Tous les articles par Daniel Richard

Cinéma en plein air : Passeurs d’images, entre dynamique nationale et territoires

Dans sa newsletter en date du 8 août le CNC propose un article très complet sur ce dispositif « Passeur d’Images ».
Territoires et Cinéma vous invite à le lire…

Né en 1991 dans le contexte des politiques de la ville, Passeurs d’images s’est imposé comme un acteur majeur de l’éducation à l’image sur les territoires. Soutenu par le CNC, l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) et le ministère de la Culture, il déploie notamment des séances de cinéma en plein air qui conjuguent démocratisation culturelle et médiation.
Rencontre avec Olivier Demay, coordinateur national de Passeurs d’images (L’Archipel des Lucioles), et Paul Oudin, coordinateur Passeurs d’images Lorraine (Ligue de l’enseignement – Fédération de Moselle) pour comprendre l’articulation de ce dispositif.

Beau projet à La Ciotat : Une salle de cinéma dans une école.

Dans le cadre du projet NEFLE (Notre École, Faisons-La Ensemble), initié par le ministère de l’Education Nationale, la ville de La Ciotat (Bouches-du-Rhône) prépare pour la rentrée scolaire prochaine une salle de cinéma immersive et éducative à l’école élémentaire Rosy Sanna.
Territoires et cinéma se félicite de cette initiative.

Pensée comme un espace mutualisé entre temps scolaire et périscolaire, ce lieu à la fois culturel et pédagogique proposera :

  • Des films interactifs en réalité virtuelle pour sensibiliser au harcèlement scolaire
  • Des projections pour enrichir les apprentissages et développer l’éducation à l’image
  • La création de contenus audiovisuels par les élèves eux-mêmes
  • Une découverte concrète des métiers du cinéma dès le primaire

Ce projet s’appuie sur un écosystème local dynamique, mobilisant des structures culturelles (Eden Théâtre, Alhambra, Micro-Folie), des artistes, des intervenants, ainsi que des établissements scolaires partenaires (notamment le lycée Lumière – option cinéma)

Comité de concertation distributeurs-exploitants : une première recommandation du CNC

Dans un contexte où la fréquentation en salle reste fragile et où des tensions inédites s’expriment au sein de la filière, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a mis en place un comité de concertation entre exploitants et distributeurs. La première recommandation issue de ces travaux porte sur l’organisation massive d’avant-premières et les sorties anticipées de films.

Le président du CNC, Gaëtan Bruel, a mis en place en mai 2025 un comité de concertation composé de sept représentants des exploitants de salle de cinéma et de sept représentants des distributeurs de films (liste infra).
La Médiatrice du cinéma, Laurence Franceschini, est étroitement associée à cette initiative.
La création de ce comité de concertation fait suite au constat, partagé par l’ensemble de la profession, de tensions inédites qui se sont manifestées, depuis quelques mois, dans les relations entre exploitants et distributeurs mais aussi dans les relations entre exploitants ou entre distributeurs.
Son objectif est d’apaiser les tensions et à rétablir le dialogue au sein de la profession. En tenant compte des échanges au sein de ce comité, le CNC diffuse des recommandations qui visent à améliorer la diversité de l’offre cinématographique en salles et la plus large diffusion des œuvres, dans l’intérêt du public.
Les modifications profondes des conditions de diffusion des films en salles, liées notamment à la fin du dispositif des contributions des distributeurs à l’équipement numérique des salles (les VPF – Virtual Print Fees), sont la cause de ces tensions entre les deux secteurs. Ces changements se traduisent notamment, comme l’a illustré le dernier Observatoire de la diffusion du CNC de décembre 2024 , par l’élargissement des plans de sortie des films, le développement de la multiprogrammation et l’accès facilité de toutes les salles aux films les plus porteurs.
Cette situation complexe, dans un contexte de retour partiel aux niveaux de fréquentation antérieurs à la crise sanitaire, fait peser des risques sur la diversité de l’offre cinématographique en salles : elle réduit l’exposition des films, ce qui tend à écarter des écrans les films les plus fragiles ou les moins attendus par le public, tout en entravant la carrière des films les plus porteurs.
Première recommandation 
Les premiers travaux menés entre le CNC et le comité de concertation ont porté sur l’organisation massive d’avant-premières et sur les sorties anticipées de films.
Entre 2019 et 2024, on constate notamment un doublement du nombre de séances organisées en avant-première.  Ces avant-premières massives et simultanées sont susceptibles de perturber la diffusion des films en exploitation en entrainant des déprogrammations tardives, sans l’accord de leurs distributeurs. Dans ces conditions, le caractère événementiel et exceptionnel d’une avant-première n’est plus identifié par le public.
A la suite de ces travaux, le CNC publie une recommandation qui vise donc à éviter que les avant-premières d’un film donné ne viennent perturber la bonne exposition de l’ensemble des films, par leur caractère massif et simultané. Il ressort de la recommandation les conclusions suivantes :
• L’organisation des avant-premières doit être limitée, dans chaque établissement, à une séance ou à un créneau horaire (en fonction de sa taille).
• Pour la bonne information du public et des professionnels, la ou les séances en avant-première devraient être annoncées au moins deux semaines à l’avance.
• Les séances en avant-première ne devraient pas être organisées le samedi.
• Concernant le jour de sortie nationale des films, il est rappelé que, conformément aux usages, celui-ci est fixé au mercredi.
• Les sorties anticipées, le lundi ou le mardi, doivent être assimilées aux avant-premières (sauf pour les films sortant le jour de leur diffusion au festival de Cannes). Par exception, la recommandation conclut que des sorties nationales décalées devraient pouvoir être organisées entre le jeudi matin et le vendredi soir.

Retrouvez l’intégralité de la recommandation -en pdf- sur le site du CNC

Les cinémas ruraux, garants de l’accès à la culture en zone rurale

D’après le Centre national du cinéma (CNC), 19 % des cinémas se situent en zone peu dense, soit 12 000 écrans. Dans ces campagnes, le cinéma est bien plus qu’un lieu culturel. Des associations se battent pour que les projections continuent : c’est le cas de Ciné Off, en Indre-et-Loire.

Ecoutez ce « reportage » de France culture. Il ne dure que 4 minutes mais l’essentiel est dit !

Le petit cinéma de Sainte-Maure-de-Touraine est niché dans les hauteurs de la commune, en face du clocher historique. Ce matin-là, Pauline est venue avec son fils voir Les extraordinaires aventures de Morph, succession de huit courts-métrages d’animation par Merlin Crossingham. « Je viens toujours au cinéma de Sainte-Maure, puisqu’on habite à côté. Ça permet de limiter les transports et de ne pas aller à la ville d’à côté » explique la jeune maman à la caisse. La caisse où elle ne paiera que 8 euros pour un adulte et un enfant. Si elle était allée dans un multiplex de Tours, à 40 minutes en voiture, elle aurait payé le double, sans compter l’essence.

Fema – La Rochelle

Cette année encore une partie de l’équipe de Territoires et Cinéma sera présente au Festival. N’hésitez pas à nous contacter pour nous rencontrer sur place.

D’ici là retrouvez la bande annonce de ce 53e festival

8 projets incubés pour la promotion 2024 !

Les 8 équipes de la troisième promotion FUTURA CINEMA se sont réunies au Sommet des Arcs pour dévoiler enfin la teneur des 8 projets incubés depuis mars 2024. Parmi eux, trois projets ont été récompensés, par le Jury Futura Cinema, ainsi que le Coup de cœur de professionnel·les et une Mention spéciale remise par les exploitant·es de la Région Grand Est.  FUTURA CINEMA remercie chaleureusement le Jury qui était composé de Clara BENYAMIN (CBLF Avocats), Laure BONVILLE (London Film Festival)Jérôme HILAL (Zinc.), Jennifer LUFAU (Afrogameuses) et Marianne TINANT (Les Grignoux), ainsi que la délégation des exploitantes et exploitants de la Région Grand Est invitée pour remettre leur mention spéciale. ­
PRIX DU JURY 
& MENTION SPÉCIALE GRAND EST
LE MOVIEMATON
C’est un dispositif innovant qui capture les réactions à chaud des spectateur·ices entre les séances et leur permet de repartir avec un souvenir photo et vidéo à l’image du film/du festival/de la salle, transformant le hall du cinéma en un espace d’expression et de partage. Ce dispositif engage la communautégénère de la visibilité sur les réseaux sociaux et offre aux festivals, exploitant·e·s et distributeur·ice·s des opportunités de communication inédites. En collectant des données précieuses sur les préférences du public, il devient un outil stratégique pour fédérer, prescrire et créer des partenariats innovants. Un projet porté par Olivia SADIER (Médiatrice culturelle), Lou DURAZ (Chargée de communication – Cinéma Comœdia à Lyon), Manon KERJEAN (Fondatrice – Lost in Frenchlation), Aurore FOSSARD DE ALMEIDA (Consultante en ingénierie culturelle et développement territorial), Hadrien TOURET (Co-fondateur & CEO – Smart Polygon) & Amandine DAYRE (Directrice de clientèle – M Publicité).
MENTION SPÉCIALE DU JURY
LA PLATEFORME POUR UN CINÉMA CRÉATEUR DE LIEN SOCIAL OCYTOCINÉ est un projet de médiation centré sur une plateforme numérique innovante, dédiée à la diffusion de films à forte résonance sociétale, souffrant d’un manque de visibilité en salles : – Un catalogue éditorialisé autour de grandes thématiques (environnement, égalité, justice sociale), valorisant des œuvres qualitatives et impactantes.- Une mise en relation géolocalisée des lieux de diffusion, acteurs associatifs et intervenants pour des projets de diffusion ancrés dans les territoires.- Un agenda thématique collaboratif, aligné sur des événements nationaux/internationaux, pour activer des projets (projections, débats, ateliers).- Des outils pratiques pour mettre en place les actions associées (ciné-débats, ateliers, animations). Un projet porté par Violaine HARCHIN (Co-fondatrice – Les Alchimistes), Charlotte QUERE (Chargée administrative et financière – Les Alchimistes), Laurent CALLONNEC (Directeur & programmateur – Cinéma L’Écran de Saint-Denis), Ariane FLAHAULT (Co-fondatrice & CEO – l’Aleph) & Astawabi DEMBELE (Cheffe de projet innovation – Roads&Roots).
COUP DE CŒUR DES PROFESSIONNEL·LES
LA NEF 
Récemment lauréat de l’appel à projets « Rouen réinvente son patrimoine », LA NEF est un projet de reprise de l’église Sainte-Croix des Pelletiers, église désacralisée située en plein centre-ville de Rouen, en lieu hybride : à la fois cinéma de quartier, salle de concerts et café modulable, bar à vin. Pensée comme un festival permanent, la programmation de LA NEF se veut libre, collective, accessible et éditorialisée. Côté cinéma, des films cultes, des pépites, des chefs-d’œuvre de tous les temps et de tous les continents. Côté concerts, jazz, musique de chambre ou chanson, la scène pourra accueillir tout type de musique non amplifiée, du soliste au quintette. Bien sûr, l’envie est aussi d’explorer la complémentarité des deux avec des concerts de musique de films, ciné-concerts ou encore séances d’écoute en salle. Un projet porté par Mathilde ROLLAND (Assistante de coordination et de médiation – MaCaO 7ème Art) & Juliette ANER (Assistante de direction – mk2 Bibliothèque), avec la collaboration de Alice HELFT (Vidéaste & Accompagnatrice de projets culturels sur la transition écologique), Coraline CHAPPUIS (Chargée de communication – Café des images) & Coralie MARCADÉ (Cheffe de projet Social Media).
DÉCOUVREZ TOUS LES PROJETS 2024
CINQ autres projets ont été présentés aux professionnel·le·s présent·e·s au Sommet des Arcs. L’ensemble des 8 projets a été accompagné toute l’année dans le cadre du programme d’incubation.  Retrouvez le détail sur le site de Futura Cinéma !­