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La projection cinématographique : une croissance tirée par les multiplexes

Le secteur de la projection cinématographique a bénéficié d’une croissance dynamique au cours des années 2005–2015 (+ 44 % en valeur). De ce fait, le nombre de fauteuils s’est accru de 8 %, malgré une légère baisse du nombre de cinémas. Cette vitalité provient des multiplexes, alors que les salles uniques perdent du terrain. La part du secteur non marchand (salles municipales ou associatives) est restée stable, autour de 13 % des entrées.

Globalement, le secteur réalise 1,5 milliard de chiffre d’affaires en 2015, trois groupes français drainant près de la moitié de l’activité. Son taux d’investissement est supérieur à celui de l’ensemble des services marchands (37 % contre 23 % en 2015), en raison notamment du passage au numérique. Sa rentabilité est élevée.

Lire l’article de l’INSEE ici

SoFilm – Décembre 2017 –

Avant Weinstein : un siècle de harcèlement
Retour sur un bon siècle de cochonneries et d’abus de pouvoir.« Les femmes ont lâché leur cri du cœur. Ecoutez. »Après l’éclatement de l’affaire, plusieurs actrices ont pris la plume, souvent brillamment, dans diverses tribunes afin d’envisager cet « après ». En voici un aperçu.

Après Weinstein : reportage sur le territoire de la bête

S’il y a bien une ville où les conséquences autour de l’affaire provoquent un véritable émoi, c’est bien New York. Non seulement le producteur harceleur y a fait ses débuts en partant du quartier du Queens, mais c’est aussi ici que les ONG féministes, les grandes voix de l’Actors Studio et certains politiques entre autres essayent d’inventer un discours et une méthode pour répondre à la fameuse loi du silence.

Todd Haynes : Le cinéaste américain qui a le mieux su filmer le rock et l’émancipation féminine revient avec Le Musée des merveilles, un drôle de conte pour enfants. Normalisation ? Pas exactement. L’homme remet dans le contexte actuel ses années d’ancien hippie et d’ancien punk avant de s’avouer en terra incognita dans l’Amérique de Trump…

Stranger Things, une histoire vraie : Si Stranger Things a été unanimement saluée pour ses références aux films cultes des années 1980 (Les Goonies, E.T…), elle prend surtout ses racines à Montauk, petite station balnéaire huppée située à 200 km de New York. Depuis trente ans, c’est ici qu’une ancienne base militaire suscite les théories les plus folles. Plongée sur le terrain dans une histoire qui ressemble à un bon vieux X-Files.

Filmer le sport : Table ronde.The Evil Within : Un héritier richissime se rêvant en Orson Welles du troisième millénaire, une production chaotique étalée sur plus de dix ans, un inquiétant manoir luxueux… Derrière The Evil Within, thriller horrifique sorti il y a quelques mois en DVD et VOD, se cache le destin tragique d’Andrew Rork Getty, playboy reclus, tourmenté par la drogue, ses démons intérieurs et une histoire familiale compliquée…

Nathalie Baye : Entretien.Honest Trailers : Dans la foulée des révélations concernant le « Pig » Weinstein, plusieurs femmes décidaient de briser le silence. Dans leur ligne de mire cette fois-ci : Andy Signore, créateur de l’émission

Honest Trailers : l’émission satirique aux 150 millions de vues. Un show développé depuis cinq ans par une bande de geeks et de cinéphiles biberonnés aux blockbusters des années 1980, aux critiques de Roger Ebert et aux sourires en coin de David Letterman.

Yannick Haenel : S’il y a un romancier dont la pensée a été marquée par le cinéma c’est bien Yannick Haenel, dont le dernier roman, Tiens ferme ta couronne, tourne autour de Cimino. Il livre ici des indications sur sa cinéphilie mêlant les écrits de Godard, le choc Apocalypse Now et ses après-midi suspendus à regarder un Jason Bourne en remplaçant les dialogues par du free jazz écouté à fond.

 

POSITF – Décembre 2017 –

couv Positif
Editorial de Yann Tobin

LA CONTINENTAL : LE CINÉMA FRANÇAIS OCCUPÉ

Critique et entretien du film La Villa de Robert Guédiguian

Critique et entretien du film Un homme intègre de Mohammad Rasoulof

Critique et entretien du film Makala d’Emmanuel Gras

Francesco Rosi, Dans les pas de Che Guevara.

Une réflexion autour de la pensée du mouvement dans le comique chaplinien.

Hommages à Harry Dean Stanton, Tobe Cooper et Jean Rochefort

Un retour sur les rétrospectives consacrées à Henry-Georges Clouzot et Jean-Pierre Melville

Les « Cahiers du cinéma » Décembre 2017

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Éditorial par Stéphane Delorme

Le Top 10  2017
Mystery Man entretien avec David Lynch – par Stéphane Delorme & Jean-Philippe Tessé
Kelly Reichardt : une autre piste par Laura Tuillier
Ang Lee, nouveaux mondes par Florence Maillard
Une année d’épouvante par Florent Guézengar
SF : la grande peur de l’organique par Jean-Sébastien Chauvin
Hong Sang-soo puissance 4 par Joachim Lepastier
Beautés documentaires par Camille Bui
Affaire Weinstein : éloge des actrices par Jean-Philippe Tessé
Cahier critique
L’Intrusa de Leonardo Di Costanzo – par Vincent Malausa
Une suspension du jugement entretien avec Leonardo Di Costanzo – par Cyril Béghin
Lucky de John Carroll Lynch – par Joachim Lepastier
Le sourire d’Harry entretien avec John Carroll Lynch – par Joachim Lepastier
Le lion est mort ce soir de Nobuhiro Suwa – par Jean-Philippe Tessé
Les Bienheureux de Sofia Djama – par Cyril Béghin
Coco de Lee Unkrich et Adrian Molina – par Vincent Malausa
L’Usine de rien de Pedro Pinho – par Nicholas Elliott

Notes sur d’autres films

Au revoir là-haut (Albert Dupontel) – Bienvenue à Suburbicon (George Clooney) – Le Bonhomme de neige (Tomas Alfredson) – The Florida Project (Sean Baker) – Les Gardiennes (Xavier Beauvois) – A Ghost Story (David Lowery) – I Am Not a Witch (Rungano Nyoni) – La Juste Route (Ferenc Török) – Makala (Emmanuel Gras) – Le Portrait interdit (Charles de Meaux) – Revivre (Im Kwon-taek) – Le Rire de Madame Lin (Zhang Tao) – Un homme intègre (Mohammad Rasoulof)

Enquête Résidences : il était une fois, à l’ouest

Festival  : Busan, mortifiantes beautés, Vienne, La Roche-sur-Yon, Lausanne

Disparitions :  Philippe Condroyer, Umberto Lenzi, Maud Linder, Walter Lassally

Le BLOC demande une véritable régulation de la programmation en salles.

Pour lire le communiqué du BLOC cliquer ici

Festival de Cannes

La 71e édition, le Festival de Cannes se déroulera du :

mardi 8 au samedi 19 mai 2018. 

La Lettre « en Bref » Septembre-Octobre

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Pour lire la totalité de la lettre de Septembre-Octobre  : ici

L’éditorial du mois :

Deux congrès importants
Ils viennent de se dérouler : celui de
la Fédération Nationale des
Cinémas Français et celui de
l’Association des Maires Ruraux de
France. Vous en trouverez quelques
éléments en page 3.
Mais nous souhaitons ici rendre
compte de celui de l’AMRF dont les
conclusions confortent notre
position. Dans plusieurs numéro
d’En Bref nous vous avons exposé
combien l’offre cinématographique
était inégalement répartie sur le
territoire, au détriment bien entendu
des zones rurales, et ce malgré
l’action des circuits itinérants ou des
ciné-clubs.
Le congrès national de l’AMRF vient
de démontrer qu’à l’évidence « Pour
la saisir, il faut redonner de la
considération aux territoires ruraux
et les mêmes capacités d’actions
qu’aux territoires urbains. Il faut
redonner espoir aux habitants et
aux élus. » C’est dire si le milieu
rural est profondément inquiet de la
situation car, malgré des
déclarations apaisantes sur le rôle
essentiel des communes, il n’y a
que peu ou pas de réalisations
concrètes.
En fait on peut constater que,
comme pour le cinéma, les
inventaires qui sont fait dans tous
les domaines ne tiennent
pratiquement aucun compte de la
diversité et de la complémentarité
des territoires, et que le domaine
dominant est celui de la Métropole.
Moins de 60% du territoire est
convenablement desservi en
téléphonie mobile, dans 37
Départements il y a moins de 12
communes équipées d’une salle de
cinéma. Ce constat établi, que fait-
on pour y remédier ? Tout se passe
comme si l’idéal était la
concentration des habitants, des
services et des activités dans de
grands ensembles urbanisés. C’est
particulièrement vrai dans le
domaine du cinéma avec la
« multiplexification » des salles.
Raison de plus de poursuivre, avec
l’AMRF, notre action commune
« CINEMA ET EGALITE DES TERRITOIRES ».

 

« Inventer les territoires culturels de demain »

Le Cycle national propose un cadre reconnu de formation pour aider les acteurs des arts et de la culture à répondre à ces défis.

La formation vise à accroître les capacités des participants à élaborer des stratégies culturelles en prenant en compte : les différents niveaux de territoire, les transformations des cadres et des objectifs de l’action publique, l’évolution des pratiques professionnelles, des écosystèmes et des comportements culturels, et les nouvelles modalités d’organisation et de financement des projets.

Le dossier de candidature est à télécharger ici

Renseignements : +33 (0)4 76 44 95 05 – formations@observatoire-culture.net

Au revoir là haut

Albert Dupontel a passé un nouveau cap en adaptant un roman passionnant de Pierre Lemaitre, prix Goncourt 2013. L’acteur se met à nouveau en scène dans ce mélodrame, visuellement très inventif qui rend un hommage assumé évident aussi bien au cinéma de Kubrick qu’à celui de Chaplin et Keaton.

Jouant davantage sur la corde poétique et sensible, que sur l’humour trash ou les situations surréalistes, le film bénéficie en outre d’un superbe travail sur la couleur et de la présence au casting de Niels Arestrup, dans un rôle émouvant taillé sur mesure et de Laurent Lafitte dans celui d’un pur salopard que l’on aime détester.
En dépit de quelques trucages en 3d un peu inutiles et quelques personnages secondaires moins convaincants, Au revoir là-haut propose une belle immersion dans le Paris bouillonnant de l’après Première Guerre.

Michel Senna

Le sens de la fête

Le sens de la fête

Disons-le clairement, cette comédie du tandem Nakache -Toledano est vraiment bien écrite et bénéficie de dialogues vifs et d’une mise en scène aérée.
Dans son rôle sur mesure de traiteur organisant des fêtes de mariages, confronté à l’incompétence de ses seconds et à certains aléas, Jean-Pierre Bacri donne le tempo et permet aux autres comédiens de livrer le meilleur d’eux-mêmes. Bref, une comédie en huis-clos tonique, rafraichissante et gentiment farfelue.

Michel Senna