Septembre – Octobre 2015

Edito

Nous engageons cet exercice 2015-2016 dans un contexte sensiblement modifié, tant par les élections municipales tout d’abord, puis par le renouvellement des Conseils Généraux, devenus Conseils Départementaux (et paritaires), et demain par les élections régionales. Toutes ces élections entraînent évidemment des modifications importantes dans notre réseau de partenaires élus.

Mais ce n’est pas là la seule modification. En effet, au cours des derniers mois de 2014 et des premiers mois de 2015, nous avons dialogué avec nos partenaires afin de mener une action significative pour l’égalité des territoires, action que nous vous avons présentée plusieurs fois dans les précédents numéros.

Après plusieurs réunions, cette démarche a abouti à notre rencontre de La Rochelle, au compte-rendu de laquelle nous consacrons l’essentiel de ce numéro. Mais le plus difficile reste à faire : nous devons maintenant engager la mise en place et le développement d’une série d’expériences dans les Départements les plus désertifiés en matière de cinéma afin de vérifier le bienfondé de nos hypothèses et de notre démarche. Pour cela nous aurons besoin de tous les concours, et nous reviendrons vers vous pour les obtenir.

Ce n’est pas la seule tâche de l’exercice qui s’ouvre. Nous poursuivrons notre réflexion sur le thème « Cinéma et Francophonie », qui a été l’un des thèmes de La Rochelle 2014, afin d’arriver à formuler un certain nombre de propositions que nous ne manquerons pas de vous soumettre.

Avec un tel programme votre participation est indispensable, nous comptons-donc sur vous !

Téléchargez la version pdf : En-Bref-SeptOct-2015

Cinephare

L’association Cinéphare est née dans le Finistère et c’est étendu à toute la Bretagne. Cinéphare contribue à l’aménagement culturel du territoire par la mise en réseau des salles de petite et moyenne exploitation. C’est l’initiative d’un technicien et d’un élu du Conseil Régional du Finistère qui ont fait circuler la bonne parole en Bretagne, à ce jour il y a 45 salles en exploitation commerciale avec une billetterie CNC, certaines salles ont des statuts différents parmi ces  45 salles, 3 sont municipales et 3 sont des salles privées. Toutes sont équipées en numérique et fonctionnent avec des DCP, c’est donc une exploitation commerciale normale. Une structure associative coordonne les 45 salles, les animations (invitations des réalisateurs, édition de documents pour les spectateurs…). Ces salles disposent pour les 3/4 d’entre elles, d’un permanent aidé financièrement par les Conseils Généraux.

http://www.cinephare.com

Novembre 2015

Satis 2015 Du 17 au 19 novembre – Porte de Versailles – Paris

La nouvelle édition du Satis aura lieu à Paris Expo (Parc des expositions de la porte de Versailles) les 17, 18 et 19 novembre 2015. L’occasion d’assister à des conférences abordant des thèmes traitant de technique, de production et/ou de financement.

Journée portes ouvertes l’ENS Louis-Lumière

Samedi 28 novembre de 10h00 à 17h00 – La Cité du Cinéma – La Plaine Saint-Denis (93)

Comme chaque année, l’Ecole nationale supérieure Louis-Lumière consacre une journée Portes Ouvertes à celles et ceux qui souhaiteraient l’intégrer afin de faire connaissance avec ses différents lieux et moyens de formation. Elle se déroulera le samedi 28 novembre 2015, entre 10h et 17h, à La Cité du Cinéma, où elle est installée.

Au cinéma La Clef (Paris) les 5 et 6 décembre prochains de 14h à 20hLe Salon de l’Edition DVD Indépendante aura lieu pour la 4ème année consécutive .

18 éditeurs indépendants et des centaines de DVD à découvrir .

Hors des sentiers battus et de la jungle de la grande distribution, le Salon de l’édition DVD indépendante a sélectionné 18 éditeurs DVD aux catalogues riches et variés. Une profusion de fictions et de documentaires, de classiques et de nouveautés, du genre et du jeune public, du très connu au plus pointu, de l’expérimental et de la série B, du cinéma français et du reste du monde !

Pendant le Salon, assistez à des projections spéciales, discutez cinéma avec les éditeurs, et faites dédicacer vos DVD par les réalisateurs, acteurs, journalistes et auteurs qui sont associés au catalogue des éditeurs présents. Profitez également des prix « spécial Salon » appliqués par les éditeurs durant ce week-end convivial et cinéphile.

Attention ! Inscription obligatoire et programme à venir sur le site Internet de l’ENSLL.

So Film Novembre 2015

                                                                 MICHAEL MANN : Entretien.

backup-resize-So-filmHeat, vingt ans après.
Hors-Champ : Otar Iosseliani.
Reportages : Barcelone Confidentiel.
Enquête : Viper Room, un lieu mythique de Los Angeles.
Entretien : Judd Apatow.
Portraits : Karim Leklou, Docteur Garth Fisher le Chirurgien des stars.
Portfolio : Les plus belles affiches polonaises.
Légende : Le culte Warriors.
Extra : Jean-Paul Gaultier.

Cahier du cinéma Novembre 2015

Cahier-Novembre

Journal intime par Stéphane Delorme

Entretien avec Nanni Moretti
Mia Madre : Partage des douleurs

Cahier critique :

Francofonia, le Bouton de nacre, le Fils de Saul, Norte, la fin de l’histoire, Knight of Cups, 21 nuits avec Pattie.
Notes sur d’autres films : Les Amitiés invisibles – Les Anarchistes – Belles Familles – Le Caravage – El Club – Crazy Amy – L’étage du dessous – L’Hermine – The Lobster – Made in France – Maesta – Notre petite s&oeligur – La peau de Bax – Une histoire de fou

Journal : Festival : Belfort, fort de la jeunesse + Les Yeux brûlés de Laurent Roth
DVD : Themroc, signé Furax
Redécouverte : Jang Sun-woo, chaman coréen
Reprise : La Coupe à dix francs de Philippe Condroyer
Série : The Strain, série B
Exposition : Scorsese, entre deux feux
Rétrospective : Lav Diaz, après la tempête
Livres : Roland Barthes, (tout) contre le cinéma
Hommage à Chantal Akerman

 

CINEMA ET RURALITE – POUR L’EGALITE DES TERRITOIRES

Rencontre 2RENCONTRES DE LA ROCHELLE Samedi 04 juillet 2015

 Cinéma et ruralité, pour l’égalité des territoires 

 

Pour résumer, nous constatons qu’aujourd’hui le passage au numérique a facilité et diversifié les possibilités de diffusion des films, et les communes rurales peuvent en bénéficier. Il devient donc possible d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

Plusieurs formules sont aujourd’hui possibles à des conditions économiques abordables : l’ouverture d’une salle fixe, la constitution d’un circuit itinérant, l’adhésion à un circuit itinérant existant, la constitution d’un ciné-club, ou bien l’organisation de toutes autres séances non commerciales.

Au cours de la rencontre, ces différents points seront développés par un représentant de chacune des structures organisatrices dans le cadre de deux tables-rondes :

  • La première : « Les différentes possibilités de séances avec billetterie CNC »
  • La deuxième : « Les possibilités et la réglementation des séances non commerciales »

LE COMITE D’ORGANISATION

Association des maires ruraux de France (AMRF), Association des Départements de France (ADF), Fédération nationale des élus à la culture (FNCC), Association Nationale des Cinémas Itinérants (ANCI), Confédération Nationale des Foyers Ruraux (CNFR), Fédération des Centres musicaux Ruraux (FNCMR), Fédération Française du cinéma et de la Vidéo (FFCV), InterFilm, Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC), Territoires et Cinéma.

Et le concours le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), du CNC et de Poitou-Charentes Cinéma.

 PRESENTATION DE LA RENCONTRE :

Les associations organisatrices de la réunion sont attachées à un égal accès pour tous à la culture dans tous les territoires, ce qui implique en particulier que la possibilité soit offerte au plus grand nombre d’assister à des séances de cinéma.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si l’on consulte le remarquable dossier CNC « La géographie du cinéma » on peut faire les quelques constatations ci-après : tout d’abord seulement 48,1% de la population réside dans des territoires considérés comme équipés au regard du CNC.

 Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, quant à la fréquentation, comme au prix moyen des places, ou au taux d’occupation des fauteuils. Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements.

Si l’on excepte Paris qui plafonne à 12,22 (entrées par habitant), ce qui inclut bien entendu de nombreux spectateurs de la petite et de la grande couronne, les indices de fréquentation témoignent d’écarts importants entre :

  • les plus élevés : Rhône 4,55 – Haute Garonne 4,34 – Loire-Atlantique 4,15 – Seine et Marne 4,1 – Haute Savoie 4,107
  • et les plus faibles : Ariège 0,98 –  Corse 1,14 – Meuse 1,26 – Cantal 1,29 –  Orne 1,34

La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Nous constatons que ce sont les territoires ruraux qui sont les moins bien desservis. Notre objectif est donc de remédier à cette situation tout d’abord en informant les maires et des responsables des communautés de communes en milieu rural sur les différentes possibilités prévues pour la diffusion des films, qu’elle soit commerciale ou non commerciale.

Lieu de culture, la salle de cinéma est un moyen de rencontre entre les habitants d’un territoire, donc de lien social, notamment par toutes les activités qui peuvent s’y dérouler dès lors qu’on ne se limite pas à la seule projection.

Encore faut-il disposer d’un lieu et d’un équipement permettant la présentation des films dans des conditions correctes et respectant la législation en vigueur. La situation actuelle provient de la nature même de l’exploitation cinématographique qui jusqu’ici exigeait des équipements importants, dont le financement était difficile, voire impossible pour les petites communes.

Mais aujourd’hui l’organisation de séances culturelles dans de petites salles est devenue légale en utilisant un matériel de projection numérique de la meilleure qualité possible, bien sûr, puisqu’il s’agit d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

 Bien entendu, une telle action ne peut se réaliser qu’en étroite coopération avec la filière de l’exploitation dont les circuits itinérants, les ciné-clubs, et en respectant scrupuleusement les zones de chalandise telles qu’elles sont définies par le Centre national du cinéma et de l’image animée.