Archives pour la catégorie Actualité des salles

Strasbourg : l’Odyssée, classé parmi les plus beaux cinémas du monde



L’Odyssée à Strasbourg a été classé 29e plus belle salle de cinéma du monde par le magazine anglais Time Out. Une jolie distinction pour cet établissement culturel qui fête cette année ses 108 ans.  
D’immenses rideaux pourpres, des dorures, des moulures et des murs d’un bleu délicat, l’Odyssée est un véritable joyau. Construite sur le modèle du théâtre italien, cette salle décroche la 29e place sur 50 dans le classement des plus beaux cinémas du monde publié par le célèbre magazine culturel britannique Time Out.

« C’est une des six plus anciennes salles de cinéma du monde toujours en activité dans son cadre d’origine. Elle a été construite en 1913 et la première séance a eu lieu le 3 janvier 1914. »  Pour Faruk Gunaltay, le directeur-programmateur de la salle, l’Odyssée n’a aucun secret. Il connaît parfaitement l’histoire de ce lieu qui n’a pas toujours porté ce nom.

La suite de cet article sur le site Franceinfo:

Création, modernisation… La Région tient à ses salles de cinéma !

La Région Haut-de-France a voté l’élargissement de son dispositif d’aide à l’investissement pour contribuer à la création, la restructuration et la modernisation des petites salles de cinéma.

En raison de la crise sanitaire due à l’épidémie de la Covid-19 les salles de cinéma ont été contraintes de fermer leurs portes durant plusieurs mois en 2020 et en 2021. Consciente de la crise économique que traversent ces espaces de culture, la Région renforce son soutien aux exploitants de cinéma des Hauts-de-France.

Elle a ainsi voté, en séance plénière du 4 février 2021, l’élargissement de son dispositif aux structures de 1 à 7 écrans, la modification du plafond des aides à la création de salles et l’allègement et la clarification de la liste des pièces du dossier de candidature pour faciliter les demandes.

Aides financières jusqu’à 25 % du coût total
Selon la nature du projet, la Région finance jusqu’à 25 % des dépenses engagées jusqu’au plafond suivant :

  • 500 000 euros pour la création de salles,
  • 150 000 euros pour une restructuration ou extension (pour les établissements classés « art et essai » ou effectuant moins de 7 500 entrées en moyenne hebdomadaire)
  • 100 000 euros pour une rénovation ou extension (pour les établissements classés « art et essai » ou effectuant moins de 7 500 entrées en moyenne hebdomadaire).

Qui est concerné ?
Toutes les structures de droit privé et public situées en Hauts-de-France, les propriétaires des fonds de commerce et les exploitants d’établissements de spectacles cinématographiques de 1 à 7 écrans peuvent bénéficier de ce dispositif d’aide à l’investissement. De plus, il faut qu’au cours des deux années précédant la demande d’aide, l’établissement ait réalisé moins de 1 % des entrées sur le territoire national.

Parfois, les lumières de la salle à peine éteintes, l’émotion me gagnait…

Chaque cinéma maintient, tant faire se peu, le lien avec ses spectateurs. Il en est ainsi du cinéma Les Carmes à Orléans avec sa lettre hebdomadaire dont voici le dernier éditorial. Merci à Michel Ferry de nous en autoriser le partage.

«  Longtemps, je suis allé au cinéma de bonne heure.
Parfois, les lumières de la salle à peine éteintes, l’émotion me gagnait si vite que je n’avais pas le temps de me dire « le film commence ». Et une heure et demie, ou plus, après, la réalisation soudaine que le générique commençait et qu’il allait bientôt falloir sortir de la salle, me sortait de mon envoûtement et je cherchais du regard le moyen de m’y replonger. Je n’avais pas cessé en regardant le film de le vivre, de m’identifier aux personnages ou à ce qu’ils vivaient, il me semblait que j’étais moi-même la Garance ou le Baptiste des Enfants du Paradis. Cette croyance, amplifiée par l’émotion que je partageais avec le public autour de moi, se prolongeait longtemps, seulement troublée par les lumières qui se rallumaient. Le film alors, se détachait de moi, j’étais libre de m’y accrocher ou pas, mais il retrouvait vie lorsque je l’évoquais avec mes voisins spectateurs ou lorsque je devinais sur leurs visages un sentiment, une émotion qu’ils partageaient avec moi… Cela faisait déjà longtemps que nous n’étions plus bercés, par le ronronnement du projecteur argentique et le battement de sa lumière, mais l’excitation de son souvenir restait la même. » 

Plus de 200 jours de fermeture depuis le 14 mars 2020… Rattrapons vite le temps perdu !

Les Carmélites

Cinéma : pour une aide accrue des collectivités locales : question ecrite de J-P Sueur – Senateur du Loiret

Jean-Pierre Sueur, Sénateur du Loiret, Questeur du Sénat, ancien Ministre, est membre du comité de parrainage de Territoires et Cinéma

Cinéma : pour une aide accrue des collectivités locales

  •  8 février 2021 – Sénat Culture

Alors secrétaire d’État aux collectivités locales, Jean-Pierre Sueur avait présenté un texte devant le Parlement qui a été adopté par ce dernier et est devenu la loi du 13 juillet 1992. Celle-ci permet aux collectivités locales de subventionner, dans certaines conditions, des cinémas privés à hauteur de 30 % de leur chiffre d’affaire ou de 30 % du projet. Compte tenu de la crise que connaissent aujourd’hui les cinémas, Jean-Pierre Sueur a proposé par une question écrite à Roselyne Bachelot, ministre de la Culture, de faire passer ce taux de 30 % à 50 %, conformément à la demande de la Fédération nationale des cinémas français.

Aide des collectivités territoriales aux cinémas
Question n° 20572.  M. Jean-Pierre Sueur appelle l’attention de Mme la ministre de la culture sur la loi n° 92-651 du 13 juillet 1992 relative à l’action des collectivités locales en faveur de la lecture publique et des salles de spectacle cinématographique, modifiée par la loi n° 2002-276 du 27 février 2002 relative à la démocratie de proximité, qui permet aux collectivités territoriales d’accorder des aides aux exploitants de salles de cinéma sous forme de subventions, dans certaines conditions. L’article R. 1511-43 du code général des collectivités territoriales dispose à cet égard que « par année, le montant de subvention accordé par une ou plusieurs collectivités locales ne peut excéder 30 % du chiffre d’affaires de l’établissement, ou 30 % du coût du projet ». Or, les salles de cinéma sont durement touchées par la crise sanitaire. Elles ont ainsi perdu 70 % de leur fréquentation en 2020 et demeurent fermées aujourd’hui. La fédération nationale des cinémas français a sollicité que le montant maximum de ces subventions puisse être porté à 50 % du chiffre d’affaires de l’établissement ou du coût du projet. Il lui demande quelle suite elle compte réserver à cette proposition, eu égard aux grandes difficultés que connaissent aujourd’hui les cinémas.

Suivre l’actualité de J-P Sueur sur son site.

importante question…

sachant que cette salle n’est pas un cas unique !

Question écrite n° 20204 de M. Frédéric Marchand (Nord – RDPI)
publiée dans le JO Sénat du 21/01/2021 – page 332

M. Frédéric Marchand attire l’attention de Mme la ministre de la culture concernant Le Flandria, cinéma public géré par la ville de Bailleul.
Le Flandria est l’un des cinémas publics mono-écran les plus dynamiques des Hauts-de-France. Il incarne l’ambition culturelle de la ville d’offrir aux habitants un véritable outil de développement culturel pour tous notamment à travers des actions de médiation de qualité et une politique tarifaire très accessible qui ont permis de fédérer une vaste communauté d’usagers qui défendent le cinéma indépendant et les valeurs du service public culturel. À noter que ce cinéma bénéficie de la double labellisation « Art et essais » et « jeunes publics ».
Si la commune de Bailleul a toujours assumé ses ambitions culturelles et apporté sa contribution financière en conséquence, l’équilibre financier du Flandria est aujourd’hui menacé par un déficit de fonctionnement attendu de près de 110 000 euros.
Le budget primitif de la ville pour 2020 prévoyait initialement, c’est-à-dire avant la crise sanitaire, une subvention d’équilibre de 66 000 euros. Les pertes d’exploitation subies en raison de la pandémie représentent cependant d’ores et déjà une perte de recettes de 50 000 euros, soit 25 % de son budget global de fonctionnement, difficilement compatible avec les moyens financiers déjà exsangues d’une collectivité de 15 000 habitants, et ce d’autant plus que ce cinéma n’a pas pu bénéficier du dispositif de chômage partiel ouvert au réseau privé.
Aussi, afin de renouer avec la belle dynamique que connaissait Le Flandria avant la crise sanitaire, il lui demande comment le Gouvernement peut prendre en compte les difficultés de ce cinéma municipal afin de le faire bénéficier des mêmes mesures prises pour aider le cinéma privé.

En attente de réponse du Ministère de la culture

source : site du Sénat

France info illustre la difficile situation des exploitants

Les salles gérées par Michel Ferry et Myriam Djebour sont à l’arrêt depuis le 29 octobre, après une première fermeture au printemps.

« Pour l’instant, on tient le coup. Mais ça va dépendre de combien de temps ça dure. » Michel Ferry, 55 ans, et Myriam Djebour, 44 ans, mariés depuis deux ans et parents d’une petite fille de 3 ans, sont à la tête de deux cinémas : les Carmes à Orléans (Loiret) et le Select à Granville (Manche). Comme toutes les salles de France, leur activité est à l’arrêt depuis le 29 octobre, après une première fermeture pour raisons sanitaires au printemps. « La culture est sous cloche », s’émeut Myriam.

Sur la devanture du cinéma Les Carmes à Orléans (Loiret), les vitrines sont vidées de leurs affiches. (MATHIEU LEHOT / FRANCEINFO)
Sur la devanture du cinéma Les Carmes à Orléans (Loiret), les vitrines sont vidées de leurs affiches. (MATHIEU LEHOT / FRANCEINFO)

Les Carmes sont une institution à Orléans. C’est le cinéma d’art et d’essai de la ville. Michel, qui a travaillé derrière la caméra comme assistant de réalisateurs comme Louis Malle puis comme documentariste, en a fait l’acquisition en octobre 2013, avec le programmateur Pierre de Gardebosc. L’entreprise était alors en redressement judiciaire. Il avait été contacté par les salariés, dont Myriam faisait partie, qui étaient en quête d’un repreneur. Il en est l’actionnaire principal. Myriam et deux de ses collègues sont ses salariés, mais aussi ses associés.
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