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Journées d’étude organisées par les jeunes chercheurs du Centre Jean-Mabillon

De la matérialité des sources
Mardi 5 novembre 2024 – Mercredi 6 novembre 2024
Nous avons pensé qu’il serait intéressant de porter à votre connaissance la tenue de cette journée d’étude qui consacrera une partie de ces travaux au cinéma, puisque le thème 3 de la journée du 05 novembre sera consacré à « SUPPORTS MULTIPLES ET CONSERVATION : L’EXEMPLE DU CINEMA »
En voici la présentation
« Les sources, élément central de la recherche historique, peuvent être approchées non seulement par leur contenu, mais aussi par leur matérialité. Les supports des documents, qui ont évolué au fil des siècles, présentent une grande diversité, allant des volumen de papyrus aux livres imprimés, en passant par les chartes, registres ou encore les productions éphémères comme les tracts et affiches. Cette diversité ne se limite pas au matériau ou au format, mais touche également des champs plus larges comme l’image, le son, ou encore les supports numériques modernes. Tous ces aspects offrent des informations précieuses et permettent de situer historiquement, géographiquement et culturellement un document.«
« Le choix du support, loin d’être anodin, dépend de multiples facteurs tels que les impératifs économiques, la durabilité, la solennité ou la nature de l’information à conserver. À travers les époques, ces supports ont souvent dû être remplacés ou transférés sur de nouveaux matériaux pour assurer leur pérennisation. Ce processus n’est pas sans défis, notamment face à des supports fragiles comme les films en nitrate de cellulose ou le papier de mauvaise qualité. Ainsi, les pratiques de copie et de conservation montrent qu’il est souvent impossible de tout retranscrire, chaque choix impliquant des compromis.«
« Dans ce contexte, l’objectif de notre journée d’études est d’aborder la source comme objet matériel et d’étudier les enjeux liés à sa conservation et restauration, au transfert d’un support à un autre, à la distinction entre l’unique et le multiple, ainsi qu’à l’impact de la révolution numérique sur la production et la préservation des documents.«
Objectifs et méthodologie
Objectifs
La géographie du cinéma
Il s’agit d’un rapport exhaustif qui s’efforce, sur 130 pages, de publier un maximum de statistiques sur la quasi-totalité des aspects de la réalité du cinéma en France.
En voici d’ores et déjà le sommaire.
4.4 Le public des établissements des unités urbaines hexagonales
7ème FESTIVAL PARIS 14e, TERRITOIRE DE CINEMA
DU 28 SEPTEMBRE AU 12 OCTOBRE 2024
Thème 2024 « AUTANT EN RIRE ! »

Soit, la comédie sociale en 16 films de 9 nationalités, 10 lieux culturels du 14ème, évoquant les différences sociales, la famille, le monde du travail, le pouvoir de l’argent ainsi que la nécessaire résistance face à l’adversité.
Vous le savez, bon nombre de membres de nos équipes sont partie prenante dans l’organisation de ce Festival de l’association « Paris 14e, territoire de cinéma », association réunissant des Ciné-Quartiers et Ciné-clubs du 14ème avec le soutien des Conseils de Quartier et de la Mairie du 14e et de la Ville de Paris.
Nous serons très heureux de vous rencontrer à cette occasion !
RETROUVEZ TOUTE LA PROGRAMMATION DU FESTIVAL ET TOUTES LES SEANCES DES MEMBRES ICI
La Fête du Cinéma revient
du dimanche 30 juin au mercredi 3 juillet 2024 inclus.
Durant ces 4 jours, les cinémas seront très heureux d’accueillir l’ensemble des publics au tarif exceptionnel de 5 euros la séance*.
La Fête du Cinéma est un rendez-vous incontournable dans le calendrier cinématographique français et un événement populaire immanquable !
Organisé par la Fédération Nationale des Cinémas Français qui regroupe les 6000 salles de cinéma en France, Le Printemps du Cinéma accueille en 2024 son nouveau Partenaire Majeur : La Construction par le CCCA-BTP aux côtés de Canal+, partenaire de La Fête du Cinéma depuis 3 ans, et de BNP Paribas.
Les choses évoluent dans un contexte où rien n’est tout à fait serein depuis de long mois, puisque le doute persiste toujours pour les festivals quant à leur capacité à avoir lieu en cette période de Jeux Olympiques. En effet, rien n’est plus à craindre pour eux que des possibles annulations de dernière minute imposées par les autorités préfectorales, surtout à un moment où l’on relève le niveau du plan Vigipirate…
Autre problème important pour eux que Cannes a permis de mettre en lumière : la problématique des travailleurs précaires des festivals. Bon nombre de professionnels et d’organisations professionnelles ont pris position pour les défendre, considérant que « les festivals de cinéma, quelle que soit leur taille ou leur retentissement médiatique, sont un élément de la vie et de la circulation de nos films ». En cause la réforme de l’assurance chômage du 01er juillet 2024 qui risque d’accentuer leur précarisation. Il faut préciser que ces travailleurs n’ont pas accès au régime de l’intermittence. Leur demande : « une convention collective adaptée nous permettant d’être embauché au régime de l’intermittence, et que nos métiers soient intégrés à l’annexe 8 du règlement de l’assurance chômage, “qui s’applique aux ouvriers et techniciens engagés par des employeurs du cinéma”, avec 18 mois de rétroactivité. »
Lire le communiqué du collectif des précaires des festivals de cinéma
D’autres inquiétudes se font jour :
Lire l’information sur le site TV5 monde informe de la mobilisation des comédiens de doublage.
La filière, riche de talents, qui se consacrent aussi bien au cinéma qu’aux jeux vidéo (entendons par là que le travail des comédiens touche de fait en France un très large public, dont l’article rappelle qu’il est très attaché à ces voix, connues souvent de lui depuis la petite enfance), est inquiète de l’utilisation possiblement dommageable de l’Intelligence Artificielle dans le domaine. L’article informe que le résultat des négociations entre les studios et le syndicat américain des acteurs SAG-AFTRA a abouti à l’abandon par les acteurs du consentement, ou non, d’être doublé par l’IA. La crainte grandit d’autant plus pour les professionnels du doublage que les sociétés commerciales de l’IA « sont en train de contractualiser directement avec Hollywood ».
Mais aussi, les organisations professionnelles de l’audiovisuel interpellent sur les difficultés rencontrées dans le cadre de négociations salariales, ouvertes depuis janvier, mais qui, malgré la signature d’un avenant, n’ont visiblement pas permis l’écoute et l’apaisement nécessaires.
Retrouvez le communiqué des Monteurs Associés
De même « 7 000 artistes-interprètes signent une tribune pour réclamer une juste rémunération sur le streaming audiovisuel proportionnelle au succès de l’œuvre ». La législation française demandait aux parties prenantes de négocier un accord. Trois ans après, rien n’a évolué, d’où cette tribune. Lire la tribune sur le site de l’ADAMI
Bien entendu, il ne nous appartient ici pas de montrer du doigt tel ou tel, mais il faut attirer le regard vers ces tensions, car elles auront à termes des impacts sur la création, la diffusion, la qualité des films et des programmes.
Dans le contexte, la prise de conscience grâce aux mobilisations contre les violences et harcèlement sexistes et sexuels (VHSS) permet que les choses bougent, comme le montre notamment la création à l’Assemblée Nationale de la commission d’enquête relative à la situation des mineurs dans les industries du cinéma, du spectacle vivant et de la mode, et la signature de deux avenants à la convention collective visant la prévention des VHSS et encadrant les conditions d’engagement des mineurs. Cela donne l’espoir de voir toutes ces violences, sinon éliminées, au moins pénalisées.
Sur les conditions d’exercice plus largement, chaque spectateur, chaque responsable politique ou associatif doit voir conscience de l’importance du soutien à un ensemble où prennent part tant les professionnels que les bénévoles, tant le public que le privé (en témoignent entre autres les mobilisations pour le maintien de salles sur le territoire, à l’image de l’ASCCC – Association des Spectateurs des Cinémas le Club et le Centre – à Gap, ou encore à Pompignac où la Mairie et l’association Anamorphose œuvrent à sauver le cinéma). On ne peut qu’appeler au maintien des équilibres, car c’est en grande partie grâce à cela que nous pouvons dans notre pays nous enorgueillir de cette richesse d’engagement, de la part des bénévoles comme des professionnels, au profit notamment de la culture, par tous, pour tous et partout.
MEDIATEUR DU CINEMA : RAPPORT 2023
Le rapport 2023 vient de paraître
LES POINTS ABORDES :
Les temps forts de l’année 2023
A. Les difficultés croissantes des distributeurs indépendants de films «fragiles»
B. La publication d’une recommandation relative aux projections en avant-première de films
C. Les retombées du rapport Lasserre sur la régulation du cinéma
D. Le plafonnement légal du taux de location à 35 % dans les territoires ultramarins
E. Les autorisations de projets d’équipement en CDAC
F. La nouvelle situation de concurrence à Dijon
Ainsi que le bilan des médiations et le bilan des activités de régulation
Et les perspectives 2024
Un nouveau rapport sur le secteur de la distribution de films
La réforme du classement des salles Art et Essai
Un nombre accru de saisines attendu au second semestre 2024 et des périodes clefs très chargées en sorties
Une réflexion sur la programmation à Paris
NAPOLEON VU PAR ABEL GANCE
Renaissance d’un grand classique
Il a fallu 15 ans au chercheur-réalisateur Georges Mourier pour restaurer et reconstituer l’oeuvre d’Abel Gance. Cette restauration a connu plusieurs tentatives avortées. Mais cette-fois l’exploit est accompli ! Elle est présentée au Festival de Cannes.
Nous vous invitons a écouter l’émission de France Culture où Guillaume Erner reçoit Georges Mourier, réalisateur et chercheur, restaurateur du film et Simon Cloquet-Lafollye, compositeur de la bande-son du film.