Tous les articles par Daniel Richard

Festival du film de Sarlat, le festival des lycéens

 

Coup de projecteur mérité sur la 28e édition du festival du film de Sarlat – le festival des lycéens – qui se déroule du 12 au 16 novembre,
« Ce  festival est né de la volonté et la conviction d’enseignants et de professionnels de faire découvrir aux lycéens le cinéma en favorisant les rencontres avec les cinéastes, les artistes …
Le Festival du film de Sarlat incarne cette vocation de passeur, de défricheur des regards … »

Christelle Oscar, Déléguée Générale du Festival

Pour ce 29ème Festival du Film de Sarlat, des envies, des idées et des projets se bousculent mais se heurtent à un mur de questions sans réponses.
La crise sanitaire que nous vivons est en train de conforter de nouvelles pratiques dans nos accès aux œuvres. Qu’en sera-t-il de l’expérience collective ?
Que va-t-elle devenir avec les nouvelles normes sanitaires ?
Plus que jamais cette prochaine édition aura pour mission de redonner le goût à chacun de retrouver le chemin de la salle de cinéma, en proposant une sélection de films courts et longs, avec toujours à l’esprit, la découverte, le plaisir et le goût d’échanger. Il s’agira pour le spectateur de se laisser aller à s’aventurer vers des propositions qui, je l’espère, le surprendront.


Alors, que nous souhaiter pour l’édition 2020 ? Qu’elle ait lieu tout d’abord… dans de bonnes conditions, parce que toute l’équipe du festival travaille malgré les complications ; nous avançons dans la préparation de l’événement en pensant aux lycéens, aux enseignants et au public, toujours plus nombreux. Mais aussi parce que les œuvres, les auteurs, les intervenants, les talents sont toujours là et reviendront à la rencontre du public, avides de cette expérience collective désormais si précieuse.
Laissons-nous aller à rêver un peu à la vie d’après, celle que beaucoup appellent de leurs vœux, où nous aurons tous tiré des leçons du passé. Mais gardons à l’esprit tout ce que nous pouvons perdre. Préservons la culture, entretenons-la comme un trésor fragile et engageons-nous.

Plus d’informations sur le site du festival

Bande annonce du festival (sur Facebook)

la situation des salles indépendantes

Cécile Becker, journaliste à Zut ! relate dans ce « City-Magazine » de la région Grand Est, relate son entretien avec Stéphane Libs (directeur des cinémas indépendants « Star » de Strasbourg). Cet article reflète parfaitement la situation actuelle des salles indépendantes.

Parfois, rarement (à moins d’un exercice de style), le « je » du journaliste est nécessaire. Parfois, souvent, le « je » du journaliste s’inquiète, surtout quand il regarde la culture trépigner, piétiner.
Je suis allée au cinéma, j’étais persuadée d’y retrouver des allées pleines, je n’y ai croisé qu’une seule petite poignée de spectatrices et spectateurs. J’ai à la fois trouvé ce moment d’une tristesse affligeante et d’une joliesse sans nom : regarder un film en grand et en « grand » nombre relevait alors presque du sacré, du sacré retrouvé. Saisie par ce vide qui s’est peu à peu installé depuis la crise sanitaire et la réouverture des salles le 22 juin 2020 (vide soulevé notamment par le journal Libération), je me suis entretenue avec le directeur des cinémas Star, Stéphane Libs qui témoigne ici d’une situation catastrophique – globale mais aussi individuelle, les cinémas Star sont en grande difficulté – et d’une chute vertigineuse de la fréquentation. Le « je » du journaliste ne saurait ainsi trop vous encourager à retrouver les salles obscures. Il est grand temps.

Lire l’article

Sauvegarde et relance des cinémas indépendants : Mme Ferat, sénatrice, pose une question écrite à la ministre de la Culture.

Question écrite n° 17553 de Mme Françoise Férat (Marne – UC)
Publiée dans le JO Sénat du 06/08/2020 – page 3442
Mme Françoise Férat attire l’attention de Mme la ministre de la culture sur la fermeture des cinémas indépendants touchés par la baisse drastique de leurs recettes.
Après la période de confinement, durant laquelle les aides de l’État (chômage partiel, prêt garanti par l’État et mesures suspensives relatives aux emprunts bancaires assorties de coûts élevés supplémentaires) ont permis aux exploitants indépendants de limiter les pertes, les cinémas ont été autorisés à rouvrir le 22 juin 2020.
Depuis cette date, ils sont confrontés à une baisse abyssale des entrées et des recettes (- 80 % en moyenne nationale) en raison notamment d’une frilosité compréhensible des spectateurs à fréquenter les salles obscures et d’une offre peu diversifiée et faiblement attractive de films. Les professionnels ont tout mis en œuvre pour réduire leurs frais généraux mais cela ne suffit pas. Avec 20 % du chiffre d’affaires habituel, ils ouvrent tous les jours « à perte ». Les propriétaires de salles de cinémas indépendantes privées n’ont pas, hélas, les réserves financières des grands groupes d’exploitation. Importants dans le paysage de nos communes, ils sont fragilisés par la situation actuelle et doivent bénéficier d’un soutien de l’État pour surmonter la crise.
C’est pourquoi, il est indispensable que des mesures de sauvegarde et de relance spécifiques à cette activité soient prises par les pouvoirs publics. Il en va de l’avenir de ces salles, garantes de la diffusion culturelle et cinématographique sur notre territoire et vectrices d’attractivité économique. Elle lui demande les intentions du Gouvernement en la matière.

Source : site du Sénat

La sortie de films directement en streaming dérange la Fédération des cinémas Français

Dans un communiqué en date du 5 août dernier, Richard Patry, président de la Fédération nationale des cinémas français, a réagi à l’annonce de Disney de sortir Mulan directement sur Disney Plus, indiquant notamment que « les salles de cinéma regrettent profondément que certains films, notamment à potentiel mondial, ne puissent sortir en salle en France ».

Ce communiqué est à retrouver dans son intégralité sur le site Box-Office Pro

Les exploitants de cinéma à l’État : « Rendez l’argent ! »

Tel est le tire de l’article publié ce 29 juillet sur le site de l’hebdomadaire Le point.
Richard Patry, président de la F.N.C.F (Fédération nationale des cinémas français), suite à la décision prise par Le Grand Rex -Paris- de rester fermé au mois d’août- dresse un tableau sans concession de la situation de salles de cinéma.

Il pousse un vrai cri d’alarme pour l’ensemble du secteur : « Quelle organisation économique et humaine peut vivre durablement avec 30 % de son chiffre d’affaires ? C’est impossible ! Quand on a rouvert le 22 juin, nous étions tous hypermotivés, puis on a vu peu à peu s’éloigner les sorties de blockbusters. Je félicite Warner de sortir enfin Tenet de Nolan le 26 août en France, avant les États-Unis. J’espère que cela va inciter les autres distributeurs américains à programmer d’autres films chez nous. Mais d’ici le 26 août, on va faire comment ? La situation est catastrophique : j’espère qu’en août, on arrivera à égaler le million de spectateurs par semaine en juillet, mais si on n’y arrive pas, ce sera encore pire. On est passés d’une situation de relance des salles à une situation de sauvegarde ! »

Lire la suite de cet article sur le site de l’hebdomadaire Le point.

 

La situation des cinémas français vire au film catastrophe

La situation des cinémas français vire au film catastrophe. Tel est le titre d’une publication du blog de Radio France Internationale.
Ce titre interpelle Territoires et Cinéma et nous soutenons la démarche de l’ensemble des exploitants qui ont vraiment besoin de la part des pouvoirs publics de réponses claires et rapides mais aussi d’aides.
Sur ce même sujet Michel Ferry, exploitant indépendant d’un cinéma « Art et Essai » à Orléans  et à Granville, exprime ses inquiétudes sur le journal numérique  « MagCentre »

*****

L’article de R.F.I
Fréquentation en berne, situation économique désastreuse et sorties de films repoussées… Un peu plus d’un mois après la réouverture des salles, le secteur du cinéma français s’apprête à passer un été difficile, voire meurtrier.
« Quelle entreprise peut vivre en ne faisant que 30% de son chiffre d’affaires ? », lance Richard Patry, directeur de la Fédération nationale des cinémas français (FNCF). Au total, 90% des salles de cinéma ont rouvert, mais l’affluence est loin d’être au rendez-vous. C’est un cercle vicieux qui se joue dans les salles obscures. Comme le public n’est pas là, les distributeurs préfèrent repousser la sortie de leurs films. Conséquence : le public ne vient pas plus, vu qu’il n’est pas attiré par la nouveauté. …/…
Lire la suite sur le site « RFI – Radio France Internationale »

L’article de MagCentre
Michel Ferry, animateur gestionnaire du cinéma Les Carmes, nous a confié ses inquiétudes. Les cinémas ont rouvert, certes, « mais l’absence de mesures claires rend notre situation difficile ». En plus des obligations des mesures barrière, les nouveaux films se font rares. Pour offrir au public une offre large, l’équipe a choisi plusieurs cycles de repasses, mais qui ne fonctionnent pas très bien.
« Le marché est très bas, l’offre de films faible et ça ne décolle pas. Dès qu’il y a un film un petit peu porteur, ça marche mieux. Ete 85, par exemple, le film d’Ozon, a un peu cet effet de levier. Abou Leila aussi, mais le film est difficile. Si on avait une offre plus forte, ce serait différent. Il est évident que lorsqu’il y a un film qui marche, il emporte le morceau, il motive, il draine les gens dans les salles. Phénomène d’attractivité du cinéma en général. En salles Art et essai comme en salle des grands circuits. Or là, on a un mois beaucoup plus faible que d’habitude, et pour les circuits des grandes salles, c’est tout aussi violent. Certains films qui avaient prévu de sortir au printemps sont sortis en VoD, d’autres vont se décaler, sortir plus tard. De plus, certains films qui sont le cœur de métier des Carmes sont allés aussi chez Pathé. Ils manquent de films, donc c’est légitime. Mais en sens inverse, j’ai essayé d’avoir des films qui en général vont chez eux, et je n’ai pas réussi.
Lire la suite sur le site « MagCentre »