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Le CNC a publié son bilan 2024

Il y a de bonnes nouvelles : en conclusion de son éditorial, Gaëtan Bruel, Président du CNC précise : « C’est donc une excellente année pour nos secteurs, dont je suis très heureux de vous présenter le bilan.« 

Avant de vous inviter, soit à prendre connaissance du bilan, soit à consulter ci-dessous les point à retenir sélectionnés par le CNC, nous citerons un extrait de l’éditorial du Président Bruel portant sur des aspects qui nous sont chers :

« Cette grande diversité et cette vitalité sont le fruit de bientôt 80 ans d’une politique culturelle ambitieuse, que le CNC a encore développée, adaptée et perfectionnée en 2024. Un effort inédit a ainsi été porté sur la diffusion, qui s’est d’abord tourné vers les publics les plus éloignés des cinémas, à travers un soutien accru aux circuits itinérants, aux festivals locaux ainsi que le recrutement de nombreux médiateurs sur tout le territoire. Le soutien à l’exploitation a également été modernisé pour mieux s’adapter à la réalité de la reprise post-COVID et les cinémathèques ont reçu un soutien accru pour les aider à aller chercher de nouveaux publics. Toujours dans le volet diffusion, la réforme de l’Art et Essai a permis de mieux soutenir les salles qui proposent et animent une programmation ambitieuse, dans toute la France.« 

RETROUVER L’ENSEMBLE DES ELEMENTS SUR LE SITE DU CNC

« Le bilan 2024 du CNC donne une vision complète des secteurs aidés par le CNC : cinéma, audiovisuel, vidéo (physique et dématérialisée), jeu vidéo, industries techniques, exportation. Il analyse également l’action publique par le prisme des financements publics, de la parité et de l’emploi, et de la transition écologique dans les secteurs.

À retenir

Le cinéma en 2024 : 181,5 millions d’entrées (+0,6 % par rapport à 2023) pour un nombre de films en première exclusivité de 744 titres (+3,9 %), un nombre de spectateurs de cinéma à 41,8 millions (+2,3 %) et un parc de 6 354 écrans (+0,4 %). La part de marché des films français s’élève à 44,8 %. 309 films ont été agréés par le CNC en 2024, au plus haut niveau historique.

L’audiovisuel en 2024 : la fiction est le genre le plus regardé à la télévision et 100 des 100 meilleures audiences de fiction sont françaises. HPI, haut potentiel intellectuel (TF1) enregistre la meilleure audience de fiction et Maison de retraite (TF1) la meilleure audience de films.

La vidéo en 2024 : 2,7 Md€ de chiffre d’affaires (+10,3 % par rapport à 2023) avec un marché toujours porté par la vidéo à la demande par abonnement (2,3 Md€, +13,1 %). La Chronique des Bridgerton est la série la plus vue sur les services de VàDA, toutes nationalités confondues.

Le jeu vidéo en 2024 : 5,7 Md€ de chiffre d’affaires (-5,8 % par rapport à 2023). 70 % des internautes de 10 ans et plus jouent aux jeux vidéo et plus de 92 % des moins de 25 ans.

L’exportation en 2023 : 1,5 Md€ de flux financiers (+2,4 % par rapport à 2022). 203,4 M€ de ventes de programmes audiovisuels français (-5,3 %) et 127,0 M€ de recettes d’exportation pour les films français (+6,0 %).

L’action publique en 2024 : 758,7 M€ de soutiens du CNC dont 314,5 M€ pour le cinéma, 285,5 M€ pour l’audiovisuel et 158,7 M€ pour les dispositifs transversaux. »

SYNDICAT FRANCAIS DE LA CRITIQUE

Le 16 janvier, le Syndicat Français de la Critique de Cinéma a publié sur son compte X – Twitter @SFCCinema, un retour sur leur premier Café de la Critique :
« En novembre dernier, critiques et attachés de presse cinéma se réunissaient au Jeu de Paume pour échanger autour de leurs rôles dans la promotion des films et de leurs préoccupations communes »

Retrouver le compte-rendu de cette rencontre sur le site de l’organisation

CNC – Les premiers films d’initiative française : production et diffusion

Cette étude porte à la fois sur la production et le financement de ces films et leur diffusion sur les différents modes d’exploitation (salles de cinéma, TV, VàDA…).

L’étude complète sur le site du CNC

Un fort renouveau de la création cinématographique : environ un tiers de premiers films parmi les FIF chaque année
Une proportion de femmes plus importante sur les premiers films et une dynamique de féminisation au long cours
Une première expérience qui semble de plus en plus requise avec un niveau record de cinéastes en 2023 qui sont passés par le court métrage

Des budgets logiquement plus faibles pour les premiers films, mais un devis moyen pour ceux produits en 2023 à un niveau particulièrement élevé
Une part des premiers FIF à plus de 4 M€ à son plus haut niveau de la décennie (24,0 %) et un devis médian au plus haut (2,80 M€)
Des films d’animation plus nombreux parmi les premiers films, et sur-représentés parmi les plus gros budgets de ces 20 dernières années

Des aides publiques plus importantes sur les premiers films, qui compensent leur moindre accès aux financements des diffuseurs et des distributeurs
Des aides publiques qui couvrent une part plus importante des coûts de production et davantage de films bénéficiaires de l’ASR
Près de la moitié des FIF sans apports TV sont des 1ers films et plus de 40 % de ceux sans mandat distributeurs
net davantage de films bénéficiaires de l’ASR
A noter la forte présence des premiers films parmi les œuvres cinématographiques financées par les SMAD

Une reprise plus difficile pour les premiers films dans les salles de cinéma en 2023
6,5 millions d’entrées en 2023, -44,5 % par rapport au niveau d’avant crise (vs. -6,2 % pour l’ensemble des FIF)
La moitié des premiers FIF ne dépasse pas les 25 000 entrées en 2023, un seuil qui était à 35 000 entrées avant crise
Des premiers FIF moins bien distribués en 2023 : ils n’ont pas bénéficié de l’élargissement général des plans de sortie post-crise, et sont moins bien représentés dans l’offre de séances consacrées aux FIF

TV et VàDA : des relais d’exposition importants pour les premiers FIF
Des premiers films qui maintiennent leur niveau d’audience d’avant crise (près de 700 000 spectateurs en moyenne)
Une belle visibilité en VàDA avec près de 500 premiers films francais disponibles en 2023 soit 6 % de leur offre cinéma

PROLOGATION du 9ème baromètre COFAC : le difficile contexte budgétaire des associations culturelles

PARTICIPEZ : LE BAROMETRE SERA ACCESSIBLE JUSQU’AU 02 FEVRIER 2025

Responsables associatifs du secteur culturel, membres ou non du réseau de la COFAC, participez au 9ème Baromètre Flash de la COFAC et faites entendre votre voix !

Dans un contexte de restriction budgétaire et de baisse significative des subventions publiques, nous lançons cette nouvelle édition afin de mieux comprendre l’impact et les conséquences sur vos activités et vos territoires.
 

 Ce questionnaire a pour objectifs de :

  1. Recueillir des informations détaillées sur les évolutions des financements pour 2024 et 2025.
  2. Identifier les conséquences des coupes budgétaires sur vos projets associatifs.
  3. Donner une voix à vos ressentis face à ces évolutions.

  Vos réponses permettront de :

  • Révéler l’impact des décisions budgétaires sur le tissu associatif.
  • Alerter les pouvoirs publics et nourrir les débats.
  • Mieux défendre la place essentielle des associations dans la société.

Participez au baromètre, son accès est donc prolongé jusqu’au 02 février 2025

résultats et annonce du Plan culture et ruralité

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8e Baromètre COFAC : Résultats

Depuis 2021 le Baromètre Flash de la COFAC mesure la pression sur les dirigeants des associations culturelles afin de mieux comprendre et anticiper leurs besoins. La dernière édition du Baromètre s’est tenue en ligne du 4 juin au 8 juillet 2024 auprès des responsables d’associations culturelles.

En résumé…

Jeux Olympiques et Paralympiques :  
80 % des associations culturelles et artistiques n’auront eu aucune interaction avec les Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024. Le dispositif de l’Olympiade Culturelle n’aura été saisi que par 6% des associations répondantes, l’implication dans le parcours de la Flamme ne connaît qu’à peine un meilleur succès (8%). 
On peut en conclure que c’est un rendez-vous manqué pour l’Art et la Culture associative, notamment en zone rurale.

Bénévolat :
Les difficultés de recrutement des responsables des associations culturelles et artistiques persistent à l’identique depuis le 5e Baromètre de décembre 2022, et à ce jour 1 Bureau sur 5 est incomplet. Concernant les associations employeuses, la difficulté à recruter des bénévoles est encore plus grande puisque qu’un quart d’entre elles a un Bureau incomplet (soient environ 10 000 associations), ce qui est très préoccupant au regard des 64 000 personnes qu’elles emploient*.

Les difficultés du bénévolat ne sont pas surprenantes dans une société fragmentée, déliée, désaffiliée et où l’isolement social touche 12% des Français : elles sont le symptôme d’une société qui se défait. La crise démocratique que nous traversons est d’abord une crise de la société. Vouloir agir sur la démocratie en méconnaissant ou en niant la cause première de sa désaffection revient à remplir le tonneau des Danaïdes. Les bénévoles associatifs agissent au quotidien en équipes citoyennes pour la fraternité par la Culture, la fraternité de notre devise ! Cette fraternité qui est lien d’attention à l’autre, qui prend soin. Sans fraternité, il n’y a plus ni liberté ni égalité. Sans Culture commune, il n’y a plus de société. Sans société, il n’y a plus de nation. 

Il est urgent de s’engager dans une grande politique de Fraternité.
 *Étude Opale, décembre 2020, les associations culturelles employeuses (nombre d’associations employeuses : 40 000 – total de salariés : 265 000)