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Newsletter – Mai 2024

Édito : Sur la défensive…
Les choses évoluent dans un contexte où rien n’est tout à fait serein depuis de long mois. Les risques d’annulation de festivals, la précarité des travailleurs des dits festivals, l’IA qui inquiète, les difficultés des professionnels de l’audiovisuel, les auteurs et artistes face au streaming…
lire la totalité de l’édito
Rapport 2023 du médiateur du cinéma
Le rapport 2023 du Médiateur vient de paraître
Les temps forts de l’année 2023A. Les difficultés croissantes des distributeurs indépendants de films «fragiles» ;B. La publication d’une recommandation relative aux projections en avant-première de films ;C. Les retombées du rapport Lasserre sur la régulation du cinéma ;D. Le plafonnement légal du taux de location à 35 % dans les territoires ultramarins ;E. Les autorisations de projets d’équipement en CDAC ;F. La nouvelle situation de concurrence à Dijon.
Ainsi que le bilan des médiations et le bilan des activités de régulation
Et les perspectives 2024 – Un nouveau rapport sur le secteur de la distribution de films ;- La réforme du classement des salles Art et Essai ;- Un nombre accru de saisines attendu au second semestre 2024 et des périodes clefs très chargées en sorties ;- Une réflexion sur la programmation à Paris.
Ministère de la culture
 Annonce «  Grand plan de diffusion »
La presse professionnelle a informé des annonces faites par Rachida Dati, Ministre de la Culture, sur le « grand plan de diffusion », à l’occasion du Festival de Cannes. Nous y reviendrons plus en détails dans les prochaines publications, mais profitons de la newsletter pour citer d’ores et déjà : un soutien accru aux cinémas itinérants; aux festivals locaux ; aux médiateurs ; aux jeunes ambassadeurs du cinéma; un partenariat avec l’ANCT pour mieux promouvoir les films aidés par le Fonds images de la diversité; un volet sur de nouveaux équipements culturels dans le cadre du texte sur le logement étudié par le Gouvernement; la prévention des violences et harcèlement sexistes et sexuels ; la régulation de l’Intelligence Artificielle.
Prévention VHSS et protection des mineurs sur les tournages
Comme évoqué par ailleurs dans cette newsletter, voici quelques étapes importantes :

« Situation des mineurs dans les industries du cinéma, du spectacle vivant et de la mode »
 Lire la proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête.
A Cannes, deux avenants à la convention collective visant la prévention des VHSS et encadrant les conditions d’engagement des mineurs ont été signés unanimement par les partenaires sociaux. 
Lire le communiqué du Syndicat des Producteurs Indépendants – S.P.I
Accord sur 5 ans entre France Télévision et le cinéma
« France Télévisions, le BLIC, le BLOC et L’ARP ont signé ce 17 mai à Cannes, en présence de la Ministre de la Culture, un accord portant sur les années 2024-2028, sur l’engagement financier et l’exposition du cinéma dans les offres de France Télévisions, au service d’une ambition partagée pour le cinéma. Investir au moins 80 M€ par an dans les œuvres cinématographiques européennes ou françaises, dont au moins 65 M€ en préfinancement dans au moins 60 films, et dont au moins 75% dédiés à la production indépendante ; Poursuivre sa politique de soutien au cinéma dans toute sa diversité »
Lire le communiqué sur le site FranceTV.Pro
Écologie
Tout d’abord pour réviser, retrouver le sujet diffusé par France 3
« Le 7ème art soigne son bilan carbone » (à la 35’31 » !)
Ecoprod
Remise du Prix Ecoprod lors du Festival de Cannes Prix Ecoprod Ex-aequo : les films « Le Roman de Jim » de A. et JM Larrieu  et « Maria » de J.Palud ;
Prix spécial du jury : « Niki » de C. Sallette.
Pilote – Éco-référent Retrouvez «  Pilote », le posdcast de l’ALCA – Agence culturelle de la Région Nouvelle-Aquitaine consacré aux nouveaux métiers du livre et du cinéma, cette fois-ci le métier d’éco-référent.
Et pour finir sur ce thème, retrouvez les résultats du premier Bilan Carbone Annecy Festival : Le communiqué de presse ;La présentation du bilan.
Notons aussi que le CNC vient de présenter à Cannes un nouveau référentiel AFNOR pour produire durable et responsable. Nous y reviendrons dès publication des détails bien sûr.
Patrimoine – AFRHC
Les colonnes du bulletin En Bref ont déjà permis de vous faire part des séminaires et publications de l’AFRHC – Association française de recherche sur l’histoire du cinéma. Nous attirons votre attention aujourd’hui sur la publication régulière de leur lettre d’information « Ciné-Histoire ». Vous y trouverez les informations sur les ouvrages, les appels à publication, les manifestations, colloques, journées d’études (qui ne se tiennent pas uniquement à Paris !) autour des travaux d’historiens passionnants.
Présentation de l’AFRHC
Lettre d’information Ciné-Histoire
Tweet et retweet
@ClermontISFF : Appel à films ouvert pour le Festival du court métrage de Clermont-Ferrand
@FantasticStras : Le Festival européen du film fantastique de Strasbourg a dévoilé son affiche 2024
Les Rencontres du Cinéma Britannique sont annoncées
@CinemathequeBZH – MEMORIS Porté par la Cinémathèque de Bretagne, ce carnet se présente comme une recherche en actions. Espace de réflexion sur le cinéma amateur comme pratique et objet polysémique, également espace pour appréhender le cinéma et l’audiovisuel professionnel au travers de leurs enjeux de conservation et de transmission.
@Salles_Cinema : « salles-cinema.com – Les lieux du 7ème art » bien connu des cinéphiles, nous fait connaître l’initiative de TF1 Studio : une expérience de réalité virtuelle immersive pour accompagner la ressortie en version restaurée 4K du film « Pension Mimosa » de Jacques Feyder…

ÉDITO : sur la défensive…

Les choses évoluent dans un contexte où rien n’est tout à fait serein depuis de long mois, puisque le doute persiste toujours pour les festivals quant à leur capacité à avoir lieu en cette période de Jeux Olympiques. En effet, rien n’est plus à craindre pour eux que des possibles annulations de dernière minute imposées par les autorités préfectorales, surtout à un moment où l’on relève le niveau du plan Vigipirate…

Autre problème important pour eux que Cannes a permis de mettre en lumière : la problématique des travailleurs précaires des festivals. Bon nombre de professionnels et d’organisations professionnelles ont pris position pour les défendre, considérant que « les festivals de cinéma, quelle que soit leur taille ou leur retentissement médiatique, sont un élément de la vie et de la circulation de nos films ». En cause la réforme de l’assurance chômage du 01er juillet 2024 qui risque d’accentuer leur précarisation. Il faut préciser que ces travailleurs n’ont pas accès au régime de l’intermittence. Leur demande : « une convention collective adaptée nous permettant d’être embauché au régime de l’intermittence, et que nos métiers soient intégrés à l’annexe 8 du règlement de l’assurance chômage, “qui s’applique aux ouvriers et techniciens engagés par des employeurs du cinéma”, avec 18 mois de rétroactivité. »

Lire le communiqué du collectif des précaires des festivals de cinéma

D’autres inquiétudes se font jour :
Lire l’information sur le site TV5 monde informe de la mobilisation des comédiens de doublage.
La filière, riche de talents, qui se consacrent aussi bien au cinéma qu’aux jeux vidéo (entendons par là que le travail des comédiens touche de fait en France un très large public, dont l’article rappelle qu’il est très attaché à ces voix, connues souvent de lui depuis la petite enfance), est inquiète de l’utilisation possiblement dommageable de l’Intelligence Artificielle dans le domaine. L’article informe que le résultat des négociations entre les studios et le syndicat américain des acteurs SAG-AFTRA a abouti à l’abandon par les acteurs du consentement, ou non, d’être doublé par l’IA. La crainte grandit d’autant plus pour les professionnels du doublage que les sociétés commerciales de l’IA « sont en train de contractualiser directement avec Hollywood ».
Mais aussi, les organisations professionnelles de l’audiovisuel interpellent sur les difficultés rencontrées dans le cadre de négociations salariales, ouvertes depuis janvier, mais qui, malgré la signature d’un avenant, n’ont visiblement pas permis l’écoute et l’apaisement nécessaires.

Retrouvez le communiqué des Monteurs Associés 

De même « 7 000 artistes-interprètes signent une tribune pour réclamer une juste rémunération sur le streaming audiovisuel proportionnelle au succès de l’œuvre ». La législation française demandait aux parties prenantes de négocier un accord. Trois ans après, rien n’a évolué, d’où cette tribune. Lire la tribune sur le site de l’ADAMI

Bien entendu, il ne nous appartient ici pas de montrer du doigt tel ou tel, mais il faut attirer le regard vers ces tensions, car elles auront à termes des impacts sur la création, la diffusion, la qualité des films et des programmes.

Dans le contexte, la prise de conscience grâce aux mobilisations contre les violences et harcèlement sexistes et sexuels (VHSS) permet que les choses bougent, comme le montre notamment la création à l’Assemblée Nationale de la commission d’enquête relative à la situation des mineurs dans les industries du cinéma, du spectacle vivant et de la mode, et la signature de deux avenants à la convention collective visant la prévention des VHSS et encadrant les conditions d’engagement des mineurs. Cela donne l’espoir de voir toutes ces violences, sinon éliminées, au moins pénalisées.

Sur les conditions d’exercice plus largement, chaque spectateur, chaque responsable politique ou associatif doit voir conscience de l’importance du soutien à un ensemble où prennent part tant les professionnels que les bénévoles, tant le public que le privé (en témoignent entre autres les mobilisations pour le maintien de salles sur le territoire, à l’image de l’ASCCC – Association des Spectateurs des Cinémas le Club et le Centre – à Gap, ou encore à Pompignac où la Mairie et l’association Anamorphose œuvrent à sauver le cinéma). On ne peut qu’appeler au maintien des équilibres, car c’est en grande partie grâce à cela que nous pouvons dans notre pays nous enorgueillir de cette richesse d’engagement, de la part des bénévoles comme des professionnels, au profit notamment de la culture, par tous, pour tous et partout.

MEDIATEUR DU CINEMA : RAPPORT 2023

Le rapport 2023 vient de paraître

Télécharger le rapport

LES POINTS ABORDES :

QUESTION AU SENAT – Dispositifs d’éducation à l’image : impact des règles de remplacement et de formation des enseignants

Impact des règles de remplacement et de formation des enseignants sur la mise en oeuvre des dispositifs d’éducation à l’image

Question orale n°1153S – 16e législature

La question a été posée par Madame Sylvie ROBERT, Sénatrice d’Ille-et-Vilaine.

Vous trouverez ci-après sa question ainsi que la réponse de Madame Mme Sarah El Haïry, Ministre Déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et du garde des sceaux, ministre de la justice, chargé de l’enfance, de la jeunesse et des familles.

Ou consulter ces éléments sur le site du Sénat

« Question de Mme ROBERT Sylvie (Ille-et-Vilaine – SER) publiée le 14/03/2024

Mme Sylvie Robert appelle l’attention de Mme la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse sur les conséquences des modifications apportées aux règles de remplacement et de formation des enseignants quant à la mise en oeuvre des dispositifs d’éducation à l’image.
En effet, lors de la rentrée 2023-2024, le ministère de l’éducation nationale a décidé de reporter la formation continue des professeurs hors-temps scolaire, ce qui a réduit leur disponibilité pour participer aux dispositifs d’éducation à l’image. Parallèlement, les décrets du 8 et 9 août 2023 ont établi de nouvelles obligations concernant les remplacements de courte durée (RCD), lesquelles ont pu entrainer l’annulation des projections prévues avec les élèves.
Ainsi, les effets de bord de ces deux réformes ont fragilisé l’effectivité des dispositifs d’éducation à l’image, dans le premier comme dans le second degré. Dans certains territoires, le nombre d’élèves bénéficiant de l’éducation à l’image a été divisé par deux. Pourtant, ces dispositifs, depuis leur création, ont permis à des millions d’élèves de découvrir des films patrimoniaux et indépendants, et d’être sensibilisés au cinéma et d’être confrontés à la caméra.
Afin d’éviter un effondrement de la politique d’éducation à l’image, pilier de l’éducation artistique et culturelle (EAC), il se révèle primordial d’anticiper la rentrée 2024-2025 et de trouver des solutions pour concilier cette politique avec les exigences d’enseignement devant les classes.
C’est pourquoi elle souhaite connaitre les intentions du Gouvernement en la matière et savoir comment il entend garantir l’applicabilité des dispositifs d’éducation à l’image.

Publiée dans le JO Sénat du 14/03/2024 – page 899″

« Réponse du Ministère auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et du garde des sceaux, ministre de la justice, chargé de l’enfance, de la jeunesse et des familles publiée le 20/03/2024

Réponse apportée en séance publique le 19/03/2024

Mme la présidente. La parole est à Mme Sylvie Robert, auteure de la question n° 1153, adressée à Mme la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse.

Mme Sylvie Robert. Madame la ministre, les dispositifs d’éducation à l’image, créés à la charnière des années 1980-1990, se sont installés dans le paysage éducatif. Chaque année, ils permettent à près de deux millions d’élèves et d’apprentis de découvrir le cinéma et de vivre une expérience artistique dans le cadre d’un projet de classe.

Cependant, la rentrée 2023-2024 a marqué un tournant, à la suite de deux mesures dont les effets de bord n’ont pas été anticipés.

D’une part, le ministère de l’éducation nationale a décidé de reporter la formation continue des professeurs hors du temps scolaire, ce qui a réduit leur disponibilité pour participer aux dispositifs d’éducation à l’image.

D’autre part, les décrets des 8 et 9 août 2023 ont établi en parallèle de nouvelles obligations concernant les remplacements de courte durée (RCD), lesquelles ont contraint nombre d’enseignants à annuler les projections prévues avec les élèves.

Ainsi, dans le premier comme dans le second degré, ces deux réformes ont véritablement fragilisé la politique d’éducation à l’image. Dans certains rectorats, le nombre d’élèves bénéficiant de cette initiation artistique a été divisé par deux. C’est un véritable échec, et nous ne pouvons nous résoudre à ce que l’éducation à l’image, pilier de l’éducation artistique et culturelle (EAC), s’effondre plus encore à la rentrée prochaine.

L’EAC, madame la ministre, ce n’est pas seulement le pass Culture. Ce qui fonctionne doit être préservé !

Afin de ne pas répéter les erreurs commises, que prévoit le ministère pour concilier formation et présence des professeurs devant les classes et soutien à la politique d’éducation à l’image ? Qu’entend-il mettre en oeuvre pour garantir l’effectivité de ces dispositifs, qui, depuis tant d’années, ont fait leurs preuves ?

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre déléguée.

Mme Sarah El Haïry, ministre déléguée auprès de la ministre du travail, de la santé et des solidarités, de la ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse et du garde des sceaux, ministre de la justice, chargée de l’enfance, de la jeunesse et des familles. Madame la sénatrice Robert, je veux tout d’abord réaffirmer, en m’appuyant sur vos propos, l’importance de l’éducation artistique et culturelle.

L’EAC permet à chaque élève, quasiment de la maternelle au lycée, de mieux appréhender le monde dans lequel il vit, de s’ouvrir à l’altérité, de développer sa sensibilité, sa créativité et son esprit critique, si nécessaire en cette période.

En contribuant à renforcer l’apprentissage des savoirs fondamentaux, en favorisant l’épanouissement des élèves et en développant l’esprit collectif, l’éducation artistique et culturelle favorise, nous sommes d’accord sur ce point, la réussite scolaire.

Notre objectif pour l’EAC est double : qualitatif et quantitatif. Comme vous le savez, nous souhaitons que 100 % des élèves bénéficient d’actions en matière d’éducation artistique et culturelle chaque année, avec des moyens inédits.

Nous avons ainsi créé la part collective du pass Culture, qui représente 62 millions d’euros supplémentaires. En 2022-2023, quelque 55 % des élèves éligibles et 90 % des collèges et lycées ont profité du pass Culture. En 2023-2024, ces résultats seront largement dépassés.

L’éducation au cinéma est l’un des piliers de l’éducation artistique et culturelle. Elle est le deuxième domaine d’utilisation de la part collective du pass Culture.

Madame la sénatrice, la mise en place du dispositif de remplacement de courte durée constitue également un enjeu majeur pour ce qui est des apprentissages – c’est le fond de votre question – et de la lutte contre les inégalités scolaires. Puisque nous avons décidé que les heures de formation ne devaient pas se faire au préjudice des élèves, l’enjeu est d’organiser les formations dans des conditions qui permettent de ne pas annuler de cours.

Nous avons donc deux objectifs à articuler, vous l’avez vous-même souligné, selon un équilibre qui tienne compte à la fois des remplacements de courte durée et des formations en matière d’éducation artistique et culturelle.

Je ne veux pas opposer RCD et EAC. Nous travaillons donc à prendre en compte les contraintes des partenaires culturels, qui ne peuvent pas toujours accueillir les temps de formation sur ces temps d’ouverture au public que sont le mercredi après-midi, le week-end et les vacances.

Il convient de faire en sorte que les chefs d’établissement disposent de la visibilité nécessaire sur les temps de formation, afin d’organiser au mieux les remplacements éventuels sur l’ensemble de l’année scolaire et, surtout, d’éviter que le report des temps de formation hors du temps scolaire ne soit source de démotivation pour les enseignants.

Mme la présidente. La parole est à Mme Sylvie Robert, pour la réplique.

Mme Sylvie Robert. Madame la ministre, je précise que le ministère de l’éducation nationale a pris cette décision sans concertation avec les collectivités territoriales. Ces dernières pourraient donc décider de se désengager, alors même qu’elles sont, vous le savez, des partenaires essentielles dans la mise en oeuvre de tels dispositifs.

Il y a urgence à trouver une solution pour la rentrée prochaine ! Les recteurs sont en attente d’une décision en ce sens, tant les effets pourraient être véritablement désastreux pour l’avenir de ces mêmes dispositifs.

Publiée dans le JO Sénat du 20/03/2024 – page 1837 – Page mise à jour le 18 avril 2024″

OPC – Les sorties culturelles à l’étude

L’Observatoire de Politiques Culturelles vient de publier sur son site un article sur une étude traitant des sorties culturelles. En tête de ces sorties, le cinéma.

L’étude à proprement parler paraîtra en septembre 2024 **

CONSULTER L’ARTICLE ICI

Voici ce que présente l’article :

« Les sorties culturelles ne sont pas seulement des divertissements, mais des expériences qui font partie intégrante de notre vie sociale. Passé les statistiques, connaissons-nous ce qui guide ce désir de sortie ? Qu’y puisons-nous ? Le savoir est-il un prérequis ? Quelle place occupent nos préférences et nos affinités avec une offre ? Entre découverte, apprentissage, sociabilité et besoin d’évasion… se déploie une gamme de motivations révélée par cette étude.

Les sorties culturelles représentent une part croissante des pratiques culturelles des Français. « La fréquentation des salles de cinéma, des lieux de spectacle, des musées, des lieux d’exposition et des monuments connaît depuis plusieurs décennies une croissance importante », écrivent Philippe Lombardo et Loup Wolff. « Autrefois attributs spécifiques de la jeunesse ou encore des milieux urbains éduqués, ces comportements ont été progressivement adoptés par une plus large part de la population. Ces évolutions ne sont pas sans lien avec le développement du tissu urbain au cours de ces décennies, le développement d’une offre culturelle à de nombreux endroits du territoire, ainsi qu’une mobilité accrue . »

** Aux éditions Le Bord de l’eau. H. Glevarec, Cl. Combes, R. Nowak et Ph. Cibois, Sortir. Sociologie des sorties culturelles des Français·es, Lormont, Le Bord de l’eau, 2024.

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