L’AFC

l’Association Française des directeurs de la photographie Cinématographique, organise ce mois le « Micro Salon » :

L’Association Française des directeurs de la photographie Cinématographique
« L’AFC regroupe la plupart des directeurs de la photographie français présents au plus haut niveau artistique et technique des productions françaises et étrangères comme peuvent en témoigner de nombreux films primés lors de festivals internationaux.
Les membres actifs sont admis sur invitation de leurs pairs. Les industries techniques et les prestataires nous soutiennent activement comme membres associés.
Ils nous apportent également leur soutien lors de salons, de démonstrations de matériel ou encore de projections.
Nous bénéficions aussi d’un appui important du CNC pour notre fonctionnement courant ainsi que pour des projets particuliers, comme : 

  • Notre site Internet
  • Le Cinédico
  • Le Micro Salon technique organisé chaque année
  • Les Cahiers Lumières

Cette collaboration entre utilisateurs, fournisseurs et institutions nous permet de faire entendre notre point de vue, de défendre l’existence d’une image cinématographique de qualité, de tester les nouvelles techniques et d’affirmer notre compétence en tant que collaborateurs de création des réalisateurs, dans la meilleure tradition du débat culturel et artistique français.
En tant que cofondateur d’Imago, Fédération européenne des associations de directeurs de la photographie, l’AFC entend œuvrer pour le respect des identités culturelles et la sauvegarde des mécanismes qui ont permis leur survie et favorisé le dynamisme de notre industrie.
 »

AFC – 8, rue Francœur – 75018 Paris
Tél. : + 33 1 42 64 41 41

Janvier – Février 2014

Cinéma : disparités territoriales

Le recul qu’il faut espérer provisoire de la fréquentation des salles doit être l’occasion d’une réflexion sur les fortes inégalités qui marquent l’offre proposée aux spectateurs potentiels sur le territoire métropolitain.

Comme toutes les associations regroupant des élus, Territoires et Ciné- ma est très attaché à l’égalité des territoires, c’est-à-dire au fait que les mêmes possibilités d’accès aux prestations soient offertes à l’ensemble de la population. Pour nous l’offre culturelle fait partie de ces prestations.

Or l’accès au cinéma est très inégalitaire. Si nous consultons le remarquable dossier du CNC «La géographie du cinéma » nous constatons que moins de la moitié de la population (48,1%) est considérée comme équipée au regard du CNC.

Quant aux territoires considérés comme équipés, le dossier fait apparaitre de grands écarts, sur la fréquentation, sur prix moyen des places, sur le taux d’occupation des fauteuils.

Pour s’en tenir au seul indice de fréquentation, c’est-à-dire au rapport entre le nombre d’entrées et la population, il fait apparaître des écarts considérables entre les Départements.

La moyenne de fréquentation nationale étant de 3,26 entrées par habitants, 74 Départements sur 97 ont une moyenne inférieure.

Il y a là matière à réflexion : la croissance souhaitée par tous ne viendra pas que d’une offre accrue pour les habitants des territoires correctement desservis. Il faudra également se préoccuper des territoires peu équipés ou quasiment désertifiés.

Cette situation concerne certes la profession, mais également tous les élus préoccupés par l’égalité des territoires. C’est pourquoi nous poursuivrons sur ce sujet notre dialogue avec les organisations d’élus. Améliorer la situation actuelle permettra sans nul doute d’amorcer une croissance raisonnée.

Téléchargez la lettre complète en PDF : En-Bref-Janv-Fev-2014

FESTIVAL TELERAMA / AFCAE

Nous vous invitons à decouvrir l’édition 2014 via le site de l’AFCAE.
Une occasion de découvrir bien évidemment des films, mais également de mettre en lumière la participation de 243 salles dans la France entière, soit une augmentation de 16 salles par rapport à 2013 !

>> Accéder à la liste de salles participantes

telerama.png

 

RENDEZ-VOUS de NANTES – NOVEMBRE 2013 –

DEUX NOUVEAUX CHANTIERS

 

Le premier chantier : CINEMA ET RURALITE pour lequel nous souhaitons avec le concours de l’Association de Maires Ruraux de France (AMRF) envisager toutes les conditions permettant d’amener le cinéma là où il n’est pas. Car en France, seules 1653 communes sont équipées d’au moins une salle de cinéma sur les 36000 communes. Or, il y en a 30000 qui ont 3000 habitants ou moins, dont 400 seulement sont équipées d’une salle de cinéma. « Les communes équipées regroupent 48,1% de la population française » (Source : CNC 2013)

Le second chantier : CINEMA ET FRANCOPHONIE : le cinéma, diffusé sur le grand ou le petit écran, demeure, à nos yeux l’un des principaux vecteurs de la langue et de la vie culturelle francophones. Le cinéma véhicule la langue qui nous est commune avec un succès certain. Or, le cinéma francophone est confronté à un cinéma anglophone particulièrement actif et dynamique, attaché à conquérir le maximum d’espaces de diffusion. Une réflexion pour définir les actions communes entre élus et professionnels nous parait donc utile pour participer à la promotion des cinémas francophones.

Rencontres de La Rochelle 2012

 1er et 2 Juillet 2012

Nous souhaitons à cette occasion faire le point sur les mutations que connaît actuellement le cinéma. En effet, depuis son invention le cinéma a certes connu des modifications importantes : le parlant, la couleur, le cinémascope, la 3D… mais dans son principe il est resté identique, aussi bien dans le rapport du spectateur au spectacle cinématographique que dans la fabrication des images sur pellicule et la diffusion de celles-ci et par son système commercial, producteurs /  distributeurs.

La télévision en amenant le spectacle à domicile a modifié le rapport du spectateur  au cinéma, longtemps cinéma et télévision sont restés séparés, les gens de cinéma refusant de travailler pour la télévision et les gens de télévision ne travaillant pas pour le cinéma.

 Le numérique transforme radicalement le paysage, rappelons pour la petite histoire, que le 29 juin 2000 déjà, nous avions consacré une séance à un examen des conditions permettant l’utilisation du numérique dans la diffusion des films : évolutions technologiques, investissements nécessaires, cohabitation des techniques durant la phase transitoire. Ce sont nos amis Ken Legargeant et Peter Fleischmann qui avaient animé cette séance.

Nous avons poursuivi cette réflexion à chacune de nos rencontres pour aboutir en 2004 à une présentation de matériel et à une projection en numérique.

Enfin, en 2006 le thème de notre rencontre était : « 2006, an 1 du numérique »

Nous poursuivons aujourd’hui cette démarche prospective :

•    par la rédaction d’un agenda 21 du cinéma commencé fin 2008
•    par la préparation d’un nouveau colloque à Paris début 2012
•    par l’organisation des habituelles rencontres de La Rochelle les 1er et 2 juillet 2011, dont vous trouvez ci-dessous le programme

 Nous serons heureux de compter sur votre participation. Vous pouvez vous inscrire au moyen du bulletin réponse ci-après ou grâce aux coordonnées figurant sur l’en-tête de ce courrier.


Table ronde N°1

Le cinéma itinérant confronté à son passage au numérique

La numérisation des salles commerciales est très largement engagée, il reste un secteur non négligeable de l’exploitation à équiper : les cinémas itinérants. Pour que ces circuits puissent diffuser les films selon la norme DCI (norme qui fixe les spécifications du cinéma numérique 2K, initié par les «Major») il convient de mettre à disposition de ces circuits des appareils de projection adaptés.

Les circuits itinérants viennent de s’organiser dans l’ « Association Nationale des Cinémas Itinérants » (ANCI).  L’Association des Petites Villes de France présente à notre table-ronde doit permettre d’amorcer une réflexion sur  les normes de projection appliquées aux petites salles. L’évolution rapide des technologies peut  permettre d’ouvrir de nouvelles pratiques de diffusion d’œuvres (cinématographiques ou autres) en milieu rural comme dans certaines petites communes.

Interventions de Francois Helt Doremi cinéma numérique, un représentant de l’Association Française des Petites Villes de France, Hugues Quattrone (pressenti)CNC, Hervé Perard Adjoint au Maire d’Evry
Animée par
Yves Louchez – Conseiller Technique de Territoires et Cinéma

Table ronde N°2 :

Le «hors film»  appelé aussi « complément de programme » participe-t-il  d’une économie nouvelle des salles ?

Les exploitants qui viennent d’investir dans un projecteur numérique sont à la recherche de moyens pour réduire la durée de l’amortissement de cet d’équipement.

Si, jusqu’à maintenant la salle de cinéma était réservée à la projection d’œuvres cinématographiques sur pellicule, le passage au numérique pousse à la diffusion de spectacles sur support numérique. Ceux-ci sont, aujourd’hui, de plus en plus nombreux, pas forcément dans le standard 2K, l’offre allant des spectacles dits culturels (Opéra) aux divertissements (concerts ou événements sportifs).

Sur cet aspect de la programmation des salles, le Ministère de la Culture publie dans son Décret du 17 janvier 2011 une définition des «autres programmes» en excluant du dispositif d’aides sélectives les «retransmissions sportives, émissions de divertissement et de variétés, émission autre que de fiction réalisées sur un plateau».

Interventions de Sylvie Du Parc Cinéma Le Darcy à Dijon et Présidente de Syndicat des Exploitants de Bourgogne, Eric Busidan ARP, Loran Abadie CGR, Olivier Hillaire Manice, Jean-François Burgos FNCC élu de Gennevilliers
Animée par
Ken Legargeant Secrétaire Général de Territoires et Cinéma

Table ronde N°3

L’accès aux œuvres cinématographiques par les nouveaux moyens de distribution (VOD, DVD Blu Ray, Home cinéma, …) concurrence-t-il la salle ?

Dès lors que le billet d’entrée en salles ne couvre pas plus de 20% des recettes globales, une réflexion s’impose sur la diffusion de «l’image animée».

Les pratiques audiovisuelles de l’ère numérique prennent des formes profondément nouvelles. Non seulement le public reçoit des offres diversifiées, sur de nombreux supports, mais il est aussi confronté à des conseils et des avis multiples. L’activité de réception s’organise de façon éclatée, au sein de publics divers : depuis des petits groupes de quelques individus jusqu’à la grande masse. Mais, l’activité culturelle ne se limite pas à la réception de messages médiatiques, elle intègre aussi la production amateur sous ses différentes formes, et la réappropriation des biens culturels par les fans.

La fibre optique pour le transport, les écrans plats haute définition pour la visualisation, le son numérique, la vidéo à la demande,  ces technologies numériques en offrant une plus grande variété de spectacles à domicile,  modifient elles le rapport des spectateurs à la salle de cinéma ?

A ceci s’ajoute une dématérialisation définitive des supports : les professionnels comme le grand public ne touchent plus « physiquement » l’œuvre qu’ils vont regarder. Comment ces évolutions vont-elles transformer la pratique « aller au cinéma » ?

Interventions de Benoît Labourdette Quidam Production, Stéphane Lemelle SmartJog, Patrice Flichy Sociologue, Professeur à Paris 8, Catherine Derosier-Pouchous Productions audiovisuelles du Louvre, Rodolphe Village Utopia Michel Ferillot ancien conseiller régional d’Aquitaine
Animée par
Jacques Guénée Président Délégué de Territoires et Cinéma

Participerons également au cours de débats, les associations d’élus avec lesquelles nous préparons le colloque : Association des Maires de France – Assemblée des Départements de France – Association des Régions de Francefestival internationnal du film de la rochelle

Rencontres de La Rochelle 2010

Réaliser un Agenda 21 du cinéma en France.

Rochelle2010

La première partie de nos travaux sera consacrée à un point sur la situation de la petite et moyenne exploitation, la seconde partie au dispositif français d’aide à la numérisation des salles et à l’implication des Collectivités Territoriales.

Ces deux questions revêtent en effet cette année une importance particulière. Tout d’abord en raison des élections régionales qui ont vu des changements de titulaires au niveau des Vice-Présidents en charge du cinéma. Mais surtout en raison de la situation de la petite et de la moyenne exploitation.

          En effet, la situation est très contrastée : la croissance globale de la fréquentation ne doit pas masquer une régression très inquiétante des entrées dans la petite et moyenne exploitation (moins 2% en 2008, moins 6% en 2009). Le Bureau de Territoires et Cinéma a d’ailleurs pu s’entretenir de cette question préoccupante avec Madame Marie-Christine Desandré, Présidente de la branche de la moyenne exploitation de la FNCF.

           Mais nous pensons aussi que les salles de la petite et moyenne exploitation n’ont pas vu leurs moyens d’investissement augmenter afin de faire face aux évolutions technologiques, le numérique 3D en particulier, mais aussi faire  de ces salles des lieux de spectacle ouverts sur d’autres supports que le film.

         Les décideurs privés et publics, qui sont déjà sollicités pour d’autres investissements, devront très rapidement se mobiliser faute de voir refluer le nombre de salles d’exploitation cinématographique en milieu rural notamment. Or ces salles jouent un rôle essentiel dans l’aménagement du territoire et sont souvent le seul vecteur d’activité culturelle dans les petites villes. Ces salles ne doivent d’ailleurs pas être exclues du dispositif d’accès au financement même si elles ne programment que quelques séances par semaine.

              Par ailleurs, l’aide des Collectivités Territoriales aux salles de cinéma ne devrait-elle pas être au niveau de celles apportées aux théâtres, aux bibliothèques, aux médiathèques, aux musées, dans la mesure où tous ces équipements concourent à la diffusion de la culture chacun à leur façon ?

               L’argument si souvent répété situant le cinéma à part, car dans un secteur concurrentiel, ne sauraitêtre pris pour vérité d’évidence. Dans tous les autres secteurs de la diffusion culturelle, coexistent bien des initiatives privées et des réalisations soutenues par la puissance publique. Après tout il y a bien des théâtres privés, des librairies, des vendeurs et des loueurs commerciaux de CD et de DVD…pourquoi seules les salles de cinéma devraient connaître un sort particulier dans leurs rapports avec les Collectivités Territoriales ?