UN PROJET PARTICIPATIF POUR CULTIVER LA CINEPHILIE DU JEUNE PUBLIC
Le CNC a communiqué récemment sur cette initiative de l’Agence du court métrage :
« Elle vise à faire découvrir les formats courts aux jeunes spectateurs en leur confiant la programmation d’une séance dans un cinéma partenaire.
Destinée aux 15-25 ans, cette opération leur propose de s’emparer de la programmation d’une séance de courts métrages du choix des films à l’animation de la séance, en passant par la communication.
Pour les exploitants intéressés par cette initiative, l’Agence met à leur disposition de nombreuses ressources.«
En 2014, création de l’association « Jean-Paul Boyer, Culture & Cinéma à Redessan » quatre décennies après la disparition de JP. Boyer. Elle est soutenue par la Cinémathèque française, le CNC, Gaumont ainsi que plusieurs entreprises et collectivités (Nîmes Métropole, Région Occitanie, Département du Gard, Commune de Redessan).
Photo Hervé Collignon
L’objet de l’association : remettre en lumière la contribution du Laboratoire Boyer au patrimoine cinématographique et organiser chaque année le Festival de cinéma argentique en plein air de Redessan.
Que l’on soit cinéphiles ou qu’on ne le soit pas, si on aime le cinéma on a certainement déjà entendu parler de ce festival qui depuis 50 ans propose, avec une grande diversité de genres, de faire de belles découvertes ou bien des re-découvertes avec ses hommages, ses rétrospectives, ses films « ici et d’ailleurs », etc. Nul besoin donc de vous en dire plus puisque vous trouverez sur le site dédié du Fema toutes les informations. (liste des films, calendrier, programme…) L’équipe de Territoires et Cinéma y sera présente, et nous serons heureux de vous y croiser si vous avez la possibilité d’y être.
Nous espérions tous que le Covid étant entré dans les mœurs, les cinémas allaient retrouver leurs spectateurs. Ce n’est pas encore le fait, mais plus inquiétant, il n’y a pas encore vraiment une augmentation continue du nombre de fidèles du 7ème Art. Il faut donc s’interroger : et si loin d’être face à une récession occasionnelle les salles devaient affronter une situation peu ou prou comparable à celle qu’elles ont connu lorsque la télévision s’est fortement implantée, le nombre de spectateurs passant en 1949 de 387 millions pour 41 millions d’habitants, rapport plus jamais atteint puisque en 2019, dernière année avant Covid, on n’enregistrait que 213 millions de spectateurs pour 65 millions d’habitants.
Il est trop tôt pour comparer vraiment l’impact qu’a eu la télévision avec celui que risque d’avoir le développement des plateformes et des offres diverses. Toutefois l’étude commandée par l’AFCAE à l’IFOP montre que désormais plus de 6 Français sur 10 souscrivent à des offres audiovisuelles payantes, et plus inquiétant, que les habitués des salles de cinéma sont proportionnellement plus nombreux que les autres. Certes il est probable que l’effet de nouveauté s’atténuant, après une période de stabilisation, les entrées dans les salles commenceront à remonter, comme cela a d’ailleurs été le cas après la stabilisation de l’offre télévision. Quelle sera l’évolution au cours des mois à venir ?
Une période de stabilisation semble commencer à s’installer, puisque après une période d’un an de réouverture la chute de fréquentation est estimée à 30%, comme en témoignent les chiffres publiés dans le bilan 2021 du CNC, bilan auquel nous consacrons la page 3.
Festival « Caméras des Champs » 23ème édition et encore plus de cinéma en ruralité :
C’est vrai, parfois les tweets ont du bon. Car grâce à l’un d’entre eux, émanant de nos amis de l’AMRF, que nous avons appris l’existence du Festival, consacré aux films documentaires sur la ruralité.
Retrouvez sur leur site les liens vers les festivals amis : Les Conviviales de Nannay, les Rencontres cinématographiques de Saint-Julien-en-Vercors, Les rencontres du film documentaire de Mellionnec, Ciné-Champêtre à St-Pierre-sur-Dives etc… Et même avec « A Travers Champs » Rochefort…en Belgique ! http://camerasdeschamps.fr/festivalsamis.html
Parmi les informations, un nouveau décret important dont voici l’objet : « modification du fonctionnement du Centre national du cinéma et de l’image animée et de la commission du contrôle de la réglementation; modernisation de la réglementation applicable aux registres du cinéma et de l’audiovisuel, à certaines représentations cinématographiques ainsi qu’à l’aménagement cinématographique et à l’exploitation cinématographique; modification de la procédure de conciliation devant le médiateur du cinéma. »