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Cahier du cinéma Novembre 2015

Cahier-Novembre

Journal intime par Stéphane Delorme

Entretien avec Nanni Moretti
Mia Madre : Partage des douleurs

Cahier critique :

Francofonia, le Bouton de nacre, le Fils de Saul, Norte, la fin de l’histoire, Knight of Cups, 21 nuits avec Pattie.
Notes sur d’autres films : Les Amitiés invisibles – Les Anarchistes – Belles Familles – Le Caravage – El Club – Crazy Amy – L’étage du dessous – L’Hermine – The Lobster – Made in France – Maesta – Notre petite s&oeligur – La peau de Bax – Une histoire de fou

Journal : Festival : Belfort, fort de la jeunesse + Les Yeux brûlés de Laurent Roth
DVD : Themroc, signé Furax
Redécouverte : Jang Sun-woo, chaman coréen
Reprise : La Coupe à dix francs de Philippe Condroyer
Série : The Strain, série B
Exposition : Scorsese, entre deux feux
Rétrospective : Lav Diaz, après la tempête
Livres : Roland Barthes, (tout) contre le cinéma
Hommage à Chantal Akerman

 

CINEMA ET RURALITE – POUR L’EGALITE DES TERRITOIRES

Rencontre 2RENCONTRES DE LA ROCHELLE Samedi 04 juillet 2015

 Cinéma et ruralité, pour l’égalité des territoires 

 

Pour résumer, nous constatons qu’aujourd’hui le passage au numérique a facilité et diversifié les possibilités de diffusion des films, et les communes rurales peuvent en bénéficier. Il devient donc possible d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

Plusieurs formules sont aujourd’hui possibles à des conditions économiques abordables : l’ouverture d’une salle fixe, la constitution d’un circuit itinérant, l’adhésion à un circuit itinérant existant, la constitution d’un ciné-club, ou bien l’organisation de toutes autres séances non commerciales.

Au cours de la rencontre, ces différents points seront développés par un représentant de chacune des structures organisatrices dans le cadre de deux tables-rondes :

  • La première : « Les différentes possibilités de séances avec billetterie CNC »
  • La deuxième : « Les possibilités et la réglementation des séances non commerciales »

LE COMITE D’ORGANISATION

Association des maires ruraux de France (AMRF), Association des Départements de France (ADF), Fédération nationale des élus à la culture (FNCC), Association Nationale des Cinémas Itinérants (ANCI), Confédération Nationale des Foyers Ruraux (CNFR), Fédération des Centres musicaux Ruraux (FNCMR), Fédération Française du cinéma et de la Vidéo (FFCV), InterFilm, Mouvement Rural de la Jeunesse Chrétienne (MRJC), Territoires et Cinéma.

Et le concours le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), du CNC et de Poitou-Charentes Cinéma.

 PRESENTATION DE LA RENCONTRE :

Les associations organisatrices de la réunion sont attachées à un égal accès pour tous à la culture dans tous les territoires, ce qui implique en particulier que la possibilité soit offerte au plus grand nombre d’assister à des séances de cinéma.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si l’on consulte le remarquable dossier CNC « La géographie du cinéma » on peut faire les quelques constatations ci-après : tout d’abord seulement 48,1% de la population réside dans des territoires considérés comme équipés au regard du CNC.

 Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, quant à la fréquentation, comme au prix moyen des places, ou au taux d’occupation des fauteuils. Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements.

Si l’on excepte Paris qui plafonne à 12,22 (entrées par habitant), ce qui inclut bien entendu de nombreux spectateurs de la petite et de la grande couronne, les indices de fréquentation témoignent d’écarts importants entre :

  • les plus élevés : Rhône 4,55 – Haute Garonne 4,34 – Loire-Atlantique 4,15 – Seine et Marne 4,1 – Haute Savoie 4,107
  • et les plus faibles : Ariège 0,98 –  Corse 1,14 – Meuse 1,26 – Cantal 1,29 –  Orne 1,34

La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Nous constatons que ce sont les territoires ruraux qui sont les moins bien desservis. Notre objectif est donc de remédier à cette situation tout d’abord en informant les maires et des responsables des communautés de communes en milieu rural sur les différentes possibilités prévues pour la diffusion des films, qu’elle soit commerciale ou non commerciale.

Lieu de culture, la salle de cinéma est un moyen de rencontre entre les habitants d’un territoire, donc de lien social, notamment par toutes les activités qui peuvent s’y dérouler dès lors qu’on ne se limite pas à la seule projection.

Encore faut-il disposer d’un lieu et d’un équipement permettant la présentation des films dans des conditions correctes et respectant la législation en vigueur. La situation actuelle provient de la nature même de l’exploitation cinématographique qui jusqu’ici exigeait des équipements importants, dont le financement était difficile, voire impossible pour les petites communes.

Mais aujourd’hui l’organisation de séances culturelles dans de petites salles est devenue légale en utilisant un matériel de projection numérique de la meilleure qualité possible, bien sûr, puisqu’il s’agit d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

 Bien entendu, une telle action ne peut se réaliser qu’en étroite coopération avec la filière de l’exploitation dont les circuits itinérants, les ciné-clubs, et en respectant scrupuleusement les zones de chalandise telles qu’elles sont définies par le Centre national du cinéma et de l’image animée.

Festival International du Film de la Rochelle 2015

Comme chaque année nous organisons nos rencontres annuelles dans le cadre du Festival International du Film de La Rochelle, le  détail du programme se trouve dans « Nos rencontres 2015 »

Et comme traditionnellement nous vous invitons à découvrir la programation sur le site officiel du Festival.

Affiche-la-rochelle-2015

Par Territoires Et Cinéma

Mai – Juin 2015

CINEMA ET RURALITE : POUR L’EGALITE DES TERRITOIRES

Les associations organisatrices de la réunion sont attachées à un égal accès pour tous à la culture dans tous les territoires, ce qui implique en particulier que la possibilité soit offerte au plus grand nombre d’assister à des séances de cinéma.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si l’on consulte le remarquable dossier CNC « La géographie du cinéma » on peut faire les quelques constatations ci-après : tout d’abord seulement 48,1% de la population réside dans des territoires considérés comme équipés au regard du CNC.

Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, quant à la fréquentation, comme au prix moyen des places, ou au taux d’occupation des fauteuils. Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements. La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Nous constatons que ce sont les territoires ruraux qui sont les moins bien desservis. Notre objectif est donc de remédier à cette situation tout d’abord en informant les maires et des responsables des communautés de communes en milieu rural sur les différentes possibilités prévues pour la diffusion des films, qu’elle soit commerciale ou non commerciale.

Lieu de culture, la salle de cinéma est un moyen de rencontre entre les habitants d’un territoire, donc de lien social, notamment par toutes les activités qui peuvent s’y dérouler dès lors qu’on ne se limite pas à la seule projection.

Encore faut-il disposer d’un lieu et d’un équipement permettant la présentation des films dans des conditions correctes et respectant la législation en vigueur. La situation actuelle provient de la nature même de l’exploitation cinématographique qui jusqu’ici exigeait des équipements importants, dont le financement était difficile, voire impossible pour les petites communes.

Mais aujourd’hui l’organisation de séances culturelles dans de petites salles est devenue légale en utilisant un matériel de projection numérique de la meilleure qualité possible, bien sûr, puisqu’il s’agit d’apporter le cinéma là où il n’est plus.

Bien entendu, une telle action ne peut se réaliser qu’en étroite coopération avec la filière de l’exploitation dont les circuits itinérants, les ciné-clubs, et en respectant scrupuleusement les zones de chalandise telles qu’elles sont définies par le Centre national du cinéma et de l’image animée.

Plusieurs formules sont aujourd’hui possibles à des conditions économiques abordables : l’ouverture d’une salle fixe, la constitution d’un circuit itinérant, l’adhésion à un circuit itinérant existant, la constitu tion d’un ciné-club, ou bien l’organisation de toutes autres séances non commerciales.

Téléchargez la version complète pdf : En-Bref-Mai-Juin-2015

Le site du mois : Avril 2015

Bousculer les stéréotypes de genre au cinéma

http://www.ledeuxiemeregard.com

 Le Deuxième Regard est un réseau qui s’intéresse aux représentations du féminin dans le cinéma français et européen. Il met en lumière le travail des femmes dans le secteur du cinéma.

Dans son « manifeste » le réseau s’exprime ainsi : « Nous ne pensons pas qu’il y ait une écriture ou une mise en scène « féminine. Notre conception n’est pas essentialiste. Chaque artiste s’exprime avec son éducation, ses influences, son regard sur le monde à partir de la place qu’il occupe. Il est donc primordial de s’interroger sur la faible représentation des femmes dans le secteur et d’encourager des personnages d’hommes et de femmes qui interrogent ou subvertissent les normes. Nous souhaitons avant tout encourager une réflexion et espérons que notre travail permettra des découvertes et de nouvelles vocations! »

LE DEUXIÈME REGARD

Bousculer les stéréotypes de genre au cinéma

AVRIL-le-deuxieme-regard

www.ledeuxiemeregard.com

 Le Deuxième Regard est un réseau qui s’intéresse aux représentations du féminin dans le cinéma français et européen. Il met en lumière le travail des femmes dans le secteur du cinéma.

Dans son « manifeste » le réseau s’exprime ainsi: »Nous ne pensons pas qu’il y ait une écriture ou une mise en scène « féminine ». Notre conception n’est pas essentialiste. Chaque artiste s’exprime avec son éducation, ses influences, son regard sur le monde à partir de la place qu’il occupe.

Il est donc primordiale de s’interroger sur la faible représentation des femmes dans le secteur et d’encourager des personnages d’hommes et de femmes qui interrogent ou subvertissent les normes. Nous souhaitons avant tout encourager une réflexion et espérons que notre travail permettra des découvertes et de nouvelles vocations! »

Par Territoires Et Cinéma