Archives pour la catégorie Le site invité du mois

FEMA …

Territoires et Cinéma s'associe pleinement à cette publication du Festival de Cinéma de La Rochelle et la partage avec plaisir.

Nous pensons à tout le travail effectué par ces équipes et souhaitons vivement que des événements pourront être reportés début 2021.

Le catalogue-bilan de cette 48e édition est disponible sur notre site, incluant les 135 films programmés (en ligne, en salles et en plein air), récapitulant le calendrier de cette édition hors normes.
Un montage tout juste finalisé vous permettra de découvrir les activités du Festival à l’année, sur le territoire rochelais et bien au-delà (films d’ateliers produits par le Festival, stages…).

Après le succès du Fema d’automne à La Rochelle début octobre, nous nous réjouissions de poursuivre l’accompagnement hors-les-murs de nos diverses cartes blanches : des « portraits de femmes » inédits ou en avant-première (dont le bouleversant Petite fille de Sébastien Lifshitz, programmé demain soir sur Arte et en replay) aux Escales documentaires, à l’occasion de leur 20e anniversaire, un hommage à Michel Piccoli lors du 40e Festival International du Film d’Amiens, les avant-premières d’À l’abordage à Niort, de The Wicker Man à Saintes, la rétrospective de la Hammer à la Cinémathèque de Toulouse.

Comme tous les cinéphiles et professionnel.le.s, nous attendons avec impatience la très prochaine réouverture des salles de cinéma et espérons que la solidarité sera aussi au rendez-vous avec une grande diversité des films à l’affiche.

En soutien aux éditeurs vidéo, vous pouvez vous procurer, pour les cadeaux de fin d’année, quelques films programmés au Fema La Rochelle qui font l’objet de beaux coffrets DVD/Blu-ray : Thérèse d’Alain Cavalier – incluant une version audio-décrite commandée par le Festival (bientôt réédité en salles), Le Trou de Jacques Becker, La Poursuite impitoyable d’Arthur Penn, Muriel d’Alain Resnais, La Rumeur de William Wyler et 3 films de Guy Gilles, redécouvert à La Rochelle en 2003.

Sans oublier deux remarquables ouvrages : Les Chroniques du cinéma confiné, les récits d’une centaine de cinéastes et professionnel.le.s et Stop Motion, un livre indispensable sur cette technique d’animation qui sera mise à l’honneur au Festival 2021.

Les grandes lignes du 49e Festival La Rochelle Cinéma – qui aura lieu du 25.06 au 04.07.2021 – seront bientôt dévoilées ainsi que la nouvelle version de site internet !

Bonnes fêtes à toutes et à tous et rendez-vous au cinéma dès le mardi 15.12 (les premiers jours seront déterminants pour la survie de certains films…).

L’équipe du Fema La Rochelle

Décembre : ArteKino Festival, cinquième édition

Du 1er au 31 décembre 2020, « Les dix longs métrages, de dix nationalités différentes, rendent hommage à la diversité culturelle et linguistique de l’Europe. »

A suivre sur leur site  https://www.artekinofestival.com/film-month/the-domain?now=1 – ou via la chaine YouTube ARTE Cinéma https://www.youtube.com/channel/UClo03hULFynpoX3w1Jv7fhw

« Montrer des films à des jeunes, c’est un acte politique, c’est un acte de citoyenneté »

L’association Passeurs d’images, présidée par Laurent Cantet, a vocation à fédérer et à animer l’ensemble du réseau national de l’éducation aux images.
C’est à ce titre qu’elle mobilise le réseau des acteurs de l’éducation aux images et la communauté éducative pour interpeller les ministres de la Culture et de l’Éducation nationale et protester contre l’arrêt des séances scolaires en salle de cinéma dont les dispositifs École et cinéma, Collège au cinéma, Lycéens et apprentis au cinéma sont victimes.

Territoires et Cinéma s’associe à cette démarche. Vous pouvez, vous aussi vous, la soutenir ici !

Le texte de cette tribune : 

Madame la Ministre de la Culture et Monsieur le Ministre de l’Éducation nationale,
Le cinéma est un art qui se découvre en salle.
Chaque année, dans le cadre des dispositifs scolaires Ecole et cinéma, Collège au cinéma et Lycéens et apprentis au cinéma, plus de deux millions de jeunes sortent de l’école, du collège ou du lycée pour aller découvrir des œuvres cinématographiques qu’ils n’iraient jamais voir par eux-mêmes, dans ce lieu unique qu’est la salle de cinéma.
Emmener les élèves voir des films en salle de cinéma peut sembler commun, or il s’agit d’un acte politique fort, un acte de citoyenneté, un acte de résistance. Plus encore suite aux événements tragiques qui se sont déroulés il y a peu et qui ont ébranlé la communauté éducative. Dans un monde où les fractures semblent s’accentuer chaque jour, l’école est encore le lieu du « pour tous ».

Lire la suite sur le site « Passeurs d’images »

Étude du public des cinémas itinérants

L’Association nationale des cinémas itinérants publie, avec le Centre national du cinéma et le soutien du ministère de la Culture et de l’Agence nationale pour la cohésion des territoires, une étude nationale du public des cinémas itinérants.

Le public adulte des cinéma itinérants est souvent âgé et la conquête des plus jeunes n’est pas simple. A noter que les publics jeunes, en temps scolaire et hors temps scolaire, qui représentent pour certains circuits jusqu’à la moitié de leurs spectateurs, n’ont pas été sondés dans le cadre de cette étude.

Ce travail a été lancé à une période de forte fréquentation pour l’ensemble des exploitants. La pratique, renforcée par le confinement, du visionnement des films non plus en salle mais chez soi, donne un autre éclairage aux données de cette étude. Elle montre que les habitants sont autant attachés à la qualité des programmations qu’à ce qui se joue quand on peut se retrouver ensemble et partager des émotions sur grand écran : le sens du collectif !

L’étude complète est consultable et téléchargeable ici, et la synthèse de 4 pages ici.

Les circuits de cinéma itinérants sont 109 en France, ils couvrent plus de 2000 communes et intercommunalités, principalement en territoire rural et péri-urbain. Ils complètent utilement l’offre cinématographique et culturelle locale, accueillent les dispositifs d’éducation aux images et permettent la rencontre et l’échange entre les habitants – souvent éloignés des autres propositions culturelles – et les équipes des tournages, pour vivre ensemble et s’ouvrir sur le monde.

La « géographie du Cinéma 2019 » par le C.N.C

Comme chaque année en septembre le CNC publie « La géographie du cinéma », étude qui dresse un état des lieux du parc cinématographique français.

Ainsi nous constatons que 2019 a été une année record pour les salles avec :

  • 213 millions d’entrées, troisième plus haut niveau depuis 1966 ;
  • un parc de salles en croissance avec 2 045 cinémas et 6 114écrans.

Mais en approfondissant ce dossier à Territoires et Cinéma nous constatons -comme nous l’avons déjà, et plusieurs fois, souligné- qu’un français sur deux n’a pas de cinéma dans sa commune.
Si 81,1 % des communes de 20 000 à 50 000 habitants disposent d’au moins un cinéma, 56,5 % des communes de 10 000 à 20 000 habitants sont dans ce cas en 2019 et seulement 3,0 % des communes de moins de 10 000 habitants.
En somme, s’il est tout à fait exact qu’une partie de la France est convenablement équipée, il est encore plus exact qu’une autre partie est complètement éloignée des salles de cinéma.

Dans cette même étude on découvre (page 49) que « Le choix de la salle dépend de la la proximité du domicile (69,0 % en 2020) est l’argument le plus cité par les personnes interrogées »

Bien entendu la situation actuelle ne présage rien de bon pour la « géographie du cinéma 2020 ! »
Pour en savoir plus nous vous invitons donc à consulter la page « études et prospectives »du site du CNC qui, outre la géographie du Cinéma, propose -entre autres- les « chiffres clés par Région », une « analyse du Public du Cinéma en 2019 ».

Et sur ce même site vous trouverez une « datavisualisation » permettant de naviguer selon les différents découpages du territoire.

Festival du film de Sarlat, le festival des lycéens

 

Coup de projecteur mérité sur la 28e édition du festival du film de Sarlat – le festival des lycéens – qui se déroule du 12 au 16 novembre,
« Ce  festival est né de la volonté et la conviction d’enseignants et de professionnels de faire découvrir aux lycéens le cinéma en favorisant les rencontres avec les cinéastes, les artistes …
Le Festival du film de Sarlat incarne cette vocation de passeur, de défricheur des regards … »

Christelle Oscar, Déléguée Générale du Festival

Pour ce 29ème Festival du Film de Sarlat, des envies, des idées et des projets se bousculent mais se heurtent à un mur de questions sans réponses.
La crise sanitaire que nous vivons est en train de conforter de nouvelles pratiques dans nos accès aux œuvres. Qu’en sera-t-il de l’expérience collective ?
Que va-t-elle devenir avec les nouvelles normes sanitaires ?
Plus que jamais cette prochaine édition aura pour mission de redonner le goût à chacun de retrouver le chemin de la salle de cinéma, en proposant une sélection de films courts et longs, avec toujours à l’esprit, la découverte, le plaisir et le goût d’échanger. Il s’agira pour le spectateur de se laisser aller à s’aventurer vers des propositions qui, je l’espère, le surprendront.


Alors, que nous souhaiter pour l’édition 2020 ? Qu’elle ait lieu tout d’abord… dans de bonnes conditions, parce que toute l’équipe du festival travaille malgré les complications ; nous avançons dans la préparation de l’événement en pensant aux lycéens, aux enseignants et au public, toujours plus nombreux. Mais aussi parce que les œuvres, les auteurs, les intervenants, les talents sont toujours là et reviendront à la rencontre du public, avides de cette expérience collective désormais si précieuse.
Laissons-nous aller à rêver un peu à la vie d’après, celle que beaucoup appellent de leurs vœux, où nous aurons tous tiré des leçons du passé. Mais gardons à l’esprit tout ce que nous pouvons perdre. Préservons la culture, entretenons-la comme un trésor fragile et engageons-nous.

Plus d’informations sur le site du festival

Bande annonce du festival (sur Facebook)