Janvier – Février 2015

Edito

Parmi toutes les activités culturelles où interviennent amateurs et professionnels, la réalisation de court-métrages tient sans aucun doute une place particulière. Certes les chorales « amateurs » participent souvent à des spectacles professionnels, certes les participants au « Off » d’Avignon ne tirent pas leur pain quotidien de leur rôle d’acteur, mais la réalisation de courts métrages ne relève pas tour à fait de la même logique. Pour s’en convaincre il suffit d’avoir participé aux rencontres de Bourges, organisées par la Fédération Française Cinéma et Vidéo et au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand, auquel nous consacrons la page suivante.

Il faut comparer ce qui est comparable, les deux manifestations n’ont pas la même importance tant au nombre de court-métrages présentés qu’aux manifestations qui les accompagnent. Par ailleurs Bourges est quasi- ment réservé aux films français sectionnés par les concours régionaux, alors que Clermont-Ferrand a une programmation internationale dont les films sont sélectionnés par des comités représentant les trois compétitions: le comité de sélection pour la compétition internationale, le comité de sélection pour la compétition « Labo » et le comité de sélection pour la compétition française. C’est cette dernière compétition qui permet une comparaison entre Clermont-Ferrand et Bourges. Et là on se rend compte qu’il n’y pas d’écarts significatifs tant au plan des thèmes traités qu’au plan technique.

A l’heure où la loi sur les pratiques amateurs attend toujours sa rédaction définitive pour être présentée à l’Assemblée Nationale, un beau sujet de réflexion pour le législateur !

Téléchargez la version complète en pdf :En-Bref-Mars-Avril-2015

Festivals

PREMIERSPLANS15.jpg

 Tous renseignements sur le site :
1163-Affiche2015BD.jpg
Tous renseignements sur le site :

Par Territoires Et Cinéma

Novembre – Décembre 2014

La salle au cœur du cinéma ?

Il y a deux ans au cours de nos rencontres de La Rochelle nous nous interrogions déjà sur l’avenir de la salle face aux réseaux de diffusion VOD, ou piratage sur le net.

L’arrivée de Netflix dans le paysage français poussait l’ARP pour ses Rencontres cinématographiques de Dijon à s’interroger «comment retrouver les meilleures conditions de distribution des œuvres» en faisant largement référence au rapport Bonnell.

La salle ? Oui certainement mais le spectateur ? Et quid du film qui est projeté dans cette salle et qui fait venir le spectateur ?

Chacun de commenter la rapide migration du parc français de salles vers le numérique, sans mesurer combien la petite et moyenne exploitation ont pris tardivement conscience de toutes les nouvelles opportunités de programmation qu’offre le numérique.

Il nous semble aussi que les films, français en particulier, sont en train de se chercher une nouvelle voie en marge de l’«Auteurisme» qui faisait le lit de l’exception culturelle.

  • De nouvelles personnalités investissent la création cinématographique et à l’image de Nakache et Tolédano (Samba, et Intouchable) acceptent de signer à plu- sieurs une œuvre.
  • Le choix d’acteurs non professionnels qui s’approprient le discours du réalisateur sans le dénaturer (Mange tes morts, tu ne diras point).
  • L’usage des «petites caméras» numériques manipulées par des jeunes professionnels sortant des écoles de cinéma pour mettre en image des scénarios écrits et dialogués.
  • Tous ces d’éléments concourent à proposer au public une nouvelle gamme de films capables de renouveler les specta- teurs dans les salles.

La profession peut, à juste titre, demander une régulation afin d’enrayer la dépréciation du cinéma mais elle doit aussi aller vers une réactivité plus grande aux évolutions technico-artistiques dans le domaine de la projection comme dans celui de la captation ou même de l’écriture.

Les dispositifs économiques ne font pas tout, on risque, à brève échéance, de s’apercevoir que la réduction du tarif d’entrée à 4 € pour les jeunes n’a finale- ment pas fait venir un nouveau public, mais accru la fréquentions d’un public déjà «acquis».

Téléchargez la lettre complète en pdf : En-Bref-Nov-Dec-2014

Septembre – Octobre 2014

Edito

Cette rentrée se caractérise pour le cinéma par deux nouvelles contradictoires, l’une positive et l’autre moins : le bilan positif de l’opération 14 ans, 4 € et la forte interrogation sur les conséquences de l’installation de Netflix dans le paysage audiovisuel français. Netflix est plus connu aux États-Unis. Mais, le 15 septembre, le service de vidéo à la demande est arrivé en France.

Netflix a été fondé en 1997 en Californie. Il y a aujourd’hui 50 millions d’abonnés au service, dans 40 pays. L’entreprise est cotée au Nasdaq.

Netflix propose des films et des séries, en abonnement illimité. La volonté affichée de cette société est de tout proposer le plus tôt possible…

Les films sont proposés dès leur disponibilité sur le marché de la vidéo à la demande, soit quelques mois après leur sortie en salle, mais généralement avant leur sortie en Blu-ray et DVD.

Les séries sont, quant à elles, disponibles selon les accords spécifiques à chaque pays. Elles peuvent être proposées dès leur diffusion aux États-Unis, mais un délai peut aussi être imposé par le producteur.

En France, certaines séries disponibles sur la version américaine de Netflix ne seront pas proposées, ou pas tout de suite. C’est le cas de la célébrissime House of Cards, pourtant produite par Netflix, dont les droits français ont été revendus à Canal+ !

Les relations entre Netflix et le ministère de la Culture restent très tendues après l’échec des discussions avec l’ex-ministre Aurélie Filippetti L’entreprise ne financera pas la création française via les mécanismes actuels prévus par le gouvernement. Netflix promet simplement de produire des séries en France. Ajoutons que le siège de l’entreprise installé au Luxembourg devrait être déménagé à Amsterdam en 2015, avec tous les avantages fiscaux que cela implique…

Dès lors on peut comprendre que les acteurs historiques de la vidéo à la demande dans l’Hexagone, comme Canal+ et TF1, mais aussi chez les opérateurs internet qui ont «essuyé les plâtres» voient l’arrivée de Netflix d’un œil peu avenant !

Netflix est disponible sur certaines box, des plateformes : PC, Mac, tablette, smartphone, consoles (PS3, XBoX et Wii).

Aux États-Unis, les internautes paient 8,99 dollars par mois (hors taxes) pour un abonnement illimité, sans engagement et « annulable en ligne à tout moment ». Sur le site français, Netflix promet un « abonnement mensuel très attractif » mais quelques jours avant l’ouverture du service le tarif mensuel en France n’a pas encore été dévoilé. Il pourrait être inférieur à dix euros par mois TTC.

En jouant sur tous ces supports et une programmation attractive le géant américain espère « séduire en gros un tiers des foyers d’ici cinq à dix ans », a déclaré lundi son patron Reed Hastings. Le PDG de Netflix estime qu’aux États-Unis, comme dans la plupart des pays, le point d’équilibre se situe autour de 10 % des foyers » niveau qu’il espère atteindre d’ici deux à cinq ans.

Il est bien-sûr trop tôt pour estimer ce qui risque de se passer, toute supposition serait vaine, mais compte-tenu de l’offre déjà importante de films sur les petits écrans (qui deviennent de plus en plus grands) on peut espérer que le choc Netflix sera quelque peu amorti, les spectateurs de cinéma faisant désormais la différence entre les films en salle et les films en boite.

Mais qu’en sera-t-il des nouveaux spectateurs souvent plus habitué à voir des films sur internet, tablette, etc ? C’est là que nous retrouvons le bilan positif de l’opération 14 ans, 4 euros, on estime déjà à 8 millions le nombre de spectateurs supplémentaires. Un bilan plus complet sera établi lorsque paraitront les statistiques du cinéma pour l’année 2014. Mais ce qui est certain c’est que la baisse constatée précédemment est arrêtée et que la tendance est inversée.

D’une manière générale on peut constater un effort généralisé de baisse des tarifs, tant par le biais d’opérations spécifiques nationales comme la fête du cinéma que grâce aux multiples formes d’abonnement comme les deux cartes UGC, Marin Karmitz et Gaumont-Pathé, sans oublier les formules propres à chaque salle ou groupe de salle.

En raison même de l’existence de cette gamme de tarifs, il serait intéressant de connaitre non seu- lement les variations du nombre d’entrées, mais également celles du montant des recettes.
Téléchargez lettre complète en PDF : En-Bref-Sept-Oct-2014

Fédération Française Cinéma et Vidéo – FFCV

FFCV-INV.png

Nous vous avions présenté il y a quelque temps déjà nos amis de la  FFCV. Notre collaboration s’est poursuivie, via nos implications respectives à la Cofac bien sûr, mais aussi à la participation réciproque à nos rencontres. Un thème nous sera commun cette année, celui de la Francophonie, qui sera celui de l’ouverture de l’édition 2014 du Festival « Coeur de Vidéo » à Bourges.

« Cette année, le Festival s’ouvre sur la diversité culturelle à travers la francophonie.
Sept pays seront à l’honneur pour nous enchanter. Le concours national semble être à l’image de notre célèbre baccalauréat qui a vu le mélange des générations (13 ans pour le plus jeune candidat, 90 ans pour le plus ancien), nous accueillons pour la première fois de jeunes réalisateurs de 10 ans certes accompagnés et comptons des auteurs de 90 ans qui ont passé la barre des sélections pour la compétition, le grand écart. 13 films sont en lice pour la catégorie jeune création.
Quatre-vingt huit films au total ont été inscrits. Ils seront soumis au regard impartial du jury. Lequel d’entre eux décrochera l’un des quatre grands prix dont celui du président de la République ?
Rendez-vous le 28 septembre à l’Auditorium de Bourges pour l’annonce du palmarès.
Marie Cipriani
Présidente de la FFCV »

 

LA ROCHELLE 2014

Vendredi 4 juillet

Samedi 5 juillet


NOUS SOUHAITONS CETTE ANNEE POURSUIVRE NOTRE REFLEXION SUR DEUX THEMES

Vendredi 04 juillet à partir de 14h15
Cinéma Dragon, cours des Dames
17000 La Rochelle
CINEMA ET FRANCOPHONIE

En prenant comme exemple un film francophone de la programmation du festival nous inviterons des spécialistes de ces questions pour évoquer la place et le rôle de la langue françaises dans la création cinématographique. Nos contacts avec des responsables de festivals de cinéma francophone alimenteront notre réflexion sur la dimension culturelle mais aussi sur la dimension économique de ces enjeux.

Projection du film « Mémoires »
de Jean Jacques ANDRIEN

Salle 3 – Table ronde « La langue : critère d’identité »
J. J. ANDRIEN ; Pierre JANIN, ancien responsable Ministère de la Culture (mission francophonie) ; Yves LOUCHEZ, ancien directeur de la CST.

Salle 6 – Table ronde  « Quel soutien au cinéma francophone en Afrique »
Souad HOUSSEIN, Responsable cinéma à l’OIF – Organisation Internationale de la Francophonie ; Christian LAMBERT et Nadia RORA, CNA – Cinéma Numérique Ambulant.

Samedi 05 juillet à 10h00
Salle Amos Barbot, 37 rue du Collège
17000 La Rochelle
CINEMAS ET EGALITE DES TERRITOIRES

Avec la participation de Jean Pierre SUEUR, Sénateur, Président de la Commission des Lois.
Depuis les origines de Territoires et Cinéma – c’est-à-dire lors de la création de Villes et Cinémas – nous poursuivons le même objectif : permettre au plus grand nombre possible d’habitants d’assister à des séances de cinéma, bien sûr pour leur permettre d’accéder à une source essentielle de divertissement et de culture, mais surtout parce que le cinéma, comme le théâtre et les autres formes de spectacle vivant est un art collectif destiné à un public le plus divers possible. S’il n’est pas montré dans une salle devant des spectateurs un film perd une partie de sa valeur. Tant la règlementation actuelle du cinéma non commercial, que le développement des projections en DVD / Blu-Ray offrent des perspectives renouvelées pour atteindre les objectifs précisés ci-dessus.

Table ronde « Cinémas et égalité des Territoires »
Jean Pierre SUEUR, Sénateur
Et les représentants de : l’AMRF – Association des Maires Ruraux de France ; l’ADF – Association des Départements de France ; Ainsi que des représentants de la profession et des associations, notamment la Fédération du Ciné-clubs INTERFILM et la Fédération Française de Cinéma et Vidéo.Ainsi que Serge LAGAUCHE, rapporteur du « Bilan et proposition sur le régime d’autorisations d’aménagement cinématographique ».