Tous les articles par Territoires et Cinéma

Notre newsletter – mars 2026

Utilité d’une salle de cinéma…
Quand une petite ville est portée par la conviction que le cinéma est bien plus qu’un simple espace de diffusion de films.Les murs du cinéma Le Majestic, à Montmorillon, viennent à peine d’être parés de leur nouvelle façade que les passants s’arrêtent pour regarder. Longtemps dissimulé derrière une entrée étroite et des couloirs sombres, l’établissement avait du mal à se faire connaître.Jean-Baptiste Rocher, médiateur culturel, raconte combien cette configuration particulière isolait la salle : « Je pense qu’on était le seul cinéma de France dans cette configuration. Vous aviez deux commerces de chaque côté et nous, on était dans une allée sombre au milieu. Et beaucoup de gens ne soupçonnaient pas qu’il y avait un cinéma. » Ce constat, partagé par l’équipe associative, a motivé un projet de rénovation global : toiture refaite, façade retravaillée, création d’un hall d’accueil lumineux.
Lire l’article d’ICI Nouvelle Aquitaine
L’avenir des salles de cinéma en France
C’est toujours avec intérêt qu’à Territoires et Cinéma nous écoutons les podcasts « Delmas fait son cinéma » sur France Inter. Celui du 14 février dernier nous interpelle un peu plus que les autres puisque Laurent Delmas alerte de la menace qui plane sur le Balzac de Chateau Renault.
Ecouter le podcast
Comment les salles de proximité résistent et séduisent le public ?
Le Dossier du Jour sur ici Nord s’est glissé dans les coulisses des salles de cinéma. Avec Laurent Coët, directeur et programmateur dans la région, l’émission a exploré la programmation des films, le rôle des cinémas de proximité et l’attachement du public à l’expérience en salle.
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« Dossier 137 » de Dominik Moll César des Lycéens 2026
Aux prix prestigieux qui font la légende des César s’ajoute depuis 2019 un César des Lycéens, remis à l’un des films nommés dans la catégorie « Meilleur Film ».La cérémonie de remise du César et la rencontre-débat avec le lauréat et son équipe s’est déroulée le 18 mars 2026, à la Sorbonne à Paris.
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Conventions État–CNC–Régions 2026–2029 :
 un nouveau pacte territorial
En vue des prochaines conventions État-CNC-Régions, les associations de professionnels, nationales et régionales, affirment un certain nombre de principes.Alors que sont en cours les négociations pour les conventions de coopération cinématographique et audiovisuelle entre l’État, le CNC et les Régions pour la période 2026-2029, 32 organisations professionnelles signent une note intitulée « Pour une stratégie partagée et durable en matière cinématographique, audiovisuelle et territoriale » : « Dans un contexte de baisses généralisées des fonds d’aide, mais aussi d’atteintes à la liberté de création qui appellent un renforcement rapide des engagements pour préserver le processus de décentralisation audiovisuelle et cinématographique mené depuis plus de trente ans, la présente note vise à engager une participation structurée des acteurs professionnels à l’élaboration politique, stratégique et opérationnelle des politiques publiques territoriales du cinéma et de l’audiovisuel. »
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La fête du court métrage
Qu’est ce que la fête du court métrage ?
Manifestation annuelle, La Fête du court métrage est née de la volonté de mieux faire connaître le court métrage au plus grand nombre.
Pendant une semaine, cinéphiles ou néophytes, jeunes publics, familles et passionnés, explorent la magie du court, partout en France et à l’international, à l’occasion de cette grande fête gratuite et ouverte à toutes et tous.
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Les 130 ans du cinéma de La Ciotat célébrés par La Poste

Complétons notre hommage à la salle de cinéma en vous signalant l’édition par La Poste, le 16 février dernier, d’un timbre à l’effigie du cinéma Eden Théâtre de La Ciotat. Ce cinéma fête ses 130 ans, il est le plus vieux cinéma du monde en activité !

Lire le communiqué de presse annonçant cette édition

« En Bref » – Janvier – Février 2026

EDITO : Enfin !
Première semaine de 2026, une année qui commence bien, avec 4 720 980 entrées.On pourrait espérer en 2026 se rapprocher du chiffre phare de 2019, soit 213,3 millions d’entrées, et que les exploitants connaissent enfin une situation financière satisfaisante. Mais les chiffres globaux masquent une réalité quelque peu différente car les écarts de fréquentation sont très importants selon les films. Si l’on prend les résultats des 4 premières semaines, tels que publiés dans Le Film Français sur la fréquentation des 40 premiers films, constate des écarts importants entre les 3 films arrivés en tête et les 37 suivants :1ere semaine 2026Avatar : de feu et de cendres : 1 606 753La femme de ménage : 913 182Zootopie² : 837 305soit un total de : 3 357 240 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de 4 720 9802e semaine 2026Avatar : de feu et de cendres : 728 931La femme de ménage : 683 666Zootopie² : 318 457soit un total de : 1 731 054 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de 2 791 4143e semaine 2026La femme de ménage : 541 061Avatar : de feu et de cendres : 513 412L’affaire Bojarski : 363 800 soit un total de : 1 418 273 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de : 2 690 4844e semaine 2026La femme de ménage : 373 410Avatar : de feu et de cendres : 336 843Le mage du Kremlin : 298 911 soit un total de : 1 009 164 sur un total du « Top 40 » du « Film Français » de : 2 433 575
Ces chiffres montrent bien le déséquilibre du marché du cinéma, qui rend essentiel l’accès aux films porteurs, aujourd’hui peu accessibles aux petites salles. D’autres éléments seront à prendre en considération sur les années 2026 et 2027, qui sont des années électorales importantes avec les municipales et la présidentielles. Il est à craindre que la fréquentation soit quelque peu perturbée par ces perspectives. Enfin, les communes soutiennent les salles de cinémas qui animent leurs territoires. Qu’en sera-t-il après les municipales si des changements sont importants au niveau des équipes municipales et des maires nouveaux ? Car les informations recueillies par les fédérations d’élus montrent qu’un nombre important d’entre eux n’envisagent pas de demander le renouvellement de leur mandat. Souhaitons qu’il n’y ait pas parmi eux des Maires cinéphiles ! A l’image de ceux, qui, en 1989, ont créé Villes et Cinémas (devenu Territoires et Cinéma), afin de maintenir en activité les salles menacées, et de construire de nouvelles salles. Car l’échelon municipal est le mieux placé pour maintenir et soutenir le réseau des salles de cinéma.
C’est pourquoi nous approuvons entièrement la tribune que l’AFCAE vient de publier ce 23 février.
 L’union de tous est nécessaire pour que le maillage des salles sur notre territoire ne régresse pas, et même se développe, et plus globalement pour que le soutien à la cinéphilie fasse toujours naturellement partie intégrante des politiques culturelles.
La fréquentation des Cinéphiles
Le redémarrage de la fréquentation en 2026 a été précédée en 2025 par une amélioration tant dans les salles art et essai qu’à la Cinémathèque Française.  Le bilan des deux organisations :
– Un communiqué de l’AFCAE dont vous trouverez ci-apres l’introduction, et l’intégralité sur leur site :  »  Les films Art et Essai programmés en 2025 ont enregistré un total de 44,9 millions d’entrées, soit l’équivalent de 28,6% de la fréquentation totale (156,79 millions d’entrées). Les salles classées Art et Essai, quant à elles, représentent une part de marché de 38,5%, correspondant à un total de 60,3 millions d’entrées. Malgré la baisse des entrées observée au niveau du marché global en 2025, la part de marché des films recommandés Art et Essai (28,6%) est supérieure à celle de 2024 (25%), de 2023 (27,8%), de 2022 (21,7%) ainsi qu’à la moyenne de 2015-2019 (22,9%). Plus exactement, il s’agit de la part de marché la plus élevée enregistrée par les films Art et Essai depuis 2005 (34,8 %), à l’exception de l’exercice atypique de 2020 (34 %). Le cumul des entrées enregistré par les films Art et Essai en 2025 (44,9 millions) est en très léger recul par rapport à celui de 2024 (-0,9 %), beaucoup moins significatif toutefois que celui constaté sur l’ensemble du marché (-13,6 %) « .

«La fréquentation de la cinémathèque française en 2025Fréquentation en hausse en hausse :  la Cinémathèque française confirme son attractivité.
 » En 2025, la Cinémathèque française a accueilli près de 465 000 visiteurs, spectateurs et lecteurs, soit 5% de plus par rapport à 2024, et ce, malgré la fermeture temporaire des salles en décembre. Au total, plus de 116 000 jeunes de moins de 26 ans sont venus à la Cinémathèque française, représentant 25 % de la fréquentation globale. Les salles de cinéma ont attiré 215 000 spectateurs en 2025, avec un taux de remplissage exceptionnel de 60%, maintenant ainsi la même dynamique qu’en 2024 (malgré un mois de fermeture) et marquant, pour ces deux années, la meilleure fréquentation des salles depuis les années 2018 et 2019. L’exposition Wes Anderson a accueilli 125 000 visiteurs, dont 31 % de moins de 26 ans, et connaît actuellement un grand succès au Design Museum de Londres, où elle est présentée jusqu’au 26 juillet 2026. Les portes de My Name Is Orson Welles se sont refermées le 18 janvier au soir. L’exposition a accueilli 35 000 visiteurs, dépassant nos objectifs de fréquentation. Elle sera présentée au Museo Nazionale del Cinema – Mole Antonelliana de Turin du 31 mars au 5 octobre 2026. Rendez-vous le 8 avril pour l’ouverture de l’exposition Marilyn Monroe.  Le site de la Cinémathèque française a enregistré plus de 4 millions de visiteurs, établissant un nouveau record, soit le double de la fréquentation d’il y a cinq ans. La plateforme VOD gratuite HENRI, quant à elle, totalise 383 129 visites cette année, ce qui conforte son attractivité « .
Appel des 4 000″Face à l’I.A : protéger les artistes maintenant ! »
A l’heure de l’expansion de  l’Intelligence  Artificielle, devenue tantôt le remède, tantôt le mal, 4000 actrices et acteurs tentent de mobiliser l’opinion et les parlementaires face aux abus de l’utilisation de l’I.A.Le 26 février prochain, l’Olympia accueillera la 51e cérémonie des César. Ce rendez-vous incontournable sera l’occasion de célébrer une année riche sur le plan artistique et de rire aux bons mots de Benjamin Lavernhe, maître de cérémonie de cette édition.Mais il est un sujet à propos duquel nous aussi, actrices et acteurs, n’avons pas envie de plaisanter. Car, l’esprit tourné vers l’avenir du cinéma, nous faisons face à une mutation profonde de notre métier depuis l’arrivée de l’Intelligence Artificielle. Cet outil, extraordinairement précieux pour certains métiers, est aussi une hydre dévorante pour les artistes que nous sommes.Pas une semaine ne passe sans qu’un artiste n’alerte sur la concurrence brutale que l’IA fait subir à son travail. Encore récemment, un comédien s’est vu proposer un contrat d’utilisation de son image par l’IA pour la création du nouveau spot publicitaire d’un grand groupe français en remplacement pur et simple de deux jours de tournage. Un pacte faustien… rémunéré 250 euros ! Le clonage de voix sans autorisation de comédiennes et de comédiens devient légion. Encore récemment des plaintes ont été déposées. Le travail d’une actrice ou d’un acteur se résumant alors à ses seuls attributs personnels : une voix, un visage.Ce pillage en règle n’est pas du fantasme, c’est ici et maintenant. C’est insupportable et cela se passe sous nos yeux. Et ce sont parfois des centaines d’artistes, moins établis, qui n’ont souvent pas les moyens de refuser un contrat, qui cèdent leurs droits pour l’IA, malgré les risques pour leur image et leur avenir. Au-delà de l’emploi, c’est la nature de la création que nous voulons qui est en jeu.Si le public et les professionnels sont inquiets et unanimes, la seule réponse possible est aujourd’hui du côté des politiques. Il est urgent de créer un cadre juridique pour que l’IA puisse coexister avec le travail des artistes et le respect des droits d’auteur et droits voisins. De récentes initiatives législatives montrent une prise de conscience des parlementaires. Nous appelons l’ensemble de la classe politique à se saisir rapidement de l’enjeu du respect des droits des artistes face à cette innovation dérégulée.Le cinéma français a toujours su s’emparer des révolutions technologiques pour nourrir la création dans le respect du rôle de l’artiste Nous, actrices et acteurs, demandons aujourd’hui et en urgence une réglementation ambitieuse permettant à la France de prendre ce virage numérique sans rien sacrifier ni de son patrimoine culturel ni des artistes-interprètes qui l’incarnent. »
Retrouvez cette tribune, et les signataires, sur le site de l’ADAMI
 Les listes participatives auront-elles toujours
le vent en poupe aux élections municipales 2026 ?
C’est une question des « Dossiers à suivre » du Courrier des Maires et des Élus Locaux de Février-Mars. Cet article rappelle tout d’abord que lors du dernier scrutin des élections municipales 2020, près de 700 listes citoyennes et participatives ont été déposées. Près de 90 % d’entre elles n’avaient pas de référence à un parti politique. Ces listes souhaitaient « faciliter la participation citoyenne aux municipales », et moins de 10 % avaient réussi à se faire élire. Selon les informations recueillies 540 listes se seraient déjà manifestées en France pour les prochaines municipales. Cela peut sembler peu par rapport à l’ensemble des communes de France, mais il est évidemment très difficile de constituer une liste, mais également de disposer des moyens dont sont dotés les partis politiques. L’article précise que la présence de ces listes n’est pas récente, puisque les groupes d’action municipales existaient depuis les années 60-70.Il serait bien sûr intéressant de savoir combien d’animateur de salle de cinéma, de ciné-clubs, de professionnels du cinéma, de militants bénévoles ou permanents de la vie associative figurent sur ces listes.
L’éducation populaire au bord de la rupture
C’est le titre du « Baromètre HEXOPEE 2025-2026 » du syndicat employeur des associations. Il nous a donc paru important de vous en faire part :« Les associations de l’Éducation populaire en alerte rouge – Une crise qui s’aggrave et menace l’avenir du secteur Hexopée », organisation professionnelle de l’Education populaire, publie aujourd’hui son baromètre annuel 2025-2026, réalisé en partenariat avec Recherches & Solidarités. Cette 6ᵉ édition, issue d’une enquête menée entre le 17 novembre 2025 et le 7 janvier 2026 auprès de 1393 adhérents employeurs, confirme et aggrave les tendances alarmantes observées dans la dernière édition.
Les structures des branches ECLAT, du sport, du tourisme social & familial et de l’habitat & logement accompagné font face à des difficultés financières, humaines et structurelles sans précédent, mettant en péril leur mission d’intérêt général et la cohésion sociale.
lire le communiqué de presse
Des nouvelles du cinéma
Coprésidence du BLOCStéphane Demoustier reste Co-Président du BLOC – Bureau de liaison des organisations du cinéma, il est rejoint par Fabrice Préel-Cléach en remplacement de Xavier Rigaud.

Fédération des entreprises de spectacles – FESACNadia Mathem remplace  Jean Yves Mirski à la vice-présidence de cette organisation suite au départ en retraite de ce dernier.

Nouvelle direction de l’European Film PromotionIIrina Ignatiew-Lemke deviendra directrice de l’European Film Promotion au 01er août prochain le l’EFP regroupe les instituts de promotion de 37 pays.
ACRIFThomas Petit est le nouveau délégué général de l’ACRIF – Asso. des cinémas de recherche d’Ile-de-France- (70 salles indépendantes). Il travaillait dans la distribution internationale et les festivals avant de devenir exploitant.

Observatoire européen de l’audiovisuel
En 2026 c’est la Norvège qui succède à l’Autriche à la présidence. Mari Velsand, Directrice générale de l’Autorité norvégienne des médias assurera cette présidence, présidence qui chaque année se renouvele en janvier. Rappelons que la Directrice exécutive de l’Observatoire est Pauline Durand-Vialle (précédemment déléguée générale adjointe de la SRF, puis directrice générale de la Fédération européenne des réalisateurs de l’audiovisuel – Fera).

C.N.CVenue du Ministère de la Culture et de Radio France, Sophie Zeller rejoint le CNC. Elle aura pour poste celui de Directrice des politiques territoriales du CNC. Sophie Zeller aura la responsabilité de concevoir et mettre en œuvre les politiques du CNC en faveur de l’accompagnement des auteurs, de la formation des professionnels du cinéma notamment.
Et encore…
Sunny SideLa Rochelle retrouvera Sunny Side of the Doc les 22 et 24 juin.
Cette nouvelle session sera organisée en partenariat avec Documentary Campus.
Lire le communiqué

Deux initiatives de la CST
– Création d’un groupe de travail dédié au patrimoine ; 
– Nouvelles sessions pour la formation accessibilité et inclusion dans les salles.
Tournage à Paris le retourAprès une chute due aux Jeux de Paris 2024, 2025 a retrouvé un nombre de tournages comparables à ceux d’avant les jeux. C’est à dire 6570 jours de tournage qui marquent même une hausse de 15% par rapport à 2024. Les tournages sont de longs métrages, des séries, signalons également la mise en place d’une charte contre les Violences et Harcèlements Sexistes et Sexuels – VHSS.
PRIX ALICE GUY 2026
6717 votants ont désigné les 5 finalistes sur les 150 films présélectionnés. Le nombre des votants est supérieur de 31,5% à la sélection de 2025. Puis, un jury paritaire de professionnels de culture et de cinéma se sont réunis ce mardi 24 février 2026 dans les locaux de la Scam, ils ont décerné le neuvième Prix Alice Guy à  » La petite dernière » d’Hafsia Herzi « .   
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PRINTEMPS DU CINÉMA
La session de 2025 avait enregistré 2,2 millions de spectateurs qu’en sera-t-il en 2026 ?
Mais n’oubliez pas : toutes les séances sont au tarif unique de 5 € !
Toutes les infos sur le site dédié
Le Marius de l’audiodescription décerné au film « DOSSIER 137 »
de Dominik Moll
Le Président du CNC a annoncé que le Centre pilotera désormais le Portail de l’Audiodescription. Il est également revenu sur le fait que peu de séances de ce type soient proposées au public, alors que disponibles pour les exploitants. Box Office Pro informait début février d’un décret paru le 24/12/25 modifiant le cahier des charges des systèmes de billetterie des cinémas, systèmes identifiant le détail de chaque séance. Une donnée supplémentaire est désormais obligatoire : l’indication de l’accessibilité de chaque séance aux personnes sourdes, malentendantes, aveugles ou malvoyantes. D’ici quelques mois, les informations sur ces
séances seront centralisées et rendues disponibles automatiquement dans les différents modules de recherche du public.
plus d’informations sur le portail de l’audiodescription
Le Marius est aussi sur facebook et sur  Instagram
FEMA La Rochelle 2026
Le Festival se tiendra du 26 juin au 04 juillet 2026, et a d’ores et déjà annoncé un hommage à Jacques Tati, en six films : Jour de fête 1949 ; Les Vacances de monsieur Hulot 1953 ; Mon oncle 1958 ; Playtime 1967 ; Trafic 1971 ; Parade 1974.

« En Bref » Janvier – Février 2026

Notre newsletter n° 16 – Janvier 2026

Repenser les publics et le rôle politique des cinémas
Dans cet article du magazine Boxoffice Pro, en date du 7 janvier 2026, Chloé Delaporte* invite les professionnels du cinéma à repenser la notion de publics, trop souvent réduite à des catégories marketing ou à des données de fréquentation. Elle montre que les publics ne sont ni homogènes ni stables, mais qu’ils se construisent à travers des pratiques, des usages et des contextes sociaux.À l’ère des plateformes et de la diversification des modes de consommation, Delaporte souligne que les comportements de visionnage se fragmentent et que les logiques d’offre influencent fortement la manière dont les publics sont définis. Elle critique une approche strictement quantitative (entrées, parts de marché) et plaide pour une compréhension qualitative des publics, attentive aux parcours culturels, aux motivations et aux inégalités d’accès.L’article insiste également sur le rôle des institutions, des distributeurs et des exploitants dans la fabrication des publics : programmer, communiquer et nommer un public, c’est déjà le façonner. Repenser les publics devient alors un enjeu stratégique et culturel central pour l’avenir du cinéma, afin de mieux articuler diversité de l’offre, renouvellement des spectateurs et politiques culturelles.
*Chloé Delaporte est une chercheuse et professeure française spécialiste de la socio-économie du cinéma et de l’audiovisuel. Elle est Professeure des universités au Département Cinéma, Audiovisuel, Nouveaux Médias de l’Université Montpellier Paul-Valéry où elle enseigne et dirige des recherches sur les industries cinématographiques, les usages audiovisuels et les publics.
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Quand Lumière invente le cinéma, il invente la salle de cinéma
Invité au colloque de l’AFCAE, Thierry Frémaux délégué général du Festival de Cannes, directeur de l’Institut Lumière et réalisateur de deux films sur les frères Lumière revient sur les évolutions majeures de la salle de cinéma qui fête ce 28 décembre ses 130 ans, dans un contexte délicat qui n’empêche pas l’optimisme d’un futur lumineux.
130 ans après l’invention du cinéma par les frères Lumière, où en sommes-nous avec la salle ?Si nous avons célébré les frères Lumière à de nombreuses reprises en insistant, à chaque fois, sur le fait qu’ils étaient des cinéastes, et que le cinéma comme Art commence avec eux – et non après –, nous avons peu évoqué la deuxième invention Lumière, la salle de cinéma. Aujourd’hui, en cette année des 130 ans, nous en parlons davantage. Moins pour elle-même, en effet fragilisée par une fréquentation en baisse, un manque de films et bien d’autres facteurs, que le caractère philosophique de l’idée Lumière sur la salle. C’est-à-dire, ce que signifie être dans un cinéma aujourd’hui, dans un monde où les films se consomment de bien d’autres manières – et en plus grande quantité – qu’en salle.

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Territoires et Cinéma remercie BoxOffice pour son autorisation à diffusion
Les salles de cinéma d’Art et Essai ont 70 ans !
Cette émission diffusée sur France Inter dans « On aura tout vu » est à écouter et à ré écouter. Sans les exploitants de Cinéma d’Art et Essai il y a beaucoup de films que nous ne verrions pas. C’est pourtant grâce à elles et à eux qu’une séance de cinéma peut devenir inoubliable.
Les exploitants sont à l’affiche. Ils partirent à cinq en 1955, ils sont désormais 1250 adhérents à l’ AFCAE, l’Association Française des Cinémas d’Art et Essai.
Ecouter l’émission
Que représentent les associations culturelles en France ?
Dans quels domaines œuvrent-elles ? De quelles ressources disposent-elles ? À l’heure où les libertés associatives sont fragilisées, l’Observatoire des Politiques Culturelles -OPC-  publie une infographie pour faire le point sur la place que ces structures occupent dans le panorama des associations françaises et sur leur mode de fonctionnement.

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Comité de concertation distributeurs-exploitants
Le comité propose avec cette seconde proposition une avancée notable dans les bonnes pratiques de diffusion des films en salles.
Dans un contexte où des tensions se sont fait jour au sein de la filière et où la fréquentation reste fragile, le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC) a mis en place, au printemps dernier, un comité de concertation entre exploitants et distributeurs.
Après une première recommandation portant sur l’organisation massive d’avant-premières et les sorties anticipées de films, le CNC publie une deuxième recommandation visant à définir les bonnes pratiques des distributeurs et des exploitants relatives à la diffusion des films en salles.
Retrouvez l’ensemble de ces recommandations sur le site du CNC
« On ne fait pas que proposer des films »…
« On ne fait pas que proposer des films » : comment les cinémas indépendants réussissent à vendre autant de places ?
L’année 2025 a été compliquée pour les salles de cinéma, avec une baisse générale de 13 % de la fréquentation. Dans cette morosité ambiante, les petits cinémas indépendants et communaux surfent sur un succès grandissant grâce à un savant mélange dans leur programmation.
À quelques minutes de la séance, les spectateurs doivent faire la queue. Ce cinéma est pourtant situé en zone rurale, au Buisson-Cadouin, en Dordogne. « Il est très bien par rapport à la taille de la ville. On est très content de l’avoir. Ça nous évite d’aller à Bergerac ou à Périgueux ». Ce spectateur est venu voir le film Avatar au cinéma Lux Louis Delluc, ouvert il y a 28 ans par la mairie.
Cette petite structure rurale qui fait partie des cinémas indépendants de Nouvelle-Aquitaine, enregistre entre 30 000 et 40 000 entrées par an. Un record et un dynamisme qui ferait pâlir les grands cinémas de ville, dont les chiffres sont en berne depuis des années.
Lire la suite sur le site de France 3 Nouvelle Aquitaine
L’étranger d’Albert Camus,
De l’absurdité à la passion de l’indifférence
par Michel Baron
« Quel est donc cet incalculable sentiment qui prive l’esprit du sommeil nécessaire à la vie ?Un monde qu’on peut expliquer même avec de mauvaises raisons est un monde familier. Mais, au contraire, dans un univers soudain privé d’illusions et de lumières, l’homme se sent un étranger. Cet exil est sans recours puisqu’il est privé des souvenirs d’une partie perdue ou de l’espoir d’une terre promise. Ce divorce entre l’homme de sa vie, l’acteur de son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité ».Albert Camus – ( Le mythe de Sisyphe. 1942. )
Ce passage résume parfaitement la pensée camusienne : la vie se termine mal et tout projet s’inscrit dans l’absurdité puisque la finalité humaine est limitée par sa disparition. Faut-il inscrire ce destin dans une pensée religieuse où la mort serait une ouverture vers une éternité sous le sceau du divin dans les monothéismes ou une renaissance permanente dans les religions orientales avec la très rare issue d’être délivré par l’accès au Nirvâna ? Camus, incroyant, fait appel à l’Antiquité : l’homme ne peut que transcender sa destinée en se référant au mythe de Sisyphe et accepter de rouler sa pierre vers le sommet, en sachant qu’il va échouer et en ne sachant pas pourquoi il est condamné par les dieux à une telle punition. Une seconde voie, de type stoïcien, s’ouvre également au sujet : s’abstraire du monde en y devenant étranger, tant sur le plan de l’action que de l’affect.
…/…
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L’étranger d’Albert Camus : du livre au film, du film au livre…

L’étranger d’Albert Camus :
De l’absurdité à la passion de l’indifférence

par Michel Baron

« Quel est donc cet incalculable sentiment qui prive l’esprit du sommeil nécessaire à la vie ?
Un monde qu’on peut expliquer même avec de mauvaises raisons est un monde familier. Mais, au contraire, dans un univers soudain privé d’illusions et de lumières, l’homme se sent un étranger. Cet exil est sans recours puisqu’il est privé des souvenirs d’une partie perdue ou de l’espoir d’une terre promise. Ce divorce entre l’homme de sa vie, l’acteur de son décor, c’est proprement le sentiment de l’absurdité ».
Albert Camus – ( Le mythe de Sisyphe. 1942. )

Ce passage résume parfaitement la pensée camusienne : la vie se termine mal et tout projet s’inscrit dans l’absurdité puisque la finalité humaine est limitée par sa disparition. Faut-il inscrire ce destin dans une pensée religieuse où la mort serait une ouverture vers une éternité sous le sceau du divin dans les monothéismes ou une renaissance permanente dans les religions orientales avec la très rare issue d’être délivré par l’accès au Nirvâna ? Camus, incroyant, fait appel à l’Antiquité : l’homme ne peut que transcender sa destinée en se référant au mythe de Sisyphe et accepter de rouler sa pierre vers le sommet, en sachant qu’il va échouer et en ne sachant pas pourquoi il est condamné par les dieux à une telle punition. Une seconde voie, de type stoïcien, s’ouvre également au sujet : s’abstraire du monde en y devenant étranger, tant sur le plan de l’action que de l’affect.

Le parcours de la vie devient, essentiellement pour la majorité des hommes, une quête pour lui trouver un sens dans la mesure où nous devenons conscients de repousser les limites de conscience de soi-même si cela exige une confrontation difficile avec nous-mêmes, ou bien de devenir étranger aux autres et à soi-même dans une ataraxie à la limite entre normal et pathologique ( 1 ).
Le personnage que Camus met en scène dans son roman publié en 1942, Meursault ( meurt sot ?!) va fasciner le monde de la psychologie et de la philosophie, d’autant que les assauts d’un monde violent ne font que croître et que la tentation de l’indifférence est constante.

Le cinéma lui-même va s’emparer du livre d’Albert Camus. François Ozon (Et il ose ! ) n’a pas froid aux yeux en reprenant le livre-phare d’Albert Camus après une première version cinématographique du même thème
( 2 ).
Avec succès, en noir et blanc, il suit jusqu’au crime et au jugement ce personnage mutique, anti-thèse d’un Camus tourmenté et passionné décrivant, finalement, ce qu’il ne sera jamais, exposé aux coups du destin, avide de reconnaissance. Peut-on vivre dans l’indifférence ?

I- Du romantisme a la psychose

La caractéristique première de l’indifférent est la solitude, ignorant des regards, à commencer par le sien, et voguant dans le vide, passif, flottant dans une existence sans goût ni couleurs. Il s’en arrange parce qu’il s’y range, couleur muraille, mais marchant au bord d’un précipice qu’il ne veut pas voir, mais qui le menace en permanence. L’indifférence est l’organisatrice qui s’ignore de rencontres, de relations qui visent à la neutralité, ni empathiques ni rejetantes. Au contraire de l’amour qui ne voit que ce qu’il veut voir, l’indifférence ne veut rien voir. Si l’indifférence choisit, elle choisit de ne pas choisir ! Pourtant, elle peut-être un camouflage d’une haine profonde, haine de soi dans la mélancolie, haine de l’autre dans l’insensibilité à ses tourments. L’indifférence est une passion qui habite, dépasse et possède celui qui en est le prisonnier. Dans le meilleur des cas, le sujet aboutit à ce que Camus appelait dans l’Étranger « la tendre indifférence du monde ».

Mais le « Petit Robert » la présente comme une légère apathie où ne s’éprouvent ni crainte ni désir. L’absence de sentiments ou d’émotions, le détachement au monde aux autres et parfois à soi-même crée un silence assourdissant qui raisonne dans un désert psychique. La psychanalyste Martine Menès interroge l’indifférence comme « un barrage contre une mort annoncée-comme elle l’est toujours, de naissance-dans une angoisse asphyxiante ? Faire le mort pour tromper la mort ? Une fuite espérant assécher le désir dévorant porteur de tous les dangers ? » ( 3 ). Lalande, dans son « Vocabulaire de la philosophie » décrira l’indifférence comme un état mental qui ne contient ni plaisir, ni douleur, ni même un mélange de l’un et de l’autre, une sorte d’état « Au delà du principe de plaisir » de Freud. Donc de l’attirance vers thanatos…

L’affect passe par le corps et l’on voit parfois l’indifférence se prolonger dans une insensibilité corporelle : le sujet voit sans regarder, entendre sans écouter, manger sans déguster, vivre la sexualité comme des exercices lourds d’ennui. Dans toute l’histoire des idées, l’indifférence est mal vue : elle est souvent assimilée à la froideur affective. La Bible elle même la condamne en rejetant les « tièdes » ( Apocalypse I-VII 15,16 ) et en les vomissant.. La littérature s’y intéressera : par exemple Alberto Moravia dans son ouvrage « Les indifférents » ( 4 ), où le rapport à l’autre est toujours calculé, sans désir, dans un simulacre permanent. Marcel Proust produira lui-même un roman intitulé « L’indifférent » ( 5 ) où le personnage central est séduisant, « gentil mais insignifiant » en apparence, ce qui traduit le sentiment de ceux qui les rencontrent et qui y trouvent des personnages sans désir apparent, sans intention repérable, sans conflit, se satisfaisant d’une vie morne au regard des autres. Freud ne manquera pas d’y lire des traces de sa « pulsion de mort » dans ce penchant pour l’inanimé. Vivant ou mort c’est pareil, car l’indifférence est une déclinaison de l’absence à soi dans une sorte de mort anticipée où le slogan principal est la formule « ça m’est égal ». Meursault est étranger à la vie car il pense que l’existence est en quelque sorte inutile. Quelque chose se joue là d’une existence fantomale…

Il convient de nuancer l’idée que l’indifférence est forcément un signe de psychose : l’indifférent ne veut rien savoir de ce qui le mène à cet endroit figé de sa vie. Il ne veut rien savoir non plus de l’autre qui n’est pas forcément rejeté, mais ignoré « dans une attitude d’aimable indifférence », comme le décrivait Freud à propos de « l’homme aux loups » ( 6 ). La disparition des proches se vit dans l’indifférence également ou même dans une sorte d’euphorie : Virginia Woolf fut prise d’un rire imprévue lors du décès de sa mère tant aimée et elle dira : « Je craignais de ne pas avoir assez de sentiments ». Pas assez ou trop ? Hannah Arendt parlera de la banalité du mal quand elle sera présente au procès d’Eichmann en avril 1961 ( 7 ) en mettant au premier plan, en philosophe, l’indifférence comme conséquence du crime. Eichmann apparaît comme un homme trop normal et cette « normalité » est ce qu’il y a de plus effrayant : un individu banal peut commettre des horreurs sans avoir la capacité de se rendre compte de la gravité de ses actes. L’indifférence en matière politique consiste à n’être ni pour, ni contre, mais s’abstenir, donc devenir complice du pire par une incapacité de choisir entre faire et résister et mettre en avant des clichés idéologiques, toujours sans suite naturellement. Nous pourrions employer là, le concept de « As if », comme si, devenant tout entier dans l’imitation, le faux semblant. Les indifférents sont étrangers à leurs sentiments, pas plus que l’angoisse ne les atteint. Il s’agit de personnes « trop » normales, lisses, sans troubles ni symptômes, sans plaintes non plus, polis et sans chaleur. La seule faille qui les font repérables est leur absence totale d’affects si ce n’est, parfois, d’adopter un modèle standart pour en adopter les mêmes intérêts. Mais ceux-ci sont immédiatement oubliés si le « sélectionné » vient à disparaître et sont remplacés par d’autres. Derrière les « as if » se révèle une inaffectivité de type psychotique, « cette inertie affective » comme l’appelait Antonin Artaud. Les indifférents sont étrangers à tout affect, étrangers à eux-mêmes, étrangers à demeure. Rien de ce qui satisfait l’autre n’est désiré car le désir flotte, loin de ses repères, dans la désorganisation. L’indifférence est le paradigme et son effet sur l’autre est totalement méconnu par celui qui l’agit. Loin des yeux, l’autre n’existe pas, ce qui l’amène indifférent à l’impression de n’être jamais à la bonne place.
Derrière la passivité un affect se devine cependant : l’angoisse qui insiste tellement sur l’idée de la mort. L’anesthésie affective est une manière d’endormir la mort. La mélancolie peut parfois intervenir puisque la douleur insiste et ne se laisse pas éteindre et, dès lors, « l’indifférence serait comme la convalescence illimitée de la mélancolie » ( 8 ). L’indifférence est souvent un rempart mortifère derrière lequel se meut le désir, tout en demeurant farouchement dans une solitude amoureuse : l’absence de lien libidinal avec un autre corps ne fait pas symptôme pour eux. Ils vivent une froideur désirante et sont indifférents au bien et au mal : la haine et l’amour peuvent facilement se métamorphoser en intérêt intellectuel, en désir du savoir…

II- Et si l’indifférence pourrait-être une position éthique ?

Cette attitude d’indifférence peut devenir parfois une attitude éthique spontanée, une orientation philosophique ou spirituelle. Elle se traduit par une indifférence mesurée, paisible, sans calcul, qui s’est construite sur l’inexistence constatée d’un Principe et sur le vide de l’objet. Cette « Liberté d’indifférence » étant déjà prônée par les stoïciens, qui éloigne de « L’esclavage des passions » et conduit à l’« apatheia », l’absence de passion. Le stoïcisme prône d’ailleurs une forme d’impassibilité, un détachement serein, une acceptation des événements, de tout ce qui ne dépend pas d’une volonté personnelle. Epictète conseillait, au 3em siècle avant notre ère, d’accueillir ce qui nous arrive, bon ou mauvais, comme cela arrive, pas comme nous le souhaiterions. Epicure nommera cette position « plaisir statique », que Freud n’était pas sans renvoyer à la pulsion de mort. Pour les philosophes de l’Antiquité, c’était le pouvoir de dire oui au réel comme le dit Epictète, dans son Manuel : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses, mais les jugements sur les choses ». . Nul ne cherche à être un saint, il le devient ! Il conviendrait donc de devenir indifférent, sauf à l’altérité et à l’accueil de la différence, objets ultimes qui motivent, orientent, le désir . Cela passe nécessairement par un retour sur soi-même et la distance au « monde flottant », comme le traduit le poète chinois Po Chu-Yi ( 772-846) : « A l’aise à l’intérieur, sans la moindre pensée allègre, j’oublie où je suis, le coeur avec le vide confondu ». ( 9 ).

Comment rester indifférent quand Albert Camus nous fait voyager de Bab El Oued aux montagnes chinoises en nous arrêtant pour une courte discussion avec les stoïciens !

Notes
1 – Canguilhem Georges : Le normal et le pathologique. Paris PUF. 1972.
2 – La version cinématographique de l’étranger sera faite par Luchino Visconti en 1967.
3 – Menès Martine : La passion de l’indifférence. Paris. Ed. Nouvelles du Champ Lacanien.2022. (Page 9).
4 – Moravia Alberto : Les indifférents. Paris. Ed. Flammarion. 1991.
5 – Proust Marcel : L’indifférent. Paris. Ed. Gallimard. 1978.
6 – Freud Sigmund : Cinq psychanalyses. Paris PUF. 1979. ( Page 328 ).
7 – Arendt Hannah : Eichmann à Jérusalem : rapport sur la banalité du mal. Paris. Ed. Gallimard. 1991.
8 – Menès Martine : idem ( Page 30 ).
9- Ouvrage collectif : De l’art poétique de vivre en hiver/ le poêle et le poète. Paris.
Ed. Moundarren. 2025. ( Page 22 ).

Bibliographie

  • Alba- Albanel Véronique : Le Christ d’Albert Camus. Paris. Ed. Désclée de Brouwer. 2025.
  • Berg- Bergeret J. : La personnalité normale et pathologique. Paris. Ed. Dunod 1974.
  • Berg- Bergeret J. : Abrégé de psychologie pathologie. Paris. Ed. Masson. 1974.
  • Piaget J. : La psychologie de l’intelligence. Paris. Ed. Dunod. 1967.
  • Sénèque : De la brièveté de la vie. Paris. Ed. Rivages poche. 1988.
  • Sénèque : De la tranquillité de l’âme. Paris. Ed. Rivages poche. 1988.

En Bref : Novembre – Décembre 2025

EDITO : Le cinéma dans la tempête ?
On peut le croire si l’on rapproche trois évènements : tout d’abord la fusion annoncée pour fin 2028 entre Canal+ et UGC par une entrée dans le capital d’UGC, le rachat de Warner Bros par deux offres concurrentes : celle de Netflix et celle de la Paramount. S’ajoute à cela une offensive de quelques députés contre le CNC, et cette offensive va jusqu’à proposer sa suppression au moyen d’un amendement au projet de loi de finance.
Bien entendu cette série de données auraient des conséquences considérables que nous ne pouvons pas étudier dans le cadre de notre publication. C’est bien entendu le rachat de la Warner qui présente le plus de risque pour les salles de cinéma. Ce qu’a souligné l’UNIC – Union internationale des cinémas.
Dans un communiqué, Laura Houlgate, sa PDG, « a expliqué les profondes inquiétudes de l’organisation concernant l’accord proposé : si elle était autorisée à se concrétiser cette transaction présenterait un double risque. La disparition d’un studio entraînerait inévitablement une réduction du nombre de film proposé aux spectateurs dans les cinémas, ce qui provoquera une baisse des revenus, d’importantes fermetures de salle et des pertes d’emplois significatives dans ce secteur. Par ces paroles, comme par ces actes Netflix, à maintes fois démontrer son manque de confiance envers les salles de cinéma et de leur mode économique. La sortie qu’une poignée de films salle, généralement dans but de décrocher des prix, et ce pour une durée très courte privant, ainsi les exploitants de salle d’une exclusivité équitable. » Qu’ajouter de plus, sinon souhaiter une vigilance des Pouvoirs Publics pour s’apprêter à prendre des mesures permettant de sauvegarder le modèle français d’organisation du cinéma.
Lire le communiqué de l’UNIC
Observatoire de l’égalité Femmes – Hommes (édition 2025)
Comme nous l’avons déjà fait les autres années, nous vous présentons ici les points à retenir du travail de l’observatoire en 2025. Vous en trouverez également le sommaire. Sont consultables sur le site du CNC : la totalité du document bien sûr, ainsi que des bilans 2024, parus en novembre 2025.
A retenir :Une féminisation progressive de la filière, lente et discontinueUn effet rattrapage marqué dans les prestations techniques et l’animation, secteurs traditionnellement plus masculins. Toujours la même répartition genrée des métiers, même si les métiers techniques s’ouvrent de plus en plus aux femmes, et moins d’actrices à partir de 50 ans Des écarts salariaux persistants au sein d’une même famille de métiers, les femmes restant sous-représentées dans les professions les plus rémunératrices (par ex., directeur de la photographie ou réalisateur)
Des avancées notables côté production audiovisuelleUne part record de femmes à l’écriture et à la réalisation des œuvres aidées en 2024, portée par la politique volontariste des diffuseurs publics. Faible écart de rémunération entre acteurs et actrices, et en faveur ici des femmes (contrairement au cinéma)
Un bonus parité qui ne fait plus effet cote cinémaRecul de la proportion de films éligibles pour la première fois depuis sa mise en place. Moindre présence des femmes aux postes clés sur les FIF agréés en 2024, au plus bas depuis 2019. Inversion de tendance à la réalisation depuis 2 ans, avec une part de films réalisés par des femmes en repli.
Pour près de 70 % des projets, audiovisuels comme cinéma, des postes clés confies en large majorité a des hommes. 5 % des projets audiovisuels et près de 10 % des FIF agréés** où tous les postes clés sont occupés par des hommes. Un poste de réalisateur décisif : des projets plus paritaires lorsque le réalisateur est une réalisatrice. En cinéma, et dans une moindre mesure en fiction audiovisuelle, des réalisatrices qui se font rares sur les oeuvres à gros budgets.
* Large majorité : plus de 60 % des postes clés** FIF : sans tenir compte du poste de cheffe costumière, généralement occupé par une femme
Retrouvez l’étude complète du CNC
Diagnostic environnemental de la distribution
Rappelons qu’afin d’accompagner la filière dans sa transition écologique et énergétique, Plan Action ! a été lancé en 2021, plan de politique publique de transition écologique et énergétique des secteurs du cinéma, de l’audiovisuel et des industries techniques.
Dans ce cadre le CNC a publié le 11 décembre dernier le « Diagnostic environnemental de la distribution en salles en France », dont l’intégralité est disponible sur le site du CNC 
Chronologie des Médias : audition à l’Assemblée Nationale
La commission des affaires culturelles de l’assemblée auditionne sur la chronologie des medias et sa remise en cause par certains acteurs du secteur. Vous pourrez voir en ligne la commission des affaires culturelles de l’Assemblée Nationale du 03 décembre dernier, présentée ainsi sur le site de l’Assemblée : « la commission auditionne sur la chronologie des médias et sa remise en cause par certains acteurs du secteur,sous la forme d’une table ronde avec M.O Henrard, directeur général délégué du Centre National du Cinéma, M C Tardieu, secrétaire général de france télévisions, Richard Patry, président de la Fédération Nationale des Cinémas Français (FNCF) et du Bureau de Liaison des Industries Cinématographiques (BLIC), M.S Demoustier, co-président du Bureau de Liaison des Organisations du Cinéma (BLOC), et M.M Missonnier, membre. » et precise que « cette table ronde n’a pas fait l’objet d’un compte rendu écrit mais elle est accessible sur le portail vidéo du site de l’Assemblée Nationale.
A vos agendas…
Printemps du cinéma : du dimanche 22 au mardi 24 mars 2026

Fêtes du cinéma 2026 : du dimanche 28 juin au mercredi 1 juillet 2026
Actualité dans la distribution
Nomination : Le Film Français a annoncé la nomination de Magalie Armand qui devient le nouvelle Déléguée Générale du Syndicat des Distributeurs Indépendants – SDI. Elle entrera en fonction début 2026. Certains l’auront connu notamment au CNC au département « Coproduction, coopération et Cinémas du monde » ou précédemment chez Unifrance.
Difficultés :  La distribution connaît bien des difficultés, car après d’autres structures dont il a relaté les difficultés cette année, le journal a récemment annoncé le placement en liquidation judiciaire des sociétés de distribution « Capricci Films » et « La Vingt-Cinquième Heure »
Un place Philippe de Broca à Paris
C’est par le biais d’une publication de CinéComédies sur les réseaux sociaux que nous avons appris l’inauguration de la place Philippe de Broca dans le 12ème arrondissement de Paris. Merci à eux !A cette occasion Jean-Paul Rappeneau lui a rendu un hommage que vous pourrez retrouver sur la chaîne YouTube de CineComedies
Festival Cinecomedies
CineComedies organise un festival bien connu désormais, à Lens-Liévin (avec résidences d’écritures, compétition de courts métrages, etc… et bons nombre de partenariats°