Le 25 novembre, les ministres de la Culture et de l’Education nationale ont annoncé « une série de mesures destinées à refonder l’éducation au cinéma et à l’image dans notre pays ».
Cette annonce fait qui suite à la publication du rapport Geffray « Offrir à chaque élève une éducation au cinéma et à l’image de qualité » s’articule en quatre axes :
– inscrire l’éducation au cinéma et à l’image dans la scolarité de tous les élèves,
– donner un nouvel élan au dispositif « Ma classe au cinéma »,
– renforcer la formation des acteurs de l’éducation à l’image ,
– diversifier les dispositifs d’éducation à l’image.
l’éducation aux images, en pratique et en politique
Dans son numéro du 3 décembre 2025 le magazine « BoxOffice Pro » propose entre autre un article (page 8 et 9) concernant l’éducation à l’image qui était au cœur des débats lors des rencontres de l’Archipel des Lucioles » du 25 au 27 novembre dernier.
A Territoires et Cinéma l’éducation aux images fait aussi partie de notre A.D.N.


Une préhistoire du cinéma : Émile Reynaud
La plateforme HENRI, qui est une initiative de la Cinémathèque française, continue d’explorer, sur un rythme hebdomadaire, les raretés de ses collections films et de l’histoire du cinéma en proposant gratuitement des films rares issus de ses collections ou de celles de ses partenaires (cinéastes, festivals, archives, ayants droit, …).
Cette semaine elle nous fait découvrir Émile Reynaud en le présentant ainsi :
« Pionnier du cinéma et inventeur des premières images animées, Émile Reynaud a laissé peu de traces des « pantomimes lumineuses » créées pour son théâtre optique. Plus de 500 000 spectateurs ont pourtant afflué lors des sept années de représentations, entre 1892 et 1900, au musée Grévin. Des sept pantomimes réalisées par Émile Reynaud, il ne reste aujourd’hui que deux bandes : Pauvre Pierrot (1892) et Autour d’une cabine (1893), l’une au Conservatoire national des arts et métiers, l’autre à la Cinémathèque française. »
Découvrez cette courte merveille en cliquant sur l’image ou sur le bouton .
Les votes pour le 9e Prix Alice Guy sont ouverts
Ça y est ! Les votes pour le prix Alice Guy sont ouverts . Et vous avez jusqu’au 31 janvier 2026 pour vous exprimer.
Votez pour vos 5 films préférés dans la liste des 106 œuvres éligibles cette année. Soit autant qu’il y a deux ans, et près de 25% de plus que l’année dernière. Un record !
Comment voter ?
fournie en cliquant sur “Je vote”. Il vous suffit de cocher 3 films au minimum et 5 au maximum pour enregistrer votre sélection. Tout le monde peut voter… mais chacun.e ne peut voter qu’une seule fois. Vous validerez votre choix avec votre adresse email.
L’urne virtuelle se refermera le 31 janvier 2026 à minuit.
Choisi par un jury de sept jeunes ambassadeurs, le Prix Alice Guy – Film court de Brest est, cette année encore, doté par la Maison du Film, afin d’encourager la lauréate à poursuivre au mieux ses projets.
Fiorella Basdereff qui a découvert Alice Guy lors de sa première année d’études à Paris III – Sorbonne Nouvelle, travaille déjà à adapter Le Temps de s’adorer en long métrage, tout en peaufinant deux autres scénarios dont celui d’une série.
Pré-acheté par France 3, Le Temps de s’adorer poursuit une carrière bien entamée en mai dernier au Festival de Cannes où il a reçu le prix Unifrance du meilleur premier film. Bravo !
Des nouvelles d’Alice Guy
Des initiatives concernant Alice Guy ont désormais lieu tout au long de l’année et partout en France.

Pour la 3e fois en 4 ans, les Rencontres des Cinémas d’Europe d’Aubenas qui honorent toujours les réalisatrices, ont diffusé des films d’Alice Guy. Le programme conçu par Gaumont pour fêter ses 130 ans a réuni plus d’une centaine de spectateurs.
Chapeau !
Un cinéma Alice Guy à Anost dans le Morvan
Le 22 février 2025 a été inauguré le premier cinéma Alice Guy de France. « Il a fallu convaincre le maire puisque c’est un cinéma municipal », explique Evelyne Bloch, la présidente de l’association Anost Cinéma. Une plaque a été apposée dans l’entrée de cette salle unique de 103 places qui diffuse une centaine de films art et essai par an pour quelques 2500 spectateurs.
Des remakes de films d’Alice Guy sur l’Île de Ré, en Charente

La compagnie Ilot Théâtre a tourné 10 films muets, en noir et blanc, adaptés de scénarios de films non retrouvés d’Alice Guy. 90 acteurs ont participé à ainsi valoriser le patrimoine de dix communes de l’île de Ré. Un ciné-concert à Rivedoux-plage a permis de les découvrir le 22 nov 2025.
Découvrez les résultats du 10e Baromètre

| Depuis 2021 le Baromètre Flash de la COFAC -dont Territoires et Cinéma est membre- mesure la pression sur les dirigeants des associations culturelles afin de mieux comprendre et anticiper leurs besoins. La dernière édition du Baromètre s’est tenue en ligne du 2 septembre au 15 octobre 2025 auprès des responsables d’associations culturelles. Alors que les associations culturelles font face à des difficultés croissantes, la réduction des budgets publics fragilise encore un secteur déjà sous tension. Les problèmes de gouvernance se confirment : plus de la moitié des structures employeuses peinent à renouveler leurs instances, notamment les postes de Président et de Trésorier. Contrairement aux idées reçues, les associations ont déjà largement fait évoluer leur modèle économique. Elles sont peu nombreuses parmi les non-employeuses à solliciter des subventions publiques au vu de la complexité des dossiers et des moyens insuffisants consacrés à la Culture. Beaucoup privilégient la recherche d’un équilibre autonome, souvent au prix d’un engagement bénévole renforcé et d’une grande inventivité dans la mobilisation des ressources. Face à la baisse de leurs financements, un tiers a toutefois dû augmenter ses tarifs ou cotisations, au risque d’exclure les publics les plus précaires. Dans ce contexte, nécessité faisant loi, les associations s’adaptent et sont créatives. Elles réinventent leurs actions et multiplient les coopérations : les partenariats avec les institutions culturelles, les établissements scolaires et les autres associations font un véritable bond, traduisant à la fois les grandes difficultés économiques de tout le secteur, une confiance de leurs partenaires et une reconnaissance renforcée de leur rôle dans la cohésion sociale. La vitalité du tissu associatif demeure visible sur le terrain, et de nombreuses collectivités locales, conscientes de son impact, choisissent de maintenir, voire de renforcer, leur soutien malgré leurs propres contraintes. Mais cette dynamique ne doit pas masquer la fragilité structurelle du secteur : la formation des bénévoles demeure également un enjeu majeur, en particulier dans les associations non-employeuses, où l’accès à des dispositifs de formation ou d’accompagnement reste encore trop limité ou méconnu. Le maintien de l’emploi culturel et du bénévolat dépend toujours d’un appui des pouvoirs publics clair et durable. Renforcer ce soutien, c’est investir dans la résilience du tissu associatif, dans la diversité culturelle partout sur le territoire et dans notre capacité collective à nous construire en société. |
Les résultats de cette enquête
Nos amis de la F.N.C.C nous informent de la récente Publication de l’enquête de l’AMF sur l’engagement des communes et des intercommunalités pour la culture.
A l’occasion de son Congrès des maires et présidents d’intercommunalité, l’AMF a publié les résultats de son enquête « L’engagement des communes et leur intercommunalité pour la culture en 2025 » réalisée entre le 5 et le 22 juin 2025 auprès de l’ensemble de ses adhérents. Parmi les principaux enseignements, 67% des communes considèrent être les premiers financeurs locaux de la culture ou encore près d’une collectivité sur deux signale sa difficulté « à toucher tous les habitants, en particulier ceux qui sont considérés comme éloignés de la culture ».
