Douleur et Gloire

Me laissant porter par l’histoire -sublimée par la présence de Pénélope Cruiz (désolé mais c’est ainsi pour moi) ce n’est qu’à la sortie de la salle que je me suis dit : « Mais c’est un beau film ».
Peu m’importe qu’il soit, ou pas, ce soir la palme d’or.
Peu m’importe, moi qui suis un « cinéphage », que Pédro Almódovar fasse ou non son autobiographie. Ces commentaires je les laisse aux cinéphiles avertis… ou pas.

Ce qui m’intéresse c’est l’histoire. Après avoir connu la gloire Salvador, le personnage principal de cette histoire, a des douleurs physiques et morales. C’est à mon sens le sujet du film.

Ces douleurs sont elles la conséquence de sa déchéance ou est ce l’inverse ?
Toujours est t-il que l’artiste ne va bien que lorsque il pratique son art.

Le jeune Hamed

Traiter d’un sujet aussi complexe n’est certes pas facile. Mais passé le premier quart d’heure durant lequel nous est montré l’endoctrinement de ce jeune, j’ai moins apprécié la « simplicité » qui l’emporte par la suite.

Sa vie dans un centre spécialisé -après une tentative de meurtre de sa part au nom de sa foi-, son séjour dans une ferme avec la rencontre d’une jeune fille amoureuse de lui, n’apportent pas grand-chose au sujet si ce n’est de montrer les interdits de sa religion.

Et j’attends avec impatience vos commentaires…

Lourdes

Lourdes
Le choix des réalisateurs -Thierry Demaizière et Alban Teurlay– est de laisser les malades, handicapés, religieux, ambulanciers, accompagnateurs… raconter LEUR pèlerinage.
Sans juger ils réussissent ainsi à exprimer la ferveur mais aussi et surtout l’humanité qui s’en dégage.
Ce documentaire nous montre que Lourdes est un lieu où quelque soit son origine, sa nationalité, son statut social… chaque personne est égale à l’autre.
Filmer cela avec une réelle beauté dans l’image fait de ce « documentaire » un très beau film.

el reino

Il y a des films dont on sait, dès les premières minutes que l’on ne va pas décrocher un instant. Ei Reino est assurément de ceux là. L’histoire de ce politicard peu scrupuleux qui se retrouve impliqué dans un scandale et qui refuse de payer les pots cassés, est tout simplement passionnante. On suit, sans en perdre une miette, la marche de cet homme déterminé à protéger son train de vie et sa famille en contre-attaquant ses ex-comparses.
La mise en scène de Rodrigo Sorogoyen est épatante, frénétique ou posée, illustrant toujours l’urgence du héros (?) qui se démène pour sortir la tête de l’eau.
Le film offre une belle galerie de portraits de corrompus et l’interprétation est dans son ensemble épatante. Antonio de la Torre, quasiment dans chaque plan, insuffle une énergie incroyable à son personnage qui entre dans des spirales infernales. Thriller nerveux, haletant, et toujours surprenant jusqu’à son face à face médiatique final lucide et intense , El reino est très une grande réussite du genre. Michel Senna