle bonne copine au comportement irréprochable. Son récit du casting montre la subtilité de l’approche.

Ainsi, elle nous emmène sur d’autres chemins. Je ne partage pas du tout les avis négatifs sur un film de sous-catégorie du teen movie, pas du tout.  Je le mettais pour ma part au niveau de « L’Effrontée » Claude Miller, et Anne Emond le cite en référence !

Je crois que les films sur la jeunesse, lorsqu’ils sont traités sérieusement, dans une tonalité drôle comme dans une tonalité dramatique, méritent toujours d’être vu, car, ancrés dans leurs époques ils donnent à voir les injustices, les complexités, les aspirations aussi, des jeunes au seuil de leur(s) future(s) vie(s).

En attendant que nos salles rouvrent… on fait quoi ?

 Voici un extrait de l’édito de la newsletter du cinéma Les Carmes à Orléans qui donne leur point de vue sur la situation à la suite de la réunion par visio-conférence le 29 avril entre, le Ministre de la Culture et la FNCF, le SCARE, l’AFCAE  dont Les Carmes déduisent que :
…/…
« Officiellement, nous aurons donc des nouvelles autour du 2 juin (2020).
Par ailleurs, dans ce contexte, nous savons que beaucoup d’entre vous s’inquiètent pour notre sort et nous vous en sommes sincèrement reconnaissants. Ça nous met du baume au cœur. Nous sommes inquiets pour le cinéma français, pour la profession, pour les intermittents, le secteur plus globalement. Nous sommes inquiets pour la culture et nous nous inquiétons pour nous, bien sûr. Juste une chose fondamentale, soyons tous (raisonnablement) au rendez-vous de la reprise. Vous écrire, c’est une façon de vous dire qu’on pense à vous, qu’on pense très fort à votre cinéma, notre salle. Vous écrire, c’est nous inscrire dans la fidélité au public des carmes… c’est vous dire de mille façons différentes combien vous nous manquez, combien cette situation si particulière est préoccupante… mais c’est aussi vous écrire que nous tenons bon et que c’est grâce à vous très cher public. La perspective de faire à nouveau ce que nous savons faire nous porte !

Nous continuons de penser qu’ouvrir doucement durant l’été, nous permettra de mettre en place les mesures sanitaires nécessaires et de nous accoutumer aux mesures de distanciation sociale qui ne nous sont pas naturelles. Mais cela nous donnera le temps de former les équipes, de préparer les salles tranquillement dans la torpeur estivale. Cela vous permettra aussi de reprendre confiance en nos petits lieux, même si nous serons peut-être contraints d’être équipé de masques, de visières et enveloppés dans des sacs poubelle.

Ouvrir petit à petit avant la rentrée, qui pour nous est synonyme de grosse activité, nous paraît nécessaire. On tâtonne. On réfléchit, on se renseigne, on demande des consignes scientifiques sur la climatisation par exemple. On ne fait que ça, tout en co-organisant tout un tas de séances à distance. Et en parlant de ces fameuses séances, le menu se charge un petit peu pour notre plus grand plaisir. Nous sommes ravis que ces séances se fassent avec l’accord de quelques distributeurs audacieux (jour2fête, Les alchimistes, DHR, JHR, Météores distribution, Cinéma Public Film, La Grande distribution…) et avec l’initiative de la 25e heure. Économiquement comment ça marche ? Le cinéma touche 40% du billet, 40% va au distributeur et le reste à la plateforme ! Formidable, non

Alors voici ce qui arrive avec la 25e Heure :
> Vendredi 1er Mai à 20h J’veux du soleil – Séance Débat avec les réalisateurs ;
> Dimanche 3 mai à 20h15 DEPUIS MEDIAPART – Séance Débat avec Edwy Plenel et la réalisatrice Naruna Kaplan de Macedo ;
> Lundi 4 mai à 20h LIBRE – Séance débat avec Cédric Herou ;
> Mercredi 6 mai à 20h15 Hubert Reeves La Terre vue du cœur – séance présentée par Hubert Reeves & suivie d’un échange avec la réalisatrice Iolande Cadrin-Rossignol ;
> Mercredi 6 mai à 20h :PAPICHA – suivi d’un débat avec Lyna Khoudri ;
> Samedi 9 mai à 20h15 : DES LOIS ET DES HOMMES – séance suivie d’un échange avec le réalisateur Loïc Jourdain ;
> Tous les jours à 10h / 13h30 / 17h : Les fantastiques livres volants ;
> Tous les jours à 10h / 13h30 / 17h : La chouette entre veille et sommeil

Et puis bien sûr sur La Toile où les nouveautés de bousculent. Vous aviez raté Un divan à Tunis ? Pas de panique, le voici programmé sur La Toile !!!

Question patrimoine, cette semaine, nous vous recommandons « A bout de souffle » de Godard… (Pas de sens caché dans le titre du film et présentation dimanche sur Facebook),
« L’amour flou » en sélection Art et Essai,
Et l’incontournable Ernest et Célestine en jeune public, cet hymne à la tolérance, avec cette si belle chanson de Thomas Fersen !

Résultat de la consultation de l’ADRC

Le Film Français annonce la publication des résultats de la consultation que l’ADRC a lancé « pour tenter d’accompagner au mieux la reprise d’activités de la diffusion cinématographique en salles« .

Cette consultation s’est achevée ce 17 avril 2020, vous pouvez dès maintenant la consulter ICI

Quizz cinéma…

C’est aussi l’occasion d’écouter la radio puisque etc. (bon on vous la refait pas une fois de plus, vous savez tous ce qu’on aurait écrit mais nous voulons vous économiser du temps pour la lecture de ce post…)
Donc dans l’une de ses récentes émissions (« Par Jupiter, France Inter, 17h.)  Charline Vanhoenacker lance un quizz cinéma que nous souhaitons partager avec vous.

67 millions de Français sont confinés avec Louis de Funès. Nous avons adapté les titres de ses films à la situation actuelle, mais dans cette liste s’est glissé un intrus. Sauras-tu le découvrir ?
A. La traversée de Paris sans attestation 
B Le Grand restaurant est fermé
C. La vérité si je mens sur la pénurie
D. Les grandes vacances sont annulées

Votre réponse est attendu en commentaire

et merci à Céline Recchia pour cette trouvaille !

Et pourtant….

Mon cinéma me manque.
Qui n’a pas SA place… toujours la même, mais différente selon la salle. Son odeur, ses sièges, sa moquette, son ruban lumineux, son intimité ou pas, son écran, son son (si, si !) mais aussi le partage avec d’autres spectateurs tant les inconnus que ceux que je connais depuis longtemps etc. J’aime mon cinéma indépendant. Le mien c’est le Cinéma Les Carmes à Orléans. Et vous c’est lequel ?

Vous l’aurez compris j’aime voir un film -comme beaucoup- sur un écran de bonne dimension. J’ai beaucoup de mal à le faire sur mon téléviseur. Chez moi je suis totalement incapable de « faire le vide » , de me laisser porter par les images et les dialogues.

Aujourd’hui je dois faire avec ce manque avec ce manque.
Je n’aime pas les « plateformes ». Je n’aime ni leur façon de mettre la main sur les films, ni leur manière de rémunérer les exploitants, surtout les indépendants. Je n’aime pas avoir à payer ailleurs qu’à un guichet de cinéma.

En France nous avons la chance d’avoir un réseau dense qui permet à chacun d’aller « au cinéma » (enfin presque à chacun puisqu’un français sur deux n’a pas de salle à proximité de son lieu de vie). Une amie Française expatriée me l’ayant signalé je dois reconnaître que sans ces plateformes elle ne pourrait voir aucun film français.

Et pourtant j’ai réussi à rester sur mon canapé grâce à Arte TV qui propose des films à voir ou à revoir, et même à re re voir !

Vous êtes comme moi : https://www.arte.tv/fr/videos/cinema/films/

 

Ceci dit vous avez aussi :
« Henri » : des films rares- proposé par la Cinémathèque Française ;
Le GREC (Groupe de Recherches et d’Essais Cinématographiques) ;
La Toile, le service V.O.D des indépendants ;

et certainement quelques autres…