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Claire Simon, les rêves dont les films sont faits

En complément de notre publication du 18 septembre dernier nous vous signalons cette rétrospective organisée par la Cinémathèque du documentaire

Claire Simon, les rêves dont les films sont faits
Du 21 septembre au 1er novembre 2023 – La Cinémathèque du documentaire à la Bpi
La Cinémathèque du documentaire à la Bpi accueille la première intégrale documentaire des films de Claire Simon. De nombreux cinéastes et professionnel·l·es ami·e·s de son œuvre viendront dialoguer à l’occasion des projections et notamment Thierry Garrel, Arthur Harari, Catherine Bizern, Vincent Dieutre, Lucas Delangle, Laïs Decaster, Alain Bergala, Annick Peigné-Giuly, Henri-François Imbert, Rebecca Houzel, Romain Lefebvre…

Marion Bonneau, programmatrice, présente la rétrospective : « Les films me sont toujours tombés dessus par le biais d’une histoire ou d’une personne que je rencontre. »

Avec Claire Simon, le cinéma naît du désir de raconter des histoires. Et grâce à elle, des espaces aussi lointains que les souvenirs, aussi déroutants que les fantasmes, aussi enfouis que les craintes et les doutes trouvent un langage pour se formuler, des gestes pour s’incarner, des lieux pour se matérialiser. Le portrait que la cinéaste fait de son amie Mimi (2002) est peut-être l’exemple le plus parlant de cette faculté à créer un cadre pour plonger dans la mémoire et la puissance d’un récit.
Lire la suite sur le site Film-documentaire.fr

Comment faire (autrement)

Un tweet estival de leur part nous informait de la parution du dernier numéro de la revue Hors Champ (première revue de cinéma en langue française sur Internet, née en 1996).

Merci à eux, car, bien que beaucoup d’entre vous la connaissent déjà, mais un rappel est toujours le bienvenu !

Jean-Luc Godard est à l’honneur de ce numéro.

Un site à visiter…

En cette année 2023 du documentaire, un tweet reçu est l’occasion pour nous de parler d’un site que nous apprécions beaucoup : http ://film-documentaire.fr/

Leur compte twitter : @Film_doc

États généraux du cinéma itinérant : 8 et 9/09 2023

Les prochains États Généraux du cinéma itinérant se tiendront au Somail (près de Narbonne) les 8 et 9 septembre 2023. Ils sont organisés par l’ANCI, avec le soutien du Ministère de la Culture, de l’Agence nationale de cohésion des territoires et du Centre national du cinéma, dans le cadre de la manifestation COUP DE PROJECTEURS organisée par l’ACCILR (association des cinémas et circuits itinérants du Languedoc-Roussillon)

Extrait du dossier de presse :
Cette manifestation réunira à nouveau le 8 & 9 septembre 2023 plusieurs circuits itinérants du Sud de l’Occitanie et de France au bord du canal du midi en un lieu unique : Le Somail.
Édition qui accueillera d’ailleurs cette année les États généraux de l’ANCI (Association Nationale des Circuits Itinérants), sublimant ainsi un site incontournable de notre région, des œuvres cinématographiques et des professions, dont une : exploitant.e de cinéma…en mouvement.

Les circuits de cinéma itinérants réalisent en tous lieux des projections de qualités avec du matériel de cinéma professionnel, aux normes d’exigences internationales DCI (Digital Cinéma Initiatives)
Ces professionnels ont pour passion de développer une offre culturelle riche et ambitieuse au plus près des publics.
Ultimes maillons de la diffusion des œuvres et de leurs rencontres avec les spectateurs dans les territoires les plus reculés, les circuits itinérants du Sud-Occitanie façonnent au gré des chemins et des aventures; convivialité, lien social fort, curiosité, éducation à l’image et émerveillement.

 » Cet évènement met en lumière l’investissement de toute une filière professionnelle et des politiques publiques dirigées vers l’aménagement et le développement culturel des territoires… »
Coup de Projecteurs

Retrouvez sur le site de l’ANCI l’ensemble des informations sur cette manifestation

Pass culture : un modèle économique encore « incertain », pour la Cour des comptes

A plusieurs reprises Territoires et Cinéma s’est interrogé sur l’utilisation du « Pass Culture » qui pour l’accès aux salles de cinéma représente 18 % des dépenses.


Ce 18 juillet la Cour des Comptes a rendu public son rapport sur le Pass Culture.

L’introduction de ce rapport en évoque les principaux dysfonctionnement :
Imaginé en 2017, le Pass Culture a connu une phase de préfiguration faisant intervenir une start-up d’État, sous la double tutelle du ministère de la culture et la direction interministérielle en charge du numérique. Au cours de cette genèse, diverses problématiques de gestion ont été identifiées par la Cour, en particulier un contrôle déficient de la chaîne de la dépense publique et le recours à des consultants extérieurs dans des conditions discutables.
Le rapport publié ce jour n’a pas eu vocation à évaluer d’un point de vue qualitatif ou sous l’angle de l’impact l’ensemble de ce dispositif encore en cours de déploiement – travail, auquel la Cour envisage de prendre part, qui devrait avoir lieu à un horizon de trois à cinq ans.
Cette enquête s’est en revanche concentrée sur deux points : la mise en oeuvre administrative du dispositif entre 2017 et 2019 d’une part, et les conditions dans lesquelles la SAS remplit aujourd’hui sa mission d’autre part.
Sur ces deux sujets, la Cour formule trois recommandations principales :
– 1 : Evaluer l’impact du Pass Culture pour réfléchir à de potentiels ajustements du dispositif.
– 2 : Adopter une charte de déontologie ministérielle, qui précise en particulier les règles applicables aux agents publics recrutés dans le secteur privé ou rejoignant un fournisseur de prestations intellectuelles, conformément à la circulaire du Premier ministre du 19 janvier 2022.
– 3 : Inclure la SAS Pass Culture dans la liste des opérateurs de l’Etat.


Source : Cour des Comptes

6e Baromètre Flash de la COFAC – Bénévolat de responsabilité : le grand épuisement

Du patrimoine au spectacle vivant, de la musique au théâtre en passant par la radio ou la vidéo, la COFAC représente ainsi plus de 40 000 associations culturelles. Territoires et Cinéma en est membre.

Le Baromètre Flash de la COFAC sonde les associations culturelles afin de mieux comprendre et anticiper leurs besoins. La 6e édition du baromètre s’est tenue en ligne du 22 mai au 26 juin 2023.
En voici le résultat :
L’épuisement physique et moral des responsables associatifs est patent et plus important dans le secteur culturel que dans les autres champs associatifs. Déjà marqué lors du Baromètre précédent, il va s’accentuant et le renouvellement des responsables est de plus en plus difficile. Aux difficultés liées à la recherche de financement et au sentiment de n’être pas écouté, s’ajoutent également les difficultés opérationnelles qui se multiplient (refus de dépôt de dossier pour les évènements extérieurs prévus pendant la période JO, complexité de la règlementation, mises en concurrence entre associations, quasi-municipalisation, difficultés de recrutement des salariés, nombreuses taxations indues de l’URSSAF pour la période Covid…). Le « Dites-le nous une fois » applicable aux particuliers n’est pas de règle pour les associations.

Les conséquences de l’abandon des responsables associatifs culturels par épuisement ou découragement est un renoncement à leurs droits culturels et un amoindrissement de ceux de leurs adhérents.

Moins de culture et moins d’engagement citoyen dans les politiques culturelles signifient aussi moins de cohésion sociale, un recul de la Culture du quotidien notamment dans les territoires éloignés des institutions publiques, une intégration des nouveaux arrivants empêchée, des emplois menacés faute d’employeurs, et, plus grave encore, une citoyenneté en recul.

Découvrir les résultats du 6e Baromètre

La COFAC rassemble 28 fédérations œuvrant dans l’ensemble des champs des pratiques artistiques et culturelles. La COFAC permet aux acteurs associatifs de réfléchir et d’agir de manière concertée sur la place des associations, des bénévoles, des amateurs et des usagers dans l’élaboration des politiques culturelles.

Il est temps de faire confiance et de redonner confiance à celles et ceux qui s’engagent pour que la Culture soit vivante dans tous les territoires et réellement accessible à toutes et tous, temps de considérer la pratique des amateurs pour ce qu’elle apporte aussi à long terme à toute la société et temps de financer les associations pour ce qu’elles sont et non seulement pour ce qu’elles font.

Pour nous contacter :
COFAC
22 rue Oberkampf – 75011 PARIS
Tél : 01 43 55 60 63
cofac.coordination@cofac.asso.fr
http://www.cofac.asso.fr