Le grand bain

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Cold War

Bénéficiant d’une bonne presse, ce film, Prix de la mise en scène à Cannes, s’annonçait prometteur et s’avéra relativement décevant. L’histoire est celle d’un chanteuse danseuse polonaise et de sa relation amoureuse contrariée avec un pianiste – également polonais – attiré par la liberté et la vie parisienne. Le film est construit comme une succession de tableaux dans lesquels on suit la séparation et les retrouvailles des deux artistes sur une période de quinze ans. Si la mise en scène reste très soignée, et le noir et blanc de toute beauté, le film n’est partiellement réussi dans son histoire d’amour, faute de passion et d’un acteur trop renfrogné interprétant le pianiste. Sur le plan politique, Cold war peine à convaincre car sa description de la Pologne, alors sous le joug de la propagande communiste, n’est ici qu’esquissée, malgré un personnage secondaire du régisseur très réussi. On ne ressent pas vraiment le poids de la dictature stalinienne, ni celui de la séparation entre les deux personnages, qui sont de toutes manières presque toujours réunis à l’écran. Le contexte de la Guerre Froide ne constitue ici qu’un décor à cette histoire d’amour impossible. Reste un belle et touchante prestation de Joanna Kulig dans le rôle de cette jeune fille qui perd petit à petit son innocence, et de bien belles images, certes un peu glacées. Bien que nullement désagréable, le film de Pawel Pawlikowski, n’aborde pas vraiment son sujet (ou supposé tel), et n’évite par certains clichés, notamment dans sa description un peu convenue et appuyée du Paris des années jazz.

Michel Senna

LES CAHIERS DU CINÉMA

Novembre 2018 – n°749

cahier couv nov

 

Événement

Écouter le cinéma

Tout oreille  entretien avec Daniel Deshays – par Cyril Béghin
«Qu’est-ce que tu veux entendre ?»  entretien avec François Musy – par Nicolas Azalbert
«Le son est moteur»  entretien avec Nicolas Becker – par Cyril Béghin
«On doit sentir que c’est vrai»  entretien avec Chris Gebert – par Nicholas Elliott
«Du nouveau pour chaque film»  entretien avec Andreas Hildebrandt – par Joachim Lepastier
À côté d’Hollywood  entretien avec Tom Johnson – par Cyril Béghin
Une manufacture des sons (une journée à Polyson)  par Cyril Béghin
3 films français :
Coincoin et les z’inhumains  avec Emmanuel Croset
Un couteau dans le cœur  avec Damien Boitel et Xavier Thieulin
Les Garçons sauvages  avec Simon Apostolou
Séquences son :
Phanthom Thread – Les Bonnes Manières – Burning – Grass – Zama

Cahier critique

High Life   de Claire Denis – par Nicholas Elliott
Tabou  entretien avec Claire Denis – par Jean-Sébastien Chauvin & Stéphane Delorme
Samouni Road  de Stefano Savona – par Camille Bui
Gaza archéologie  entretien avec Stefano Savona – par Cyril Béghin
Diamantino  de Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt – par Stéphane du Mesnildot
Sans frontières  entretien avec Gabriel Abrantes et Daniel Schmidt – par Ariel Schweitzer & Jean-Philippe Tessé
Amanda  de Mikhaël Hers – par Florence Maillard
Filmer Paris aujourd’hui  entretien avec Mikhaël Hers – par Joachim Lepastier & Florence Maillard
Sophia Antipolis  de Virgil Vernier – par Jean-Sébastien Chauvin
«Montrer les nouvelles ruines de la civilisation»  entretien avec Virgil Vernier – par Joachim Lepastier
After My Death  de Kim Ui-seok – par Vincent Malausa
Trou noir  entretien avec Kim Ui-seok – par Vincent Malausa
Heureux comme Lazzaro  d’Alice Rohrwacher – par Cyril Béghin
Premières solitudes  de Claire Simon – par Laura Tuillier

Notes sur d’autres films  Célébration (Olivier Meyrou) – Derniers jours à Shibati (Hendrick Dusollier) – Les Filles du soleil (Eva Husson) – Game Girls (Alina Skrzeszewska) – Sami, une jeunesse en Laponie(Amanda Kernell) – The Spy Gone North (Yoon Jong-bin) – Suspiria (Luca Guadagnino) – Terra Franca(Leonor Teles) – Un amour impossible (Catherine Corsini) – Les Veuves (Steve McQueen) – Voyage à Yoshino (Naomi Kawase) – Yomeddine (A.B. Shawky)

Journal

Pédagogie  Le feu sacré, avec Sarah Logereau, enseignante
Festival  40e édition du F3C à Nantes, entretien avec Jérôme Baron
Exploitation  L’Odyssée à Strasbourg
Numérique  Tumo, la « tech school » du Forum des Images
Internet  Le cimetière des trottinettes
Internet  Rêve de feu (Blue d’Apichatpong Weerasethakul)
Reprise  Les Camarades : Monicelli tragique
DVD  Mise en scène au carré (collection « Films de théâtre » de l’INA)
Livre  Hop op op ! (Le Voyeur et l’Halluciné de Pauline Mari)
Festival  Strasbourg halluciné
Festival  Aperçus du festival de New York
Festival  San Sebastián dans les marges
Notes DVD  The Seven-Ups  de Philip D’Antoni / Hérédité  d’Ari Aster
Notes livres  Le Diable trouve à faire  de James Baldwin / Dictionnaire des acteurs et actrices japonais  de Tomuya Endo et Pascal-Alex Vincent
News internationales
Disparitions  
Charles Aznavour, Marceline Loridan-Ivens, Diourka Medveczky

Cinéma retrouvé

Youssef Chahine

Génie de Youssef Chahine  par Cyril Béghin

Renoir, père & fils

Du côté de chez Jean  par Nicolas Azalbert

Analyse de séquence

Toni  de Jean Renoir

Tous unis  par Laura Tuillier

The End

Pierrot l’enfant

 

 

POSITIF 693 | Novembre 2018

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Dossier

REALISME ET REALITE DE G. W. PABST

Critique du film Cold War de Pawel Pawlikowski
et entretien avec le réalisateur

Critique du film En Liberté ! de Pierre Salvadori
et entretien avec le réalisateur

Critique du film The Mumbai Murders d’Anurag Kashyap et entretien avec le réalisateur

94 Les scandaleuses de Weimar
Femmes et actrices
dans le cinéma muet de G. W. Pabst Louise Dumas
98 C’est le réalisme intégralde Pabst qui le singulariseprofondémentEntretien avec Benoit Jacquot Pierre Eisenreich
102 La trilogie communautaire Yannick Lemarié
106 Lieux de contraintes, regards perdusAlain Masson
110 De la compromission au rachat
G. W. Pabst et le IIIe ReichPierre Eisenreich
113 Le film du futurGeorg Wilhelm Pabs

Tous les autres s’appellent festival par Gianni Amelio. 

Une réflexion sur Bazin / Renoir au jour le jour (1946-1958).

Un retour sur le film Saint Jack de Peter Bogdanovich.

 

SOFILM n°65 – ROBERT PATTINSON, en kiosque le 9 novembre !

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Robert Pattinson
Fan BingBing
Alice Rohrwacher
Belmondo, grand sportif

22. Anuragh Kashyap

Hors Cadre. Après avoir signé la première série Netflix indienne (Sacred Games), Anurag Kashyap revient avec The Mumbai Murders, tiré de l’histoire vraie d’un serial killer qui avait terrorisé Bombay. Connu pour ses films noirs, il déroule son analyse et son vécu de la violence et du crime organisé dans un pays où la vie n’est pas toujours une comédie musicale.

26. Alice Rohrwacher

Portrait. À Cannes, son troisième film, Heureux comme Lazzaro, a longtemps été le favori de la critique pour la Palme d’or. Finalement, ce sera le prix du meilleur scénario pour Alice Rohrwacher et son conte moral aux accents de fable mystique. Pas un souci pour la jeune cinéaste italienne tant cette dernière a décidé de construire un cinéma par petites touches impressionnistes. Mots-clés de ce parcours en ligne brisée : littérature, femme-orchestre et néoréalisme.

32. Jia Zhangke, l’empereur du milieu

Reportage. Au cœur du Shanxi et en quelques années, le cinéaste chinois s’est fait élire député, a monté son propre festival à Pingyao avec des fonds privés, mais aussi une école de cinéma à Shanghai, une plateforme de courts métrages en ligne, un centre culturel… Au risque de se disperser? Réponse sur place.

38. Fan Bingbing, star déchue

Enquête. Actrice la mieux payée du monde en 2018, égérie d’une quinzaine de marques de luxe, Fan Bingbing a repoussé les limites de la notoriété. En Chine, sa simple présence sur un tournage provoque des émeutes, au point d’appeler l’armée en renfort. Sauf que voilà, à 37 ans, Fan Bingbing en voulait davantage et ambitionnait même de conquérir Hollywood avant qu’un gigantesque scandale fiscal la rattrape. Histoire secrète d’une ascension aussi fulgurante que la déchéance qui va suivre.

46. La Passion selon Daniel

Story. Il a situé l’action de son film en Vendée, en 1793 et lui a même trouvé un titre de superproduction hollywoodienne : Rébellion cachée. Objectif de la manœuvre ? Livrer une version « non autorisée » de l’histoire de France sous la Révolution à quelques fidèles catholiques très pratiquants. Quand il prend son bâton de pèlerin et sillonne le pays, le Franco-Américain Daniel Rabourdin sort un vidéoprojecteur du coffre de sa voiture, ambiance un peu les quelques curieux et fait passer son message…

54. Robert Pattinson

Interview. Comment passe-t-on d’une romance vampirique (Twilight) à un trip sensoriel dans l’espace avec Juliette Binoche ? Alors que sort ce mois-ci High Life, le nouveau Claire Denis, Robert Pattinson paie son burger à l’heure de la pause dej’ dans un restaurant chic de Londres, pour raconter une carrière sans temps morts, qui a vu le bellâtre idole des ados se muer en icône à fleur de peau d’un cinéma d’auteur aussi chic que dérangé : Cronenberg, les frères Safdie, Herzog, James Gray… Le gamin qui écumait les soirées open mic’, en imitant Bebel est désormais un grand garçon.

76. Gillian Flynn

Portrait. Elle a donné un coup de neuf non seulement au storytelling américain, mais à tout un système de représentation. Depuis le choc Gone Girl, et plus récemment avec Sharp Objects, la romancière Gillian Flynn a mis fin à la dictature des personnages féminins « sympathiques ». Portrait d’une femme qui ne peut pas s’empêcher « de préférer toujours la sorcière à la princesse »

80. Belmondo le grand sportif

Légende. Avant de bifurquer vers la comédie, notre Bebel national a caressé l’espoir de devenir boxeur professionnel. Et plus tard ? Il sera aussi question de football, de tennis et de cyclisme. Pas anormal venant d’un homme qui répondait toujours « L’Équipe » quand ses professeurs du Conservatoire l’interrogeaient sur ses lectures.

86. Michael Chabon

Extra. Le romancier multi-décoré Michael Chabon se pose un moment pour évoquer son activité de scénariste, qui assure encore la couverture médicale de sa petite famille. Où il est question des frères Coen, de Spider-Man 2 et de Lego étalés sur la moquette d’une chambre d’enfant.

 

 

 

 

 

Première année

Après Hippocrate et Médecin de campagne, le monde de la médecine est à nouveau à l’honneur dans ce nouveau film de Thomas Lilti, aux accents autobiographiques, qui montre l’acharnement d’Antoine et Benjamin, deux étudiants qui doivent réussir le cap de leur première année d’études et être suffisamment bien notés pour choisir ensuite la filière qui leur convient.
Interprétés tout en nuances par William Lebghil et Vincent Lacoste, ces deux jeunes amis n’ont pas les mêmes attentes et les mêmes facilités pour apprendre. Apprendre et assimiler les connaissances jusqu’à en tomber malade, et avoir la vocation ou pas, tel est là le sujet de ce film traité sans détours et d’une précision quasi maniaque.
Bien mis en scène et porté par un excellent duo, Première année sonne juste tout le temps jusqu’à son final assez touchant. Michel Senna

Cinéma 93

Le réseau de cinémas de la Seine-Saint-Denis organise ses 6éme Journée Professionnelle.

Créée en 1996, Cinémas 93 est l’association des 23 cinémas publics et associatifs de la Seine-Saint-Denis.

Elle œuvre à la diffusion culturelle cinématographique sur ce territoire (programmes pour les tout petits, dispositif d’avant-séances en salle Quartier Libre…) et place l’éducation artistique à l’image au cœur de son projet, avec la coordination de dispositifs départementaux (Collège au cinéma, Ma première séance, École et cinéma L’Art et la Culture au Collège) et l’organisation de journées professionnelles annuelles.

En 2005, Cinémas 93 a étendu ses actions à la création cinématographique, avec la coordination de l’Aide au film court, le dispositif de soutien à la création du Département de la Seine-Saint-Denis. Depuis 2015, elle met en œuvre de L’Atelier, nouveau dispositif d’accompagnement de jeunes cinéastes autodidactes.

Tout savoir sur les « Journées Professionnelles 2018 »  : ici

La région « Centre-Val de Loire » inaugure son septième Cinémobile

Lancé en 1983 par feu la Maison de la Culture d’Orléans comme vecteur de conquête de nouveaux publics à l’échelle du département du Loiret, ce camion-cinéma fut fatal à sa directrice d’alors, qui fut accusée d’ambitions démesurées et dispendieuses. Trente cinq ans plus tard et après quelques vicissitudes techniques et administratives, la région Centre Val de Loire peut aujourd’hui s’enorgueillir de disposer d’un formidable outil de diffusion de la culture cinématographique en milieu rural, en inaugurant ce samedi ce septième Cinémobile régional.

N’en déplaise à quelques mauvais augures d’alors, le premier Cinémobile a rapidement fait la preuve de son utilité en trouvant un public régulier au travers de tournées régulières sur un périmètre qui fut élargi à 46 communes du Centre-Val de Loire, avec un deuxième camion financé par la région, offrant une qualité de projection équivalente aux salles urbaines. Et c’est devenu pour chaque étape de sa tournée, un incontournable lieu de rencontre mensuelle pour les spectateurs (62.000 au total cette année, tous publics confondus, ce qui n’est pas un record…), mais aussi une ouverture à la culture cinématographique pour des jeunes qui ne connaissent souvent l’image que par Youtube ou la télé. Il y a donc aujourd’hui trois camions, gérés et programmés par l’agence Ciclic, qui tournent quotidiennement en région et il a fallu au fil du temps les remplacer et les moderniser notamment avec le passage au numérique, pour arriver aujourd’hui au lancement du numéro 7 (le Carmet 2 pour les chauffeurs), réalisé par la société Toutenkamion de Ladon, spécialisée dans la fabrication de structures mobiles, pour la modique somme d’1 million d’euros tout compris.Il reste que le Cinémobile à sa conception, était pensé comme le fer de lance d’une action culturelle décentralisée que les Maisons de la Culture d’alors s’étaient données comme mission, pas sûr qu’aujourd’hui, la région se donne les moyens d’assurer cette mission de diffusion culturelle élargie…

Il reste que le Cinémobile à sa conception, était pensé comme le fer de lance d’une action culturelle décentralisée que les Maisons de la Culture d’alors s’étaient données comme mission, pas sûr qu’aujourd’hui, la région se donne les moyens d’assurer cette mission de diffusion culturelle élargie…

L’année dernière à Marienbad

Parmi les œuvres cinématographiques d’Alain Resnais, ce huis-clos, qui  fait actuellement l’objet d’une ressortie en salles, occupe une place à part dans la carrière de cinéaste qui signe ici son film le plus hermétique.
L’influence au scénario du romancier et futur metteur en scène Alain Robbe-Grillet n’a pas aidé à la fluidité du récit. L’histoire se résume à peu de choses. Lors d’une soirée mondaine donnée dans un château, un homme du monde courtise la maîtresse des lieux, certain de l’avoir déjà séduite plus tôt.
D’un point de vue purement technique, ce film atteint par moments
des sommets de virtuosité et certains plans, notamment ceux des extérieurs du château, impriment de façon durable la rétine.
Mais tout aussi esthétisant soit-il, L’année dernière à Marienbad a toujours divisé la critique : envoûtant et cérébral pour les uns et ennuyeux et prétentieux pour les autres. La perception de ce film, un peu hors du temps, est donc liée au fait que l’on accepte ou pas le postulat de départ.
Nombreux sont les éléments qui peuvent toutefois décourager le spectateur, qu’il s’agisse de l’orgue déchaîné qui accompagne des mouvements de caméra un peu vains, des scènes de rencontre répétitives avec la voix off du personnage principal (Giorgio Albertazzi) particulièrement crispante. Les dialogues pesants et artificiels et le jeu glacé et détaché des comédiens (Giorgio Albertazzi et Delphine Seyrig) n’arrangent rien.
Malgré tout, on peut toutefois reconnaître à Alain Resnais un goût pour réinventer les codes narratifs du cinéma, mais force est de reconnaître également que cet exercice de style d’une grande froideur ne s’est pas franchement bonifié avec le temps et ce malgré le fait que 1961 soit une année de grands crus !
Michel Senna

AUZAT l’Auvergnat

APRÈS  UN  PARCOURS  INEDIT  EN  SALLES,

LE  FILM   AUZAT L’AUVERGNAT

(RECOMMANDÉ   « ART ET ESSAI  »  PAR  L’AFCAE)

A  PARIS   A  PARTIR  DU  3  OCTOBRE AU  STUDIO  GALANDE

UN PROJET 100% RURAL POUR PENSER LA SOCIÉTÉ DE DEMAIN
L’histoire commence en 2016 quand Arnaud Fournier Montgieux fait un pari, celui de faire naître son premier long métrage documentaire, 100% rural, made in Auvergne, contemporain et de le porter sur grand écran. Il est alors convaincu que le monde rural a une richesse humaine qu’il faut prendre le temps de découvrir ou de redécouvrir. Cette richesse il l’a découverte à Auzat.
Passionné par le monde rural, natif du Berry et originaire d’Auvergne, il filme un village de Haute Loire que son grand père filmait déjà dans les années 60, archives à l’appui. Auzat comme tant d’autres villages a connu une mutation sans précédent ces 50 dernières années. Ses habitants ont bien changé. Pourtant l’âme et la richesse du monde rural sont bien là et nous invitent à repenser notre société de demain.
UN PARCOURS INÉDIT EN SALLES DE CINÉMA
Sans aide du CNC et sans subventions régionales pour financer le film, le réalisateur se tourne naturellement vers le nancement participatif via Cocoricauses, plateforme dédiée aux projets qui émanent du monde rural, et reçoit le soutien de la chaîne départementale berrichone Bip TV. D’autres soutiens viendront plus tard, à commencer par Le Conseil départemental du Puy-de-Dôme qui organise une exposition autour du monde rural en 2017.
Le film se fraie alors son propre chemin. Sa route croise celle de passionnés de cinéma, de documentaire, de la terre et des hommes. L’accueil du public est tel, qu’une sortie salle est programmée au printemps 2018. Le film parcourt alors lentement mais sûrement l’ensemble du territoire français où plus de 5000 spectateurs l’ont déjà découvert sur grand écran. Et Auzat l’Auvergnat est désormais recommandé «Art et Essai» par l’AFCAE arrive dans la capitale où il sera programmé à partir du 3 octobre au Studio Galande.
Et déjà plus de 30 salles prévoient de projeter le film d’ici la fin de l’année, dans les villes comme à Mulhouse, Lyon, Tourcoing et les villages comme Brides-les-Bains, Le Vernet La Varenne.